17 juillet 2009

Résidences croisées : Eglė Babilaitė expose à Strasbourg

Depuis 2005, le Centre européen d'actions artistiques contemporaines (CEAAC) et la ville de Strasbourg travaillent ensemble à l'élaboration de résidences croisées visant l'échange entre villes et artistes. Courant 2008, neuf artistes ont bénéficié de ce programme d'échanges, sur une période de trois mois, entre la ville de Strasbourg et d'autres villes associées. Cinq artistes de Riga, Vilnius, Varna et Miskolc ont été invités à mener à bien des projets artistiques à Strasbourg, quand quatre Strasbourgeois se sont posés au coeur de leurs villes à eux. Ainsi Eglė Babilaitė, de Vilnius en Lituanie, est venue à Strasbourg alors que l’artiste strasbourgeois William Turmeau a séjourné en même temps à Vilnius. Née en 1973 à Vilnius, Eglė Babilaitė a suivi un cursus artistique approfondi dans sa ville natale, d’abord au Lycée des arts M.K Čiurlionis (1980-1990), puis à l’Académie des beaux-arts de Vilnius (1990-1997). Dès 1998, elle a commencé à se faire un nom et à exposer – parfois avec sa sœur Ieva Babilaitė – en Lituanie, au Benelux, dans les pays scandinaves et à New York. Elle a également participé à des expositions collectives en France, notamment à Saint-Cyr-sur-Loire ("L’art féminin en Lituanie" au Pavillon Charles X, 2002) et à Limoges ("De fil en fil" à la Cité des métiers et des arts, 2003). Elle fit plusieurs résidences d’artiste, en Laponie suédoise et en Islande, qui l’inspirèrent considérablement. Eglė Babilaitė est membre de l’Union des artistes de Lituanie depuis 1999 et reçut le Prix d’Etat annuel pour jeunes artistes en 2000.L’exposition des œuvres respectives des artistes se tient à l’Hôtel de Ville, salle Conrath, 9 rue Brûlée, du lundi au samedi, de 11h à 19h, jusqu’au 25 juillet 2009. Visites guidées à 17h30 le 4, 11 et 25 juillet.
http://www.ceaac.org/

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15 juillet 2009

Où et qui seront les Lituaniens de demain ?

Selon plusieurs sources, entre 250.000 et 350.000 Lituaniens ont profité de la liberté de circulation et d’établissement offerte par les pays de l’Union européenne ou de l'Espace économique européen. Soit une proportion proche ou supérieure à 10% de la population nationale, qui compte aujourd’hui un peu plus de 3 millions d’habitants. La crise économique et financière que traverse la Lituanie conduit à une recrudescence des départs et à un arrêt des retours qui avaient augmenté ces dernières années. Les Lituaniens tentent donc leur chance ailleurs, principalement au Royaume-Uni, en Irlande et en Norvège, où ils seraient respectivement près de 110.000, de 75.000 et de 50.000. Une fuite des jeunes actifs et des cerveaux de plus en plus handicapante pour la Lituanie. D’autant plus que ces émigrants ne sont qu’une partie de la diaspora lituanienne, estimée à plus d’un million d’individus éparpillés dans le monde. Les origines de cette large communauté sont avant tout à rechercher dans l’histoire tourmentée du pays, longtemps oppressé par les régimes tsariste et soviétique. Et selon la conception lituanienne de la nation, basée sur des critères principalement ethniques et culturels, la diaspora est partie prenante de la communauté nationale. La question s’est donc posée, depuis l’indépendance, des moyens de conserver l’unité de la nation malgré la distance. Pour les émigrants fraîchement partis en laissant leurs familles au pays, cela se fait plus ou moins naturellement. En 2007, la Lituanie a ainsi reçu 870 millions d’euros en termes de transferts de fonds venus des émigrés, soit environ 2 % de son PIB. Mais s’il semble naturel de garder contact avec ses proches, garder le lien avec la société civile et la vie politique nationale apparaît plus difficile. L’exemple des récentes élections est parlant. En Irlande, seulement 1.500 émigrés lituaniens (sur 75.000) se sont inscrire sur les listes électorales de l’ambassade en 2008. Ce manque d’intérêt des Lituaniens de l’étranger pour ce qui se passe dans leur pays d’origine est une raison cruciale du faible taux de participation en Lituanie et c’est donc la vie politique en elle-même qui est dévitalisée par cette situation. Si les pouvoirs publics veulent croire en un retour, à terme, d’une grande partie des émigrés, certains, moins optimistes, se posent la question de la pérennité de la situation démographique, sachant que la population ne cesse de diminuer depuis 1991. Les débats se concentrent maintenant sur une réforme de l’article 12 de la loi sur la citoyenneté, qui interdit toute double citoyenneté aux émigrés postindépendance, à quelques exceptions près. En conséquence, de nombreux citoyens émigrés ont "disparu" des registres nationaux en adoptant la citoyenneté de leur pays d’accueil. Mais le projet ne fait pas l’unanimité : la question est de savoir sur quelle base sélectionner les émigrés éligibles à la double citoyenneté. Utiliser la double citoyenneté comme palliatif au déclin démographique pourrait s’avérer risqué pour certains, au vu de la composition multiethnique du pays. Il n’est en effet pas question pour certains Lituaniens d’offrir cette possibilité aux communautés polonaises ou russophones du pays, qui comptent pour plus de 15 % de la population totale. L’alternative de la double citoyenneté est aujourd’hui, soit de la réserver aux seuls individus d’ascendance lituanienne au risque de se mettre au ban des Etats démocratiques européens pour discrimination nationale, soit d’en accepter le principe pour tous les citoyens et d’ouvrir ainsi le pays à un certain multiculturalisme.
http://www.cafebabel.com/

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12 juillet 2009

Dalia Grybauskaite : respecter la Russie

"La Lituanie et la Russie finiront par trouver une forme optimale de coopération", a espéré la nouvelle présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaitė, qui remplace dans cette fonction Valdas Adamkus et dont l'investiture se déroule ce 12 juillet 2009. "La rhétorique politique de la Lituanie à l'égard de ses voisins, dont la Russie, a été trop dure. Je pense qu'elle ne se répètera plus", a-t-elle expliqué dans un entretien accordé à RIA Novosti. "J'espère que nous saurons trouver une forme de dialogue qui permettra aux deux pays de se respecter et d'aborder enfin une coopération mutuellement avantageuse". Pour Dalia Grybauskaite, l'histoire, que chacun des pays interprète à sa manière, "engendre une multitude de controverses douloureuses. Il est parfaitement évident pour moi qu'il y a des événements historiques qu'on ne saurait oublier ou rejeter avec légèreté, tant en Russie qu'en Lituanie. Mais l'histoire est toujours l'histoire. Il faut vivre le jour présent et penser à l'avenir, non pas au passé". L'essentiel, pour elle, est de se mettre d'accord sur ce point. "Nous autres Lituaniens devons aussi respecter votre histoire et il faut que le thème du passé soit moins exploité", a-t-elle souligné.
http://fr.rian.ru/

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08 juillet 2009

"Normandie-Niemen" officiellement dissous

Conséquence de la récente réforme militaire française, le régiment de chasse "Normandie-Niemen", survivance légendaire de la Seconde guerre mondiale, a été officiellement dissous le 3 juillet 2009 sur la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim, en Alsace. Créée le 1er septembre 1942 à Rayak au Liban, à l'initiative du général de Gaulle, le régiment "Normandie" avait été ensuite installé à l'est de Moscou pour combattre aux côtés des avions soviétiques. Il totalisa à la fin de la guerre 273 victoires homologuées pour 869 combats livrés, selon l'armée de l'air. Pierre Lorillon, un des derniers pilotes de l'escadrille franco-soviétique, a exprimé son amertume lors de la cérémonie officielle : "Je suis triste. C'est le plus glorieux. Il n'aurait pas dû disparaître", a dit à Reuters l'homme de 91 ans qui affiche huit victoires homologuées pour 199 missions. L'escadrille avait été rebaptisée "Normandie-Niemen" en 1944 à Alytus en Lituanie quand les Soviétiques avaient atteint ce fleuve qui fut jusqu’en 1918 la frontière symbolique occidentale de la Russie. En 1956, le régiment, resté le symbole de l'amitié franco-russe, s'était installé à Colmar-Meyenheim. Il comptait au moment de sa dissolution 210 personnes dont 26 pilotes équipés de Mirages F1. Comme il est de tradition dans l'armée, son drapeau lui survivra. Il sera transféré à la garde de la base aérienne 112 de Reims. La réforme de la carte militaire vise à réduire les implantations de l'armée et à les rationaliser.
http://fr.reuters.com/

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05 juillet 2009

Célébration du Millénaire de la Lituanie

Du 1er au 6 juillet 2009 se tient à Vilnius le Lietuvos Tūkstantmečio Dainų Šventė, en quelque sorte les célébrations en musique du Millénaire de la Lituanie, c’est-à-dire les mille ans de la première mention historique du nom du pays, en l’an 1009, dans les chroniques de Quedlinbourg. Les manifestations se déroulent dans les parcs, les églises et parfois les musées et sont la plupart du temps gratuites. Le point d’orgue se déroule le lundi 6 juillet, jour de la fête nationale célébrée en souvenir du couronnement en 1253 du premier et seul roi lituanien, Migaudas. Ce jour-là sera inauguré le nouveau Palais des souverains de Vilnius, reconstruit à l'identique selon les esquisses de celui détruit il y a près de deux siècles. L'inauguration se fera en présence d'une demi-douzaine de chefs d'Etat des pays riverains de la Baltique. Après un défilé sur la perspective Gedimino, les cérémonies du millénaire s'achèveront sur un grand concert de chants traditionnels avec la participation de 11.000 choristes devant un public d'environ 15.000 personnes au parc Vingis à Vilnius.
http://www.dainusvente.lt/

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01 juillet 2009

440e anniversaire de l’Union de Lublin en Pologne

Ce 1er juillet 2009 à Lublin (Pologne), les présidents polonais, lituanien et ukrainien, Lech Kazcynski, Valdas Adamkus et Victor Iouchtchenko, ont participé ensemble à la célébration du 440e anniversaire de l'Union de Lublin, dite aussi Union polono-lituanienne (1569). L'Union du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie (qui comprenait à l’époque toute la Ruthénie – dont l’Ukraine), conclue le 1er juillet 1569, avait abouti à la création de la République des Deux Nations, sous la conduite du roi de Pologne et avec une diète commune. Lors de leur visite, les présidents ont visité le trésor de la Cathédrale de Lublin, déposé des fleurs au monument dédié au pape Jean Paul II et au cardinal Stefan Wyszyński et ont dévoilé une plaque commémorative intitulé :"De l'Union de Lublin jusqu'à l'Union européenne". A l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin, le titre de docteur honoris causa a été attribué au président Valdas Adamkus.
http://www.president.lt/

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30 juin 2009

Quinze artisans lituaniens d’ambre à la Foire Euromineral

Pour la première fois, la Lituanie fut massivement présente à la 46e foire-exposition internationale de minéraux, fossiles, météorites, germes et bijoux "Euromineral -Eurogerm". Quinze fabricants des bijoux et artisans d'ambre lituanien ont en effet exposé cette année à la foire qui s'est tenue à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace) du 25 au 28 juin 2009. Cette forte participation lituanienne a pu être possible grâce à l’effort de concertation des marchands lituaniens de l'ambre, soutenu par Rytis Satkauskas, premier secrétaire de l'Ambassade de Lituanie en France. Les exposants lituaniens étaient : Alanordas (Palanga), A.Navikiene (Palanga), Ambera Natur Bernstein (Herrenberg), Algirdas Miliaus (Palanga), Amber by Torvela (Palanga), Amber Design (Klaipeda), Amber Seaside (Klaipeda), Arunas Stumbra (Taurage), Inkliuzija (Druskininkai), Berankis & Co (Klaipeda-Karkle), Napoleonas (Siauliai), Juresina (Nida), Pajuro Krantas (Klaipeda), D.Miliaus Uki (Kretinga-Suke), Serapinas Algis (Klaipeda).
http://www.minerapole.com/.

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28 juin 2009

ART VILNIUS'09, première foire balte d’art contemporain

Du 8 au 12 juillet, Vilnius accueillera l’un des évènements majeurs du programme "Capitale européenne de la culture 2009" : ART VILNIUS'09, première foire international d’art contemporain organisée dans les Pays baltes. Plus de 100 galeries d’art de Lituanie et de 29 autres pays (Lettonie, Estonie, Pologne, Russie, Ukraine, Belarus, Suède, Islande, Danemark, Allemagne, France, Autriche, Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Hongrie, Slovénie, Bulgarie, Croatie, Macédoine, Roumanie, Arménie, Kazakhstan, Argentine, Canada et Inde) seront accueillies au parc d’exposition LITEXPO, ainsi de nombreuses institutions culturelles et maisons d’édition d’art. De nombreux podiums de discussions et d’évènements artistiques seront organisés dans le cadre de cette Foire.
http://www.artvilnius.com/

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25 juin 2009

Antanas Sutkus : Rétrospective

Vient de paraître aux éditions Sapnų Sala de Vilnius un superbe album de photographies sobrement intitulé "Antanas Sutkus. Retrospektyva / Retrospective". Né en 1939 à Kluoniškiai près de Kaunas, Antanas Sutkus est certainement le photographe de Lituanie le plus connu, tant à l’étranger que dans son propre pays où il reçut de nombreuses distinctions, tant à l’époque soviétique que depuis le rétablissement de l’indépendance. L’album comprend une sélection de 310 photos d’Antanas Sutkus avec une biographie de l’artiste et des notices explicatives bilingues lituanien-anglais rédigées par la critique d’art Margarita Matulytė.
http://www.photography.lt/

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20 juin 2009

Vilnia/Vilnius et les artistes biélorusses du XXe siècle

A l'initiative de l‘Université Européenne des Sciences Humaines et avec le soutien du Musée National de Littérature "Kupala" de Minsk, la Galerie Arka de Vilnius a invité en mai-juin 2009 à une exposition originale consacrée aux artistes biélorusses de Vilnia/Vilnius au XXe siècle. L’exposition a mis en avant les travaux de peintres biélorusses qui ont parcouru artistiquement et personnellement Vilnia/Vilnius durant le siècle dernier. Malgré les vicissitudes de l’Histoire, Vilnia/Vilnius a toujours été une ville multiculturelle unique et singulière, et notamment une cité mythologique aux yeux de nombreux artistes biélorusses. Cette exposition n’avait pas la prétention de couvrir tout un siècle de relations artistiques entre Vilnius et les artistes biélorusses mais celle de mettre en avant les points culminants de ce phénomène culturel. L‘exposition s‘est tenue dans le cadre du programme national "Vilnius – Capitale Européenne de la Culture 2009".
http://www.culturelive.lt/fr/vilnius2009/news/bielorusses/

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16 juin 2009

Jacques Boucher de Perthes et le "bœuf de Lituanie"

De nombreuses manifestations scientifiques sont dédiées, cette année, à Jacques Boucher de Perthes (1788-1868), à l’occasion de l’anniversaire de la publication du premier volume de son ouvrage Antiquités Celtiques et Antédiluviennes (1849) et celui de la reconnaissance internationale de sa découverte (1859). Boucher de Perthes est considéré comme le fondateur de la préhistoire. A l’encontre des opinions scientifiques courantes à l’époque, ce savant présenta l’idée selon laquelle l’Homme été contemporain de certains animaux disparus. En se basant sur les résultats des fouilles archéologiques, il prouva l’existence, longtemps niée, d’un "homme fossile". L’œuvre scientifique et la vie de Jacques Boucher de Perthes sont relativement bien connus; son passage par la Lituanie, en revanche, l’est beaucoup moins. En 1856, Boucher de Perthes voyagea en Russie. En revenant, il passa par la Lituanie et la Pologne. Les souvenirs de ce voyage furent publiés dans Voyage en Russie : retour par la Lithuanie, la Pologne, la Silésie, la Saxe et le duché de Nassau; séjour à Wisebade, en 1856 (Paris - Treuttel et Wurtz 1859). Ancien officier de l’Empire, il attachait une grande importance à toutes traces de passage de la Grande Armée. Pourtant, il ne s’arrêta que peu de temps en Lituanie. Le voyageur traversa le pays en faisant uniquement des haltes dans les relais de postes. Les informations sur la Lituanie sont donc originaires de brèves observations, et surtout de conversations avec ses compagnons de voyage. Il est en effet fort probable que Boucher de Perthes les sélectionna en fonction de l’image de la Lituanie qu’il s’était déjà fait auparavant. Néanmoins quelques pages de son livre, consacrées à la Lituanie, constituent un précieux témoignage d’une représentation occidentale de la Lituanie au XIX siècle. Notons que ses remarques ne sont pas dépourvues d’un certain humour : "Malgré l’admiration du docteur [Sobolewski, un de compagnons de voyage], si j’avais un palais à bâtir, ce ne serait pas dans ce pays. Pourtant, je conçois que certains caractères puissent y trouver le bonheur : un chasseur par exemple. Là il n’y a à craindre ni garde-chasse, ni gendarme. Un seul gibier, le bison d’Europe [en originale zugle], est prohibé. Qu’ils ne deviennent pas pour vous la pomme d’Adam, et vous êtes dans le véritable paradis de Nemrod. Puis, ce doit être une belle chasse que cet ours gros comme une génisse et méchant comme un tigre. Ce péril est grand, sans doute, mais quelle fourrure ! Et quels jambons ! J’en ai mangé, ou du moins essayé, et je suis convaincu qu’ils seraient excellents si l’on parvenait à les mâcher, mais il faudrait que l’ours en vous cédant sa chair vous eût cédé ses dents." Il est intéressant de noter la conviction qu’avait Boucher de Perthes selon laquelle les forêts de Lituanie abriteraient les animaux disparus ailleurs. Conviction alimentée, d’une part par la méconnaissance de la faune de cette partie de l’Europe et par ailleurs par la présence de bisons d’Europe dans la Forêt de Białowieża. Signalons qu’un siècle avant, Jean-Etienne Guettard (1715-1786) niait la possibilité d’extinction des espèces. Le "bœuf de Lituanie", connu en France uniquement par des fouilles paléontologiques mais vivant à Białowieża, était un argument clé de ce raisonnement. "Je préfère l’inconnu, et je maintiens qu’il doit exister dans ces forêts des créatures auxquelles nous ne croyons plus. Qu’on y envoie un détachement de pionniers naturalistes, l’on y verra surgir l’ancienne faune des gaules, et se montrer à nos yeux étonnés tous les analogues vivants de la population souterraine dont l’ossuaire se trouve encore dans nos tourbières et dans les forêts sous-marines que recouvre La Manche." Boucher de Perthes voulait même introduire les bisons d’Europe en France afin de reconstruire l’ancienne faune de Gaule, il se renseigna à ce sujet à Varsovie auprès de Feliks Jarocki (1790-1865), conservateur du cabinet d’histoire naturelle, zoologiste de renom et auteur d’un travail sur les animaux de Białowieża. En Lituanie, comme ailleurs, Boucher de Perthes s’intéressa aux vestiges des anciennes civilisations. "Connaît-on des monuments druidiques ou des ruines annonçant que ces steppes et ces forêts ont eu, à une époque plus ou moins éloignée, une population moins disséminée que celle-ci ? Si ces traces existent, elles sont peu connues. Cependant, il n’est pas à croire qu’un telle étendu de terrains boisés ou cultivables, abondants en gibier, et propres à la multiplication des bestiaux, ait toujours été aussi déserte qu’elle l’est aujourd’hui. Mais quelles traces peuvent laisser les nations qui vivent sous la tente ou ne construisent que des maisons de bois, Quant aux premières, quelques jours suffisent pour disparaître leurs vestiges, pour les autres quelques années." A cette époque, l’archéologie lituanienne était parmi les mieux développées d’Europe. Boucher de Perthes ne passa pourtant pas par Vilnius. L’année de son passage en Lituanie (1856) fut suivant de l’année de fondation du Musée des Antiquités et de la Commission Archéologique (1855), fruit d’années de travail scientifique et d’un grand engouement pour cette problématique. Il ne nous est possible de savoir aujourd’hui si c’est un manque de temps ou l’influence de la représentation occidentale de ce pays qui le priva d’un savoir si nécessaire pour son travail. Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz, du Muséum national d’histoire naturelle :
piotrdas@mnhn.fr

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12 juin 2009

Jacques Lipchitz, l'été au Bellevue de Biarritz

Grâce au concours de la Fondation Lipchitz de New York, la ville de Biarritz rend hommage, du 30 juin au 4 octobre 2009, au sculpteur cubiste Jacques Lipchitz. Né Chaim Jakob Lipšic, Jacques Lipchitz (Druskininkai, 1891, Capri, 1973) est issu d’une famille juive originaire de Lituanie. Il est devenu un des maîtres du cubisme et de la sculpture contemporaine. Au total, 108 oeuvres (62 sculptures, 45 dessins, 1 peinture) sont présentées dans l'espace muséal du Bellevue à travers une scénographie imaginée par le commissaire de l'exposition, Kosme de Barañano. Ce dernier a prévu un parcours en sept salles des premières années de Lipchitz au cubisme en passant par un hommage à ses contemporains. Ces différentes époques présentent un panorama complet de l'artiste entre 1914 et 1971, depuis sa formation en tant qu'apprenti sculpteur et étudiant des Beaux-Arts à Paris jusqu'aux réalisations importantes des dernières années de sa vie. Pour plus d’informations : Municipalité de Biarritz, Direction des Affaires culturelles - Avenue Edouard VII, 64202 Biarritz. Tél. 05.59.41.57.51
culture@biarritz.fr

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06 juin 2009

Skaidra Jancaite : Lyon aux couleurs de la Lituanie

Les Fêtes consulaires 2009 de Lyon sont une invitation à faire un tour du monde sans quitter la capitale des Gaules ; les habitants peuvent de laisser porter par la magie des couleurs, des musiques, des saveurs, des costumes de pays du monde entier. 56 consulats y participent, dont celui de Lituanie. Dans ce cadre, place Bellecour ce 6 juin 2009 de 18h00 à 18h30, la soprano Skaidra Jančaitė interprète des chants tirés du folklore lituanien et s’accompagnera en particulier d'un kanklès, instrument traditionnel de Lituanie.

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04 juin 2009

La Courlande selon Jean-Paul Kauffmann

Vient de paraître chez Fayard le dernier livre de Jean-Paul Kauffmann intitulé "Courlande". A la manière des récits picaresques, l'auteur livre ses pérégrinations dans cette province de Lettonie, ancien duché entre les mondes slave et germanique, aux ciels infinis, aux forêts, aux plages désertes et aux châteaux en ruine. Ce road-movie baltique permet de croiser des personnages atypiques mais aussi d'évoquer l'ombre de Mara, que l'auteur a aimée il y a trente ans... Jean-Paul Kauffmann sera l’invité de la librairie Kléber à Strasbourg, le 15 juin 2009, lors d’une rencontre animée à 17h30 par le comédien Jean-Philippe Pierre. "Courlande", Jean-Paul Kauffmann, Fayard, collection Littérature française, 2009, 299 pages, 19,50 euros.
http://www.librairie-kleber.com/
http://www.editions-fayard.fr/

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01 juin 2009

Voyage culturel juif en Lituanie

Du 9 au 16 août 2009, la Maison de la culture yiddish - Bibliothèque Medem de Paris et l’Association Valiske de Schirmeck proposent un voyage culturel juif en pays litvak (Lituanie et Pologne du nord-est). L‘itinéraire du voyage passe par les villes de Tykocin, Bialystok, Sokolka, Krynki, Bochoniki, Sejny, Vilnius, Trakai, Kaunas, Suwałki et Varsovie et comprend des visites et rencontres organisées en partenariat avec le Musée du judaïsme de Tykocin, l'Université de Bialystok, la Société d'Esperanto de Bialystok, l'Association des Tatares, la Fondation Pogranicze ("Pays de la Frontière"), l'Université d'été de yiddish de Vilnius, le Centre des Recherches sur les Cultures sans Etats, le Musée juif de Vilnius, l'Université de Vilnius, les Communautés juives de Vilnius et de Kaunas et la Communauté karaïte lituanienne. Inscriptions auprès d’André Kosmicki, tél. 03 88 97 86 02 (Association Valiske) ou de Regine Nebel, tél. 01 47 00 14 00 (Maison de la culture yiddish).
http://www.valiske.com/lite.htm

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29 mai 2009

Jonas Mekas à la Galerie du Jour

Jonas Mekas, réalisateur, poète et artiste légendaire, revient à la Galerie du jour d‘Agnès B. (Paris 4e) avec une exposition d’oeuvres nouvelles et inédites, du 16 mai au 20 juin 2009. Cette exposition, intitulée "A few things I want to share with you, my Paris friends", est un mélange de vidéos, films, sons et images fixes qui couvrent cinq années passées dans la vie de Mekas. L’exposition regroupe de nombreuses oeuvres nouvelles et inédites de Mekas, s’étalant sur les cinq dernières années. Parlant de sa vie, de ses amis et du monde qui l’entoure depuis la fin des années 50, Mekas continue d’explorer de nouveaux formats et approches, comme l’installation vidéo, la musique en direct et son projet Internet 365 day. Galerie du jour Agnès B, 44 rue Quincampoix, 75004 Paris, Tél. 01.44.54.55.90. Métro : Les Halles. Ouverture : du mardi au samedi de 12h à 19h.
http://www.galeriedujour.com/

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26 mai 2009

Les amis de la France à Kaunas en visite à Strasbourg

A l’occasion du vingtième anniversaire de sa fondation, la section de Kaunas de l’association Lituanie-France organise un voyage d’une dizaine de jours pour une délégation de 22 membres de l’association, du 22 au 31 mai 2009. Après Prague et Nuremberg, c’est par Strasbourg que la délégation est entrée en France, accueillie par des membres de l’association Alsace-Lituanie. Le périple européen s’est ensuite poursuivi par la visite de Lausanne, Annecy, Grenoble, Monaco, Gênes, Padoue, Brno et retour en Lituanie. L’association de Kaunas, présidée par Birutė Strakšienė (photo), est bien connue pour le dynamisme de son action, notamment par le biais de son Centre culturel Robert Schuman, qui est un des principaux foyers de rayonnement de la culture française en Lituanie.
http://www.robertschuman.ktu.lt/

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23 mai 2009

Milosz : "Les Hautes Solitudes" au Théâtre du Regard

"Voici Milosz-la-Poésie" s’exclama un jour Oscar Wilde en parlant d’Oscar Milosz (1877-1939), ce poète venu des grands domaines lituaniens qui ne cesseront de le hanter comme une enfance éternelle, perdue dans les lointains du souvenir et retrouvée en larmes. Aucune poésie n’est plus désespérée, plus solitaire que celle d’Oscar Milosz, aucune n’est plus ensorcelante, plus lointaine, plus blessée. Il s’agit d’une voix unique et moderne dans la poésie que l’on pourra découvrir ou redécouvrir les 29-30-31 mai et 5-6-7-12-13-14 juin au Théâtre du Regard à Paris. Poèmes dits par Zygmunt Blazynsky, chants et kanklès par Biruté Liuoryté-Gambus. Information et réservation : Théâtre du Regard, 11 rue Yvonne Le Tac, Paris 18e, Tél. 01 42 23 48 94.
zygmunt.blazynsky@wanadoo.fr

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20 mai 2009

Lituanie : La jeune fille et le char

Ce soir est diffusé sur Arte-TV le 5e volet de la série documentaire L'effondrement du bloc de l'Est (Allemagne, 2008, 53mn) en comprenant cinq - Russie, Pologne, Hongrie, Roumanie et Lituanie - pour comprendre comment le bloc de l'Est s'est progressivement fissuré vers la fin des années 1980. En 1989, cinquante ans après la signature du pacte germano-soviétique et leur intégration forcée dans l'Union soviétique, les pays baltes placent tous leurs espoirs dans la perestroïka lancée par Gorbatchev. En Lituanie, Stase Asanaviciuté et sa fille Loreta participent au mouvement d'indépendance. Mais Gorbatchev voit là une menace pour l'avenir de l'Union soviétique. En janvier 1991, il fait sortir les chars des casernes. Le gouvernement lituanien se retranche dans le parlement, la tour de télévision devient le symbole des libertés et les habitants de Vilnius se relaient pour monter la garde. Loreta est de ceux-là. Dans la nuit du 12 au 13, les blindés s'avancent vers le bâtiment que les citoyens entourent en formant une chaîne humaine... Sur Arte-TV, mercredi 20 mai 2009 à 21h35 (rediffusions le 23.05.2009 à 14h00 et le 26.05.2009 à 10h50).
http://www.arte.tv/

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18 mai 2009

La correspondance Gilibert - Jussieu (1748-1836), un précieux témoignage de l’histoire des sciences en Lituanie

La Bibliothèque Botanique du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris conserve une série de lettres du botaniste Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814) à Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836), démonstrateur de botanique au Jardin du Roi, membre de l’Académie Royale des Sciences et directeur du MNHN. Elles ont été analysées par Piotr Daszkiewicz, du Service du Patrimoine Naturel du MNHN, avec l’aide de Françoise Bouazzat et Denis Lamy, de la Bibliothèque du MNHN. Une de ces lettres fut envoyée le 23 octobre 1777, de Grodno et date de la période du séjour de Gilibert en Lituanie. Gilibert y informe son collègue de l’état des institutions scientifiques, organisées par ses soins à la demande de l’administration de l’Etat polono-lituanien : "Deux ans se sont écoulés depuis mon arrivée. Pendant ce temps, j’ai eu les facilités d’établir un jardin de botanique qui le dispute pour le choix des plantes et leur nombre avec celui de Montpellier. Le cabinet d’histoire naturelle est pour le plus complet pour la minéralogie. Nous n’envions riens aux plus célèbres des pétrifications des mines de Suède, Russie, Hongrie, Saxe et Tyrol. L’amphithéâtre anatomique est considérable avec plus de cent pièces injectés ou monstres, fœtus, etc. La bibliothèque de l’Académie médicale ne renferme encore que trois mille volumes mais nous possédons les plus beaux ouvrages de botanique, de zoologie et d’anatomie". Cette lettre contient nombre d’informations concernant l’avancement de son travail sur la Flore de Lituanie (Flora Lithuanica inchoata) - la première au sujet de ce pays -, ouvrage édité quatre ans plus tard, en 1781 : "J’ai sérieusement travaillé à déterminer les plantes de Lithuanie, aidé par vingt quatre élèves. Vous ne serez pas surpris, si notre Flora offre déjà neuf cents espèces de plantes très certaines, parmi lesquelles se trouvent plusieurs sibériennes. Vous serez étonnés de nos véroniques, campanules, ombellifères, salices [saules], etc." Les recherches botaniques de Gilibert en Lituanie sont bien connues des naturalistes et des historiens des sciences. Nous en savons beaucoup moins sur ses recherches dans les autres branches des sciences naturelles. De ce point de vue, la lettre à Jussieu constitue un témoignage unique. Rappelons, à titre d’exemple, les dires de Gilibert en ce qui concerne ses travaux en entomologie : "Les insectes ont été collectés avec le même soin. Je viens de finir de le déterminer : nous en avons déjà huit cent espèces sûres, quelques-unes qui ne sont point dans la Faune de Linné [l’ouvrage de référence de l’époque]. Ce qui m’a surpris, c’est que nous en avons à Grodno, le foulon, la tête de mort, etc." Gilibert informa Jussieu de la construction des bâtiments de l’Académie médicale et de son hôpital. Il se montre satisfait de la beauté et des richesses naturelles de la Lituanie, mais aussi de sa situation personnelle : "Si vous me demandez quel est mon sort, je vous dirai qu’il est de plus heureux ! Mes brevets tous très honorables : inspecteur général des écoles de médecine du grand-duché de Lithuanie, premier professeur de celle de Grodno, physicien du même duché, médecin ordinaire du roi, conseilleur aulique. Ma place non compris, la pratique va à 600 ducats ce qui fait un peu plus de 6000 # [livres tournois] de rente". La lettre a pour but la demande d’envoi en Lituanie de graines de plantes du Jardin du Roi à Paris. Gilibert, après avoir présenté ses collections végétales (avec les serres de plantes africaines), cite les noms des naturalistes qui ont envoyé ou échangé des plantes avec le Jardin de Grodno : Nicolaus Jacquin (1727-1817) de Vienne, Simon Pallas (1741-1811) de Saint-Pétersbourg, Antoine Gouan (1733-1821) de Montpellier, Jean Hermann (1731-1800) de Strasbourg. Faute de documents conservés au MNHN, nous ne pouvons que supposer qu’Antoine-Laurent de Jussieu a également participé à ces envoi de plantes en Lituanie. Afin de mieux présenter la situation en Lituanie, Gilibert joignit un imprimé de sa lettre à Louis Vitet (1736-1809), contenant une description de la visite du roi Stanislas Auguste Poniatowski (1732-1798) à Grodno et plus particulièrement de l’Académie médicale, du jardin botanique, et de l’amphithéâtre anatomique, mais aussi des manufactures organisées par Antoni Tyzenhauz (1733-1785) et à l’Ecole Militaire. L’imprimé de la lettre, document d’une grande rareté, n’est pas inconnu des historiens de Lituanie. Néanmoins, l’exemplaire de la Bibliothèque Botanique du MNHN mérite une attention particulière ; en effet, il porte des annotations manuscrites de Gilibert informant des cadeaux du Roi (douze volumes de la Flora Danica et une robe d’une valeur de cinquante ducats pour l’épouse de naturaliste), des modalités d’envoi des graines et d’une demande à Jussieu concernant les achats de livres et d’objets d’histoire naturelle. Pour en savoir plus concernant cette correspondance : Piotr Daszkiewicz,
piotrdas@mnhn.fr

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15 mai 2009

Les Capitales européennes de la culture du XXIe siècle à Vilnius

Depuis le 15 janvier 2009 et jusqu’au 27 février 2010 se déroule à Vilnius un projet artistique original intitulé : ARTscape / MENOrama. Le projet présente à Vilnius des œuvres des représentants contemporains de l'art visuel, du jazz et du cinéma de douze Capitales européennes de la culture, exposées avec celles de douze représentants lituaniens. Ce programme intensif d'un plus d’un an souhaite construire un pont culturel entre les Capitales culturelles précédentes, actuelles et futures. Organisé par les associations Menų vartai, Vilniaus džiazo festivalis et Kino pavasaris, le programme est accueilli à la Galerie Vartai, la Maison des professeurs de Vilnius, les salles de concert de Vilnius et celles du Forum Cinemas Vingis et de Skalvija.
http://www.culturelive.lt/fr/2009/events2009-special/artspace/

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12 mai 2009

Concours de blagues au sein de la police lituanienne

"Pourquoi y a-t-il une bande verte peinte sur les flancs des voitures de police? Pour aider les policiers à trouver la poignée de la portière. Et pourquoi les policiers mettent-ils tellement de temps à sortir de leur voiture quand celle-ci s'arrête? Parce qu'il n'y a pas de bande verte à l'intérieur". A Vilnius, la police locale en mal d'action avait lancé, il y a quelque temps, le concours de la blague la "plus vraie". L'auteur de celle-ci, qui témoigne de la vivacité des fonctionnaires de police, a été récompensé d'un téléphone portable. Le jury composé de policiers et de célébrités lituaniennes avait pioché parmi 375 blagues. A défaut de plombier polonais, optez pour le policier lituanien.
http://www.policija.lt/

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08 mai 2009

Mausolée d’un fils et frère de grand-duc de Lituanie à Strasbourg

Si beaucoup de touristes viennent visiter, en l’église protestante Saint-Thomas de Strasbourg, le chef d’œuvre du sculpteur français Jean-Baptiste Pigalle que constitue le mausolée du maréchal Maurice de Saxe (1696-1750), duc de Courlande et de Sémigalle, combien savent que ce dernier était le fils illégitime d’Auguste II, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (1697-1706 et 1709-1733) et demi-frère d’Auguste III, également roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (1733-1763) ? Maurice de Saxe (Hermann Moritz Graf von Sachsen) est né en 1696 à Goslar, fils adultérin de l'électeur de Saxe, Frédéric-Auguste Ier et de Marie-Aurore, comtesse de Königsmarck. Il passe à Hambourg sa première année, avant d'être présenté en 1698 à son père, devenu roi de Pologne et grand-duc de Lituanie sous le nom d’Auguste II. Elevé à Berlin, Utrecht et La Haye, il reçoit une éducation essentiellement militaire. En 1711, il est reconnu par son père et reçoit officiellement le titre de comte de Saxe, et son premier régiment. A partir de 1712, il participe à sa première bataille contre les Suédois. En 1721, il cherche du service en France, puis en 1725, part pour Varsovie, avec comme objectif la couronne ducale de Courlande. Ce faisant, il entre en conflit direct avec les intérêts polonais, et donc son père. Le 26 juin 1726, avec l'appui d'Anna Ivanovna (future Anne Ière de Russie), la duchesse douairière, il est élu duc de Courlande et de Sémigalle par la Diète de Mitau. Aussitôt, la Diète polonaise refuse de reconnaître le nouveau duc. En novembre, Auguste II proclame le rattachement de la Courlande à la Pologne. La Guerre de succession de Courlande commence. La Diète courlandaise refuse à Maurice de saxe l'institution d'une armée permanente et le nouveau duc perd également l'appui d'Anna Ivanovna. Il est chassé par des troupes russes et rentre à Paris. La Guerre de succession de Pologne lui donne une occasion de reparaître sur le devant de la scène. Stanislas Leszczyński se porte candidat et est élu le 12 septembre 1733. Cependant, le 5 octobre, des opposants élisent de leur côté l'électeur de Saxe, Frédéric-Auguste, demi-frère de Maurice. C'est le conflit. Maurice de Saxe choisit de maintenir son allégeance au roi de France. En 1735, une paix est signée. Frédéric-Auguste est confirmé sur le trône, sous le nom d'Auguste III, tandis que Leszczynski reçoit le duché de Lorraine. Nommé maréchal général des camps et armées du roi de France, Maurice de Saxe s’illustre alors lors des campagnes d’Autriche et de Bohème, et notamment aux batailles de Fontenoy, de Rocourt et de Lauffeld. Louis XV le récompense de ses victoires militaires en le nommant en 1748 gouverneur à vie du château de Chambord, qui avait déjà accueilli Stanislas Leszczyński. Maurice de Saxe y meurt en 1750. Une cérémonie funèbre est célébrée à Paris, mais le grand militaire, "protestant, bâtard et allemand", ne pouvait être inhumé dans la capitale. Louis XV souhaitant néanmoins lui rendre un hommage particulier et donc un lieu de sépulture digne du héros et son histoire, c’est finalement le chœur de la "cathédrale protestante" de Saint-Thomas à Strasbourg qui retint en définitive le choix du roi. Louis XV commanda à Jean-Baptiste Pigalle un magnifique mausolée, élevé à partir de 1771. C'est une œuvre monumentale, dont le thème est classique : la Mort appelle le maréchal au tombeau, tandis qu'une figure féminine en pleurs (la monarchie) le retient du bras. Des drapeaux, un aigle, un lion, rappellent la gloire militaire et la bravoure du grand soldat, dont la statue altière, cuirassée, arbore un visage étonnamment réaliste mais serein. Rappelons par ailleurs que Maurice de Saxe est arrière-grand-père d'Aurore Dupin (1804–1876), dite George Sand.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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06 mai 2009

Vient de paraître : Les pays baltes en quête de sécurité

Les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), après leur brutale incorporation à la fin de la Seconde Guerre mondiale, à l’Union soviétique, ont regagné, à un moment où cette dernière agonisait, leur indépendance et leur souveraineté. Depuis, en croisant le fer régulièrement avec une Russie hostile à leur diplomatie atlantique tous azimuts et en soutenant, tout aussi fréquemment, les pays occidentaux, et en premier lieu les États-Unis, ils ont voulu démontrer que leur objectif était de quitter, une fois pour toutes, l’orbite russe tout en garantissant leur positionnement, à perpétuelle demeure, à l’Ouest. Cette stratégie, néanmoins, ne fut pas exempte d’ambiguïtés. À force de classifier les trois pays dans une catégorie homogène, on en oublierait presque l’opportunisme dont a pu faire preuve chacun d’eux qui, lorsque ses intérêts l’exigeaient, a préféré arracher aux capitales occidentales des garanties que les deux autres ne pouvaient obtenir. Leur dénominateur commun, finalement, est moins de partager une identité similaire autour d’un label "balte" que d’avoir un positionnement géostratégique contraignant et d’avoir utilisé une identité opportunément construite pour conjurer cette contrainte. Cette stratégie a été couronnée de succès puisqu’elle a débouché sur leur intégration à l’Ouest par le jeu de leur double adhésion à l’OTAN et à l’UE. Le livre qui vient paraître sur ce sujet est signé Matthieu Chillaud, docteur en science politique (Bordeaux IV). Spécialiste des questions stratégiques en Europe septentrionale, il enseigne à l’Institut d’Études administratives et politiques de l’Université de Tartu (Estonie). Il a été Attaché temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) à l’Université Bordeaux IV et chercheur-invité au SIPRI. "Les pays baltes en quête de sécurité", Matthieu Chillaud, Editions Économica, Paris, 2009, 300 pages, 29 euros.
http://www.economica.fr/

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