30 novembre 2007

Le Président lituanien élu Européen de l’année

Le 27 novembre, le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus a été élu "Européen de l'année" lors du gala annuel EV50 au Palais d’Egmont à Bruxelles. Lors de cette cérémonie ont été remis, comme chaque année depuis 2001, des prix à cinquante Européens méritant vis à vis de l'Union européenne (prix EV50). Les gagnants sont choisis par les lecteurs du magazine European Voice, un hebdomadaire du groupe The Economist, et sélectionnés par un panel présidé par Peter Sutherland, ancien Commissaire européen, Président de BP et de Goldman Sachs International. Le président Adamkus a été choisi pour son importante contribution comme négociateur, en tant que dirigeant d’un petit pays d’Europe centrale et orientale, à l’accord historique sur le Traité européen de juin 2007. Lors des discussions à Bruxelles, il avait en effet contribué à rapprocher les points de vue de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Nicolas Sarkozy avec ceux des dirigeants polonais.
http://www.ev50.com/noflash/

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29 novembre 2007

"Vilnius in the Air" à Bruxelles

Du 26 novembre au 5 décembre 2007, la Représentation Permanente de la Lituanie auprès l'Union Européenne organise au Justus Lipsius, le siège du Conseil européen à Bruxelles, une exposition temporaire pour annoncer l’opération Vilnius – Capitale européenne de la Culture 2009. Intitulée "Vilnius in the Air", l’expo s’articule autour de six séquences vidéos : "V.I.P. - Vilnius is (a) person" est une combinaison inattendue des vidéos de jeunes artistes sur Vilnius présentant la ville comme un organisme vivant avec ses nombreux visages, son caractère et son rythme propre. "Vilnius Album" se présente comme un collage de photographies des vues de Vilnius révélant les visages les plus inattendus de la ville, baigné d’une musique créée spécialement pour l'installation. "Haiku to Vilnius" ou qu’est-ce les visiteurs de Vilnius peuvent-ils trouver dans la capitale lituanienne pour les inciter à écrire un haiku sur elle, en français, anglais ou allemand ? "Art in Unexpected Spaces" est la séquence consacrée aux événements de Vilnius – Capitale européenne de la Culture invitant le visiteur à venir visiter la ville en 2009. "Vilnius by Night" ou à quoi ressemble Vilnius la nuit ? Jeune, coloré et fou ! Des visages de gens de Vilnius, la mode de la rue et les moments de la vie dans les night-clubs de la ville sont enregistrés dans une composition vidéo consacrée à Vilnius la nuit. "Vilnius in Change" c’est-à-dire Vilnius dans le changement, synthèse entre le vieux et le nouveau Vilnius. Pour en savoir plus :
http://www.culturelive.lt/en/vilniusintheair

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27 novembre 2007

Bach, Busoni et Beethoven par Muza Rubackyte

Vient de paraître cet automne chez Lyrinx le dernier CD de Mūza Rubackytė, enregistré à Marseille par Suzanne et René Gambini lors d’un concert à La Criée, le théâtre national de la ville phocéenne. Au programme : Bach, Busoni et Beethoven. Née en Lituanie et formée au célèbre Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Mūza Rubackytė a été lauréate du Concours "Vse-Soyuzniy" de Saint-Pétersbourg, du Concours international de Budapest (Liszt-Bartok) et du Concours "Grands Maîtres Français". Elle réside et travaille aujourd’hui à Paris.
http://muza.free.fr/

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24 novembre 2007

Valdas Adamkus et le 75e anniversaire de l’Holodomor

Pour la commémoration par l’Ukraine et l’Europe du 75e anniversaire de l’Holodomor, le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus a exprimé, au nom de tous les Lituaniens, son profond respect à la mémoire des morts de cette tragédie qui fit près de sept millions de victimes. "Il est difficile de trouver les mots justes pour décrire cette douleur face à ce que votre peuple a subi en 1932-1933. Le système soviétique a blessé et estropié les nations, ruiné les destinées et les rêves des gens. Toutefois, il n’a pas été capable, ni avant ni après la Seconde Guerre mondiale, à ébranler l’aspiration des Ukrainiens à l’indépendance et à effacer la mémoire historique du peuple qui vous donne aujourd’hui force et fierté", a écrit le dirigeant lituanien dans sa lettre au Président ukrainien Viktor Iouchtchenko. Rappelons que l’Holodomor ("extermination par la faim" en ukrainien) est le nom d'une grande famine délibérément provoquée par Staline et survenue entre 1932 et 1933 en Ukraine, alors partie de l’URSS. Face à la résistance des paysans ukrainiens à la collectivisation de leurs terres et à la réquisition de leurs céréales, le pouvoir soviétique, à l’instigation notamment de Molotov et Kaganovitch, procéda à la confiscation des denrées alimentaires indispensables à la population locale et soumit les régions agricoles productrices à un blocus pour empêcher la nourriture produite dans les régions frontalières russes d’être accessible. Les paysans ukrainiens et leurs familles affamées eurent l’interdiction de quitter leur village et toute la "zone de faim" fut fermée par les troupes du Guépéou. A cette époque pourtant, de nombreux cargos chargés de blé produits dans d’autres régions quittaient le port d’Odessa pour être vendu en Europe et en Amérique. A noter qu’en ce 24 novembre, les Ukrainiens commémorent les morts de cette tragédie en allumant des bougies devant leurs fenêtres. Cette récente tradition rappelle de celle des Lituaniens commémorant leurs déportés de Sibérie.
http://www.president.lt/fr/

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23 novembre 2007

Last & Lost : l'Europe fantôme de Marius Ivaskevicius

Dans un recueil qui vient de paraître, vingt auteurs nés après 1945 sur le continent européen consacrent chacun un texte aux lieux ultimes de l'Europe, jusqu’à ses confins avec la Russie et la Turquie. Ils y évoquent le naufrage des frontières politiques, mais aussi des frontières mouvantes entre la terre et l'eau, entre l'homme et la sauvagerie, entre la civilisation et l'oubli. Parmi ces textes, le lecteur découvre la nouvelle d’un des meilleurs écrivains de la nouvelle génération lituanienne, Marius Ivaškevičius. Son texte, intitulé "Civilisation Verjbolovo", ressuscite le fantôme de l’immense gare tsariste qui exista entre Virbalis et Kybartai. Conçue par les Français et construite par les Allemands à la fin du XIXe siècle, elle fut à l’époque la deuxième gare la plus prestigieuse de l’empire, après celle de Saint-Pétersbourg. Ivaškevičius y retrouva à la fois des souvenirs personnels de son enfance et des traces dans la grande littérature, le nom de Vejbolovo (Virbalis en russe) étant cité tout à la fois par Dostoïevski, Nabokov, Maïakovski, Prokofiev ou Ilya Ehrenbourg. Les textes ont été réunis sous la direction de Katharina Raabe et Monika Sznajderman et sont accompagnés de photographies d'artistes, héritiers du courant new-topographics.
> Last & Lost, Editions Noir sur Blanc, Paris, 2007, 320 pages, 25 euros.
http://www.editions-libella.com/noir-sur-blanc.asp

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21 novembre 2007

Un Festival international de la lumière à Vilnius

Novembre est le mois le plus sombre de l'année. Ou peut-être pas ? Et si nous essayions de surmonter l'obscurité et d’éclairer Vilnius et sa population ? C’est la question que s’est posée une des équipes qui préparent le grand événement de 2009, "Vilnius - capitale européenne de la Culture". La science, la nature et les arts ont été ainsi sollicités pour joindre leurs forces au Festival international de lumière LUX, qui s’est tenu du 9 au 11 novembre à l’ancien Hôtel de ville, afin de révéler le monde mystérieux des lumières et des couleurs. Pour la première fois en Lituanie, artistes, médecins, scientifiques et écoliers ont combattu la tristesse traditionnelle de novembre et tenté un nouveau phénomène – la découverte de la lumière. Pour voir le programme :
http://www.culturelive.lt/en/lux

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19 novembre 2007

Lituanie : gueule de bois soviétique et lendemains européens

Débarrassée du joug de Moscou depuis presque vingt ans et membre de l’Union européenne depuis 2004, la transition en Lituanie reste chaotique, selon le webzine Café Babel. Encore pauvre et en crise d’identité, le pays doit encore vaincre la corruption, encourager l’indépendance de ses médias et réformer l’enseignement. Café Babel vient de publier tout un dossier sur le sujet, composé d’articles souvent sévères mais bien renseignés, écrits par de jeunes journalistes français, allemands et catalans et dont les titres sont quelque peu provocateurs : "Lituanie : la belle au bois dormant", "Tabloïds, pub et corruption", "Pots-de-vin aux médecins", "La fin de l’éducation à la soviétique", "Justice : l’intérêt général, inconnu au bataillon ?". A lire sur le site de Café Babel :
http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=12742

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17 novembre 2007

Dabartis 1917 : l’illustration lituanienne à l’heure allemande

De 1915 à 1918, les gouvernorats lituaniens de l’Empire tsariste (Vilnius, Kaunas et Grodno) sont occupés en totalité par les troupes du Kaiser. L’administration allemande gère le pays et y autorise l’émergence d’une presse locale, qu’elle soit de langue lituanienne, polonaise ou biélorusse. Paraît ainsi à partir de 1917 le quotidien lituanien Dabartis (Aujourd’hui) dont l’affiche est reproduite ci-contre. Le texte de l’affiche précise : "Lisez Dabartis. Dabartis paraît chaque jour, apporte les dernières nouvelles aux jeunes comme aux vieux ainsi que des informations utiles. Abonnement aux bureaux de poste et dans les services publics. " L’affiche occupe une place particulière dans l’illustration lituanienne de l’époque. Outre que l’iconographie est excessivement "lituanienne" (maison à gonkos et colonnes sculptées, Vitys au fronton, crucifix, femme à l’enfant dans un jardin très propret), l’affiche est réalisée sur un papier de très bonne qualité et brille de toutes ses couleurs. Le trait est net et de grands aplats donnent une impression de clarté. Elle se distingue des affiches lituaniennes réalisées jusque-là, souvent grises et floues. Il convient de préciser qu’à cette époque la 10e Armée allemande avait implanté son quartier général à Vilnius, où elle avait créé sa propre petite maison d’édition qui publiait manuels, guides et affiches pour son propre usage. Matériel d’impression, techniciens, rédacteurs et illustrateurs étaient venus d’Allemagne et eurent une réelle influence sur le milieu des arts graphiques lituaniens, en pleine émergence. Les affiches et ouvrages réalisés par les troupes d’occupation allemandes sont d’ailleurs toujours conservés précieusement à la bibliothèque de l’Académie des sciences à Vilnius.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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15 novembre 2007

Egalité hommes-femmes : la Lituanie en 14e place dans le monde

Une fois de plus, quatre pays nordiques – la Suède (1e), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et l’Islande (4e) – cette fois-ci suivis de près par deux pays baltes – la Lettonie (13e) et la Lituanie (14e) – arrivent en tête du classement de l’indice sur l’inégalité entre les sexes (Gender Gap Index) publié début novembre par le World Economic Forum. Cela signifie qu’ils affichent les plus faibles disparités parmi les 128 pays analysés. Le Global Gender Gap Report 2007 a été élaboré selon une nouvelle méthodologie utilisée pour la première fois l’année dernière et comprend des profils détaillés qui fournissent des informations sur les aspects économiques, légaux et sociaux des écarts entre hommes et femmes observés dans chaque pays. Le rapport mesure l’ampleur de ce clivage dans quatre domaines fondamentaux de l’inégalité entre les sexes : 1° la participation et les opportunités économiques : résultats sur les salaires, les niveaux de participation et l’accès à des emplois hautement qualifiés (la Lituanie est au 7e rang mondial). 2° le niveau d’éducation : résultats relatifs à l’accès à l’enseignement de base et supérieur (29e rang mondial). 3° l’influence politique : résultats sur la représentation au sein des structures décisionnaires (37e rang mondial). 4° la santé et la survie : résultats relatifs à l’espérance de vie et au ratio hommes-femmes (38e rang mondial).
http://www.weforum.org/en/initiatives/index.htm

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13 novembre 2007

Via Baltica. Sur la route des Pays baltes

En 2004, le jeune Aleksi Cavaillez - né en 1981à Paris - découvre les Pays baltes. Fasciné, il décide d'y revenir avec un ami photographe tchèque. Leur sensibilité propre et leur difficulté à communiquer entre eux - Aleksi est sourd - et avec les gens qu'ils rencontrent renforcent leur rapport avec cet univers déroutant pour eux. S’imprégnant de la culture et de l’histoire des lieux et des paysages, ils se laissent porter par les rencontres et vagabondent de lieu en lieu en un itinéraire spontané. De très beaux dessins, souvent croqués sur le vif, et de remarquables photographies noir et blanc accompagnent le texte et confèrent une originalité bien sympathique à ce carnet de voyage à travers la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Il en ressort un ouvrage singulier et très attachant.
> Aleksi Cavaillez et Viktor Vejvoda. Via Baltica. Sur la route des pays baltes, Estonie, Lettonie, Lituanie. Editions Noir sur Blanc, Paris, 2007, 189 pages, 23 euros.
http://www.editions-libella.com/noir-sur-blanc.asp

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11 novembre 2007

L’histoire des Lituaniens est aussi "notre Histoire" !

Le 26 octobre s’est ouvert à Bruxelles une exposition intitulée "C'est notre Histoire". Organisée par le futur Musée de l’Europe, l’expo présente l'aventure de l'unification européenne de 1945 à nos jours, à travers les décors et les films, au milieu de plus de 500 objets. Elle comprend notamment le portrait de vingt-sept personnes, une par pays de l’Union européenne, qui disent chacune à sa manière que l’histoire de l’Europe, c’est aussi notre histoire. Car l’histoire de l’Europe n’est pas seulement celle des institutions, des personnages médiatisés ou des évènements politiques. Elle est aussi celle des Européens et Européennes qui font l’Europe de tous les jours. La Lituanie est représentée par Caroline Masiulis où elle vit aujourd’hui, bien que née en France, et y dirige la librairie créée par son grand-père, Juozas Masiulis (1864-1940). Ce dernier fut un des "knygnešiai", ces célèbres porteurs de livres de l’époque de l’interdiction, par le régime tsariste, de l’alphabet latin dans les publications lituaniennes (cf. les Cahiers Lituaniens n°5). Juste après la suppression de l’interdiction en 1904, il fonda la première librairie de Panevėžys, en 1905, comme le firent d’ailleurs plusieurs de ses confrères porteurs de livres. Cette librairie n’a jamais cessé son activité. Bien qu’étatisée en 1944, elle resta un commerce de livres pendant toute la période soviétique. Elle fut restituée aux descendants Masiulis en 1992 et fêta son centenaire en 2005. La librairie de Juozas Masiulis se trouve ainsi être la plus ancienne librairie de Lituanie toujours en activité. Caroline Masiulis, comme chacun des vingt-sept citoyens ordinaires de l’exposition, raconte dans une vidéo en quatre langues son histoire personnelle, aussi passionnante que celle des autres Européens. Certes, les "27 " dans leur histoire singulière, ne représentent qu’eux-mêmes. Pourtant, en un sens, ils représentent tous les Européens car leurs histoires ne sont pas que singulières, elles sont aussi exemplaires. Exposition ouverte du 26 octobre 2007 au 23 mars 2008 au site de Tour & Taxis, 86 avenue du Port à Bruxelles.
http://www.expo-europe.be/
http://www.cahiers-lituaniens.org/sommaire.htm

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09 novembre 2007

Korsunovas : "Dans le rôle de la victime" à Aubervilliers

Figure emblématique du théâtre lituanien, Oskaras Koršunovas s'est imposé sur la scène européenne avec une oeuvre engagée. Invité plusieurs fois en France avec des spectacles irrésistibles comme "Roméo et Juliette" ou "Le Maître et Marguerite", il revient avec une comédie déjantée des frères Presniakov, "Dans le rôle de la victime" au Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers du 9 au 14 novembre. La pièce est un pamphlet au ton shakespearien sur les pays de l'Est et leur jeunesse désoeuvrée, un Hamlet contemporain sur fond de musique pop-rock. Jouer la victime, c'est ce que fait Valya, jeune homme d'aujourd'hui, employé par la police pour prendre la place du mort lors de reconstitutions criminelles. Un métier comme un autre qui devient le prétexte de scènes totalement cocasses. De défenestration au courant d'air absent en noyade à sec, ces enquêtes à l'emporte-pièce et aux conclusions tirées d'avance par un policier véreux tournent en dérision tout un système. Dans sa famille, Valya fait face à la même absurdité. Il reçoit une nuit la visite de son père décédé qui accuse sa mère de l'avoir empoisonné, pour vite le remplacer par son oncle, lui-même figure emblématique d'une certaine Russie, toute en puissance jusque dans ses travers. Avec une scénographie de Jurate Paulekaite, des costumes de Agne Kuzmickaite et une musique de Gintaras Sodeika, le spectacle est joué en lituanien (surtitré en français) avec Darius Gumauskas, Dainius Gavenonis, Dalia Brenciute, Remigijus Vilkaitis, Ruta Butkute, Vaidotas Martinaitis, Dalia Micheleviciute, Rytis Saladzius, Audrius Nakas, Julius Zalakevicius, Ramunas Rudokas, Egle Mikulionyte.

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07 novembre 2007

La croissance ne freine pas la fuite des jeunes Lituaniens vers l’Europe de l’Ouest

Dans son numéro daté de l’automne 2007, le magazine Europe’s World estime que, si l’on regarde les résultats du dernier sondage Gallup, les décideurs politiques baltes feraient bien de se poser la question suivante : "La croissance, oui, mais à quel prix ?". Un grand nombre de jeunes des trois Pays baltes déclarent vouloir émigrer vers un autre pays aussitôt qu’ils pourront se le permettre, malgré la croissance économique bien supérieure à la moyenne européenne. En effet, le produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de l’Union européenne s’est accru de 2,9% en 2006 alors que son accroissement fut de 9,2% en Lituanie, de 11,1% en Lettonie et de 11,8% en Estonie. Pourtant, malgré ces bonnes performances économiques, deux jeunes Lituaniens sur trois (66%) de 15 à 24 ans déclarent vouloir quitter leur pays définitivement. Il en va de même pour 44% des jeunes Estoniens et 36% des jeunes Lettons. Leur destination de choix ne serait pas les Etats-Unis ou les pays à forte croissance de l’Asie : parmi ceux qui veulent déménager, plus de six sur dix veulent s’installer dans un autre pays de l’Union européenne. Pour les autres, ils sont près de trois sur dix à vouloir partir ailleurs dans le monde, les autres voulant vivre dans les pays de l’ancienne Union soviétique.
http://www.europesworld.org/

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05 novembre 2007

Le Centre Mekas ouvre ses portes à Vilnius

Vilnius devient la nouvelle capitale mondiale de l'avant-garde et du mouvement Fluxus au XXIe siècle, avec l’ouverture du Jono Meko vizualiųjų menų centras (JMVMC), le centre d’arts visuels dédié à Jonas Mekas, rue Gyneju 14. La première exposition s’intitule The Avant-Garde: From Futurism to Fluxus (L'avant-garde : du futurisme au Fluxus) et se tiendra du 5 novembre 2007 au 3 février 2008. Elle rend hommage à l'histoire de l'avant-garde à travers certaines de ses personnalités centrales ainsi qu'une vaste gamme de moyens d'expression, dont le cinéma, les photos de film, l'installation, les objets et documents Fluxus, la sculpture, la vidéo et la poésie, qui ont conjointement stimulé de nouvelles façons de percevoir l'art, la culture et la société. De plus, cette exposition représente la célébration du retour au pays de deux des artistes les plus prolifiques de la Lituanie, soit Jonas Mekas, pionnier du cinéma avant-gardiste, et George Maciunas, le fondateur et le promoteur de Fluxus, mouvement artistique international des années 1960. Kazys Binkis, poète et écrivain futuriste dont l'oeuvre littéraire a sensibilisé la Lituanie à la philosophie et à l'esthétique de l'avant-garde, occupe une place de choix dans le programme. Jonas Mekas présente ici de nouvelles installations dans lesquelles les images fixes et en mouvement s'unissent dans une présentation multimédia spectaculaire. Sa collection de 40 courts métrages est diffusée sur des moniteurs et des projections murales, de même que 40 photos de film extraites de cette fascinante série qui démontre les innovations formelles de Mekas ainsi que son importante contribution en tant que documentariste. Parmi les personnalités connues qui apparaissent dans ses films, on compte John Lennon, Salvador Dali, George Maciunas, Richard Serra, Nam June Paik, Andy Warhol et Allen Ginsberg, rappellant ainsi que les films de Mekas constituent certaines des meilleures oeuvres historiques de l'avant-garde, mouvement existant depuis les années 1960. L'exposition mettra également en vedette le film de Zefiro Torna, Scenes From the Life of George Maciunas (1992), hommage cinématographique qu'a rendu Mekas à son ami et collaborateur de longue date. Ce film est complété par 40 photos de film spécialement conçues par Mekas pour l'exposition, dont la conservatrice est Maya Stendhal.
http://www.mekas.lt/

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03 novembre 2007

Semaine du cinéma lituanien en novembre à Paris

Du 7 au 13 novembre 2007, un vent baltique soufflera sur Paris avec un panorama de réalisations lituaniennes. Tous les jours, un film lituanien différent à découvrir d'urgence pour les amateurs de nouveauté : "Sept hommes invisibles" de Sharunas Bartas (mercredi 7 à 20h et jeudi 8 à 13h40), "Tu es moi" de Kristijonas Vildžiūnas (jeudi 8 à 20h et vendredi 9 à 13h40), "La conjuration du pêché" de Algimantas Puipa (vendredi 9 à 20h et samedi 10 à 13h40), "Le lac aux corneilles" de Inesa Kurklietytė (samedi 10 et dimanche 11 à 15h40), "Zéro" d'Emilis Vėlyvis (lundi 12 à 17h50 et mardi 13 à 20h), "Avant de revenir à la terre" de Arunas Matelis (lundi 12 à 13h40 et mardi 13 à 13h50). A voir à L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé. Tarif : 7 Euros. Réservation : Lucie de Rohan Chabot, 01 45 40 57 26.
http://www.lentrepot.fr/

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02 novembre 2007

Natalie Shau : art virtuel, art gothique

Du 4 au 22 décembre 2007, la galerie "Le cabinet des Curieux" (12, passage Verdeau) à Paris exposera des oeuvres de Natalie Shau, jeune artiste autodidacte lituanienne de 23 ans habitant à Vilnius. Son art est un peu à part puisqu'il s'agit d'art virtuel. Elle manipule des photos sur le logiciel Photoshop essentiellement, avec collages ou peintures numériques, pour créer un univers onirique, sombre, gothique ou féerique. Elle se définit elle-même comme une "dark artist" et se dit influencée par les histoires de fantômes, les "noces funèbres " ou des musiques de type death rock / dark folk. Connu en Allemagne et en Pologne, ce sera sa première exposition en France.
http://www.cabinetcurieux.com/
http://natalieshau.carbonmade.com/

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