Un monument officiel à la gloire du basket inauguré en Lituanie
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A la découverte du pays balte où l'on parle la plus ancienne langue d'Europe
Il y a 70 ans était exécuté Vytautas Putna, dans le cadre des purges de l’Armée rouge décidées par Staline. Né en 1893 dans le village de Mackoniai près Krekenava en Haute-Lituanie, Vytautas Putna s’était engagé jeune dans la guerre d’indépendance de la Lituanie, mais du côté des Gardes rouges lituaniens et dans la lutte contre les troupes polonaises. Il grimpa rapidement les échelons de la hiérarchie de l’Armée rouge, dont il devint comcor (komkoras en lituanien, c’est-à-dire commandant de corps d’armée, les grades d’officiel y ayant été abolis pour leur connotation "bourgeoise"). En mars 1921, il s’était distingué à la tête de son corps d’armée dans la répression féroce de la révolte de Kronstadt où des milliers de marins affamés furent massacrés par l’Armée rouge. Il en fut récompensé par l’Ordre du Drapeau Rouge, l'une des premières et des plus hautes décorations militaires soviétiques. A partir de 1927, il officia comme attaché militaire dans les ambassades soviétiques, successivement au Japon, en Finlande, en Allemagne et en Grande-Bretagne, avec des missions de renseignement au profit du Komintern. C’est de Londres qu’il fut rappelé en 1937 par Staline pour être fusillé. "Réhabillité" par Khrouchtchev en 1956, un monument fut édifié en son honneur dans la petite ville de Moletai en 1982, réalisé par le sculpteur Gediminas Jokuonis et l’architecte Vytautas Čekanauskas, prix Lénine 1974. La sculpture peut être "admirée" aujourd’hui au Grūto Parkas à Druskininkai.Libellés : communisme_1917-1940, histoire
Les Lituaniens, dès les temps les plus reculés, révélaient des tendances panthéistes : ils n’adoraient pas des idoles mais le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les arbres, les rivières, les collines, les vallées, le tonnerre, la tempête, les plantes et les êtres vivants. En toutes choses, le Lituanien trouvait une manifestation de la divinité et du feu éternel. Dernier peuple européen à avoir adopté le christianisme, à la fin du XIVe siècle, les Lituaniens n’ont pas abandonné tout à fait ce paganisme antique, qui demeure visible dans bien des coutumes et des croyances, dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique et les chants, et dans la mentalité des gens. Comme l’histoire, il imprègne la pensée, et jusqu’à certains détails de la pratique même du christianisme ou de la piété populaire. Il est remarquable de constater que, même quand les statuettes religieuses sont exécutées selon les règles de l’art chrétien, elles révèlent des traits nationaux symboliques. C’est ainsi que les statuettes de Notre-Dame de la Douleur (Pietà) ou, plus encore, du Christ Soucieux ("Rupintojėlis", voir illustration), sont demeurés les symboles particuliers de l’antique religion populaire. La mythologie ancienne, dont il n’existe aucune description organisée, se laisse reconstituer par des éléments de légendes, les coutumes traditionnelles, les particularismes divers de la vie sociale ou de la pratique religieuse avec laquelle elle se mêle. Pour en savoir plus, lire "L’art des croix en Lituanie" par Alė Počiulpaitė (Cahiers Lituaniens, n°5, 2004)Libellés : christianisme, mythologie, sculpture, traditions populaires
Né il y a 120 ans, le 25 août 1887 dans le village de Starkonys, près de Kupiškis en Haute-Lituanie, Kazys Šimonis est un des peintres lituaniens les plus significatifs du XXe siècle, d’autant plus qu’il travailla tout au long de sa longue vie (il mourut à Kaunas en mai 1978 à 91 ans). Après des études secondaires à Šiauliai et à Kaunas, il émigra aux Etats-Unis en 1909 où il travailla à Philadelphie et Brooklyn, puis revint en Lituanie en 1911. De 1912 à 1917, il fit son service militaire dans l’armée tsariste. Après la Révolution de février 1917, il étudia les arts à Petrograd (Saint-Pétersbourg), puis revint en Lituanie en 1918. Hormis encore deux séjours à l’étranger, à Berlin en 1923, et à Paris en 1926 et 1927, il se fixa à Kaunas en 1919 où il résida en permanence durant les 60 années suivantes. Tout à tout professeur de lycée, bibliothécaire à l’école des beaux-arts, collaborateur de l’école des arts décoratifs, puis de l’institut d’architecture, Kazys Šimonis a produit quantité d’œuvres remarquables durant sa longue vie. Il débuta comme disciple de M.K. Čiurlionis dont il assimila le mysticisme, utilisant souvent d’éléments géométriques. Son symbolisme plein d’originalité, sa réelle harmonie des couleurs et le choix de thèmes typiquement lituaniens firent son succès, tant durant la période de l’entre-deux-guerres que pendant l’époque soviétique. Il reçut les distinctions honorifiques d’Artiste méritant de la RSS de Lituanie en 1962 et celle d’Artiste du peuple de la RSS de Lituanie en 1972.Libellés : Ciurlionis, peinture
Né le 23 août 1967 à Vilnius, Andrius Mamontovas est le plus populaire chanteur de rock en Lituanie. Il fonda en 1983, donc encore à l’époque soviétique, son groupe Foje qui connut un énorme succès. Il fit de nombreuses tournées en Europe et Amérique et a réalisé 16 albums entre 1983 et 1997. Lors de son dernier concert en 1997, Foje réunit plus de 60 000 spectateurs à Vilnius, un record jamais égalé en Lituanie. Depuis la dissolution du groupe, Andrius Mamontovas a joué le rôle-titre de Hamlet dans une mise en scène de son compatriote Eimuntas Nekrošius qui fut représentée plus de 170 fois dans plusieurs pays, dont la France. Depuis qu’il chante en solo, Mamontovas s’est vu décerné 15 fois le Bravo muzikiniai apdovanojimai, équivalent lituanien de nos Victoires de la Musique. Il écrit aussi des musiques de film pour courts métrages. Le 1er mai 2004, il fut la tête d’affiche du concert de la Porte de Brandebourg à Berlin donné dans le cadre des cérémonies officielles de l'adhésion des 10 nouveaux Etats membres – dont la Lituanie – à l’Union européenne. Plus récemment, Andrius Mamontovas fut à l’origine de la création du groupe LT United, spécialement créé pour participer au Concours Eurovision de la chanson 2006. Réunissant aussi Saulius Urbonavičius, Viktoras Diawara, Marijonas Mikutavičius, Arnoldas Lukošius et Eimantas Belickas, le groupe fut désigné candidat après une longue présélection. LT United tourna en dérision le concours avec le titre We Are The Winners. Il finit à la 6e place avec 162 points devant l'Ukraine avec Tina Karol et derrière la Suède avec Carola Häggkvist.Libellés : Mamontovas, Nekrosius, rock, théâtre
La famille des langues baltes, apparentée à celle des langues slaves mais clairement distincte de celle-ci, n’est plus représentée de nos jours que par le lituanien et le letton. La structure complexe des langues baltes éclaire de façon intéressante divers aspects des autres langues indo-européennes, et en particulier des langues slaves. Les langues baltes, comme les langues slaves (russe, ukrainien, polonais, tchèque, serbo-croate, bulgare, slovène, etc.) sont elles-mêmes apparentées, par les traits généraux essentiels de leur structure et par les racines de leur lexique, aux langues germaniques (allemand, anglais, suédois, etc.), aux langues celtiques (irlandais, breton, etc.), à l’albanais, à l’arménien, au grec, et au latin dont proviennent les langues romanes (italien, français, espagnol, catalan, portugais, roumain). Les langues baltes sont également apparentées aux langues indo-iraniennes (farsi, patchouli, bengali, hindi, ourdou), comme le sanskrit de l’Inde antique. Tout ce vaste ensemble compose la grande famille linguistique des langues indo-européennes, liées par une origine commune, qui se sont peu à peu différenciées en se transformant au cours de quelques millénaires. Dans cette transformation plus ou moins lente, la structure grammaticale s’est considérablement simplifiée pour certaines langues comme l’anglais et le français. Les langues slaves ou les langues baltes en général, et le lituanien en particulier, ont beaucoup moins évolué que les langues germaniques ou les langues romanes. La structure du lituanien est restée à un stade clairement flexionnel, c’est-à-dire que la plupart des mots ont des formes variables ; non seulement les verbes se conjuguent, mais les noms, pronoms, adjectifs et numératifs aussi se déclinent. Ces mots ont chacun plusieurs formes distinctes qui correspondent à divers emplois possibles dans une proposition. La structure flexionnelle est la base et le principe fondamental de la grammaire lituanienne ; ce principe détermine en grande partie la syntaxe, c’est-à-dire la construction des propositions et des phrases. De la langue indo-européenne originale, le lituanien a ainsi conservé de façon remarquable divers traits anciens. Son évolution phonologique, morphologique et syntaxique le situe sur beaucoup de points à un stade comparable à celui du sanscrit ou du grec ancien tels qu’ils se trouvaient il y a 2500 ans. Le lituanien vivant, parlé par plus de trois millions de nos contemporains, est comme une sorte d’indo-européen fossile, conservé jusqu’à nos jours par un peuple exceptionnellement fidèle à ses traditions antiques. Il présente pour la linguistique en général, et surtout pour l’étude des diverses langues indo-européennes modernes, un intérêt prodigieux. Pour en savoir plus, lire notamment "Parlons lituanien" de Michel Chicouène et Laurynas-Algimantas Skūpas (L’Harmattan, 1998) ou "Le lituanien, la plus archaïque des langues indo-européennes modernes" par Guido Michelini (Cahiers Lituaniens, n°2, 2001)
L’Association des Amis d’Oscar Milosz, présidée par Janine Kohler, vient de réaliser son nouveau site web, qui présente le poète et les activités de l’association. Rappelons que l’association, créée en 1966, a pour but de faire connaître le poète lituanien d’expression française Oscar Milosz (1889-1939) et de contribuer au rayonnement de son œuvre. Elle vit des cotisations de ses membres et bénéficie d’une subvention du Centre National des Lettres. Chaque année, elle tient son Assemblée générale à Paris et organise une manifestation à Fontainebleau, ville où vécut et où repose le poète. Elle publie Les Cahiers Les Amis de Milosz, qui font le point sur les œuvres d’Oscar Milosz : inédits, études, publications, manifestations. Le sommaire des Cahiers est également accessible sur le nouveau site web.Libellés : littérature, Milosz, poésie
Libellés : nature
S’inspirant d'un fait divers qui se déroula en 1876 aux environs de Riga, Jules Verne publia en 1894 un roman policier à une époque où le genre s’inventa. L’écrivain, connu pour ses romans d’anticipation, étonna alors doublement son lectorat : d’abord, par ce genre littéraire, avec meurtre, victime, suspect, policiers ; puis par le dépaysement dans une contrée qui paraissait bien étrange aux Français de l’époque : la Livonie, dans l’actuelle Lettonie. Jules Verne plaça ses personnages dans un conflit qui opposait, en ce temps-là, les Baltes de souche allemande et les autochtones lettons. Pour Marc Riglet (Lire, juillet 2007), « vous ne serez pas surpris de voir les premiers tenir les mauvais rôles et les seconds être parés de toutes les vertus. Même le tsar sait être clément tandis que les barons baltes sont bien les cousins de ceux qui nous ont pris l’Alsace et la Lorraine. Les Lettons d’aujourd’hui seront surpris de se découvrir aussi russophiles ! »
Du 8 au 26 août 2007 se tient à la photo-galerie de la rue Stiklių à Vilnius une exposition consacrée à Vidas Biveinis, intitulée "Vandens vaikai" (Enfants de l’Eau). Vidas Biveinis, né en 1977, est un photographe de la nouvelle génération. C’est sa première exposition personnelle en Lituanie. Ses photos sont reconnues tant en Lituanie qu’à l’étranger où il vient de gagner le prix Nicon 2007. Ses plus récents travaux sont présentés à cette expo. Le thème « Enfants de l’Eau » est un de ses favoris. On y voit sa passion de l'eau et des rituels qui lui sont liés. L'auteur fixe le rapport entre les corps et l’eau au moyen de la photographie en noir et blanc.Libellés : photographie
«Ici, c’est le docteur Pin qui fait des miracles et guérit tout le monde», dit un jour un chercheur canadien, après trois séjours estivants à Druskininkai. Pinèdes, sable, eaux minérales salées et eaux de rivière et de lac en font un microclimat. Ce n’est pas un hasard si l’ordonnance médicale la plus populaire est ici la promenade le long de sentiers qui, selon votre âge et vos envies, peut durer de deux à douze kilomètres, à travers des parcs boisées ou le long du Niémen (Nemunas en lituanien) qui fait une courbe paisible autour de la ville. C’est à partir du XVIIIe siècle que Druskininkai commença à être remarquée pour ses eaux minérales, lorsqu’elles furent utilisées par les guérisseurs de campagne. Ces «docteurs» remplissaient les cuves avec les eaux de sources salines, les chauffaient et y plaçaient les malades. C'est un savant polonais, Ignaz Fonberg, professeur à l'université de Vilnius, qui sut le premier convaincre les autorités impériales de l'intérêt de ces eaux. Puis, dès 1837, c’est le tsar qui rendit célèbre la station thermale, créant à la cour un véritable engouement pour celle qui est aujourd’hui reconnue internationalement. Russes, Allemands, Polonais et Israéliens viennent en très grand nombre pour y faire une cure. Un parc aquatique (akvaparkas) vient d’y être inauguré. C’est aussi à Druskininkai que naquit le plus grand peintre lituanien, Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911), qui y passa sa jeunesse. Le tronçon de la route Vilnius - Druskininkai commençant à Varėna porte aujourd’hui le nom de «route Čiurlionis » car il est bordé de part et d’autre de croix en bois que des artisans ont créées en son honneur. Trois pins couronnés composent les armoiries de Druskininkai.Libellés : Ciurlionis, Druskininkai, tourisme
C’est un 10 août, dans le village de Užulėnis près d’Ukmergė, que naît Antanas Smetona (1874-1944), l'un des hommes d’Etat lituaniens les plus influents de l'entre-deux-guerres, le principal fondateur et dirigeant du mouvement nationaliste de son pays. Après une scolarité élémentaire à Ukmergė, puis à Liepaja en Lettonie, il suit les cours du lycée de Palanga, puis du séminaire de prêtres de Samogitie à Kaunas. Changeant d’orientation, il entre à la faculté de droit de l’université de Saint-Pétersbourg, dont il est exclu par deux fois pour menées nationalistes, arrêté et emprisonné brièvement. Il y termine cependant ses études en 1902. Durant la révolution de décembre 1905, Antanas Smetona participe au Congrès des Lituaniens à Vilnius. Durant la Première Guerre mondiale, il préside l’Association lituanienne d’aide aux victimes de la guerre. En septembre 1917, il participe à la conférence des Lituaniens à Vilnius, est élu président de la Taryba (Conseil de la Lituanie), devenu ensuite le Conseil de l’Etat, de 1917 à 1919. Le 16 février 1918, il cosigne l’Acte d’indépendance de la Lituanie et devient, du 4 avril 1919 au 19 juin 1920, le premier Président de l’Etat lituanien. De 1920 à 1924, Antanas Smetona préside le parti national lituanien (les Tautininkai), qu’il a fondé avec son complice puis opposant Antanas Voldemaras. En 17 décembre 1926, il est l’un des chefs du coup d’Etat militaire qui renverse le Président Kazys Grinius, et il préside à nouveau le pays en y instituant un régime dictatorial jusqu’en 1938. Il reste Président jusqu’en juin 1940, au moment de l’annexion soviétique. Il s’enfuit alors clandestinement pour l’Allemagne, puis pour la Suisse et, enfin, pour les Etats-Unis, où il meurt en janvier 1944 dans un mystérieux incendie à Cleveland.Libellés : exil, histoire, personnalités
Libellés : Banionis, cinéma, Narkevicius
Dans le cadre du 19e festival "L'été musical en Bergerac", le mardi 7 août à 21h à l'abbaye de Saint-Avit-Sénieur, l'orchestre symphonique national de Lituanie et les solistes et chœurs de la radio polonaise interpréteront Gloria de Vivaldi et Stabat Mater de Pergolèse. L’ensemble est dirigé par Gintaras Rinckevičius, dont le talent fut encore récemment souligné par le quotidien suisse L’Express («On est emporté par la direction de Gintaras Rinckevičius, qui danse littéralement ses œuvres», 04/09/2006). Tarif 35 euros. Renseignement et contact au 05 53 74 30 94.Libellés : classique, en_France_2007
Les Borejko Chodźko sont une famille d’origine ruthénienne qui s’est particulièrement distinguée du XIVe au XIXe siècle au service de la Lituanie et de la Pologne. Elle portait à l’origine le nom de Borejko (ou Borkus en lituanien), sous lequel plusieurs de ses membres servirent sous les règnes des grands-ducs Lutuveras et Butigeidis, entre 1283 à 1292. Sous le règne de Vytenis (1295-1316), un Borejko, doté par la nature d'une force peu commune, sauva la vie du grand-duc lors d'un combat contre les Chevaliers Teutoniques, en le portant sur ses épaules. Selon la légende, le grand-duc - pour le remercier - lui dit alors : "Wot, chôrosz (...) tiebia chod !", phrase qu'il répéta à plusieurs reprises. Il donna comme privilège à la famille Borejko de porter désormais le surnom de "Chod". Borejko nomma ainsi son fils Chodko (Chodźko, en russo-lituanien ou biélorussien). Sa descendance, en s’élargissant, prit les noms de Chodźko, Chodźkowicz, Chodkiewicz, ou Chodkevičius en lituanien. La famille Chodźko porta toujours le nom associé Borejko et fit partie du clan Kościesza (dont le blason est représenté ici : de gueules au carreau d’argent, une flèche fourchée, la tête en haut, barrée d'une billette en fasce). André Chodźko (1360-1435) se distingua dans les expéditions militaires sous Vytautas-le-Grand en 1399, sur les bords de la Vorskla contre les Tartares, et en 1410, à la bataille de Žalgiris (connu sous le nom de Grunwald en Pologne et de Tannenberg en Allemagne et en France) contre les Chevaliers Teutoniques. Il occupa un poste de confiance auprès du grand-duc Švitrigaila (1370-1452) dont il resta fidèle lors de la bataille de Vilkomierz, livrée entre les troupes lituaniennes et polonaises et où il périt. Adam-Paul Chodźko (1560-1620) prit notamment une part importante à la bataille de Kirchholm (Salaspils, aujourd’hui en Lettonie), le 27 septembre 1605, où 3.700 Polonais vainquirent 17.000 Suédois. Elie Chodźko (1599-1685) passa toute sa vie sur les champs de bataille, où il se signala tour à tour contre les Moscovites, les Tatares, les Turcs et les Cosaques de Bogdan Khmelnitski. Il dira qu'il conserva jusqu’à son dernier jour une vigueur extraordinaire, et, en 1683, à l’âge de 93 ans, il combattit sous les ordres du roi Jean III Sobieski devant Vienne. Jan Chodźko (1777-1851) fut en poste dans le gouvernorat de Minsk lorsque les troupes napoléoniennes pénétrèrent en Lituanie. Il rendit un grand service aux Français en empêchant les Russes de brûler les grands magasins de vivres et de munitions de Minsk avant d'évacuer la ville. Sous le pseudonyme de Jan ze Świsłoczy, il fit paraître une pièce de circonstance en vers intitulée : Le Passage du Niémen ou la Lithuanie délivrée. Léonard Chodźko (1800-1871), après ses études à l’université de Vilnius, quitta son pays et s’établit à Paris en 1826 où il publia une Histoire politique de la Lithuanie, depuis la réunion de la Pologne en 1386, jusqu’à son insurrection en 1831, en 1831.Libellés : Biélorusse, Chodkewicz, histoire, Polonais
Jusqu’au 20 août, la Klaipėdos fotografijos galerija (Tomo g. 7) organise une exposition de photos sur la ville de Klaipeda, vue par 7 photographes d'art membres de l'Union des photographes de Lituanie : Robertas Gabrys, Saulius Jokužys, Vytas Karaciejus, Gytis Skudžinskas, Artūras Šeštokas, Remigijus Treigys, Gintautas Trimakas. S’agit-il de la même cité ou de 7 Klaipeda différents ? Voilà bien le thème de l’exposition.Libellés : Klaipeda, photographie