30 décembre 2007

Balys Sruoga, le chef de file de la poésie symboliste lituanienne

Il y a 60 ans disparaissait une figure morale de la littérature lituanienne : Balys Sruoga. Né en 1896 à Baibokai, près de Biržai, il avait fait ses études secondaires à Panevėžys, puis étudié la littérature à l’université de Saint-Pétersbourg. Après la révolution de 1917, il poursuivit ses études à Munich où il obtint son doctorat en 1921. Professeur de littérature russe et d’histoire du théâtre à l’université de Kaunas, critique, chef de file du courant symboliste en poésie, auteur de drames historiques, il joua un rôle de premier plan dans la vie culturelle de la Lituanie indépendante (1918-1940). En 1939, au moment du rattachement de Vilnius à la Lituanie, il s’installa dans la capitale "recouvrée", vite réannexée par les Soviétiques, puis occupée par l’Allemagne hitlérienne. Déporté par les nazis en 1943, Balys Sruoga a laissé de son internement au camp de Stutthof un témoignage poignant, "La Forêt des dieux", écrit en 1945. Les autorités soviétiques n’autoriseront sa parution qu’en 1957 et il sera alors traduit dans de nombreuses langues (dont le français). Balys Sruoga ne se remit pas complètement des mauvais traitements de sa captivité et mourut en 1947 à Vilnius.
http://lt.wikipedia.org/wiki/Balys_Sruoga

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29 décembre 2007

Petit Futé : les Pays Baltes

La 4e édition 2007-2008 du Petit Futé "Pays Baltes" est parue, avec 388 pages d’informations historiques, culturelles et pratiques (cuisine, sports, politique, population, religion...), des suggestions de destinations et de visites classées par région (Lituanie, Lettonie, Estonie et enclave de Kaliningrad), avec pour chaque site des adresses pour se restaurer, trouver un hébergement, des renseignements sur les transports, etc. Guide broché disponible au prix de 15 euros.
http://www.petitfute.com

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28 décembre 2007

La Voix de la Russie interdite d’antenne en Lituanie

Le Comité international de protection de la liberté de la presse et des droits des journalistes a demandé que la Lituanie revoie sa décision sur l’interdiction de la retransmission de La Voix de la Russie, par la station privée Baltijos bangų radijas, à Vilnius. Il est souligné que les programmes de La Voix de la Russie sont retransmis par des stations locales en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et dans d’autres pays, selon le principe de la liberté d’expression des médias.
http://alecoutedumonde.blogs.courrierinternational.com/
http://www.ruvr.ru/index.php?lng=fre

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27 décembre 2007

Totalitarisme : journal d’une écolière soviétique

Le Journal de Nina Lougovskaïa vient de paraître en édition de poche. Vivant dans la Russie bolchevique voisine de la Lituanie encore indépendante, Nina a 19 ans en 1937 lorsque la police secrète l'arrête avec toute sa famille. Douze ans de Goulag l'attendent dans la Kolyma, au nord-est de la Sibérie. Chef d'accusation : complot contre la vie de Staline. Pièces à conviction : trois cahiers d'écolier jugés "antisoviétiques", trouvés dans la commode de la jeune fille. De 1932 à 1936, Nina a consigné dans ce journal, depuis l'âge de quatorze ans, ses peines de coeur, le récit de ses chahuts de collégienne, ses inquiétudes d'adolescente, son amour de la littérature et de la poésie, mais aussi, et surtout : ses commentaires lucides, témoignant d'une conscience politique précoce, sur la Russie marxiste-léniniste et sur Staline. Ces cahiers seront utilisés comme document à charge contre la famille de Nina. Retrouvé soixante ans plus tard dans les archives du KGB, ce document exceptionnel, honorable pendant au Journal d'Anne Frank, constitue un outil de réflexion poignant sur le totalitarisme. > Nina Lougovskaïa, Journal d’une écolière soviétique, Pocket, Paris, 2007, 347 pages, 7,10 euros.
http://www.pocket.fr/

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24 décembre 2007

Kuciukai, les petits fours de Noël

Le 24 décembre, veille de Noël, est une fête familiale importante dans la tradition lituanienne. Appelée Kūčios, elle précéde Kalėdos, le jour de Noël. Ce jour-là, toute la maison est nettoyée et rangée, les draps des lits sont changés, les gens prennent un bain et mettent des habits propres. La préparation des plats de la veillée dure toute la journée, qui est par ailleurs jeûnée, même si l’Eglise catholique ne l’exige pas. D’ailleurs, la viande est proscrite ce jour-là. Le soir, ce sont 12 plats, autant que les apôtres du Christ, qui sont mis sur la table. D’abord, les fameux kūčiukai, qui sont de petits fours ronds à la farine et à la levure mais sans beurre. Et aussi du hareng et divers autres poissons, de la soupe aux pavots, des kiselis (boissons épaisses aux canneberges), de la salade, des champignons, des pommes de terre cuites, de la choucroute sans viande, du pain. Sur la table est aussi posée une assiette contenant autant d’hosties que de membres de la famille présents. Ces hosties sont appelées Dievo pyragai ou gâteaux de Dieu. Dans certaines régions de Lituanie, on met aussi des pommes, symboles du premier péché d’Adam et d’Eve.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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23 décembre 2007

Hommage suisse à Oscar Milosz

Dans le cadre de son programme interdisciplinaire d’études catholiques, l'université de Fribourg en Suisse a rendu hommage à Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939) à l'occasion du 130e anniversaire de sa naissance en organisant le 14 décembre dernier un colloque consacré à l'écrivain et poète lituanien de langue française. Initié par le professeur Guy Bedouelle et Grzegorz W. Sienkiewicz, le colloque a réuni des spécialistes des littératures et de l’histoire des idées de cette figure un peu énigmatique qui y analysèrent des textes et leurs contextes. Figuraient au programme : De l’étrangeté de vivre au sens du sacré chez O. V. de Lubicz-Milosz, par le professeur Michel Viegnes (université de Fribourg), Oscar Milosz : les inscriptions en mage de la Bible, par le professeur Genovaitė Druckutė (université de Vilnius), La figure du converti dans le théâtre d’Oscar Milosz, par le Dr Olivier Piveteau (université de La Rochelle), Autour d’une page des Zborowski, par le professeur Simone de Reyff (université de Fribourg), La cosmologie dans la poésie d’Oscar Milosz, par le Dr Daniel Bourgeois (Aix-en-Provence), Oscar et Czeslaw Milosz, deux dissidents de la modernité, par le professeur Rolf Fieguth (université de Fribourg). Pour tout renseignement :
grzegorz.sienkiewicz@unifr.ch

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22 décembre 2007

Mondialisation ? Volontiers, disent les Lituaniens. Non merci, répliquent les Grecs.

Les opinions sont fortement divisées à travers l’Europe sur la question de la mondialisation. La Grèce, la France et la Hongrie sont les trois Etats membres de l’Union européenne les plus sceptiques. Quant aux plus optimistes, ils vivent en Estonie et en Lituanie, suivies de la Pologne et de la Suède, selon le dernier sondage Eurobaromètre publié dans le numéro d’automne du magazine Europe’s World. Ainsi, près de 54% des Lituaniens estiment que la mondialisation a des effets positifs, contre seulement 34% des Français. Le consensus est plus grand sur ce que pourraient être ses avantages et ses coûts. 61% des Européens pensent que la mondialisation est une bonne chose pour le progrès scientifique et technique mais ils ne sont plus que 34% à croire qu’elle pourrait réduire les inégalités entre pays, et 27% à penser qu’elle améliorera leur marché du travail.
http://www.europesworld.org/
http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm

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21 décembre 2007

Espace Schengen : la frontière lituano-lettone redisparait

Dans la nuit du 20 au 21 décembre, l’espace Schengen est passé de 15 à 24 pays. Parmi les nouveaux pays européens figurent la Lituanie et deux de ses voisins, la Lettonie et la Pologne. Ainsi, le 21 au matin, le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus s’est rendu au poste douanier de Kalvarija, où, de concert avec le Président polonais Lech Kaczynski, ils ont soulevé les barrières frontalières séparant les deux Etats. Puis, le président lituanien s’est rendu au poste frontière de Germaniškis où il a participé à la cérémonie d’ouverture avec le Président letton Valdis Zalters. Sur le pont de la rivière Nemunėlis reliant la Lituanie et la Lettonie, les deux dirigeants ont coupé un ruban symbolisant la frontière entre les deux anciennes républiques soviétiques. "L’idée née il y a cinquante ans d’unir des hommes libres est devenue réalité. L’unité des Etats baltes, toujours présente dans nos coeurs, a aujourd’hui aboli ces frontières. Maintenant nous pouvons construire ensemble notre avenir. Et nous ne le pouvons que parce qu'existe la possibilité de voyager et de communiquer librement", a déclaré le président Adamkus. Le paradoxe de la cérémonie est que cette frontière n’existait pas à l’époque soviétique et qu'elle n’avait été instituée qu’en 1991, au moment de l’effondrement de l’URSS et du rétablissement de l'indépendance des Etats baltes. C’est ce qu’a souligné le dirigeant letton : "C‘est un moment agréable et important pour les Lituaniens et les Lettons. Autrefois nous avons dû créer des frontières pour prouver que nous sommes des nations et des Etats. Dix-sept ans après, nous pouvons témoigner de notre force sur ce pont, force qui nous permet d’abolir ces frontières".
http://www.president.lt/

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19 décembre 2007

Musique : Osvaldas Balakauskas fête ses 70 ans

Né le 19 décembre 1937 à Miliunai, Osvaldas Balakauskas est un des plus grands compositeurs contemporains de Lituanie. Après avoir achevé ses études à l'Institut Pédagogique de Vilnius en 1961, il a suivi le cours du célèbre compositeur ukrainien Boris Lyatoshinsky au Conservatoire de Kiev en 1969. De 1988 à 1992, il fut membre du Conseil de "Sajudis", le mouvement pour l’indépendance de la Lituanie et devint, de 1992 à 1994, le premier ambassadeur de Lituanie en France. En 1996, il reçut le Prix National de Lituanie, la plus haute distinction artistique du pays. Il dirigea toutes ces années-là le département de composition de l’Académie de musique et de théâtre de Lituanie. Osvaldas Balakauskas a développé un système unique et précis de composition qu'il désigne de 'dodécatonique'. Cependant, sa musique semble rarement calculée et semble en réalité plutôt néo-romantique, avec des sonorités occasionnelles de jazz et d’impressionnisme. Les influences de ses années de conservatoire incluent Stockhausen, Boulez, Xenakis et particulièrement Webern et Messiaen. Parmi ses œuvres orchestrales ou concertantes les plus importantes, on mentionnera sa Sonate des Montagnes inspirées par les peintures de Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1975), la Symphonie No 2 (1979), la Passio Stumentale (1987) et ses Symphonies No 4 (1998) et no 5 (2001), ces deux derniers travaux reflétant une véritable évolution dans sa composition. Ses œuvres sont interprétées dans de nombreux festivals de musique classique ou contemporaine à travers le monde.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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15 décembre 2007

Kristina Zmailaite et Edmundas Seilius chantent Balys Dvarionas à Paris

Initiée par la pianiste américaine installée à Paris Marry Dibbern, une soirée d’opéra et d’opérette réunira la soprano Kristina Zmailaitė et le ténor Edmundas Seilius, le dimanche 16 décembre à l’Atelier de la Main d’Or à Paris. Au programme, des airs de Don Giovanni de Mozart, des opérettes de Franz Lehar, Giuditta, Das Land des Lächeln et Die lustige Witwe, ainsi que de l’opéra Dalia de Balys Dvarionas (1904-1972). Balys Dvarionas, chef d’orchestre, organiste et pianiste, fut l’un des plus célèbres compositeurs lituaniens. Après des études au conservatoire de Leipzig et à Salzbourg, il enseigna le piano au conservatoire de Kaunas dans l’entre-deux-guerres, puis dirigea l’Orchestre philharmonique de Lituanie à Vilnius de 1940 à 1941 et de 1958 à 1964. Il composa de nombreuses œuvres, opéras, concertos, symphonies, ainsi que le thème musical de l’hymne soviétique de la RSS de Lituanie (sur les paroles de Antanas Venclova). Son opéra Dalia (1957) a pour thème la libération des paysans lituaniens. Le style musical utilise les rythmes et le langage harmonique typique de la musique traditionnelle lituanienne. Dalia a été représenté en 2004 à l’Opéra national de Lituanie à Vilnius, avec Edmundas Seilius dans le rôle de Jurgelis. Quant à Kristina Zmailaitė, elle interpréta déjà des airs de Dvarionas au printemps au Scots Kirk à Paris.
http://lt.wikipedia.org/wiki/Balys_Dvarionas

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13 décembre 2007

Cahiers Lituaniens : le n° 8 vient de paraître !

Au sommaire de ce numéro : Les Français à Memel/Klaipeda 1920-1923, par Bernard Jusserand ; La Lituanie et la culture française pendant la première indépendance (1918-1940), par Julien Gueslin ; Les Karaïmes, peuple de Lituanie, par Marielle Vitureau ; Le multilinguisme en Lituanie, hier et aujourd’hui, par Irena Smetonienė ; Sur la première Exposition d'art lituanien à Vilnius (1907), par Nathalie Lorand ; Algirdas Steponavičius ou "le mystérieux miroitement de l’être", par Birutė Žilytė ; Vytautas Kazimieras Jonynas "au croisement mondial des arts", par Laima Bialopetravičienė. Le numéro s’achève avec une sélection de poèmes de Vladas Braziūnas, intitulée "Attraction". L’illustration de couverture et celles des pages intérieures sont de Algirdas Steponavičius.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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10 décembre 2007

Birstonas, ville d’eaux et de loisirs

Mentionnée dans les chroniques historiques dès 1382, Birštonas est une charmante petite ville située dans un coude du fleuve Niémen, dans le sud de la Lituanie. Entourée de forêts de conifères qui la protègent des vents, la cité est plantée dans un décor naturel qui ressemble beaucoup à celui de Druskininkai. Autre ressemblance, Birštonas est connue depuis le Moyen Age pour ses sources salées. C’est en 1846, à l’époque tsariste, qu’elle est officiellement devenue station thermale. Dès la fin de XIXe siècle, ses établissements de santé utilisant les boues médicales accueillaient des malades de toute la Russie, de Pologne et bien sûr de Lituanie. Actuellement les établissements de Birštonas traitent principalement les maladies respiratoires et digestives. L’eau de sa source la plus célèbre, Birutė, est commercialisée sous ce nom en bouteilles d’eau minérale depuis près de 80 ans. Chaque année s’y organise un festival de jazz – le plus ancien de Lituanie – et des compétitions d’ "homme le plus fort". Depuis décembre 2000, la ville dispose d’un très sympathique petit musée d’art sacré installé dans une maison en bois à côté de l’église St Antoine de Padoue. A Birštonas est également implanté le Centre olympique d’aviron où s’entraînent rameurs lituaniens et étrangers. Pour visiter les alentours et atteindre le Parc National des Boucles du Niémen, des promenades en vélo ou à cheval sont proposées, ainsi que des excursions en montgolfière ou planeur.
http://www.birstonas.lt/
http://www.muziejai.lt/Birstonas/Birstono_sakral.FR.htm
http://jazz.birstonas.lt/

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07 décembre 2007

Mythologie : le panthéon lituanien

Le panthéon des divinités lituaniennes rappelle celui des anciens Grecs et Romains. Le monde divin du paganisme était une succession de générations de dieux, dont la plus ancienne était présidée par Praamžius, littéralement "celui qui fut avant les siècles". Ses enfants étaient les dieux suprêmes. Praamžius, d’après la tradition mythologique, avait créé le monde. Il habitait dans le ciel où il avait un palais splendide. C’est à lui qu’appartenait le ciel, l’air, l’eau, la terre, et tous les êtres vivants. C’est lui qui apprit aux hommes à labourer la terre, à semer. Parfois, déguisé en mendiant, il descendait sur la terre, rendait visite aux paysans, suivait les travaux champêtres. Dans la conception des Lituaniens, même encore aujourd’hui, les divinités, les esprits, les âmes des défunts sont familiers et fréquentent constamment les hommes vivants. Après Praamžius figure un groupe de trois dieux suprêmes qui sont ses trois fils : Perkūnas, Patrimpas et Pikuolis (illustration). Perkūnas jouait le rôle le plus important. Il régnait sur l’atmosphère. Le tonnerre était sa parole. Il surveillait la moralité et la justice des humains. A une époque très ancienne, on l’imaginait avec l’aspect de l’aigle, puis d’un taureau. Plus tard on se le représentait sous l’aspect d’un vieux forgeron. La hache en pierre était son emblème. On lui attribuait un grand pouvoir magique. Il aidait souvent les hommes et luttait contre les esprits mauvais. Le deuxième dieu de la triade était Patrimpas. Il protégeait toute la nature et apportait le renouveau du printemps, la joie, le calme, la fertilité. Il prenait soin des animaux domestiques, des travaux champêtres. La couleuvre que les Lituaniens respectaient était considérée comme un envoyé de Patrimpas. On lui offrait en sacrifice l’ambre, la cire, le blé, le lait. Quant au troisième dieu suprême, Pikuolis, il était représenté comme un vieil homme avec une barbe grise. Il s’occupait des morts, de la vie souterraine. C’était le dieu des ténèbres, de la colère et des malheurs. Un groupe à part était constitué des divinités célestes : le dieu Mėnulis (la Lune) et la déesse Saulė (le Soleil). Les étoiles et les planètes étaient leurs enfants. Les Lituaniens croyaient également à l’existence des bonnes fées (laumė), des sorcières (ragana), des gnomes espiègles ou bienfaisants (kaukas). Ils avaient encore des divinités domestiques, comme Žemepati, qui protégeaient les maisons et aidaient les femmes dans leurs tâches quotidiennes. Enfin, les âmes des défunts étaient un monde d’esprits qui hantaient ou fréquentaient constamment le monde des vivants et peuplaient la nature. En outre, toute la nature était plus ou moins divinisée, en particulier les arbres. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de rencontrer des survivances de ces croyances dans la vie quotidienne des Lituaniens. Pour en savoir plus, lire "Des dieux et des hommes : études de mythologie lithuanienne" de Algirdas Julien Greimas (Puf, 1985) ou "L’art des croix en Lituanie" par Alė Počiulpaitė (Cahiers Lituaniens, n°5, 2004).
http://www.cahiers-lituaniens.org/sommaire.htm

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04 décembre 2007

Valentinas Ajaukas et Dalia Genovaite Mazeikyte à la Galerie Nord-Est

Du 21 novembre au 24 décembre 2007, la Galerie Nord-Est de Strasbourg expose des œuvres d’artistes de différents pays d’Europe et d’Asie, dont deux de Lituanie : Valentinas Ajaukas, né en 1948 à Kaunas, artiste peintre, illustrateur de livres, réalisateur d’affiches (œuvre ci-contre), et Dalia Genovaitė Mažeikytė, née en 1943 près de Rokiškis, plutôt spécialisée dans la gravure et les estampes. Ils sont tous deux diplômés de l’Institut des beaux-arts de Vilnius et membres de l’Union des artistes de Lituanie. Ils vivent et travaillent aujourd’hui à Vilnius. C’est la même galerie Nord-Est qui fait découvrir au public alsacien, depuis plusieurs années, des artistes lituaniens contemporains tels que Elvyra Katalina Kriaučiūnaitė, Irena Daukšaitė et surtout Stasys Eidrigevičius. La galerie Nord-Est, 18 rue de la Division Leclerc à Strasbourg, est ouvert du lundi au samedi, de 14h à 18h30. Tél. 03 88 32 32 09.
nordest@infonie.fr

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02 décembre 2007

Dictionnaire du communisme : la Lituanie aussi

Dix ans après la parution très remarquée et mondialement débattue du Livre noir du communisme (traduit et édité également en Lituanie), vient de paraître le Dictionnaire du communisme qui analyse en détail l’évolution et le fonctionnement du plus grand système totalitaire du XXe siècle. Grâce à de nouvelles découvertes dans les archives de l’ex-bloc soviétique, l’équipe d’une vingtaine d’historiens réunis et dirigés par Stéphane Courtois décortique la nature véritable du système par mots-clés et avec des données chiffrées. La Lituanie, bien que n’ayant subi la violence bolchevique qu’à partir de 1940 – contrairement à la Russie, l’Ukraine ou la Georgie – est fréquemment citée dans l’ouvrage, notamment à travers les articles Déportation (avec les 10.187 déportés de juin 1940 et les 118.599 déportés de l’après-guerre, de 1945 à 1953), Exil (les 50.000 Lituaniens qui passèrent à l’Ouest en 1945), Résistance (la répression contre les 10% de Lituaniens engagés dans la lutte contre la soviétisation entre 1944 à 1952) ou Terreur (les plus de 80.000 fusillés de juin 1940 à juin 1941).
http://www.larousse.fr/

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