26 septembre 2006

A Vilnius, des cours de langue dans le bus

Les usagers des transports publics de Vilnius peuvent désormais apprendre des langues étrangères en se déplaçant. Cette semaine, les trolleybus de la capitale lituanienne ont commencé à diffuser par haut-parleur des phrases en lituanien, en anglais et en polonais, avec pour but d'instruire les clients. L'opération "Learning by Moving" - c'est son nom - ne s'arrête pas là. En effet, les passagers des bus de Vilnius peuvent également remplir des feuilles d'exercice mises à leur disposition. S'ils sont particulièrement motivés, ils peuvent même remettre leur copie, avec la chance de gagner des cours de langues gratuits. Le projet est financé par la Fondation Soros et la Commission européenne dans le cadre de Lingua, un programme qui vise à développer l'enseignement des langues, notamment par le biais de techniques novatrices. L’opération sera étendue en octobre à d'autres villes européennes : à Hambourg, avec le turc, à Milan avec l'espagnol, à Malte avec l’italien.
http://www.sih.lt/learningbymoving
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24 septembre 2006

Marija Gimbutas : mythologie et déesse

Comment décrypter la mythologie d’une société sans écriture dont les vestiges se résument à des céramiques, des outils, des objets gravés de motifs géométriques ? Plus de dix ans après la mort de Marija Gimbutas, le lecteur français peut enfin découvrir "Le langage de la déesse", l’œuvre majeure de cette archéologue d’exception qui se consacra à cette tâche. Née en 1921 à Vilnius en Lituanie, Marija Gimbutas est décédée en 1994 aux Etats-Unis où elle passa la majeure partie de sa vie, ayant fui l’annexion de son pays par l’Union soviétique dans les années 40. Longtemps professeur à l’université de Californie, elle orienta ses travaux vers l’archéomythologie, procédé interdisciplinaire qui relie l’archéologie, la mythologie comparée et le folklore, qu’elle appliqua aux cultures "pré-patriarcales" de l’Europe d’où elle était originaire. Dans cet ouvrage, elle montre comment, dans l’Europe du néolithique, c’est à la Grande Déesse, symbole de vie et de sacré, que le vieux monde rendait son culte majeur.
http://www.desfemmes.fr/essais/essais/gimbutas_deesse.htm
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20 septembre 2006

Le ciel lituanien aux couleurs de FlyLAL

La compagnie Lietuvos avialinijos / Lithuanian Airlines fête cette année son 15ème anniversaire. Elle a été en effet créée le 20 septembre 1991 par le gouvernement lituanien, au lendemain du rétablissement de l’indépendance du pays. Rebaptisée « FlyLAL » après sa récente privatisation, la compagnie a connu quelques changements, avec un nouveau logo et "design" en rose pour ses avions et pour les uniformes de son personnel de bord. La compagnie basée en Lituanie veut donner une image plus dynamique en s'engageant à améliorer la qualité du service sans oublier bien entendu la sécurité des passagers. Son objectif est de devenir la compagnie leader vers les Pays baltes. Ainsi investit-elle actuellement, et sur 2 ans, 11 millions d'Euros. Au départ de l’aéroport de Paris – Charles De Gaulle, FlyLAL dessert Vilnius à raison trois vols par semaine et est passé à cinq vols hebdomadaires du lundi au vendredi durant la saison estivale. A noter que FlyLAL dessert 28 destinations directes et, grâce aux correspondances négociées, plus de 600 villes à travers le monde.
flylal@discover-par.com
http://www.flylal.lt/en
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17 septembre 2006

Patrimoine mondial en Lituanie, Lettonie et Estonie

A l’occasion de la 30e session du Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue en juillet à Vilnius, l’Unesco a publié un numéro spécial (n°43) de sa revue Patrimoine mondial entièrement consacré aux sites du patrimoine mondial dans les Etats baltes. Les contributions présentent les richesses de la ville de Vilnius, à travers ses flèches et ses dômes signalant des églises de plusieurs confessions, le véritable trésor archéologique de Kernavé et, créé par la nature et sauvé par ses habitants – l’isthme de Courlande. D'autres articles décrivent Tallinn, ville de moines, de chevaliers et de commerçants ou encore, Riga avec ses légendes lettones et son centre historique. La dernière partie du dossier est consacrée à l’actualité sur la conservation, les sites en péril, les activités de promotion, les nouvelles publications et plus. Le numéro comprend 42 pages regroupant de nombreuses illustrations en couleur et cartes.
http://whc.unesco.org/fr/revue/43/
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16 septembre 2006

Klaipeda : un musée pour remonter le temps

Pendant longtemps, ce n’est qu’à Klaipeda, à l’époque où la ville s’appelait Memel et appartenait à la Prusse, que l’on fabriquait ou importait des horloges en terre lituanienne. C’est donc naturellement dans cette ville portuaire que fut ouvert un musée de l’horlogerie (KLM) en 1984, dans un édifice restauré du XIXe siècle. En 1994 fut inaugurée l’exposition permanente «Fabrication et commerce des horloges en Lituanie au XIXe et au début du XXe siècle». On y présente des outils d’horlogerie, des pièces d’horlogerie et des horloges commercialisées au début du XXe siècle. Une autre exposition du musée est consacrée à l’évolution historique des appareils de mesure du temps. On y montre des calendriers à nœuds et en bois, des cadrans solaires, des horloges à eau, à feu et à vent ainsi que les appareils précis pour mesurer le temps au XXe siècle. A visiter par tous ceux qui cherchent à remonter le temps !
http://www.muziejai.lt/klm/english/Pradzia.html
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12 septembre 2006

La Lituanie attire plus de touristes que d'entrepreneurs

Selon une étude réalisée par l'agence sociologique TNS Gallup, la Lituanie est plus attrayante pour les touristes que pour les entrepreneurs. Le classement TNS Gallup évalue à 45 points la réputation du tourisme et à 26 le climat des affaires, notes deux fois inférieures à la norme internationale, a précisé mercredi le porte-parole de TNS Gallup, Edmundas Brazenas, lui-même étonné que l'ouverture aux connaissances et l'esprit travailleur inhérents aux Lituaniens soient tout juste égaux à la moyenne européenne. Sur le plan touristique, la Lituanie arrive derrière l'Estonie (46 points), mais avant la Lettonie (39). Les notes les plus élevées ont été octroyées par les touristes russes (72) et estoniens (71), les notes les moins élevées par les touristes français (33) et autrichiens (37). Les auteurs de l'étude constatent que les interrogés ayant déjà visité la Lituanie ont une perception plus positive que ceux qui n'y ont jamais mis le pied. Il est curieux que les Lituaniens eux-mêmes apprécient moins les potentialités touristiques de leur pays que les étrangers. Les conditions requises pour faire des affaires en Lituanie apparaissent meilleures qu'en Lettonie, mais moins bonnes qu'en Estonie. Parmi les différents facteurs définissant le climat des affaires, tous excepté la croissance économique ont été évalués au-dessous de la moyenne européenne. L'étude a été menée en mai-juin 2006 sur commande du Département du tourisme de Lituanie auprès d'un échantillon de plus de 2.600 personnes, dont des étrangers résidant en permanence en Lituanie, des agents touristiques, des Lituaniens eux-mêmes et des habitants de Berlin et d'Oslo.
http://www.tns-gallup.lt/
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09 septembre 2006

Moïshé Rozenbaumas ou l'odyssée d'un «voleur de pommes»

Sous le titre anodin de «L'odyssée d'un voleur de pommes» est paru récemment le témoignage d'un Juif de Lituanie né en 1922, Moïshé Rozenbaumas. Il y parle de sa vie de jeune homme à Telšiai (qu’il nomme Telz, en yiddish), capitale de la Samogitie, et de celle la communauté juive de la ville, aujourd'hui disparue. Il y raconte l’horreur de l’extermination de sa famille et de ses amis, lors de l’occupation hitlérienne, son errance jusqu’aux confins de la Chine dans l’URSS de la débâcle de l'été 1941, et son engagement pendant quatre ans dans la 16e Division lituanienne de l'Armée rouge. C’est aussi le témoignage, après la guerre, d’un membre du Parti communiste, diplômé de l’Université marxiste-léniniste, «stalinien, bien formé dans la ligne du Parti, parfaitement endoctriné, aguerri aux méthodes bureaucratiques et très combatif» comme l’auteur se présente lui-même, tout en profitant du confort des nomenklaturistes (grand appartement, voiture, domestique, etc.). En 1957, au moment du Dégel khrouchtchévien, il émigra en France, via la Pologne. Témoignage donc forcément partial. Durant la période décrite, sont en effet totalement occultés : la brutalité de l’annexion de la Lituanie par l’URSS en juin-juillet 1940, les exécutions systématiques d’opposants qu’elle entraîna, les déportations massives de familles «bourgeoises» par les Soviétiques au printemps 1941, ainsi que l’extermination des derniers habitants allemands de la région de Klaïpeda et de Prusse orientale par l’Armée rouge, dans laquelle il combattit. Pas une allusion non plus à la guerre des partisans lituaniens contre l’occupant soviétique qui fit près de 30 000 morts à la fin des années 40, ni à l'expulsion en 1945 des 200 000 Polonais de Vilnius, ville où il s'était installé après la guerre.
Moïshé Rozenbaumas, « L'odyssée d'un voleur de pommes », La Cause des Livres, Paris, 2004, 228 pages, 18 euros.
http://perso.orange.fr/lacausedeslivres/

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03 septembre 2006

Théâtre : Juozas Miltinis, le génie de Panevezys

Il y a presque cent ans, le 3 septembre 1907 à Akmenė, naissait le metteur en scène Juozas Miltinis, fondateur du Théâtre dramatique de Panevėžys. C’est à Paris qu’il débuta ses études d’art dramatique en 1932, sous la direction de Charles Dullin et Jacques Copeau. De retour à Kaunas, alors capitale de la Lituanie, il fonda une petite troupe qui se fit rapidement connaître. Suite à l’annexion du pays par l’Union soviétique, le nouveau pouvoir bolchevik lui confia la direction du nouveau théâtre créé en novembre 1940 à Panevėžys, alors petite ville de province de 26 000 habitants. Le théâtre devint rapidement le centre dramatique expérimental le plus intéressant du pays. Il y proposa d’abord un répertoire classique, puis de plus en plus ambitieux, avec des pièces de Shakespeare, Gogol, Ibsen, O’Neill, Strindberg. Déjouant la censure communiste et les pressions idéologiques du régime totalitaire, et malgré quelques sérieuses difficultés avec le régime entre 1954 et 1959, il parvint cependant à rendre sa scène célèbre en Lituanie et dans toute l’Union soviétique, et même en Europe de l’Ouest d’où vinrent lui rendre visite de nombreux metteurs en scène occidentaux, dont notamment son ami Jean Vilar, le fondateur du Festival d’Avignon. Il dirigea le théâtre de Panevėžys jusqu’à sa retraite en 1980, où il mourut en 1993. Le théâtre poursuit aujourd’hui son œuvre en ayant pris son nom.
http://www.miltinio-teatras.lt/index.php4
http://en.wikipedia.org/wiki/Juozas_Miltinis
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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