30 novembre 2005

Musique : Vytautas Bacevicius le compositeur aurait 100 ans

Le compositeur et pianiste Vytautas Bacevičius (1905-1970) fut une des personnalités les plus importantes de la musique en Lituanie pendant la période de l'entre-deux-guerres. Il faisait partie de l'avant-garde peu nombreuse de la musique lituanienne, qu'il a introduite dans le contexte européen de la musique moderne. Vytautas Bacevičius est né le 9 septembre 1905 à Lodz (Pologne) où il grandit dans une famille mixte lituano-polonaise dont le père fut son premier professeur de musique. Le premier concert de Vytautas, alors âgé de 11 ans, eut lieu à Lodz en 1916. De 1919 à 1926, il étudia le piano et la composition au conservatoire de musique d'Helena Kijenska. Vytautas Bacevičius s'installa à Kaunas, alors capitale provisoire de la Lituanie, de 1926 à 1939, période pendant laquelle s'est forgé son style et qu'ont été créées les pièces les plus caractéristiques de son oeuvre, le Concert n°1 pour piano et orchestre, et ses poèmes pour piano et oeuvres pour orgue. Il fit de fréquentes tournées, notamment à Paris où il fréquenta les membres de l'Ecole de Paris, en particulier les Russes et les Polonais dont il partagea les orientations esthétiques et stylistiques. Au programme de ses concerts dominait la musique du XXe siècle telle que celle de Debussy ou Ravel et figuraient toujours des oeuvres de compositeurs lituaniens tels que Juozas Gruodis ou Mikolajus Konstantinas Čiurlionis. En 1939, il émigra pour l'Amérique et vécut 30 ans à New York où il décéda le 15 janvier 1970. Il est enterré au cimetière de Cypress Hills à New York. A l'occasion du 100e anniversaire de la naissance du compositeur, un concert du pianiste Andrius Žlabys est organisé le 6 décembre 2005 dans les salons de l'Ambassade de Lituanie à Paris.
http://www.mic.lt/c_bacevicius.htm
http://www.amb-lituanie-paris.fr/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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28 novembre 2005

Des âmes dans le brouillard : anthologie de nouvelles lituaniennes contemporaines

Publiée à l'occasion du festival Les Boréales 2003, cette anthologie regroupe vingt et une nouvelles d'auteurs différents permettent de découvrir les spécificités de la littérature lituanienne contemporaine, une littérature émancipée du bloc soviétique depuis 1991, à la fois tournée vers l'avenir et nostalgique et qui aborde des thèmes tels que la nature et la filiation. Les textes choisis et présentés par Loreta Macianskaitė sont de Juozas Aputis, Romualdas Granauskas, Bronius Radzevičius, Saulius Šaltenis, Icchoras Meras, Antanas Škėma, Algirdas Landsbergis, Marius Katiliškis, Juozas Grušas, Jurga Ivanauskaitė, Saulius Tomas Kondrotas, Markas Zingeris, Sigitas Parulskis, Giedra Radvilavičiutė, Renata Šerelytė, Marius Ivaškevičius, Jurgis Kunčinas, Jurgis Savickis, Bitė Vilimaitė, Ričardas Gavelis et Vanda Juknaitė. Ils ont été traduits du lituanien par Muriel Puig, Caroline Paliulis, Margarita Barakauskaitė, Giedrė et Loïc Salfati, Isabelle Chandavoine-Urbaitis, Akvilė Melkūnaitė et Laurent Muhleisen, Marielle Vitureau, Vytas Kraujelis et Lily Denis, Liudmila Edel-Matuolis et revus par Dominique Bussillet. > "Des âmes dans le brouillard" Anthologie de nouvelles lituaniennes contemporaines. Presses Universitaires de Caen, 2003, 328 pages, 15 euros.
http://www.unicaen.fr/services/puc/

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27 novembre 2005

La nation lituanienne en voie de disparition ?

La nation lituanienne pourrait être sur le point de disparaître ! C'est ce qu'a notamment déclaré le Président de la Lituanie, Valdas Adamkus, en intervenant, en avril dernier, devant les députés à la Diète (Parlement) avec son rapport annuel sur la situation dans le pays. Dans ce message au peuple, le Président Adamkus l'a exhorté à édifier une authentique société civile dans le pays, à y renforcer la justice sociale et à empêcher la disparition de la nation lituanienne, en tant que telle. Le chef de l'Etat lituanien a signalé le désintéressement politique quasi-total des citoyens, le défaut de leur maturité politique et civile, ainsi que le manque manifeste de justice sociale et de solidarité des Lituaniens face à l'essor économique vertigineux et des processus démographiques et de migration échappant souvent à tout contrôle, ce qui peut finalement se solder par la disparition de la nation lituanienne, en tant que telle. Cela dit, Valdas Adamkus a fait remarquer que pas mal de gens en Lituanie se mettaient aujourd'hui à douter bel et bien de leur propre avenir dans leur propre pays. Comme résultat, de telles personnes ne lient plus leur propre vie ni, d'ailleurs, celle de leurs enfants avec la Lituanie. Et d'ajouter que de plus en plus de jeunes quittent à jamais la Lituanie, ce qui fait perdre au pays sa population active et une part importante de ses jeunes diplômés. Selon les données du Département des statistiques de la Lituanie, dans les trois premiers mois de 2005, la population du pays a diminué de quelque 20 000 personnes (par rapport au quatrième trimestre de 2004), de sorte qu'au 1er avril 2005, on ne comptait en Lituanie plus que 3 425 500 habitants. Qui plus est, divers sondages d'opinion montrent que jusqu'à 60% des habitants adultes de la Lituanie déclarent ouvertement leur envie de vivre et de travailler à l'étranger. Valdas Adamkus a cité, à titre de principales tâches stratégiques se posant aujourd'hui à la Lituanie, l'édification d'une société civile autonome et d'une vraie nation politique ; l'élimination du sous-développement socio-économique et technologique du pays et de toutes ses régions et ce, parallèlement à la création des bases d'une meilleure justice sociale ; le rétablissement de la confiance des citoyens en eux-mêmes, dans leur peuple et dans leur Etat.
http://www.president.lt/fr

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25 novembre 2005

Arts graphiques : Stasys Krasauskas pour la première fois en France

Totalement méconnu en Europe occidentale, Stasys Krasauskas (1929-1977) fut l’un des plus célèbres illustrateurs en Lituanie et en Union soviétique dans les premières décennies de l’après-guerre. La flexibilité de sa ligne et son trait gracieux l’avaient rendu illustre et il fut récompensé par les plus hautes distinctions de son pays. Le 6e numéro des Cahiers Lituaniens, qui vient de paraître, lui consacre sa couverture, le premier article bibliographique publié en français, ainsi qu’une dizaine de reproductions de ses illustrations parmi les plus significatives.
http://www.cahiers-lituaniens.org/artistes/krasauskas.htm

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21 novembre 2005

Humour : comment parler avec les Lituaniens !

Qui l'eut cru ? Si l'Europe doit réellement se contruire, ce sera bien à travers l'humour. Après les poncifs français sur la rigueur de l'Allemand, l'avarice de l'Ecossais, la naiveté du Belge, voire les capacités en plomberie du Polonais, voilà que le Lituanien commence à apparaitre dans les dessins humoristiques des Français. Un bon signe, non ?
http://ceka.clod.free.fr
http://www.cahiers-lituaniens.org

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19 novembre 2005

Culture : Les Cahiers Lituaniens n° 6 viennent de paraître !

... et le sommaire est déjà en ligne. Au programme : des articles sur les déportés lituaniens de la mer de Laptev, sur Oscar Milosz et la traduction de son oeuvre en lituanien, les légendes lituaniennes autour des ours, avec notamment une analyse du Lokys de Prosper Mérimée. Un portrait du grand illustrateur Stasys Krasauskas et une présentation de la nouvelle prose de Lituanie depuis le rétablissement de l'Indépendance (1989-2005) complètent ce numéro richement illustré de gravures de Krasauskas.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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15 novembre 2005

"Nous sommes tous des Lituaniens !"

Dans le cadre de la campagne référendaire sur le projet de traité constitutionnel européen, l’hebdomadaire L'Express daté du 23 mai 2005 a publié la tribune suivante de Bernard Carayon, député du Tarn: « Ne le répétez pas : je ne connais pas parfaitement l'histoire de la Lituanie! Je suis d'ailleurs convaincu que les Lituaniens ne connaissent pas bien l'histoire de France. Alors, pourquoi ont-ils souhaité partager la même Constitution que nous? Le résultat du référendum du 29 mai n'a aucune importance si nous ne savons pas, nous, Français, répondre à cette question simple au cœur de notre hésitation. L'Europe qui se construit laborieusement par le rapprochement volontaire d'Etats et par la négociation apparaît aujourd'hui comme une exception: un espace de paix, de développement économique, de solidarité partagée et de protection des plus faibles, où les droits de l'homme, les cultures, les religions, l'égalité entre hommes et femmes sont respectés. Aux yeux du monde, l'Europe représente un idéal démocratique, surmontant nationalismes et idéologies. Dans notre inconscient collectif, notre Europe à nous, Français, est celle de Barrès, qui souhaitait, au soir de sa vie, que s'effacent les frontières entre la France et l'Allemagne. Portée aujourd'hui en France par la génération de ceux qui l'ont créée, cette Europe a une histoire, des frontières et des valeurs. Droit du sol, droit du sang. Nos nouveaux concitoyens - et, avec eux, tous ceux qui souhaitent appartenir à l'Union - ont, semble-t-il, une vision différente de cette Europe en évolution. Après soixante-dix ans de soviétisme, elle est une rupture, un avenir, un objectif dont rêve la jeune génération au pouvoir dans les Etats qui viennent de rejoindre l'Union européenne. C'est l'Europe que décrivait Renan sous les traits de la nation, celle du «vouloir vivre ensemble». Droit à l'espérance... Ce sont eux qui ont la vision juste de ce que, depuis cinquante ans, des pays européens construisent à petits pas: pas de grand dessein, mais un assemblage progressif; pas de fusion romantique, mais l'ajout régulier de libertés et de contraintes partagées. Le résultat du référendum du 29 mai n'a guère d'importance si nous n'avons pas compris que nos inquiétudes viennent de ce malentendu initial. Si cette hypothèque est levée, il deviendra plus facile d'admettre que le traité constitutionnel européen est un texte imparfait, fruit de compromis, et qu'il ne constitue qu'une étape. Le développement économique, nous en sommes convaincus, ne peut se faire au prix de la guerre sociale. En convaincre nos partenaires est un objectif, et non un préalable. Nous sommes tous des Lituaniens. »
http://www.lexpress.fr/
http://www.bcarayon81.org/

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