19 décembre 2014

Les Lituaniens de Strasbourg fêtent Noël

Comme chaque année, une sympathique fête de Noël a été organisée le 12 décembre dans les locaux de la Représentation permanente de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe à l’attention des Lituaniens et de leurs conjoints et enfants vivant en Alsace (la "Kalėdinė šventė atstovybėje"). Cette fois, ce fut le nouvel ambassadeur, Vytautas Leškevičius (à gauche sur la photo), qui accueillit le père Noël dans une ambiance chaleureuse et familiale, lors de laquelle les convives purent goûter tant des spécialités lituaniennes – šakotis ou bière de Klaipėda – qu’alsaciennes – charcuterie et vins d’Alsace. Rappelons que la diaspora est bien représentée en Alsace grâce à l’Union des Lituaniens de Strasbourg.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/

Libellés : , ,

11 décembre 2014

Les équipes Gilibert française et lituanienne se rencontrent en Alsace

Début décembre, les six chercheurs en sciences sociales participant au programme scientifique franco-lituanien Gilibert se sont rencontrés en Alsace. Les membres de la délégation lituanienne, composée de Genovaitė Dručkutė (Université de Vilnius), de Nijole Kašelionienė et de Dainius Vaitiekūnas (Université éducologique de Lituanie), ont ainsi visité les installations venant d’être entièrement rénovées de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg - première bibliothèque de l’enseignement supérieur en France - sous la conduite de Julien Gueslin (BNU).


Ils ont également visité le Palais universitaire de Strasbourg - un des sites emblématiques de la "Neustadt", futur périmètre protégé du patrimoine mondial de l’Unesco - ainsi que le quartier européen de Strasbourg – Conseil de l’Europe, Parlement européen, Cour européenne des droits de l’homme, Pharmacopée européenne - sous la conduite de Philippe Edel (Cercle d’histoire Alsace-Lituanie), avant d’assister à la soutenance de thèse de Thierry Laurent (Cours de civilisation française de la Sorbonne) à Mulhouse [cf. notice ci-dessous].

Libellés : , ,

10 décembre 2014

Les échanges littéraires franco-lituaniens au cœur d’une thèse universitaire soutenue à Mulhouse

Le 5 décembre dernier, Thierry Laurent, enseignant de littérature aux Cours de civilisation française de la Sorbonne, établissement privé dépendant de la Fondation Robert de Sorbon à Paris, a soutenu sa thèse d’habilitation à diriger des recherches en littérature française à la Faculté des lettres de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse. La thèse portait d’une part sur la littérature française depuis 1918 au croisement de l’engagement et du désengagement, et notamment sur les attitudes ambiguës et ambivalentes de quelques romanciers dont Jean Mauclère ; et d’autre part sur les échanges littéraires franco-lituaniens depuis le XIXe siècle. Le jury était présidé par Pierre Brunel, professeur émérite à l’Université Paris IV et directeur des Cours de civilisation française, et composé des professeurs Luc Fraisse (Institut universitaire de France), Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace), Pierre Masson (Université de Nantes) et du maître de conférence Yves-Michel Ergal (Université de Strasbourg). Trois universitaires de Lituanie avaient été invités et étaient présents : les professeurs Genovaite Druckute (université de Vilnius) et Nijole Kaselioniene (Université éducologique de Lituanie - LEU) et le maitre de conférences Dainius Vaitiekunas (LEN). Assista également à la soutenance Philippe Edel, du Cercle d’histoire d’Alsace-Lituanie.

Sur la photo, de gauche à droite : Philippe Edel, Thierry Laurent, Yves-Michel Ergal, Dainius Vaitiekunas, Genovaite Druckute, Pierre Brunel, Nijole Kaselioniene.

Libellés : ,

06 décembre 2014

République des Deux Nations : La Conchyliologie de Dezallier D’Argenville

La Conchyliologie ou Histoire naturelle des coquilles de mer, d’eau douce, terrestres et fossiles fut un des plus grands succès éditoriaux du XVIIIe siècle. A l’époque des nombreux cabinets d’histoire naturelle, les coquillages étaient l’objet d’un important commerce et ils atteignaient parfois des prix très élevés. Cet ouvrage, un véritable guide pour les collectionneurs, avait trois éditions et il fut acheté, lu et cité en toute Europe. Son auteur Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765) écrivit aussi les articles sur le jardinage de l’Encyclopédie. Grand connaisseur et collectionneur d’art, auteur de L’abrégé de la vie de quelques peintres célèbres, savant s’intéressant tant aux sciences naturelles qu’à la physique, propriétaire d’une importante collection naturaliste, il correspondait avec des nombreux naturalistes. Parmi ses correspondants, notons Mennicken, directeur général des collections du roi de Pologne et grand-duc de Lituanie Auguste III.
Les éditions successives étaient enrichies par de nouvelles données et la liste des cabinets européens devint de plus en plus complète. Dezallier d’Argenville cita aussi les collections de la République des Deux Nations. Il connaissait personnellement Jean Bernoulli (1710-1790). En décrivant le Cabinet d’histoire naturelle de la Société Physique de Dantzig, il cita le livre de "son ami M. Jean Bernoulli" et mentionna que "ce voyage est à la vérité écrit en allemand, mais je compte publier la traduction de cette description dans mes recherches sur l’histoire naturelle de la Pologne, qui feront partie d’un ouvrage que je publierai incessamment". Malheureusement il n’a jamais publié l’ouvrage en question. Il connaissait également Jean Baptiste Dubois de Jacigny (1753-1808), l’auteur de l’Essai sur l’histoire littéraire de Pologne car il informe que "cette notice des cabinets de la Pologne nous a été fournie par M. Dubois, Conseiller de la Cour de Sa Majesté le Roi de Pologne, Membre de plusieurs Académies, etc."
Après que l’on lui fit la une remarque que "le goût des connoissances solides n’est pas encore assez généralement répandu en Pologne pour qu’on doive s’attendre à y trouver un grand nombre de Cabinets d’histoire naturelle", il décrivit quelques-uns des plus importants cabinets des magnats, dont celui de la princesse Anna Jabłonowska (1728-1800). Il rendit public, parfois en quelques mots seulement, l’existence d’autres collections. Ainsi : "M. le Comte Ogiński, Grand-Général de l’Armée de Lituanie, possède à Varsovie une collection très-précieuse en coquilles & en mines ; une suite non interrompue de fœtus de tous les âges & de monstres, très bien conservés".
La plus intéressante est sa description de la collection royale : "Sa Majesté Stanislas-Auguste semble avoir inspiré à ses Concitoyens ce goût invincible pour le savoir, qui a toujours fait le caractère distinctif de son esprit. On ne lui enlèvera jamais la gloire d’avoir établi en Europe le premier Tribunal d’Education. Il n’a pas montré moins d’empressement à établir des observatoires, des Cabinets de physique & d’histoire naturelle. Les deux principaux Observatoires sont pourvus des plus belles machines : celui de Varsovie est sous la direction de M. l’Abbé Bystrzycki, & celui de Vilna, qui est le plus considérable, sous celle du célèbre M. Poczbut, Correspondant de l’Académie Royale des Sciences de Paris. Le Cabinet d’histoire naturelle de Sa Majesté n’est point encore rassemblé ; il y en a partie à Varsovie & partie à Grodno. Il s’en faut de beaucoup que cette collection soit complète mais elle s’accroît tous les jours par l’ordre de Sa Majesté & les soins de M. le Capitaine Carosi, qui en est le Garde. Quelques échantillons de mines de Pologne, une belle suite de mines étrangères, de pierres précieuses, de cristaux, & en sont les principaux objets. Les coquilles y sont en très petit nombre. On y remarque aussi de belles pétrifications indigènes & exotiques. La partie du Cabinet du Roi qui est à Grodno, sous l’inspection de M. Gilibert, Docteur en Médecine & Professeur de Botanique, est très intéressante, par la multitude de pétrifications Polonoises qu’on y rencontre".
La Conchyliologie fut sans doute une des principales sources d’information sur les collections polono-lituaniennes dans l’Europe des Lumières et, pour cette raison, elle mérite de ne pas être oubliée.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

Libellés : ,

03 décembre 2014

Les Lituaniens, selon Marielle Vitureau

En février 2015 paraitra un petit livre de 144 pages sur les Lituaniens aux Ateliers Henry Dougier, dans la nouvelle collection « Ligne de vie d’un peuple » créée par le fondateur des éditions Autrement. L’auteure, Marielle Vitureau, vit depuis une dizaine d’années en Lituanie où elle est la correspondante de Radio France Internationale, de Courrier international et de divers autres médias dans les pays Baltes. Elle y couvre tout particulièrement les faits de société et leur intégration dans l’Union européenne. Également traductrice, elle a contribué à faire connaître plusieurs auteurs lituaniens en France, notamment le biais des Cahiers Lituaniens. Prix de vente : 12 euros.
http://ateliershenrydougier.com/livres/les-lituaniens/

Libellés : ,

10 novembre 2014

La photographie à Vilnius, selon Fleury

Du 20 novembre au 18 décembre 2014, la Société Historique et Littéraire Polonaise de Paris organise une exposition intitulée « Stanisław Filibert Fleury. La Photographie à Vilnius à la charnière des XIXe et XXe siècles » dans les locaux de la Bibliothèque Polonaise de l’Ile Saint-Louis. Né à Papaje (Pupojai) près de Vilnius, Stanisław Filibert Fleury (1858-1915) – Stanislovas Filibertas Fleris en lituanien – est l’arrière-petit-fils d’un soldat du roi Stanislas-Auguste Poniatowski. Jeune, il fréquenta l'école de dessin de Vilnius. Sur l'incitation du directeur de l'école, le peintre Ivan Troutniev, il présenta ses peintures et ses sculptures à un concours de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et reçut une médaille d'argent. De condition modeste, il ne put cependant aller étudier les beaux-arts dans la capitale impériale et devint employé dans un célèbre atelier de photographie de Vilnius. Il y apprit le métier de photographe qu’il exerça jusqu’à sa mort en 1915, d’abord avec des associés (atelier Fleury et Baczański), puis en indépendant. Il travailla beaucoup sur les monuments historiques et fournit une importante documentation photographique au Congrès archéologique de Vilnius et à l'Académie des sciences et lettres de Cracovie. La collection du Musée National de Gdańsk comporte aujourd'hui plus de cinq cents photographies de Fleury. La majeure partie de ses œuvres est cependant conservée à Vilnius, au Musée National de Lituanie et à la Bibliothèque de l'Académie des Sciences (ancienne Bibliothèque des Wróblewski). Bibliothèque Polonaise de Paris, 6 quai d’Orléans, 75004 Paris.
http://www.bibliotheque-polonaise-paris-shlp.fr/medias/Fleury.pdf
http://lt.wikipedia.org/wiki/Stanislovas_Filibertas_Fleris

Libellés : ,

03 novembre 2014

Le testament de Bojanus au Salon du livre de Colmar

Le testament que laissa à sa mort le grand savant naturaliste Louis-Henri Bojanus (1776-1827) est un document inédit de l’histoire des sciences naturelles qui est conservé aux Archives d’Etat de Darmstadt. Rappelons que Bojanus, né à Bouxwiller (Basse-Alsace), professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Vilnius pendant près de deux décennies, est le précurseur de l’anatomie comparée en Pologne-Lituanie. Il est à l’origine de plusieurs découvertes qui portent encore aujourd’hui son nom (Organe de Bojanus, Bos primigenius Bojanus, Bison priscus Bojanus). Son testament fit l’objet d’un article qui parut en 2013 dans les Cahiers Lituaniens, n°12. Il sera présenté lors du Café de l’Histoire – organisé par la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace – dans le cadre du 25e Salon du livre de Colmar qui se tiendra les 22 et 23 novembre prochains au parc des expositions de la ville. La communication sera faite le samedi 22 à 11h30 par les deux auteurs de l’article, Piotr Daszkiewicz et Philippe Edel, sous la présidence de Francis Lichtlé. Piotr Daszkiewicz est historien des sciences et collaborateur scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Philippe Edel est président du Cercle d’histoire Alsace-Lituanie et membre du comité-directeur de l’Union Internationale des Alsaciens. Ancien archiviste au service des archives de la Ville de Colmar, Francis Lichtlé est conservateur du Musée régional du vignoble et des vins d'Alsace de Kientzheim et président de la Société d'histoire et d'archéologie d'Ammerschwihr.
http://www.salon-du-livre-colmar.com/
http://www.alsace-histoire.org/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

Libellés : , ,

20 octobre 2014

Quatre glaives unis, de la Baltique à la mer Noire

La Banque nationale d'Ukraine vient de mettre en circulation 30 000 exemplaires d’une pièce commémorative de 5 grivnas afin de commémorer le 500e anniversaire de la bataille d’Orcha de 1514. Cette victoire de l’armée du grand-duché de Lituanie, qui unissait des troupes lituaniennes, polonaises, ukrainiennes et biélorusses sous le commandement du magnat Constantin Ostrogski (1460-1530), permit d'arrêter l'offensive des armées du grand-prince Vassili III de Moscou. La bataille se déroula à Orcha, aujourd’hui en Biélorussie, dans le contexte de la guerre russo-lituanienne de 1512-1522. Le côté face de la pièce représente quatre glaives qui symbolisent l'union militaire des quatre peuples - lituanien, polonais, biélorusse et ukrainien. Le revers comprend des images symbolisant la bataille d'Orcha, ainsi qu'un portrait de Constantin Ostrogski (Konstantinas Ostrogiškis), premier grand hetman du grand-duché de Lituanie. Voïvode de Trakai et châtelain de Vilnius, Ostrogski était aussi un défenseur de la langue ruthénienne et est aujourd’hui considéré comme un des précurseurs de la langue biélorusse. Très croyant, il donna généreusement pour la construction de nombreuses églises orthodoxes et d’écoles. En Ukraine occidentale la ville de Starokostiantyniv, créée par lui, porte toujours son nom.
http://www.bank.gov.ua/control/en/currentmoney/cmcoin/details?coin_id=649

Libellés : , , ,

06 octobre 2014

Czeslaw Milosz à l’honneur à Mittelbergheim

Le 3 octobre 2014, les ambassadeurs Urszula Gacek et Vytautas Leškevičius, respectivement Représentants Permanents de la Pologne et de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe, et Alfred Hilger, maire de Mittelbergheim, dévoilèrent - sur une place de ce village d’Alsace - une plaque commémorative en l’honneur de Czesław Miłosz (1911-2004), le grand poète polonais né en Lituanie. La cérémonie se déroula en présence d’Alfred Becker, vice-président du Conseil général du Bas-Rhin et d’Antoine Hert, Député du Bas-Rhin et Vice-président du Conseil régional d’Alsace. Philippe Edel, président d’Alsace-Lituanie, présenta succinctement la genèse du poème « Mittelbergheim » écrit par le poète prix Nobel de littérature, lors de son séjour en septembre 1951 dans le village viticole. Il s’appuya pour ce faire sur les travaux d’Andrzej Franaszek, professeur de littérature à l’université de Cracovie, qui ont été récemment publiés dans les Cahiers Lituaniens. La cérémonie a réuni de nombreux diplomates du Conseil de l’Europe, des habitants et viticulteurs de Mittelbergheim, des Polonais et des Lituaniens d’Alsace, ainsi que des amis de ces deux pays et des amoureux de la poésie.
Sur la photo, de gauche à droite : Alfred Becker, Philippe Edel, Vytautas Leškevičius, Urszula Gacek, Alfred Hilger et Antoine Hert.
Lire aussi :
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2013/12/cahiers-lituaniens-moncys-et-milosz.html
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2013/01/vins-dalsace-avec-albert-seltz-vilnius.html
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2006/12/de-vilnius-mittelbergheim-un-pome-de.html

Libellés : , ,

05 octobre 2014

Une commémoration scientifique pour le bicentenaire de Gilibert

Afin de commémorer les 200 ans de la mort de Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), un colloque international s’est tenu sur le rôle du botaniste français dans le développement de l’Histoire naturelle, les 25 et 26 septembre 2014 à l’Institut d’Histoire des Sciences de l’Académie Polonaise des Sciences (APS) à Varsovie. Pendant deux jours, des spécialistes venus de France, Lituanie, Pologne et Ukraine ont présenté les résultats de leurs recherches sur ce savant et son héritage scientifique, au Palais Staszic, siège de l’Académie (photo). Le professeur Wanda Grębecka, spécialiste de l’histoire de la botanique et auteur d’une monographie sur l’Ecole botanique Vilnius-Krzemieniec, est à l’origine de l’organisation de cette réunion internationale. La grève d’Air France a malheureusement empêché le professeur Daniel Beauvois, invité d’honneur, à se rendre à Varsovie. Son exposé "J.E. Gilibert et les savants français en Pologne et en Lituanie dans les années 1770-1780" a été présentée par le directeur de l’institut, le prof. Leszek Zasztowt.
Les prof. Kalina Bartnicka - "Les universités européennes à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle" - et Janina Kamińska - "L’Ecole Principale du Grand-duché de Lituanie en tant qu’institution des Lumières" - ont présenté le contexte historique des travaux de Gilibert.
Le prof. Audrius Skirdaila, directeur du Jardin botanique de l’Université de Vilnius, a présenté, en commun avec sa collègue Silva Žilinskaitė et avec le prof. Nataliya Shiyan, directrice de l’Herbier national à Kiev et chercheur en botanique à l’Institut Botanique N.G. Kholodny de l’Académie Ukrainienne des Sciences, l’exposé "J.E. Gilibert et le Jardin botanique de l’Université de Vilnius : résultats de recherches contemporaines dans les archives de l’Université de Vilnius, de l’Université de Göttingen et de l’Herbier National d’Ukraine". Ces chercheurs ont présenté également une monographie sur Gilibert, publiée à Kiev. Aurika Ričkienė, secrétaire de la Société Lituanienne de Physiologie des Plantes et membre de la Société Lituanienne des Sciences Historiques, présenta "La contribution de J.E. Gilibert aux recherches sur la flore de la Lituanie".
La présentation de Piotr Daszkiewicz, du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, a eu pour sujet "J.E. Gilibert, sa vie et son œuvre dans la correspondance et les témoignages de l’époque". Wanda Grębecka a présenté "Les idées didactiques de J.E. Gilibert". Tomasz Samojlik, de l’Institut de Recherches sur les Mammifères de l’APS à Bialowieża, a présenté l’exposé "Les bisons, ours et autres mammifères dans les travaux de Gilibert". Le prof. Piotr Köhler, de l’Université de Cracovie, présenta "L’héritage scientifique de Gilibert en Pologne, ses ouvrages et leur réception".
La conférence avait été accompagnée d’une petite exposition de publications consacrées à Gilibert. Les Cahiers Lituaniens, avec la reproduction du texte original de Gilibert "Sur les forêts de Lithuanie", ont été à l’honneur. Toutes les présentations seront publiées dans la revue de l’Institut d’Histoire des Sciences Kwartalnik Historii Nauki i Techniki au début de l’année 2015.
http://www.ihnpan.waw.pl/redakcje/kwartalnik/
http://www.cahiers-lituaniens.org/
A (re)découvrir aussi :
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2009/05/la-correspondance-gilibert-jussieu-1748.html

Libellés : ,

01 octobre 2014

France Culture : Les Pays Baltes, survivre et durer

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, les trois Pays Baltes, vivent dans l’inquiétude, pour ne pas dire dans l’angoisse, les événements qui déchirent actuellement l’Ukraine. L’annexion de la Crimée qu’a accomplie Vladimir Poutine, sans coup férir, ayant marquée pour la première fois depuis la chute du mur, une possible fragilité des frontières en Europe. Le souvenir des souffrances anciennes a du coup resurgi avec une acuité neuve dans ces trois pays que l’Histoire n’a pas cessé de ravager, de siècle en siècle, d’invasion en invasion. Certes, ils ont rejoint au début de notre XXIe siècle, à la fois l’OTAN et l’Union européenne, ce qui peut légitimement leur faire penser que le péril est bien moindre que celui qui est ressenti à Kiev. Il n’empêche : la récente visite de Barack Obama, président des Etats-Unis, en Estonie, au début de ce mois de septembre, y a été accueillie avec bonheur. Dans un Palais des Congrès archibondé, en présence des trois chefs d’Etat, il s’est écrié, provoquant une standing ovation : "La défense de Tallinn, de Riga et de Vilnius est aussi importante que celle de Berlin, Paris et Londres." Et il a ajouté : "Vous avez perdu votre indépendance une fois, vous ne la perdrez plus jamais." L’indépendance perdue une fois, c’était peu dire, à la lumière de la longue durée.

France Culture aborda ce sujet dans le cadre de l’émission Concordance des temps qu’anima Jean-Noël Jeanneney le samedi 29 septembre 2014 de 10h à 11h, avec Julien Gueslin, conservateur à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et chercheur associé à la Sorbonne.

Il est possible d’écouter ou réécouter cette émission sur le site de France Culture.
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4919892

Libellés : ,

27 septembre 2014

Janine Kohler s’est éteinte !

Ce jeudi 25 septembre 2014, Janine Kohler, présidente de l'association des Amis de Milosz, est décédée à Paris des suites d’une longue maladie. Avec elle disparaît une personnalité très attachante qui a consacré de nombreuses années à faire connaitre l’œuvre et le destin du poète, romancier, dramaturge, métaphysicien, diplomate et traducteur d’origine lituanienne et d’expression française Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz (1877-1939). C’est sous sa présidence que l’association des amis du poète s’est intéressée également au rôle politique que joua Oscar Milosz en faveur du rétablissement de l’Etat lituanien, au lendemain de la Première guerre mondiale. Professeur de lettres, ancienne secrétaire générale de l'enseignement public protestant, Janine Kohler était originaire du pays de Montbéliard, un ancien comté wurtembergeois (bien que francophone) et luthérien. C’était une amie de l’Alsace et d’Alsace-Lituanie. Elle apporta plusieurs contributions passionnantes aux Cahiers Lituaniens (n°6 et n°12) et accepta de faire une conférence, en marge de notre assemblée générale de 2013 à Strasbourg, sur les liens d’Oscar Milosz avec l’Alsace. Ses obsèques auront lieu dans son village natal de Dambenois, en Franche-Comté, le 1er octobre et un culte d'action de grâce sera célébré fin octobre à Paris en l'Eglise protestante unie de Paris-Batignolles.
http://amisdemilosz.org/

Libellés : ,

19 septembre 2014

Les "Anatomies" selon Ungerer et Bojanus

Le Musée Tomi Ungerer de Strasbourg présente jusqu’au 6 octobre une exposition intitulée « Anatomies » qui se propose, avec une centaine d’œuvres et de documents, d’explorer l’univers de quelques formes anatomiques dans l’œuvre graphique de Tomi Ungerer. Outre de nombreux livres et des illustrations provenant de l’ancienne bibliothèque personnelle de Tomi Ungerer et conservée aujourd’hui au Musée, elle s’articule également autour de deux remarquables ouvrages anciens d’anatomie prêtés par les bibliothèques de l’Université de Strasbourg : l’Atlas anatomique d’Albinus (Leyde, 1747) et l’Anatomie des Tortues d’Europe de Louis-Henri Bojanus (Vilnius, 1819).


Sont ainsi mis en regard quelques splendides planches de tortues que réalisa en Lituanie Bojanus, professeur d’anatomie comparée originaire d’Alsace et un des plus éminents savants naturalistes de son temps en Europe, avec les croquis originaux et plein d’humour de Tomi Ungerer, le célèbre illustrateur alsacien expatrié en Irlande, à qui la ville de Strasbourg a dédié tout un musée encore de son vivant.


Pour en savoir plus :
http://www.tomiungerer.com/anatomies/
http://www.musees.strasbourg.eu/index.php?page=musee-tomi-ungerer
http://www.tomiungerer.com/wp-content/uploads/ANATOMIES_3.pdf
http://www.cahiers-lituaniens.org/bojanus/

Libellés : , , ,

15 septembre 2014

Philippe-Rodolphe Vicat (1742-1783) en République des Deux Nations

Ce médecin suisse passa cinq ans en République des Deux Nations. Nous le connaissons surtout comme l’auteur du Mémoire sur la plique polonaise (1775), une de meilleures monographies sur cette maladie, à l’époque souvent considérée comme indigène de la Pologne et la Lituanie. Vicat termina les études de la médecine à Göttingen et soutint à Bâle, en juillet 1765, une thèse sur les bienfaits de l’exercice physique pour la santé. Juste après ses études, il partit dans l’Union polono-lituanienne où, "attaché à divers seigneurs", il pratiqua à Varsovie et dans divers lieux en Lituanie et en Livonie.
Dès son adolescence, Vicat connaissait Samuel-Auguste Tissot (1728-1797), médecin proche de Stanisław Auguste Poniatowski. Il resta également proche d’Albrecht von Haller (1708-1777). Après son retour en Suisse, Vicat devint le copiste et l’éditeur de l’œuvre de ce grand savant. Haller entretenait de bonnes relations avec Poniatowski ; c’est lui qui conseilla au roi d’engager Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814). C’est probablement par l’intermédiaire de ces savants que Vicat trouva un poste en République des Deux Nations.
Nous avons relativement peu de détails sur son séjour en Lituanie et en Pologne. Il fut bien accueilli par l’évêque de Kiev Józef Andrzej Załuski (1702-1774), grand mécène de la culture et fondateur d’une de plus grandes bibliothèques de l’époque des Lumières (près d’un demi-million de volumes). Vicat écrivit un éloge de Załuski dans l’introduction de son livre sur la plique. Par ailleurs, il dédia cette monographie à sa sœur "la castellane de Trock née comtesse de Zalucka". Les Jésuites de Vilnius, dont ce médecin protestant était l’hôte, lui firent connaître le vin de tilleul qui, d’après lui, surpassait "les meilleurs vins d’Espagne". Il devint d’ailleurs un chaud partisan de l’usage de cette plante en médecine. Longtemps après son retour en Suisse (1770), il parlait de l’hospitalité des paysans lituaniens, de leur liqueur de framboise et des petits pains cuits aux grains de pavot.
Médecin respecté dans le pays de Vaud, membre de la Société royale des sciences de Göttingen et de la Société des Philanthropes de Strasbourg, Vicat rédigea de nombreux travaux en médecine et en botanique, tels que l’Histoire de plantes vénéneuses de la Suisse (1776). Dans ces travaux, il revint souvent à son séjour en Lituanie. Ses écrits constituent non seulement d’intéressantes sources pour l’histoire des sciences mais aussi pour les mœurs lituaniennes. Il décrivit par exemple le grand usage de l’huile de lin "dont on employe une grande quantité en Lituanie, pour l’assaisonnement des mets dans les terms de jeûne & de carême". Nous lui devons aussi l’une de premières description du bortsch à l’époque où cette soupe se faisait encore avec la berce Heracleum sphondylium (photo) et non, comme aujourd’hui, avec des betteraves : "La branche ursine sert aux Lithuaniens à faire un mets qu’ils appellent bartsch, & dont l’usage est presque aussi générale que celui du pain. Ce bartsch n’est autre chose qu’une compôte aigre de branche ursine qu’on a fait fermenter dans un lieu tiède, avec un peu de levain de pâte & beaucoup d’eau, en sorte que c’est comme une compôte liquide ou plutôt un brouet aigrelet, auquel on ajoute souvent de raves, des navets, &c. qui donne un potage, qui cuit avec la viande de boucherie ou la volaille, n’est point désagréable".
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz, Museum national d’Histoire naturelle.
piotrdas@mnhn.fr

Libellés : , , ,

30 juillet 2014

Vient de paraître : le tome IX de la Feuille Lituanienne

Les Presses universitaires de Limoges (PULIM) viennent de publier le 9e tome de la Feuille de Philologie comparée Lituanienne et Française. Cette nouvelle livraison élargit le domaine de ses recherches à la francophonie. On y trouvera en effet, outre la contribution d'un nouveau jeune savant ivoirien portant sur la langue d'un auteur africain d'expression française, l'exposé d'intéressantes réflexions sur des expériences pédagogiques menées par des professeurs de français lituaniens autour du vocabulaire belge et canadien. La philologie indo-européenne est toujours bien représentée avec un long article consacré aux langues baltes tandis que sont proposées par ailleurs deux études sur des périodes-clefs de l'histoire de la Lituanie, l'une portant sur les relations diplomatiques à la fin du XVIe siècle, l'autre sur la période contemporaine. Un petit article est consacré aux noms de quelques fromages français transposés en lituanien et le volume s'achève par une émouvante évocation d'une grande artiste franco-lituanienne, Geneviève Carion-Machwitz. Tome VIII, 12 euros.

http://www.pulim.unilim.fr/

Libellés : ,

25 juillet 2014

L’énigme lituanienne de l’herbier de Dominique Villars (1745-1814)

Il y a 200 ans mourrait à Strasbourg le grand naturaliste Dominique Villars. Originaire des Hautes Alpes, il marqua l’histoire des sciences naturelles par ses travaux sur la flore alpine, notamment par son Histoire des plantes du Dauphiné. Médecin et directeur du jardin botanique de Grenoble, il sauva la vie – lors de la Journée des Tuiles – du jeune sergent Bernadotte, futur roi de Suède Charles XIV Jean. La révolution le priva de toutes ses fonctions dans sa région natale et il s’exila. En 1805, il obtint la chaire de botanique de l’école de médecine de Strasbourg, dont il devint doyen en 1809. Il est ainsi l’auteur du Catalogue méthodique des plantes du Jardin de l’École de Strasbourg. Il herborisait régulièrement dans les plaines du Rhin et dans les Vosges. En 1811, en compagnie des deux botanistes alsaciens Gustave Lauth et Auguste Nestler, il parcourut la Suisse, dont il publia ses observations dans son Précis d'un voyage botanique fait en Suisse, dans les Grisons, aux sources du Rhin, au St. Gothard.

Le muséum d’histoire naturelle de Grenoble conserve l’herbier de Villars (cf. Poncet V. 1999, L’Herbier de Dominique Villars, Témoin de la flore du Dauphiné, Muséum de Grenoble). Plusieurs plantes de cet herbier portent les étiquettes indiquant « Pologne » comme lieu d’origine. Il est intéressant de s’interroger sur la provenance de ces spécimens. Villars n’a jamais voyagé en République des Deux Nations (Pologne-Lituanie). Il connaissait par contre deux naturalistes qui y ont séjourné. Jean-Etienne Guettard (1715-1786) y passa deux ans (1760-62) en qualité de médecin de l’ambassadeur de France. En 1775, Villars parcourut les montagnes du Dauphiné et herborisa avec Guettard, Barthélemy Faujas de Saint-Fonds (1741-1819) et Adolphe Murray (1750-1803). Néanmoins, ce voyage et début de relation avec Guettard se tint plus de dix ans après le retour de ce dernier en France. Nous ne disposons d’aucune information sur l’éventuel l’herbier de Guettard contenant les plantes originaires de la République des Deux Nations.
L’hypothèse la plus probable est celle que c’est Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814) qui fut la source de ces spécimens. Villars correspondait avec Gilibert et échangeait avec lui des plantes et des informations. C’est Gilibert qui publia en 1786, au nom de Villars et à son insu, la Flora Delphinalis. Le botaniste dauphinois participa également à l’édition par Gilibert des Démonstrations élémentaires de botanique et à la détermination et publication des célèbres gravures de Pierre Richer de Belleval (1564-1632). Nous pouvons donc penser, avec une quasi-certitude, que les plantes de l’herbier de Villars dites de « Pologne » proviennent d’échanges avec Gilibert. Ce fait implique que ces plantes ne sont pas originaires de Pologne même, mais du grand-duché de Lituanie (soit du territoire de l’actuelle Lituanie et de la Biélorussie) où Gilibert herborisait avec ses élèves de Grodno et de Vilnius. Son herbier, une de plus anciens de la flore de Lituanie, fut presque entièrement détruit. En 1793, lors de la prise de Lyon par l’armée de la Convention, les révolutionnaires brûlèrent cet herbier en confondant les planches de plante avec des documents administratifs. L’herbier de Villars à Grenoble conserve donc les spécimens d’une grande importance pour l’histoire de la botanique en Lituanie.
Pour en savoir plus, prière de contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

Libellés : , , ,

16 juin 2014

Muza Rubackyté : un récital “Joie et lumière”


Après une tournée internationale triomphale, la pianiste franco-lituanienne Muza Rubackyté donnera à Paris le 11 octobre 2014 un récital intitulé “Joie et lumière”. Si son dernier concert à l'Opéra de Paris-Bastille, consacré à Louis Vierne, était sombre et empli de “Spleen et détresse”, c’est maintenant vers la lumière que Muza se tourne en proposant un programme sous forme de poème lyrique, une véritable “ode à la joie ” guidée par Bach, Beethoven et Liszt. Salle Gaveau, 45 rue la Boétie à Paris.
www.sallegaveau.com

Libellés : , , ,

13 juin 2014

Pan Tadeusz en scène à Paris

Publié à Paris en 1834, Pan Tadeusz est une des épopées les plus remarquables de la littérature mondiale, évocation de la patrie perdue d’Adam Mickiewicz, grand poète polono-lituanien. L’écrivain y décrit des scènes prises sur le vif de la société et en particulier la vie de la noblesse avec l'évolution de ses traditions et usages immémoriaux. En juin 1812, Napoléon marche sur Moscou et franchit le Niémen. Deux familles s'affrontent, l'une alliée aux Russes, l'autre indépendantiste.
Né à Novogrodek, aujourd’hui en Biélorussie, Adam Mickiewicz fit ses études à l’université de Vilnius, puis dut s’exiler en France où il se réfugia et enseigna au Collège de France. Il séjourna aussi en Russie où il sa lie d’amitié avec le grand poète russe, Alexandre Pouchkine. Il ne cessa cependant de songer à sa «Litwa» tant aimée. Patriote fervent, il enchanta la beauté de ses terres natales et la gloire de son peuple. Parler de Mickiewicz, c'est parler du beau, du juste et du vrai. Nommé «prophète» par Victor Hugo, il demeura pour ce dernier «un des clairons de l'avenir».
Pan Tadeusz de Mikalaj Pinihin est la première adaptation de ce grand poème épique au théâtre biélorusse. «J’ai longtemps rêvé de réaliser ce projet car ce poème romantique par excellence est aussi emblématique pour nous que «Guerre et Paix» de Tolstoï pour les Russes», explique Mikalaj Pinihin, célèbre metteur en scène biélorusse. Représentation le 18 juin 2014 par le Théâtre National Biélorusse Yanka Kupala à la MC93, 9 boulevard Lénine à Bobigny.
http://www.mc93.com/

Libellés : , , ,

15 mai 2014

150e anniversaire de la mort de Stanisław Batys Górski (1802-1864)

Stanisław Batys Górski se donna la mort le 3 avril 1864. Il passa les dernières années de sa vie dans le domaine d’un de ses amis Adolf Kubalicki, près de Švenčionys (Święciany). La situation politique d’alors priva ce grand naturaliste de toute possibilité de travail scientifique et le condamna à dépendre de la générosité de ses amis. Stanisław Batys Górski était né à Dwórka près de Kobryń, aujourd’hui en Biélorussie. Après avoir fait ses études secondaires à Grodno, puis à Świsłocz, il s’inscrivit en 1820 à l’université de Vilnius où il étudia d’abord les sciences naturelles, puis la médicine. Il se spécialisa en pharmacie et en pharmacognosie. Il travailla avec le célèbre pharmacien et naturaliste Jan Fryderyk Wolfgang (1775-1859), professeur à cette université. Durant les années 1829-32, Gorski dirigea le jardin botanique académique. Après la fermeture de l’université, il enseigna la botanique, la pharmacie et la pharmacognosie à l’Académie médico-chirurgicale. Quand les autorités russes fermèrent également cette institution, il ne put continuer ses recherches que grâce à des amis mécènes, notamment Constantin Tyzenhauz (1786-1853). Nous devons à Górski les premières études scientifiques sur la flore de la forêt de Białowieża. Une partie de ses travaux a été publiée à Vilnius sous le titre Sur les plantes aimées par les bisons et les autres végétaux. Il est aussi l’auteur de la partie botanique de Naturhistorische Skizze von Lithauen, Volhynien und Podolien in geognotisch-mineralogischer, botanischer und zoologischer Hinsicht (Vilnius 1830) de Carl Eduard von Eichwald (1795-1876), ainsi que du chapitre sur les plantes rares de la Description statistique de Vilnius de Baliński (1835). De nombreux herbiers et musées de l’Europe, tel que le Muséum national d’Histoire naturelle à Paris (MNHN), lui doivent des plantes de Lituanie. En signe de reconnaissance, George Bentham lui dédia même une espèce : Copaifera gorskiana. Górski marqua aussi l’histoire de la zoologie avec ses travaux entomologiques, comme Analecta Ad Entomographiam Provinciarum Occidentali-Meridionalium Imperii Rossici, publié à Berlin en 1846, ou encore ses travaux sur l’histoire de la cochenille de Pologne, autrefois une ressource économique très importante pour la République des Deux Nations. Il est coauteur d’un manuel de zoologie en trois volumes, Zoologia albo Historya naturalna zwierząt (Vilnius 1836-1837). La Bibliothèque Centrale du MNHN en conserve un exemplaire avec la dédicace de Gorski à Achille Valenciennes (1794-1865), ichtyologiste et professeur du Muséum, « comme preuve de la plus haute estime de l’auteur ». La dédicace est datée du 29 novembre 1847 ; Gorski l'a signée durant son voyage en Europe occidentale. Grâce à la générosité de Tyzenhauz, il visita à deux reprises, en 1841 et en 1847, diverses institutions scientifiques en Allemagne, Autriche, France, Suisse et Italie. Sa description du jardin botanique de Palerme, publiée à Varsovie en 1843, nous informe qu’il rapporta d’Italie en Lituanie de « petites oranges connus sous le nom Mandarino ». Il fut ainsi probablement le premier à tenter introduire des mandarines en Lituanie. Dès son retour, il habita dans le domaine de son ami déjà cité, près de Švenčionys. Malgré sa situation difficile, il soigna gratuitement les paysans. Il se donna la mort durant la période de grand désespoir qui régna en Lituanie, lors de la répression russe qui suivit l’écrasement de l’insurrection de 1863. Pour en savoir plus, prière de contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

Libellés : , ,

05 mai 2014

Retour en Lituanie : les jeunes expatriés invités à rentrer au pays

Début mai s’est tenue à Londres la quatrième session de la conférence „Retour en Lituanie" (Backto.lt) à l’attention des jeunes diplômés et cadres lituaniens expatriés en Europe occidentale. Organisée par l’ambassade de Lituanie sous le patronage de la présidente de la République Dalia Grybauskaitė, cette manifestation est la quatrième de ce type, après Copenhague, Stockholm et Oslo. Avec près de 20% de la population qui s’est expatriée depuis le rétablissement de l’indépendance du pays en 1990, il est vital aujourd’hui pour les autorités lituaniennes d’inciter ces forces vives, qui ont étudié et commencé à travailler à l’étranger, à retourner au pays pour lui faire profiter de leurs nouvelles connaissances et leurs expériences professionnelles. Ces manifestations sont l’occasion de présenter à ces jeunes les nouvelles opportunités qui s'ouvrent en Lituanie et de faire connaitre les histoires de réussite de ceux qui sont déjà revenus.
http://www.backto.lt/

Libellés : ,