27 février 2008

Comment peut-on être "balte" ?

Sur le site de Nouvelle Europe, Philippe Perchoc se penche sur le "mystère balte" et l'embroglio ethno-linguistique lié à l'identité balte. En effet, l’adjectif "balte" a voyagé au travers des âges en prenant des significations changeantes. À l’origine, les seuls qui se donnaient le nom de "Baltes" étaient les Balten (ou Baltendeutschen), c’est-à-dire les couches supérieures germaniques issues des ordres chevaleresques et qui dominaient les sociétés estonienne et lettone au Moyen-Âge. La Lituanie a connu un destin différent de ses "sœurs baltes" dans la mesure où elle forma dès le Moyen-Âge un Etat puissant qui s’allia par la suite à la Pologne médiévale. Les Balten étaient donc moins ancrés en Lituanie. Y compris après l’intégration des régions baltes dans l’empire tsariste au XVIIIe siècle, la mobilité sociale, quand elle était possible, était avant tout une mobilité linguistique de la langue locale à l’allemand et la vie intellectuelle avait cette dernière langue comme unique véhicule. Il fallut attendre le renouveau religieux consécutif à la Réforme pour que certains de ces intellectuels apprennent les langues autochtones et les valorisent. Pourtant, toutes ces langues ne sont pas "baltes", à proprement parler. En effet, seuls le letton et le lituanien sont des langues baltes, l’estonien étant quant à elle une langue finno-ougrienne. Donc, deux langues baltes (lituanien et letton) pour trois pays dont deux (Lettonie et Estonie) sont dominées par les Balten. Comment, dans ce contexte, peut-on être "balte" ? Lors de la période tsariste, les "Baltes" sont avant tout restés les Balten alors que les mouvements nationaux dans les trois pays ont vu naître des sentiments lettons et estoniens ou renaître la nation lituanienne contre la culture dominante allemande. Dans un monde où toute culture était exprimée en allemand, Krišjānis Valdemārs fut le premier intellectuel à se déclarer "Letton", par une carte de visite fixée sur la porte de sa chambre à Tartu (Estonie) en 1856. On était alors letton contre les "Baltes", et les nationalistes estoniens, lettons et lituaniens rejoignirent plutôt le mouvement des slavophiles contre les germanophiles. C’est en 1918 que les "régions baltes" sont devenues les "pays baltes" proprement dits ; deux d’entre-eux, la Lettonie et l’Estonie n’avaient jamais connu d’indépendance. Les Balten, déchus de leurs privilèges devinrent une minorité allemande, les majorités locales enfin au pouvoir, s’attribuèrent l’identité balte et commencèrent à coopérer entre elles. Les Allemands continuèrent à y jouer un rôle très important, mais moins central qu’auparavant. Formant une minorité agissante dans et hors des Parlements, ils furent nombreux à céder aux sirènes d’un nouveau "Baltikum" promis par le Führer. Pourtant, le pacte germano-soviétique de 1939 obligea les Allemands à quitter les pays baltes pour permettre à l’URSS de s’y installer. C’est ainsi une transformation dans la figure de l’ennemi traditionnel, du baron balte au Soviet, qui ancra définitivement les Estoniens, les Lettons et les Lituaniens dans leur identité "balte", durant cinquante années d’occupation soviétique. C’est en temps que Baltes qu’ils luttèrent ensemble dans les années 1980 pour la libération de leurs territoires et pour un "retour à l’Europe" dont ils firent leur principal objectif. Avec l’accomplissement de ce basculement géopolitique en 2004, que reste-t-il des "Baltes" ? Redevenus européens, la coopération entre les trois républiques est devenue moins importante, chacune ayant son horizon : les Estoniens regardent au Nord et se disent "nordiques", les Lituaniens au sud et se rappellent leur histoire "centre-européenne". Les Lettons restent "baltes" et tentent de donner un nouveau sens à ce mot. Pourtant, dans la carte mentale des Européens, ils restent baltes, sans cesse renvoyés à leur passé commun, en dépit de toutes leurs différences. Tous les Baltes ne sont pas baltes : les Balten ont depuis longtemps quitté les rivages orientaux de la Baltique et l’estonien n’est toujours pas une langue balte. Pourtant, il reste de la lutte commune, contre les Balten puis contre l’appareil soviétique, l’idée d’un destin partagé. Comment peut-on être balte ? Une question que l’on peut poser à ces 7 millions d’Européens qui continuent de partager une géographie. Une question qui prendrait aussi un sens particulier pour les quelques 1,7 millions de russophones d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie qui vivent au milieu des Baltes et dont les sondages montrent qu’ils se déclarent volontiers Pribalti (ou russki is Pribaltiki).
http://www.nouvelle-europe.eu/

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24 février 2008

Skaidra Jancaite et Birute Vainiunaite en concert à Paris

Le dimanche 24 février 2008 à 17h en l’église américaine du quai d’Orsay à Paris, sera donné un concert de la soprano Skaidra Jančaitė accompagnée au piano par Birutė Vainiūnaitė. Diplômée du conservatoire Juozas-Grodis de Kaunas en 1987 et de l’Académie de musique de Lituanie en 2002, Skaidra Jančaitė (photo) a suivi les master classes de chant du professeur André Orlowitz au Danemark en 1991-1992, du professeur Th. Grubbe en France en 1996 et du professeur J. Loibl en Autriche en 1997. Depuis 1991, Skaidra Jančaitė travaille à l’Académie de musique de Lituanie à Vilnius. Elle chante souvent en Lituanie où elle participe à des concerts et festivals de musique classique ou contemporaine. Quant à Birutė Vainiūnaitė, née à Kaunas, elle a étudié, de 1965 à 1970, à l’Académie de musique de Lituanie avec le professeur M. Azizbekova, puis, de 1970 to 1972, au Conservatoire de Moscou avec le professeur J. Milstein, enfin, de 1975 à 1976, au Conservatoire de Paris avec le professeur V. Perlemuter. Lauréate du 1er Concours de piano Čiurlionis en 1965 et du 14e Concours des virtuoses de Berlin en 1991, Birutė Vainiūnaitė se produit à l'occasion de concerts avec des orchestres dirigés par Domarkas, Rinkevicius, Sondeckis... Elle enseigne actuellement à l’Académie de musique de Lituanie. Au programme du concert de Paris : des Fantaisies de Mozart et de Schumann, des airs de Messiaen et de Debussy, ainsi des extraits d’œuvre de trois compositeurs lituaniens, Juozas Gruodis, Balys Dvarionas et Juozas Tallat-Kelpša.
http://www.acparis.org/

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20 février 2008

Photo : Vilnius traquée par Jean-Marc Caracci

"Il faut aimer la solitude pour être photographe". Cette citation de Raymond Depardon orne le site web du photographe français Jean-Marc Caracci, qui vit à Montpellier. Travaillant sur un projet-photo appelé "Homo Urbanus Europeanus", il partit en 2007 faire des reportages photographiques dans des capitales européennes tels que Bratislava, Sofia, Riga ... et Vilnius. Il prévoit en 2008 de poursuivre vers d’autres villes comme Madrid, Ljubljana, Rome, Bucarest, Varsovie, Tallinn ou Helsinki. Quand il photographie une ville, il se compare à un détective privé ou à un biologiste observant les mouvements suspects à l'intérieur d'une cellule. Il aime traquer le citadin et l'isoler de la foule, lui donner un rôle à son insu, le mettre en scène dans son propre univers, son propre paysage urbain. C’est la raison pour laquelle il a choisi de parcourir l'Europe, de capitale en capitale, et de photographier l'Homme dans la ville, dans son décor naturel : tel est l'esprit du projet "Homo Urbanus Europeanus".
http://homo.urbanus.free.fr/europeanus/galeries.html
http://jean.marc.caracci.free.fr/

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17 février 2008

Eduardas Balsys joué à Paris

Eduardas Balsys (1919-1984), bien que méconnu en Occident, compte parmi les grands compositeurs lituaniens du XXe siècle. Né en Ukraine et élevé à Kretinga, c’est au Conservatoire de Leningrad qu’il se révéla dans les années 50, notamment par ses concertos pour violon. C’est une de ses œuvres, le 2e Prélude, qu’une jeune violoniste lituanienne, Justina Zajančiauskaitė, boursière de la fondation "Cité internationale des Arts" à Paris, a interprété lors de la séance commémorative du 90e anniversaire de la Fête nationale qu’a organisé la Communauté lituanienne en France, le 17 février à Paris en l’église Saint-Joseph Artisan. Née en 1985 en Lituanie, Justina Zajančiauskaitė débuta des études de violon à l’école de musique de Rokiškis qu’elle poursuivit à l’Ecole nationale des beaux-Arts M.K. Čiurlionis. Elle entra en 2005 à l’Académie de musique et théâtre de Lituanie où elle suivit les cours de piano, sous la direction du professeur Justas Dvarionas. En 2006, elle fut admise au Conservatoire de Paris où elle se perfectionne chez le professeur Boris Garlitsky. Elle est lauréate de nombreux concours nationaux et internationaux : concours Balys Dvarionas des jeunes violonistes (1997 et 2004), concours des "Sonates du printemps" (2004), concours national Raimundas Katilius (2005), prix Jascha Heifetz, etc. Justina Zajančiauskaitė participa à une tournée de l’Orchestre des Jeunes de l’Union européenne et joue régulièrement dans l’Orchestre symphonique national de Lituanie, sous la direction de Juozas Domarkas.
http://www.prlb.org

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16 février 2008

16 février : les Signataires du rétablissement de l’Etat lituanien

C’était il y a 90 ans que les 20 membres du Conseil de la Lituanie (Lietuvos Taryba) signèrent l'acte d'indépendance du pays, le 16 février 1918. Avec la permission des autorités allemandes qui occupaient alors le pays, la Taryba avait été constituée en septembre 1917 par la Diète composée de 214 délégués venus de toute la Lituanie. Celle-ci lui avait ainsi délégué le pouvoir afin de prendre les décisions pour l’émancipation du peuple lituanien. Dans un premier temps, sous les pressions de l’occupant, la Taryba visait une autodétermination limitée par des liens privilégiés avec l’Allemagne. Ceci provoqua des tentions entre leurs membres. Un compromis fut trouvé le 16 février 1918 par la signature de la Déclaration d’indépendance sans aucune référence à un Etat. Pour neutraliser les plans allemands, la Taryba proposa alors même le trône de Lituanie à un prince allemand, Guillaume d’Urach. Cependant, l’éclatement de l’Empire russe par la révolution bolchevik, les conséquences du traité de Brest-Litovsk de mars 1918 et l’évolution des évènements militaires durant la deuxième moitié de l’année 1918 allaient accélérer l’émancipation totale du pays jusqu’à la constitution du premier gouvernement lituanien le 11 novembre de la même année. A noter que les 20 hommes du 16 février 1918, appelés respectueusement les Signataires (Signatarai) en Lituanie, ne doivent pas être confondus avec ceux, au nombre de 124, qui ont signé l’Acte de rétablissement de l’Indépendance, le 11 mars 1990, jour également férié en Lituanie.
http://www.vilnensis.vu.lt/archyvas/nr-17/signatar.html

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13 février 2008

Soutine à la Pinacothèque de Paris

Figure importante du monde de l’art, le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine fait l’objet d’une grande exposition à la toute nouvelle Pinacothèque de Paris, pour la première fois depuis 34 ans, en 1973 à l’Orangerie. Né en 1893 dans le village de Smilovitchi de l’ancien grand-duché de Lituanie (aujourd’hui en Biélorussie), Soutine arrive à Paris en 1913. Il est rapidement assimilé au Juif immigré d’Europe orientale, à l’artiste typique de l’Ecole de Paris, avec Pinchus Krémègne et Michel Kikoine. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Modigliani dont il fut l’un des plus proches amis. Soutine a développé précocement une vision et une technique de peinture très particulières en utilisant, non sans raffinement, une palette de couleurs flamboyantes dans un expressionnisme violent et tourmenté. Il est mort à Paris en 1943. Expo à la Pinacothèque de Paris jusqu’au 2 mars.
http://www.pinacotheque.com/

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10 février 2008

Stasys Backis, le diplomate de la Lituanie indépendante

Avec Vincas Balickas et Anicetas Simutis, Stasys Antanas Bačkis fut l’un des trois seuls diplomates de la Lituanie indépendante en exercice pendant toute la période de l’annexion soviétique. C’est un 10 février en 1906 qu’il naquit à Pantakoniai. Il fit ses études secondaires au lycée de Panevėžys et entra en 1925 à l’université de Kaunas où il étudia l’histoire. Grâce à une bourse du gouvernement lituanien, il partit étudier à Paris où il est licencié en droit en 1928, diplômé d’études supérieures de droit public et d’économie politique en 1929 et diplômé de l’Institut des hautes études internationales en 1930. En 1930, il commença une carrière au ministère des Affaires étrangères à Kaunas. De 1934 à 1938, il assura la fonction de secrétaire personnel du ministre et de secrétaire de la délégation lituanienne lors de conférences diplomatiques dans les Pays baltes et à la Société des Nations à Genève. Il fut nommé premier secrétaire à la Légation de Lituanie à Paris en 1938, puis conseiller en 1939. A partir de 1943, année de son doctorat en droit, il devint le représentant officieux de la Lituanie indépendante en France. En 1960, il rejoignit la représentation diplomatique officielle de la Lituanie à Washington qu’il dirigea comme Chargé d’Affaires à partir de 1976. En 1989, il transféra ses fonctions à Stasys Lozoraitis et retourna à Paris où il achèva son service comme Chef de la diplomatie lituanienne après la proclamation de l’indépendance de la Lituanie en 1991. En mai 1992, il accompagna le Président François Mitterrand lors de sa visite en Lituanie, puis retourna définitivement en 1993 en Lituanie où il mourut le 10 novembre 1999. Nommé Officier de la Légion d’honneur en 1996, il fut l’un des fondateurs et membre du Comité d’honneur de l’association « Les Amis de Milosz » et auteur de nombreux articles sur la Lituanie. Il est aussi le père du cardinal Audrys Juozas Bačkis, archevêque de Vilnius depuis 1991, et de Ričardas Bačkis, ambassadeur de Lituanie à Paris, de 1994 à 1998.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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06 février 2008

Quand les livres d’histoire naturelle de Pologne-Lituanie inspiraient les scientifiques français !

Les deux livres de Gabriel Rzączyński (1664-1737), l’Historiae naturalis Regni Poloniae Magnique Ducatûs Lithuaniae (paru en 1721) et l’Actuarium Historiae naturalis Regni Poloniae Magnique Ducatûs Lithuaniae (1742), ont constitué la première tentative de présentation de la nature de la totalité du territoire de l’état polono-lituanien. Une telle description de la faune (environs 360 espèces), de la flore et de la géologie, d’un des plus grands pays de l’Europe du XVIIIe siècle, est rapidement devenu, par la force des choses, un ouvrage particulièrement cité et utilisé par les naturalistes de toute l’Europe. La liste des auteurs qui utilisèrent les informations publiées par Rzączyński est particulièrement longue. Parmi ces auteurs, on retrouve les noms de Carl Linné (1707-1787), Jakub Teodor Klein (1685-1759), Jean Etienne Guettard (1715-1786), Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), Georges Cuvier (1769-1832), Louis Agassiz (1807-1873) et plusieurs autres grands naturalistes. Pour Georges Leclerc comte de Buffon (1707-1788), auteur de l’Histoire naturelle et intendant du Jardin des Plantes à Paris, les livres de Rzączyński ont été l’une de plus importantes sources d’information sur la nature d’une grande partie de l’Europe dont celle du grand-duché de Lituanie. L’exemplaire de l’Actuarium Historiae naturalis Regni Poloniae Magnique Ducatûs Lithuaniae utilisé par Buffon a survécu aux siècles, et est, de nos jours, conservé à la Bibliothèque Nationale de France. Ce livre de Rzączyński passait comme étant un ouvrage très rare, déjà au XVIIIe siècle. Longtemps considéré comme inexistant ou comme perdu, l’Actuarium fut retrouvé par Andrzej Józef Załuski (1702-1774), archevêque de Kiev, homme politique et grand mécène de la culture et des sciences, fondateur d’une des plus grandes bibliothèques en Europe. Załuski a offert un de rares exemplaires connus à Georges Buffon. A la mort de ce dernier, la bibliothèque du grand savant fut achetée par Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1741-1791). Ensuite ce livre fut acheté par Jacques Etienne-Alexandre Anisson-Duperron (1749-1794), dernier directeur de l'Imprimerie royale sous l'Ancien Régime. Victime de la terreur révolutionnaire, Anisson-Duperron fut guillotiné et sa bibliothèque mise en vente. L’Auctuarium fut acheté par un botaniste, membre de l’Académie des Sciences, Charles Louis l’Héritier de Brutelle (1746-1800). L’histoire du livre fut dernièrement l’objet des recherches faites par Pascale Heurtel et Piotr Daszkiewicz du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Les résultats ont été publiés dans le dernier n° de la revue Organon :
www.ihnpan.waw.pl/redakcje/organon/35/9daszkiewicz&heurtel.pdf

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03 février 2008

Tourisme : la Lituanie sur TouriGlobe.TV

C’est une première : la chaîne de télévision sur internet TouriGlobe.TV propose en boucle deux reportages touristiques sur la Lituanie, l’un photographique en français, l’autre vidéo en anglais. Initiées par Inga Lanchas, directrice de l’Office de tourisme de Lituanie à Paris, ces présentations sur TouriGlobe.TV vous permettent de découvrir ou de faire découvrir à distance ce beau pays balte à vos amis ou relations.
http://www.touriglobe.tv/TV0151.html
http://www.touriglobe.tv/TV025.html

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01 février 2008

Kaunas : le musée de la Guerre

Créé en 1921 dans le manège en bois du régiment des cosaques du Don à Kaunas, le musée de la Guerre est l’un des plus anciens musées de Lituanie. Le nom de Vytautas le Grand lui fut attribué en 1930, nom qu’il perdit le 25 juillet 1940 avec l’annexion soviétique et qui lui fut rendu le 29 janvier 1990. Le 16 février 1936, le musée s'installa dans un nouveau bâtiment, qu'il occupe aujourd'hui encore. Les collections du musée comprennent des découvertes archéologiques, des armes blanches et à feu et des munitions, informant sur l'évolution de l'Etat lituanien et l'histoire de l'art militaire, des objets et des documents sur le fameux vol transatlantique "Lituanica" de Darius et Girenas, ainsi qu’une collection d'uniformes militaires de pays étrangers. Son fondateur est Vladas Nagevičius (1881-1954) dont la vie fut à l’image de son pays. Diplômé d’archéologie en 1904 à l’université de Saint-Pétersbourg, Valdas Nagevičius (dit aussi Nagius) participa à la révolution de 1905 ce qui lui valut d’être interné à Šiauliai et à Kaunas. Il fut cependant accepté à l’Académie militaire de médecine 1908-1910. De 1910 à 1917, il servit dans la flotte impériale russe tant dans la Baltique que sur la mer Noire. En 1918, lorsque son pays lutta pour son indépendance, il s’engagea dans l’Armée des Volontaires, prenant le commandement des services médicaux. Il fonda en 1919 l’hôpital militaire de Kaunas, ainsi que le musée de la guerre. Comme archéologue, il participa à de nombreuses fouilles et ses découvertes sont conservées au musée national de Lituanie à Vilnius et au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. En 1949, il émigra aux Etats-Unis où il mourut en 1954 à Willoughby, dans l’Ohio.
http://www.muziejai.lt/Kaunas/Vyt_Didz_muz.FR.HTM
http://lt.wikipedia.org/wiki/Vladas_Nagevi%C4%8Dius

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