31 janvier 2007

Martynas Mazvydas, 1547 : le premier livre publié en lituanien

C'est à Königsberg en Prusse, il y a 460 ans, que le premier livre écrit en langue lituanienne vit le jour : « Les mots communs du catéchisme » (Catechismvsa prasty szadei), de Martynas Mažvydas (1510-1563). L’ouvrage fut imprimé en quelque 200 exemplaires en 1547, grâce au soutien financier d’Albert de Brandebourg, duc de Prusse, tuteur des Réformateurs de Lituanie. Il ne s'agit pas d'un simple caté­chisme, puisque y figurent également des cantiques et une intro­duction en vers que l'on tend à présenter aujourd'hui comme le premier poème national. L'intérêt de cet ouvrage reste néan­moins essentiellement historique et ethnologique. Originaire de Samogitie, Mažvydas passa sa jeunesse à Vilnius, où il travaillait avec d'autres auteurs lituaniens du grand-duché de Lituanie. Protestant, Mažvydas fut persécuté pour ses idées réformatrices, ce qui l'incita à accepter l'invitation d’Albert de Brandebourg, et c’est ainsi qu’il se rendit à Königsberg où il entra à l'université. Martynas Mažvydas, qui signait Martinus Masvidius, estimait qu'il fallait donner au peuple les moyens de s'adresser à Dieu dans sa propre langue. Ce faisant, il prenait le contre-pied de l'Eglise catholique qui, sous la coupe du clergé polonais, imposait sa langue parallèlement au latin dans la pratique du culte. Il ne s'agit pas là d'une simple querelle rhétorique : la Lituanie n'était chrétienne que depuis 160 ans et la Réforme était soutenue par certaines grandes familles de magnats lituaniens tels que les Radziwill. Pour en savoir plus, lire « La littérature lituanienne » de Ugnė Karvelis :
http://www.cahiers-lituaniens.org/litterature.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martynas_Ma%C5%BEvydas

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28 janvier 2007

Voyage culturel : les "perles de la Baltique" en juin au départ de Strasbourg

Comme la belle au bois dormant imaginée par Charles Perrault, les capitales baltes – Vilnius, Riga et Tallinn – tout comme les éphémères ou mythiques capitales de la Lituanie – Kernavé, Trakai, Kaunas – ont semblé traverser les siècles plongées dans un sommeil magique pour s’être éveillées qu’en 1991, miraculeusement préservées des atteintes du temps et des ravages de la guerre. C’est à la découverte des beautés méconnues de cette partie de l´Europe, dont les peuples ont su préserver jusqu´à aujourd´hui une identité souvent menacée, que l’agence Terra Nobilis de Strasbourg vous invite à visiter, du 22 juin au 1er juillet 2007. Neuf jours dont les trois premiers consacrés à la Lituanie : Vilnius, la capitale médiévale et baroque et ses églises Sainte-Anne, Saint-Casimir, Saint-Jean et Saint-Pierre et Saint-Paul, visite de la colline des Trois-Croix, de l’université de Vilnius, de la cathédrale. Visite du site archéologique de Kernavé, du château de Trakai, de la vieille ville de Kaunas et son monastère baroque de Pazaislis. La colline des croix de Šiauliai avant la poursuite du voyage vers la Lettonie. Un des points forts de ce voyage est certainement l’accompagnement par l’une des grands spécialistes français des Pays baltes, Suzanne Champonnois, ancien maître de conférence à l’Institut national des langues et cultures orientales (Inalco) et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la Lituanie.
http://www.terranobilis.com/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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25 janvier 2007

Bisons, nature et mythologie

C’est au début du XXe siècle que vécurent les derniers bisons d’Europe à l’état sauvage, en Pologne-Lituanie, comme le montrent cette photo de 1903 prise dans la grande forêt de Białowieża par Aleksandras Jurasaitis (1859-1915). Ce photographe-zincographe lituanien avait son propre atelier de photographie à Vilnius où il perpétuait, dans ses photos, le souvenir de la culture ancestrale et les paysages de son pays. Le bison d'Europe (Bison bonasus Linnaeus, 1758), descendant du grand bison des steppes (Bison priscus Bojanus, 1827), était très fréquent sur tout le continent européen, de l'Atlantique à l'Oural. Charlemagne le chassait, de même que l'aurochs, dans la région de Liège et d'Aix-la-Chapelle. Il disparut de la Gaule au VIIIe siècle, de Suisse au XIe siècle, d'Allemagne au XVIIe siècle, de Transylvanie au XVIIe siècle. Exterminé dans la nature après la Première Guerre mondiale, le bison d'Europe ne survit alors plus qu'en captivité, avant d’être progressivement réintroduit dans la nature après la Seconde Guerre mondiale, notamment en Lituanie. Le bison (stumbras en lituanien), tout comme l’aurochs (tauras), apparaît souvent dans la mythologie lituanienne ainsi que dans les armoiries de nombreuses localités et districts de Lituanie, y compris comme marque de la plus célèbre marque de vodka lituanienne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bison
http://www.stumbras.net/lt
http://www.cahiers-lituaniens.org/bojanus

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22 janvier 2007

Antanas Snieckus, le bolchevik qui dirigea la Lituanie

C’est un 22 janvier qu’est décédé Antanas Sniečkus (1903-1974), le leader communiste qui dirigea la Lituanie d'une main de fer pendant plus de 30 ans. Né dans une famille paysanne aisée du village de Būbleliai, près de Šakiai dans le sud-ouest du pays, le jeune Antanas voit de près la révolution bolchevique en 1917, quand sa famille se réfugie en Russie pendant la Première guerre mondiale. En 1919, la famille retourne en Lituanie et, dès 1920, Sniečkus adhère au Parti communiste. La même année, il est arrêté pour activités anti-gouvernementales. Il est libéré de prison sous caution mais s’enfuit à Moscou où il arrive à se faire engager comme agent du Komintern (l’Internationale communiste). À Moscou, il gagne la confiance des deux principaux dirigeants communistes lituaniens en exil, Zigmas Angarietis et Vincas Mickevičius-Kapsukas, et devient membre du Comité central du PC lituanien. En 1926, le Komintern l’envoie en Lituanie pour remplacer Karolis Požėla à la tête du Parti communiste interdit et clandestin. De 1926 à 1930, il s’engage dans des activités subversives en Lituanie et est à nouveau arrêté et emprisonné en 1930. En 1933, il est échangé contre des prisonniers politiques lituaniens détenus en URSS. En 1936, il retourne en Lituanie et, en 1939, il est arrêté à nouveau et condamné à huit ans de prison. Avec l’invasion et l’occupation de la Lituanie par l’Union soviétique, Sniečkus est libéré le 18 juin 1940 et prend immédialement la direction du Département de la Sécurité d’Etat. Aux ordres de Vladimir Dekanozov, le représentant soviétique de Staline chargé d’organiser l’incorporation de la Lituanie dans l'Union soviétique, il crée une atmosphère de terreur avant les élections de la nouvelle Diète Populaire imposé par les Soviétiques, le 14 juillet 1940. Seul le Parti communiste lituanien peut y proposer des candidats. Menaces physiques et falsifications permettent la victoire des communistes à la Diète Populaire qui, sous la présidence de Justinas Paleckis, intellectuel de gauche et compagnon de route du PCL, demande officiellement le 21 juillet 1940 l’incorporation du pays au sein de l’URSS. Demande acceptée le 3 août 1940 par le Conseil Suprême de l'URSS. Le processus d'annexion formellement achevé et la République socialiste soviétique de Lituanie créée, Antanas Sniečkus sera le Premier Secrétaire du Parti communiste et donc l'homme fort du pays, du 15 août 1940 jusqu'à sa mort en 1974. Il sera ainsi l'initiateur dès juin 1941 des premières déportations massives de compatriotes considérés comme "ennemis de classe". Après l’invasion hitlérienne, il se réfugie à Moscou où il commande les partisans communistes lituaniens dont le nombre ne dépassera pas les cinq mille hommes. Revenu en Lituanie en 1944 avec l'Armée Rouge, il organise à nouveau des déportations massives de population et la lutte armée contre les "Combattants de la liberté". En 1948, Sniečkus commence avec zèle la collectivisation de l'agriculture. Par une politique de terreur, la plupart des paysans sont regroupés dans des kolūkis (kolkhozes) dès avant 1952. La production agricole tombe alors dramatiquement au niveau des autres Républiques soviétiques. Quand Nikita Khrouchtchev proclame une large amnistie après la mort de Staline, des dizaines de milliers de prisonniers politiques lituaniens et leurs familles sortent des prisons, des camps de travaux forcés et des zones de déportation en Sibérie, mais Sniečkus leur interdit de retourner en Lituanie ou dans leurs régions d'origine. La politique de développement de la Lituanie qu’il mène prend néanmoins une orientation nationale (frein à l’immigration russophone, reconstruction du château de Trakai, etc.) qui crée parfois des tentions avec les autorités de Moscou. Au point que, récemment, des tentatives ont été faites en Lituanie pour réhabiliter Sniečkus, qui a été mythifié avec plus ou moins de succès ces dernières années. A noter qu’une cité-dortoir créée en 1975 pour les employés de la centrale nucléaire de Ignalina reçut le nom de Sniečkus, puis fut débaptisée en 1992 en Visaginas, du nom d’un lac voisin.
http://www.diploweb.com/forum/lituanie06062.htm
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20 janvier 2007

Gintautas Trimakas et Paulius Raciunas : photographie hors format

Du 11 janvier au 5 février 2007 se tient à la photo-galerie de la rue Stiklių à Vilnius une exposition consacrée à Gintautas Trimakas et Paulius Račiūnas, intitulée "Neformatas" (hors format) et sous-titrée "entre tradition et modernité". Gintautas Trimakas y présente ses travaux les plus récents, réalisés en novembre et décembre 2006 avec la technique du trou d'épingle. Le point de vue inattendu et l'identification de certains événements sont importants pour l'auteur. L’appareil photo miniature, fixée derrière la selle du vélo du photographe, se déclenche à chaque arrêt. Ici, la caméra est seulement un moyen commode pour créer la photographie. Chaque arrêt a son "ciel" propre, artificiel et naturel. La signification du caractère temporaire, toujours renouvelable mais différent, de chaque photo est ce qui importe à Gintautas Trimakas. Né en 1958 à Vilnius, Gintautas Trimakas a une formation d’ingénieur en bâtiment et enseigne actuellement la photographie à l’Académie des beaux-arts à Vilnius. Quant à Paulius Račiūnas, il utilise la photographie non seulement comme technique d'information visuelle mais aussi comme objet installé dans l'espace. Pour Paulius Račiūnas, la photographie est l'outil d'interprétation d’une réalité subjective. Elle est comme un texte inachevé et ne prétend pas être la représentation "juste" de la vérité du monde.

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17 janvier 2007

Viktorija Gecyte : le jazz à la voix d’ange

Coup de coeur pour cette jeune chanteuse lituanienne fraîchement débarquée à Paris. Née en Lituanie, Viktorija Gecytė chante avec cette voix d'ange depuis l'âge de 5 ans. Venue au jazz à 11 ans, elle fait ses études aux Etats-Unis, à Lafayette en Pennsylvanie, où elle chante dans des diverses formations. Alors qu’elle passe une année à Paris pour parfaire son français, elle monte son "Viktorija Gecytė Quartet" avec Arnaud Gransac au piano, Lahcène Larbi à la contrebasse et Antoine Paganotti à la batterie. Ce 19 janvier 2007, elle se produit au club des 7 Lézards, rue des Rosiers à Paris. Elle chante parce que c'est une passion et apporte ce "supplément d'âme" qui est l'apanage des grandes chanteuses.
http://www.7lezards.com/
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15 janvier 2007

Exposition : les Français à Klaipeda, 1920-1923

A la fin de la Première Guerre mondiale, la carte politique de l’Europe a été profondément bouleversée. L’Allemagne perdit certains territoires, dont la région de Memel (aujourd’hui Klaipeda), au bord de la mer Baltique, qui fut détachée de la Prusse orientale. Dans cette région où se côtoyaient les anciens empires allemand et russe et où les frontières n’étaient pas encore précisément tracées, les Alliées confièrent l’administration de Memel à la France, en attendant de statuer définitivement sur le statut du territoire. Ce dernier, peuplé aux deux tiers par des Allemands, fut finalement repris par la force par la Lituanie en 1923. L’exposition "Les Français à Klaipeda 1920-1923", qui ouvre ce 15 janvier au Musée d’Histoire de la Lituanie Mineure à Klaipeda, retrace l’histoire de cette présence française au travers de photographies, objets et témoignages trouvés dans les archives personnelles des descendants de ces Français. Elle a été conçue par Bernard Jusserand et Julius Zukas, directeur adjoint du musée.
http://www.muziejai.lt/Klaipeda/Petite_Lituanie_mus.fr.htm
http://www.centrefrancais.lt/index.php/pageid/1162
http://www.cahiers-lituaniens.org/sommaire.htm

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13 janvier 2007

Trakai, le château gothique en pays karaïme

Situé à 28 km de Vilnius, Trakaï est l’une des anciennes capitales de la Lituanie, résidence des souverains du pays aux XIVe et XVe siècles. La cité est entourée de tout un chapelet de lacs. Deux châteaux se trouvaient à Trakaï celui de la presqu'île, qui n'est pas encore restauré, et le château fort gothique, véritable livre d’histoire de cette époque, implanté sur une île du lac Galvé. Reconstruit à l’époque soviétique, ce dernier est aujourd’hui l'unique château sur eau de toute l'Europe orientale et le centre d'attraction de Trakaï. Un musée est installé dans le château et, en été, des spectacles folkloriques et représentations théâtrales y sont donnés. Trakaï est aujourd’hui un centre touristique et de villégiature. A noter qu’à Trakai vit une petite communauté de Karaïmes, population d'origine turque et ayant foi dans la Torah. Installée en Lituanie depuis le XIVe siècle, la communauté karaïme de Trakaï est réunie autour d’une kenessa (maison de prières karaïme), un musée sur leur culture et un restaurant karaïme. En se promenant dans la petite ville, le visiteur remarquera leurs maisons typiques, avec trois fenêtres en façade. En 1398, le grand-duc Vytautas fit venir les Karaïmes de Crimée pour assurer la garde de son château. Ils constituent aujourd’hui une minorité nationale reconnue.
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10 janvier 2007

Photographie : l’âme poétique d’Izis

Pour la première fois en Lituanie, une exposition est consacrée au photographe Israelis Bidermanas (1911-1980), du 14 novembre 2006 au 18 février 2007, successivement au Musée des Beaux-Arts de Lituanie à Vilnius, au Centre culturel de Marijampolė, puis à la Galerie d’art de Panevėžys, avec le soutien du Centre culturel français de Vilnius. Bidermanas est issu d’une famille juive de Marijampolė. Son père lui proposa de devenir menuisier, mais l’adolescent à la nature rêveuse et créative choisit la photographie et, dès treize ans, commença son apprentissage dans un des quatre ateliers photographiques en activité à Mariampolė à l’époque. Après avoir appris les rudiments du métier, Bidermanas commença sa propre activité à partir de 1927. Il photographia avec un ami la campagne et les villes lituaniennes. En 1930, il part pour Paris où il prend pied en travaillant d’abord dans le studio d’un célèbre portraitiste, puis il crée son propre studio. Sous le pseudonyme Izis, il publia en 1950 un premier livre qu’il appela « Paris des rêves », ouvrage ponctué de portraits et d’instantanés de la vie parisienne pour témoigner, comme il aima à le souligner, d’un « merveilleux du quotidien ». Le regard à la fois naïf et aiguisé qu’il porte sur son environnement le rapproche de Cartier-Bresson, Brassaï, Ronis ou encore Doisneau. Comme le souligne l’historienne de l’art Margarita Matulytė, « d'Izis, nous retiendrons avant tout la qualité du photographe-poète, celui qui traduit l’émotion de tous les instants et qui fige le battement de cils du monde qui l’entoure ».
http://www.centrefrancais.lt/
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07 janvier 2007

Birute Liuoryte-Gambus : les chants médiévaux baltes

Ce 7 janvier se déroule en la chapelle Notre Dame de la Compassion à Paris (Porte Maillot) un concert de chants baroques et chants médiévaux baltes donné par l’ensemble des Nymphéales créé par Birutė Liuorytė-Gambus. Après avoir commencé sa carrière musicale comme professeur au Conservatoire de musique de Panevėžys en Lituanie, Birutė Liuorytė-Gambus y dirigea une chorale d’enfants avant de venir en France, où elle se spécialise dans la musique médiévale. Elle obtient le premier prix de chant grégorien et de direction de chœur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Elle fait partie d'ensembles vocaux comme le Chœur Grégorien de Paris - Voix de femmes, de l'ensemble féminin Kantika et de l'ensemble de musique médiévale Discantus, dirigé par Brigitte Lesne. En 2004, elle monte son propre trio chant-harpe de musique baroque et médiévale, les Nymphéales où, outre le chant, elle utilise un instrument traditionnel lituanien, le kanklės.
http://nympheales.free.fr/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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04 janvier 2007

Arc géodésique de Struve : la Lituanie au cœur du dispositif

L'Arc géodésique de Struve est une chaîne de repères géodésiques de triangulation, qui traverse l'Europe de Hammerfest en Norvège jusqu'à la Mer Noire, traversant dix pays sur plus de 2 800 kilomètres. Cette chaîne fut réalisée par le scientifique germano-balte Friedrich Georg Wilhelm von Struve entre 1816 et 1855 pour mesurer la taille et la forme exacte de la terre. Professeur de mathématiques et d’astronomique à l’université de Dorpat (aujourd’hui Tartu, en Estonie), Struve avait associé à ses travaux les deux directeurs successifs de l’observatoire de Vilnius, Jonas Sniadeckis (1756-1830) et Petras Slavinskis (1795-1881). L'arc était constitué à l'origine de 258 triangles et de 265 points fixes principaux, tels des trous percés dans la roche, des croix en fer, des cairns ou des obélisques. À l'époque de la construction, seuls deux pays étaient concernés : la Suède-Norvège et la Russie, qui avait à l'époque la souveraineté sur des territoires désormais indépendants. Aujourd’hui, ce sont donc 10 pays, dont la Lituanie, qui sont traversés par l’Arc géodésique de Struve, dont 34 points fixes ont été inscrits en 2005 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les trois points fixes en Lituanie se situent à Gireišiai ("Karischki"), à Meškonys ("Meschkanzi") et à Paliepiukai ("Beresnäki") où se trouve le panneau indicateur représenté ci-contre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_géodésique_de_Struve
http://whc.unesco.org/fr/list/1187

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01 janvier 2007

Kristijonas Donelaitis, le fondateur de la littérature lituanienne

C’est un 1er janvier qu’est né Kristijonas Donelaitis (1714-1780) dans une famille de paysans libres du village de Lazdynai (Lasdehnen) près de Gumbinė (Gumbinnen) en Petite Lituanie, région située à l'ouest du Niémen et largement acquise à la religion réformée. Celui qui se nommait lui-même Christian Donalitius fit ses études de philologie et de théologie à l'université de Königsberg, maîtrisant, en plus de sa langue natale, le grec, le latin, l'hébreu, l’allemand et le français. Nommé pasteur du village de Tolminkiemis, dans la partie lituanienne de la Prusse orientale (aujourd’hui, l’enclave russe de Kaliningrad), il y passera toute sa vie. Le servage, qui ne sera aboli qu'en 1865, est particulièrement dur dans sa région du fait que, les domaines étant loués à l'année, les paysans changent sans cesse de maîtres. Emu par leur sort, Donelaitis entreprend de décrire leur vie quotidienne. Rédigée en hexamètres classiques, son épopée rurale représente une première, non seulement dans l'histoire de la langue lituanienne, mais aussi dans celle des langues vernaculaires de la région. Intitulée Les Saisons (Metai), c’est l’œuvre fondatrice de la littérature en langue litua­nienne. Malgré sa fréquentation des auteurs classiques, Donelaitis se plia au rythme déstructuré des hommes de ce recoin perdu de Litua­nie. Il lui importait de dire, de donner une voix à ses compatriotes démunis, et non d'être reconnu. Ses écrits ne seront pas publiés de son vivant et il faudra attendre 38 ans après sa mort pour les voir enfin édités en 1818 et ensuite constamment réédités, traduits et retraduits en allemand, letton, polonais. Pour en savoir plus, lire « La littérature lituanienne » de Ugnė Karvelis :
http://www.cahiers-lituaniens.org/litterature.htm
http://www.cahiers-lituaniens.org/ecrivains.pdf

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