28 janvier 2015

"Goodbye Poutine" avec l'aide des Lituaniens

Docteur en études slaves de l’Institut des langues et cultures orientales (Inalco), Hélène Blanc est chercheur au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur la Russie contemporaine. Elle vient de diriger l’édition d’un ouvrage collectif intitulé "Goodbye Poutine" et essentiellement consacré à faire découvrir les enjeux des évènements actuels en Ukraine et à tordre le cou à une désinformation savamment distillée par le Kremlin et ses relais en France. Le livre comprend de nombreuses contributions lituaniennes, notamment de Vytautas Landsbergis, père de l’indépendance de la Lituanie (chapitre 1), de Dalia Grybauskaité, présidente de la République (ch. 4), de Richard Backis, ancien ambassadeur de Lituanie (ch. 7) et des Cahiers Lituaniens (ch. 19). "Goodbye Poutine", Paris, Ginkgo Editeur, 2015, 394 pages, 19 euros.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/search/label/Ukraine

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19 janvier 2015

La correspondance Jundziłł-Thouin, un témoignage d’échange scientifique franco-lituanien au XIXe s.

La Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris conserve le riche fond de la correspondance d’André Thouin (1747-1824), jardinier en chef du Jardin des Plantes, professeur administrateur du MNHN, botaniste et spécialiste de la culture des plantes. Thouin enrichit la collection du Jardin des Plantes de plus de 6000 espèces. Les échanges avec les jardins botaniques de l’Europe entière furent une importante source de nouvelles plantes. La correspondance des botanistes constitua ainsi une partie importante de la « République des savants ». Rappelons que Thouin collabora à l’Encyclopédie et qu’il reçut en visite Rousseau et Malherbes.
Le nom de Stanisław Bonifacy Jundziłł (Stanislovas Bonifacas Jundzilas, 1761-1847) figure sur la liste des quelque 700 correspondants de Thouin, à l’époque où ce père piariste fut professeur de la chaire de l’Histoire naturelle de l’Université de Vilnius (à partir de 1802) et en même temps directeur de son Jardin botanique (1798-1825). Les échanges entre les deux savants ont duré 20 ans (1803-1823). Les lettres adressées par Thouin à Vilnius restent inconnues à nos jours pour les historiens, malgré des preuves de leur existence au XIXe siècle. Les listes des espèces, recherchées par Jundziłł à Paris, sont particulièrement intéressantes pour l’histoire des sciences. Le nombre d’espèces et leur grande variété, tant du point de vue de la systématique ainsi que de la provenance géographique, montrent bien l’importance du Jardin botanique de Vilnius. Pour certaines espèces, il s’agissait aussi de premières tentatives de l’acclimatation dans cette partie d’Europe ; on peut citer le kaki, le dragonnier, l’igname, le lin de Nouvelle-Zélande, le cèdre. Les nombreux scientifiques en passage à Paris, dont Znosko, Stubielewicz, Drzewiński, se chargeaient d’apporter les grains à Vilnius. Les copies de cette correspondance, un document exceptionnel pour l’histoire de la botanique en Lituanie, fut récemment transmise de MNHN au Jardin Botanique de Vilnius.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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Vilmantas expose à Strasbourg

Vilmantas Marcinkevičius est aujourd’hui un des plus peintres expressionnistes des plus connus de Lituanie. Né en 1969 à Kaunas, il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Vilnius. Il a bénéficié de plusieurs résidences d’artiste dans les pays scandinaves et notamment au Danemark où il a fréquemment exposé et où il est bien connu. En février 2015, il expose à la Galerie des Arts du Conseil de l’Europe à Strasbourg, à l’invitation du Club des Arts de cette institution et de l’Union des Lituaniens de Strasbourg. Pour participer au vernissage de l’exposition, le 3 février à 17h30, prière de s’annoncer impérativement avant le 23 janvier auprès de Jurgita Petkevičiunė : jurgita.petkeviciune@echr.coe.int
Pour en savoir plus sur l’artiste :
http://en.wikipedia.org/wiki/Vilmantas_Marcinkevi%C4%8Dius
http://www.vilmantas.com/en/

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09 janvier 2015

L’insurrection de 1794 à Vilnius vue par le général Michał Sokolnicki (1760-1816)

Le Service historique de la Défense à Vincennes conserve de nombreux documents de l’époque napoléonienne, dont ceux des campagnes en Pologne et en Lituanie ainsi qu’une partie de la documentation des Légions en Italie – unités constituées par les réfugiés de l’ancienne République des Deux Nations désirant libérer leur patrie. Parmi ces documents se trouvent les écrits et les rapports du général Sokolnicki qui, après avoir commandé l’école des officiers de génie à Vilnius, dirigea un régiment d’insurgés en 1794. Emprisonné par les Russes, puis libéré, Sokolnicki rejoignit la France pour continuer son combat. Il devint aide de camp de Napoléon et l’un des plus importants officiers de la Grande Armée. Dans divers rapports et écrits, il tenta de prévenir les autorités françaises du danger de la Russie. En 1811, avant l’offensive française de 1812, il prépara un important rapport sur les forces et faiblesses de l’empire du tsar. Afin d’illustrer le comportement de la population de Lituanie et de Pologne, Sokolnicki cita plusieurs épisodes de l’insurrection de 1794. Un épisode du début de ce soulèvement à Vilnius illustrait l’unité des Lituaniens de diverses classes sociales face à l’ennemi commun : A Vilna, l’insurrection avait été concertée, ménagée et calculée plus d’un mois avant son explosion, au milieu de plus de trois cent individus de toutes les classes ; de ce nombre étoient des professeurs et des étudiants de l’université, des chanoines de la Cathédrale, des curés, des moines, des négociants, des Juifs, des fabricants, des militaires, ainsi que les premiers Magnats du Pays, et jusqu’à des femmes. Les Russes redoublaient la surveillance. Cependant le secret fut religieusement gardé et, en un instant, toute la garnison avec son état-major général fut faite prisonnière; ceux qui cherchèrent à s’évader, furent poursuivis et massacrés par des paysans des environs. Et un seul exemple de punition opéré sur le champ contre un traitre à la patrie suffit pour rétablir l’ordre que partout ailleurs on n’eut pu obtenir peut-être d’une émeute populaire.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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01 janvier 2015

2015 : la Lituanie s'arrime à l'Euro

Dernier des pays Baltes à adopter la monnaie unique européenne, la Lituanie fait enfin son entrée dans le club fermé de la zone Euro, le noyau central de l’Union européenne. Elle avait déjà lié, dès 2002, le sort de sa monnaie nationale, le Litas, à l’Euro. Grâce à de gros efforts et sacrifices, le taux de change est resté inchangé durant ces 12 ans et est celui de la conversion au 01.01.2015 : 1 Euro = 3,4528 Litas. Sur les nouvelles pièces qui circulent depuis aujourd'hui, d'abord en Lituanie, puis dans le reste de la zone Euro au gré des échanges, la face "nationale" représente un Vytis et est signée du nom du pays en lituanien : Lietuva (photo). Alors que certains pays européens s’interrogent sur les contraintes de l’Euro et surtout sur leur propre capacité à maintenir la compétitivité de leur économie, la Lituanie semble bien prête et s’investit dans un meilleur ancrage à l’Europe, dans un contexte de menaces géopolitiques.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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27 décembre 2014

Jean-Emmanuel Gilibert, un documentaire de la télévision lituanienne

A l’occasion du bicentenaire de la mort du naturaliste français Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), la chaine de télévision nationale de Lituanie LRT a récemment diffusé un documentaire retraçant sa vie en Lituanie. Rappelons que si Gilibert ne passa que huit années - de 1775 à 1783 - dans l’ancien grand-duché, il y marqua fortement les sciences par ses nombreux travaux et découvertes (cf. Cahiers Lituaniens n°10, 2009). Son nom fut ainsi donné à une rue de Kaunas, ainsi qu’à l’actuel programme franco-lituanien d’échanges scientifiques, dans le cadre des Partenariats Hubert Curien.

Pour visionner le documentaire, en langue lituanienne :
https://www.youtube.com/watch?v=nFT_StXUDGk

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23 décembre 2014

Cahiers Lituaniens : Miksys et Venclova à l'affiche

Le 13e numéro des Cahiers Lituaniens vient de paraître. Ce numéro a l’immense privilège d’accueillir les bonnes feuilles de l’ouvrage « Vilnius » du grand écrivain et poète lituanien Tomas Venclova que la maison Circé, l’éditeur strasbourgeois de l’édition française, a aimablement autorisé Alsace-Lituanie à révéler avant sa parution en 2015. Ces feuilles côtoient un texte très érudit de Marie-France de Palacio, coauteur du remarquable Eden lituanien et Babylone française (Classiques Garnier), sur le personnage romantique d’Emilie Plater, considérée comme héroïne nationale tant en Lituanie qu’en Pologne et comparée par Adam Mickiewicz à Jeanne d'Arc. La partie biographique de cette livraison comprend par ailleurs un texte sur l’artiste lituanien Žibuntas Mikšys, décédé en 2013 à Paris, où il vécut pendant près de cinquante ans, et dont plusieurs de ses œuvres illustrent cette édition – y compris la couverture. Cette partie est complétée par une contribution sur le médecin missionnaire Ferdinandas Bendoraitis, formé à Paris et à Strasbourg, et dont la passion des ex-libris a permis également d’embellir ce cahier. La mémoire du grand-duché de Lituanie en Biélorussie fait l’objet d’une synthèse des travaux qu’a menés sur le sujet Anna Zadora, une chercheure associée aux universités de Strasbourg et de Genève. Ce numéro comprend également deux textes relatifs aux liens avec la Lituanie de Jean-Emmanuel Gilibert et Anton de Bary. Enfin, comme de tradition, il s’achève avec une petite sélection de poèmes – cette fois de Donaldas Kajokas – présentée en lituanien et dans une traduction de Jean-Claude Lefebvre et Liudmila Edel-Matuolis, et précédée d’une introduction à la vie et l’œuvre du poète par Eglė Kačkutė.
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/commande.htm

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22 décembre 2014

Stanislas Gilibert (1780-1870), filleul du dernier roi de Pologne et grand-duc de Lituanie

En signe de reconnaissance et d’amitié, Stanislas Auguste Poniatowski accepta être le parrain du fils – né en Lituanie – du grand naturaliste français Jean-Emmanuel Gilibert. En honneur de son prestigieux parrain, l’enfant reçut les prénoms de Stanislas Auguste. Les trois premières années de sa vie, il les passa dans le grand-duché où, comme remarque A. Lacour, auteur de sa notice nécrologique, "il reçut une éducation aussi libéral que complète dont il conserva l’empreinte toute la vie". Suivant la tradition familiale, Stanislas termina ses études de médecine à Montpellier. Il suivit également l’enseignement de Jean-Baptiste Lamarck au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Son père s’opposa cependant à son projet de partir – en qualité d’aspirant de marine – en expédition à Saint-Domingue. Il rejoignit donc le service des ambulances de l’armée d’Italie ou il tomba malade du typhus.
Passionné de sciences naturelles, il fut conservateur du cabinet d’Histoire naturelle de Lyon durant quelques années et y enseigna la géologie. En 1816, deux ans après la mort de son père, il offrit ses manuscrits dont Sur les forêts de Lithuanie à l’Académie de Lyon. Médecin réputé, il fut l’auteur de plusieurs publications scientifiques dont une Monographie du pemphigus et un Traité de la maladie vésiculaire. Stanislas Gilibert était aussi un grand connaisseur et collectionneur de peinture. Le Catalogue des tableaux anciens des divers écoles composant le cabinet de feu le Dr. Stanislas Gilibert montre qu’il possédait de nombreux tableaux d’une valeur inestimable, dont des œuvres de Rembrandt, Rubens, Dürer, Vernet et Poussin.
Il s’intéressa à la politique et participa à la révolution de 1830, en refusant néanmoins de devenir maire de Lyon. Il accepta cependant le poste du directeur des hospices de la ville. Lacour rappelle que "Gilibert était toujours passionné pour la nation qui lui avait donné le jour. Après la chute de Varsovie et le refus formel du gouvernement français de secourir les Polonais aux abois, il conçut un tel chagrin qu’il prit la résolution de renoncer définitivement à la vie publique et de se dévouer entièrement à la médecine". Un petit livret, La Pologne en 1831 : chant héroique dédié à M. Stanislas Gilibert, témoigne de son engagement en faveur de la Lituanie et de la Pologne. Il légua sa fortune à l’école de la Martinière à Lyon. Après sa mort, ses herbiers, manuscrits et lettres ont été vendus et leur trace est aujourd’hui perdue.
Pendant l’entre-deux-guerres, deux chercheurs lyonnais, M. Lannois et J. Guiart, cherchèrent la célèbre médaille éditée par Stanislas Auguste Poniatowski en honneur de Onufry Orlowski qui sauva Gilibert de la tentative d’empoisonnement. Parmi les affaires de Stanislas Gilibert à l’Ecole de la Martinière, ils trouvèrent une boite en bois de thuya ornée d’une miniature en ivoire avec une médaille portant la mention Stanislas-Auguste par la grâce de Dieu Roi de Pologne Grand-Duc de Lituanie et entourée de deux petits génies dont l’un veut cacher ce que l’autre découvre ; au-dessus, l’inscription semi-circulaire : Modestia tegit - detegit Amicitia (Ce que la modestie cache, l’amitié le découvre) et en exergue : Monumentum pro vita servata J. Giliberti.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz
piotrdas@mnhn.fr

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19 décembre 2014

Les Lituaniens de Strasbourg fêtent Noël

Comme chaque année, une sympathique fête de Noël a été organisée le 12 décembre dans les locaux de la Représentation permanente de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe à l’attention des Lituaniens et de leurs conjoints et enfants vivant en Alsace (la "Kalėdinė šventė atstovybėje"). Cette fois, ce fut le nouvel ambassadeur, Vytautas Leškevičius (à gauche sur la photo), qui accueillit le père Noël dans une ambiance chaleureuse et familiale, lors de laquelle les convives purent goûter tant des spécialités lituaniennes – šakotis ou bière de Klaipėda – qu’alsaciennes – charcuterie et vins d’Alsace. Rappelons que la diaspora est bien représentée en Alsace grâce à l’Union des Lituaniens de Strasbourg.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/

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11 décembre 2014

Les équipes Gilibert française et lituanienne se rencontrent en Alsace

Début décembre, les six chercheurs en sciences sociales participant au programme scientifique franco-lituanien Gilibert se sont rencontrés en Alsace. Les membres de la délégation lituanienne, composée de Genovaitė Dručkutė (Université de Vilnius), de Nijole Kašelionienė et de Dainius Vaitiekūnas (Université éducologique de Lituanie), ont ainsi visité les installations venant d’être entièrement rénovées de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg - première bibliothèque de l’enseignement supérieur en France - sous la conduite de Julien Gueslin (BNU).


Ils ont également visité le Palais universitaire de Strasbourg - un des sites emblématiques de la "Neustadt", futur périmètre protégé du patrimoine mondial de l’Unesco - ainsi que le quartier européen de Strasbourg – Conseil de l’Europe, Parlement européen, Cour européenne des droits de l’homme, Pharmacopée européenne - sous la conduite de Philippe Edel (Cercle d’histoire Alsace-Lituanie), avant d’assister à la soutenance de thèse de Thierry Laurent (Cours de civilisation française de la Sorbonne) à Mulhouse [cf. notice ci-dessous].

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10 décembre 2014

Les échanges littéraires franco-lituaniens au cœur d’une thèse universitaire soutenue à Mulhouse

Le 5 décembre dernier, Thierry Laurent, enseignant de littérature aux Cours de civilisation française de la Sorbonne, établissement privé dépendant de la Fondation Robert de Sorbon à Paris, a soutenu sa thèse d’habilitation à diriger des recherches en littérature française à la Faculté des lettres de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse. La thèse portait d’une part sur la littérature française depuis 1918 au croisement de l’engagement et du désengagement, et notamment sur les attitudes ambiguës et ambivalentes de quelques romanciers dont Jean Mauclère ; et d’autre part sur les échanges littéraires franco-lituaniens depuis le XIXe siècle. Le jury était présidé par Pierre Brunel, professeur émérite à l’Université Paris IV et directeur des Cours de civilisation française, et composé des professeurs Luc Fraisse (Institut universitaire de France), Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace), Pierre Masson (Université de Nantes) et du maître de conférence Yves-Michel Ergal (Université de Strasbourg). Trois universitaires de Lituanie avaient été invités et étaient présents : les professeurs Genovaite Druckute (université de Vilnius) et Nijole Kaselioniene (Université éducologique de Lituanie - LEU) et le maitre de conférences Dainius Vaitiekunas (LEN). Assista également à la soutenance Philippe Edel, du Cercle d’histoire d’Alsace-Lituanie.

Sur la photo, de gauche à droite : Philippe Edel, Thierry Laurent, Yves-Michel Ergal, Dainius Vaitiekunas, Genovaite Druckute, Pierre Brunel, Nijole Kaselioniene.

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06 décembre 2014

République des Deux Nations : La Conchyliologie de Dezallier D’Argenville

La Conchyliologie ou Histoire naturelle des coquilles de mer, d’eau douce, terrestres et fossiles fut un des plus grands succès éditoriaux du XVIIIe siècle. A l’époque des nombreux cabinets d’histoire naturelle, les coquillages étaient l’objet d’un important commerce et ils atteignaient parfois des prix très élevés. Cet ouvrage, un véritable guide pour les collectionneurs, avait trois éditions et il fut acheté, lu et cité en toute Europe. Son auteur Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765) écrivit aussi les articles sur le jardinage de l’Encyclopédie. Grand connaisseur et collectionneur d’art, auteur de L’abrégé de la vie de quelques peintres célèbres, savant s’intéressant tant aux sciences naturelles qu’à la physique, propriétaire d’une importante collection naturaliste, il correspondait avec des nombreux naturalistes. Parmi ses correspondants, notons Mennicken, directeur général des collections du roi de Pologne et grand-duc de Lituanie Auguste III.
Les éditions successives étaient enrichies par de nouvelles données et la liste des cabinets européens devint de plus en plus complète. Dezallier d’Argenville cita aussi les collections de la République des Deux Nations. Il connaissait personnellement Jean Bernoulli (1710-1790). En décrivant le Cabinet d’histoire naturelle de la Société Physique de Dantzig, il cita le livre de "son ami M. Jean Bernoulli" et mentionna que "ce voyage est à la vérité écrit en allemand, mais je compte publier la traduction de cette description dans mes recherches sur l’histoire naturelle de la Pologne, qui feront partie d’un ouvrage que je publierai incessamment". Malheureusement il n’a jamais publié l’ouvrage en question. Il connaissait également Jean Baptiste Dubois de Jacigny (1753-1808), l’auteur de l’Essai sur l’histoire littéraire de Pologne car il informe que "cette notice des cabinets de la Pologne nous a été fournie par M. Dubois, Conseiller de la Cour de Sa Majesté le Roi de Pologne, Membre de plusieurs Académies, etc."
Après que l’on lui fit la une remarque que "le goût des connoissances solides n’est pas encore assez généralement répandu en Pologne pour qu’on doive s’attendre à y trouver un grand nombre de Cabinets d’histoire naturelle", il décrivit quelques-uns des plus importants cabinets des magnats, dont celui de la princesse Anna Jabłonowska (1728-1800). Il rendit public, parfois en quelques mots seulement, l’existence d’autres collections. Ainsi : "M. le Comte Ogiński, Grand-Général de l’Armée de Lituanie, possède à Varsovie une collection très-précieuse en coquilles & en mines ; une suite non interrompue de fœtus de tous les âges & de monstres, très bien conservés".
La plus intéressante est sa description de la collection royale : "Sa Majesté Stanislas-Auguste semble avoir inspiré à ses Concitoyens ce goût invincible pour le savoir, qui a toujours fait le caractère distinctif de son esprit. On ne lui enlèvera jamais la gloire d’avoir établi en Europe le premier Tribunal d’Education. Il n’a pas montré moins d’empressement à établir des observatoires, des Cabinets de physique & d’histoire naturelle. Les deux principaux Observatoires sont pourvus des plus belles machines : celui de Varsovie est sous la direction de M. l’Abbé Bystrzycki, & celui de Vilna, qui est le plus considérable, sous celle du célèbre M. Poczbut, Correspondant de l’Académie Royale des Sciences de Paris. Le Cabinet d’histoire naturelle de Sa Majesté n’est point encore rassemblé ; il y en a partie à Varsovie & partie à Grodno. Il s’en faut de beaucoup que cette collection soit complète mais elle s’accroît tous les jours par l’ordre de Sa Majesté & les soins de M. le Capitaine Carosi, qui en est le Garde. Quelques échantillons de mines de Pologne, une belle suite de mines étrangères, de pierres précieuses, de cristaux, & en sont les principaux objets. Les coquilles y sont en très petit nombre. On y remarque aussi de belles pétrifications indigènes & exotiques. La partie du Cabinet du Roi qui est à Grodno, sous l’inspection de M. Gilibert, Docteur en Médecine & Professeur de Botanique, est très intéressante, par la multitude de pétrifications Polonoises qu’on y rencontre".
La Conchyliologie fut sans doute une des principales sources d’information sur les collections polono-lituaniennes dans l’Europe des Lumières et, pour cette raison, elle mérite de ne pas être oubliée.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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03 décembre 2014

Les Lituaniens, selon Marielle Vitureau

En février 2015 paraitra un petit livre de 144 pages sur les Lituaniens aux Ateliers Henry Dougier, dans la nouvelle collection « Ligne de vie d’un peuple » créée par le fondateur des éditions Autrement. L’auteure, Marielle Vitureau, vit depuis une dizaine d’années en Lituanie où elle est la correspondante de Radio France Internationale, de Courrier international et de divers autres médias dans les pays Baltes. Elle y couvre tout particulièrement les faits de société et leur intégration dans l’Union européenne. Également traductrice, elle a contribué à faire connaître plusieurs auteurs lituaniens en France, notamment le biais des Cahiers Lituaniens. Prix de vente : 12 euros.
http://ateliershenrydougier.com/livres/les-lituaniens/

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10 novembre 2014

La photographie à Vilnius, selon Fleury

Du 20 novembre au 18 décembre 2014, la Société Historique et Littéraire Polonaise de Paris organise une exposition intitulée « Stanisław Filibert Fleury. La Photographie à Vilnius à la charnière des XIXe et XXe siècles » dans les locaux de la Bibliothèque Polonaise de l’Ile Saint-Louis. Né à Papaje (Pupojai) près de Vilnius, Stanisław Filibert Fleury (1858-1915) – Stanislovas Filibertas Fleris en lituanien – est l’arrière-petit-fils d’un soldat du roi Stanislas-Auguste Poniatowski. Jeune, il fréquenta l'école de dessin de Vilnius. Sur l'incitation du directeur de l'école, le peintre Ivan Troutniev, il présenta ses peintures et ses sculptures à un concours de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et reçut une médaille d'argent. De condition modeste, il ne put cependant aller étudier les beaux-arts dans la capitale impériale et devint employé dans un célèbre atelier de photographie de Vilnius. Il y apprit le métier de photographe qu’il exerça jusqu’à sa mort en 1915, d’abord avec des associés (atelier Fleury et Baczański), puis en indépendant. Il travailla beaucoup sur les monuments historiques et fournit une importante documentation photographique au Congrès archéologique de Vilnius et à l'Académie des sciences et lettres de Cracovie. La collection du Musée National de Gdańsk comporte aujourd'hui plus de cinq cents photographies de Fleury. La majeure partie de ses œuvres est cependant conservée à Vilnius, au Musée National de Lituanie et à la Bibliothèque de l'Académie des Sciences (ancienne Bibliothèque des Wróblewski). Bibliothèque Polonaise de Paris, 6 quai d’Orléans, 75004 Paris.
http://www.bibliotheque-polonaise-paris-shlp.fr/medias/Fleury.pdf
http://lt.wikipedia.org/wiki/Stanislovas_Filibertas_Fleris

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03 novembre 2014

Le testament de Bojanus au Salon du livre de Colmar

Le testament que laissa à sa mort le grand savant naturaliste Louis-Henri Bojanus (1776-1827) est un document inédit de l’histoire des sciences naturelles qui est conservé aux Archives d’Etat de Darmstadt. Rappelons que Bojanus, né à Bouxwiller (Basse-Alsace), professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Vilnius pendant près de deux décennies, est le précurseur de l’anatomie comparée en Pologne-Lituanie. Il est à l’origine de plusieurs découvertes qui portent encore aujourd’hui son nom (Organe de Bojanus, Bos primigenius Bojanus, Bison priscus Bojanus). Son testament fit l’objet d’un article qui parut en 2013 dans les Cahiers Lituaniens, n°12. Il sera présenté lors du Café de l’Histoire – organisé par la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace – dans le cadre du 25e Salon du livre de Colmar qui se tiendra les 22 et 23 novembre prochains au parc des expositions de la ville. La communication sera faite le samedi 22 à 11h30 par les deux auteurs de l’article, Piotr Daszkiewicz et Philippe Edel, sous la présidence de Francis Lichtlé. Piotr Daszkiewicz est historien des sciences et collaborateur scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Philippe Edel est président du Cercle d’histoire Alsace-Lituanie et membre du comité-directeur de l’Union Internationale des Alsaciens. Ancien archiviste au service des archives de la Ville de Colmar, Francis Lichtlé est conservateur du Musée régional du vignoble et des vins d'Alsace de Kientzheim et président de la Société d'histoire et d'archéologie d'Ammerschwihr.
http://www.salon-du-livre-colmar.com/
http://www.alsace-histoire.org/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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20 octobre 2014

Quatre glaives unis, de la Baltique à la mer Noire

La Banque nationale d'Ukraine vient de mettre en circulation 30 000 exemplaires d’une pièce commémorative de 5 grivnas afin de commémorer le 500e anniversaire de la bataille d’Orcha de 1514. Cette victoire de l’armée du grand-duché de Lituanie, qui unissait des troupes lituaniennes, polonaises, ukrainiennes et biélorusses sous le commandement du magnat Constantin Ostrogski (1460-1530), permit d'arrêter l'offensive des armées du grand-prince Vassili III de Moscou. La bataille se déroula à Orcha, aujourd’hui en Biélorussie, dans le contexte de la guerre russo-lituanienne de 1512-1522. Le côté face de la pièce représente quatre glaives qui symbolisent l'union militaire des quatre peuples - lituanien, polonais, biélorusse et ukrainien. Le revers comprend des images symbolisant la bataille d'Orcha, ainsi qu'un portrait de Constantin Ostrogski (Konstantinas Ostrogiškis), premier grand hetman du grand-duché de Lituanie. Voïvode de Trakai et châtelain de Vilnius, Ostrogski était aussi un défenseur de la langue ruthénienne et est aujourd’hui considéré comme un des précurseurs de la langue biélorusse. Très croyant, il donna généreusement pour la construction de nombreuses églises orthodoxes et d’écoles. En Ukraine occidentale la ville de Starokostiantyniv, créée par lui, porte toujours son nom.
http://www.bank.gov.ua/control/en/currentmoney/cmcoin/details?coin_id=649

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06 octobre 2014

Czeslaw Milosz à l’honneur à Mittelbergheim

Le 3 octobre 2014, les ambassadeurs Urszula Gacek et Vytautas Leškevičius, respectivement Représentants Permanents de la Pologne et de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe, et Alfred Hilger, maire de Mittelbergheim, dévoilèrent - sur une place de ce village d’Alsace - une plaque commémorative en l’honneur de Czesław Miłosz (1911-2004), le grand poète polonais né en Lituanie. La cérémonie se déroula en présence d’Alfred Becker, vice-président du Conseil général du Bas-Rhin et d’Antoine Hert, Député du Bas-Rhin et Vice-président du Conseil régional d’Alsace. Philippe Edel, président d’Alsace-Lituanie, présenta succinctement la genèse du poème « Mittelbergheim » écrit par le poète prix Nobel de littérature, lors de son séjour en septembre 1951 dans le village viticole. Il s’appuya pour ce faire sur les travaux d’Andrzej Franaszek, professeur de littérature à l’université de Cracovie, qui ont été récemment publiés dans les Cahiers Lituaniens. La cérémonie a réuni de nombreux diplomates du Conseil de l’Europe, des habitants et viticulteurs de Mittelbergheim, des Polonais et des Lituaniens d’Alsace, ainsi que des amis de ces deux pays et des amoureux de la poésie.
Sur la photo, de gauche à droite : Alfred Becker, Philippe Edel, Vytautas Leškevičius, Urszula Gacek, Alfred Hilger et Antoine Hert.
Lire aussi :
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2013/12/cahiers-lituaniens-moncys-et-milosz.html
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2013/01/vins-dalsace-avec-albert-seltz-vilnius.html
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2006/12/de-vilnius-mittelbergheim-un-pome-de.html

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05 octobre 2014

Une commémoration scientifique pour le bicentenaire de Gilibert

Afin de commémorer les 200 ans de la mort de Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), un colloque international s’est tenu sur le rôle du botaniste français dans le développement de l’Histoire naturelle, les 25 et 26 septembre 2014 à l’Institut d’Histoire des Sciences de l’Académie Polonaise des Sciences (APS) à Varsovie. Pendant deux jours, des spécialistes venus de France, Lituanie, Pologne et Ukraine ont présenté les résultats de leurs recherches sur ce savant et son héritage scientifique, au Palais Staszic, siège de l’Académie (photo). Le professeur Wanda Grębecka, spécialiste de l’histoire de la botanique et auteur d’une monographie sur l’Ecole botanique Vilnius-Krzemieniec, est à l’origine de l’organisation de cette réunion internationale. La grève d’Air France a malheureusement empêché le professeur Daniel Beauvois, invité d’honneur, à se rendre à Varsovie. Son exposé "J.E. Gilibert et les savants français en Pologne et en Lituanie dans les années 1770-1780" a été présentée par le directeur de l’institut, le prof. Leszek Zasztowt.
Les prof. Kalina Bartnicka - "Les universités européennes à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle" - et Janina Kamińska - "L’Ecole Principale du Grand-duché de Lituanie en tant qu’institution des Lumières" - ont présenté le contexte historique des travaux de Gilibert.
Le prof. Audrius Skirdaila, directeur du Jardin botanique de l’Université de Vilnius, a présenté, en commun avec sa collègue Silva Žilinskaitė et avec le prof. Nataliya Shiyan, directrice de l’Herbier national à Kiev et chercheur en botanique à l’Institut Botanique N.G. Kholodny de l’Académie Ukrainienne des Sciences, l’exposé "J.E. Gilibert et le Jardin botanique de l’Université de Vilnius : résultats de recherches contemporaines dans les archives de l’Université de Vilnius, de l’Université de Göttingen et de l’Herbier National d’Ukraine". Ces chercheurs ont présenté également une monographie sur Gilibert, publiée à Kiev. Aurika Ričkienė, secrétaire de la Société Lituanienne de Physiologie des Plantes et membre de la Société Lituanienne des Sciences Historiques, présenta "La contribution de J.E. Gilibert aux recherches sur la flore de la Lituanie".
La présentation de Piotr Daszkiewicz, du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, a eu pour sujet "J.E. Gilibert, sa vie et son œuvre dans la correspondance et les témoignages de l’époque". Wanda Grębecka a présenté "Les idées didactiques de J.E. Gilibert". Tomasz Samojlik, de l’Institut de Recherches sur les Mammifères de l’APS à Bialowieża, a présenté l’exposé "Les bisons, ours et autres mammifères dans les travaux de Gilibert". Le prof. Piotr Köhler, de l’Université de Cracovie, présenta "L’héritage scientifique de Gilibert en Pologne, ses ouvrages et leur réception".
La conférence avait été accompagnée d’une petite exposition de publications consacrées à Gilibert. Les Cahiers Lituaniens, avec la reproduction du texte original de Gilibert "Sur les forêts de Lithuanie", ont été à l’honneur. Toutes les présentations seront publiées dans la revue de l’Institut d’Histoire des Sciences Kwartalnik Historii Nauki i Techniki au début de l’année 2015.
http://www.ihnpan.waw.pl/redakcje/kwartalnik/
http://www.cahiers-lituaniens.org/
A (re)découvrir aussi :
http://lituanie-culture.blogspot.fr/2009/05/la-correspondance-gilibert-jussieu-1748.html

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01 octobre 2014

France Culture : Les Pays Baltes, survivre et durer

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, les trois Pays Baltes, vivent dans l’inquiétude, pour ne pas dire dans l’angoisse, les événements qui déchirent actuellement l’Ukraine. L’annexion de la Crimée qu’a accomplie Vladimir Poutine, sans coup férir, ayant marquée pour la première fois depuis la chute du mur, une possible fragilité des frontières en Europe. Le souvenir des souffrances anciennes a du coup resurgi avec une acuité neuve dans ces trois pays que l’Histoire n’a pas cessé de ravager, de siècle en siècle, d’invasion en invasion. Certes, ils ont rejoint au début de notre XXIe siècle, à la fois l’OTAN et l’Union européenne, ce qui peut légitimement leur faire penser que le péril est bien moindre que celui qui est ressenti à Kiev. Il n’empêche : la récente visite de Barack Obama, président des Etats-Unis, en Estonie, au début de ce mois de septembre, y a été accueillie avec bonheur. Dans un Palais des Congrès archibondé, en présence des trois chefs d’Etat, il s’est écrié, provoquant une standing ovation : "La défense de Tallinn, de Riga et de Vilnius est aussi importante que celle de Berlin, Paris et Londres." Et il a ajouté : "Vous avez perdu votre indépendance une fois, vous ne la perdrez plus jamais." L’indépendance perdue une fois, c’était peu dire, à la lumière de la longue durée.

France Culture aborda ce sujet dans le cadre de l’émission Concordance des temps qu’anima Jean-Noël Jeanneney le samedi 29 septembre 2014 de 10h à 11h, avec Julien Gueslin, conservateur à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg et chercheur associé à la Sorbonne.

Il est possible d’écouter ou réécouter cette émission sur le site de France Culture.
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4919892

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27 septembre 2014

Janine Kohler s’est éteinte !

Ce jeudi 25 septembre 2014, Janine Kohler, présidente de l'association des Amis de Milosz, est décédée à Paris des suites d’une longue maladie. Avec elle disparaît une personnalité très attachante qui a consacré de nombreuses années à faire connaitre l’œuvre et le destin du poète, romancier, dramaturge, métaphysicien, diplomate et traducteur d’origine lituanienne et d’expression française Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz (1877-1939). C’est sous sa présidence que l’association des amis du poète s’est intéressée également au rôle politique que joua Oscar Milosz en faveur du rétablissement de l’Etat lituanien, au lendemain de la Première guerre mondiale. Professeur de lettres, ancienne secrétaire générale de l'enseignement public protestant, Janine Kohler était originaire du pays de Montbéliard, un ancien comté wurtembergeois (bien que francophone) et luthérien. C’était une amie de l’Alsace et d’Alsace-Lituanie. Elle apporta plusieurs contributions passionnantes aux Cahiers Lituaniens (n°6 et n°12) et accepta de faire une conférence, en marge de notre assemblée générale de 2013 à Strasbourg, sur les liens d’Oscar Milosz avec l’Alsace. Ses obsèques auront lieu dans son village natal de Dambenois, en Franche-Comté, le 1er octobre et un culte d'action de grâce sera célébré fin octobre à Paris en l'Eglise protestante unie de Paris-Batignolles.
http://amisdemilosz.org/

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