04 juin 2015

Georges Cuvier, membre d’honneur de l’Université de Vilnius

En juin 1806, l’Université de Vilnius honora le grand paléontologue français Georges Cuvier (1769-1832) d’un titre de membre honoraire. Le diplôme est aujourd’hui conservé dans la section des archives du savant que détient l’Institut de France. Suivant l’habitude de l’époque, il est écrit en latin. Il porte plusieurs signatures : celles de Hieronymus Stroynowski (1752-1815), recteur de l’université et aussi dignitaire de l’église « Electus Episcopus Coadjutor Luceoriensis et Żytomiriensis Praelatus Scholasticus Cathedralis Vilnensis Eques Ordinis Seti. Stanislai Theologiae et Junis Utriusque Doctor », de Simon Malewski (1759-1832), professeur de droit et physiocrate, et de Josephus Mickiewicz (1744-1817) professeur de physique, prêtre « Canonicus Cathedralis Samogitiensis », mais également oncle paternel et, plus tard, mentor du jeune Adam Mickiewicz à Vilnius. L’inscription sur le diplôme rappelle la célébrité de Cuvier et ses fonctions de professeur d’anatomie, de secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences de France, ainsi que de membre de la « Societatis Scientiarum Regiae Londinensis » et de « plurium academiarum ». L’aigle bicéphale des Romanov sur le sceau universitaire témoigne la triste période de l’annexion de la Lituanie à la Russie. Ce précieux document témoigne la notoriété de Cuvier en Lituanie et des liens de l’Université de Vilnius avec les institutions scientifiques françaises au début du XIXe siècle.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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26 mai 2015

Gunther Stub, un restaurant alsacien à Vilnius

Une winstub ouvre ce mois-ci dans le centre historique de la capitale de la Lituanie, au 9 rue Savičiaus. Si les vins d’Alsace et certaines spécialités alsaciennes étaient déjà servis depuis quelques années au restaurant Balzac et au Café Montmartre, deux autres établissements vilnois appartenant à Thomas Teiten, il s’agit cette fois d’une enseigne entièrement consacrée à la cuisine typique de notre région. Pour cela, Thomas Teiten s’est associé à Christian Mathis, un chef originaire de Phalsbourg, ancien de l’école hôtelière de Strasbourg et ayant une solide expérience internationale de la cuisine. Rappelons que Thomas Teiten est le délégué de l’Union Internationale des Alsaciens (UIA) en Lituanie et ancien membre du comité d'Alsace-Lituanie.
Contact :
thomas@balzac.lt

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18 mai 2015

Bonne journée ! Un opéra lituanien à Mulhouse

 
Dix caissières anonymes sont, le temps d’un opéra, des héroïnes qui, ensemble, relèvent la tête et font front. Elles sont lituaniennes mais elles ressemblent à leurs consœurs du monde entier. Au-dessus d’elles, les scintillements et bourdonnements des tubes néon rappellent les ambiances d’un supermarché, celui-là même où vont les spectateurs assis dans la salle. Le bruissement des douchettes scannant les produits constitue la première note de cet étonnant opéra conçu et réalisé par une jeune équipe essentiellement féminine : Vaiva Grainytė (librettiste), Lina Lapelytė (compositrice) et Rugilė Barzdžiukaitė (mise en scène et scénographie). En créant Operomanija, elles entendent changer la donne de l’opéra contemporain, sur des bases plus populaires. Depuis sa création à Vilnius en 2013, l’opéra Geros Dienos / Bonne Journée ! a été vu à Shanghai comme à New York. Le voici à Mulhouse, les mercredi 27 mai à 20h et jeudi 28 mai à 19h, à la Filature, 20 allée Nathan Katz. Spectacle en lituanien surtitré en français. Durée 1 h. Tarif plein 12 euros. Info et réservation : 03 89 36 28 28.

Pour se faire une idée du spectacle, cliquez sur ce lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Ip--mNHA8Ik&feature=related

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30 mars 2015

Alsace-Lituanie, 25e assemblée générale

Réunie en assemblée générale annuelle au restaurant de l’Ancienne Douane à Strasbourg, ce 28 mars 2015, la quinzaine de membres présents du Cercle d'histoire Alsace-Lituanie a fait le bilan d’une année 2014 très riche en évènements. Elle a aussi adopté un plan de 15 actions "Bojanus", le personnage emblématique d’Alsace-Lituanie, en vue de la préparation du bicentenaire en 2019 de l’édition originale de Anatome testudinis europaeae, l’ouvrage majeur du savant alsacien de Vilnius. Fut notamment présentée la nouvelle page web d’actualité évènementielle et bibliographique qui lui est consacrée : www.alsacemonde.org/bojanus. La traditionnelle conférence organisée dans le cadre de l’assemblée porta cette année sur le thème de l’Alsace et la naissance des Etats baltes dans l’entre-deux-guerres. C’est Julien Gueslin, membre du Comité et conservateur à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, historien spécialiste des Pays baltes, qui fit l’intervention en s’appuyant sur de nombreux documents d’archives. Le débat qui suivit montra que le sujet est vaste et doit pouvoir encore faire l’objet de nombreuses recherches. A noter que l’assemblée fut honorée par la présence de l’ambassadeur Rolands Lappuke, Représentant permanent de la Lettonie auprès du Conseil de l’Europe, et de Birutė Abeciūnaitė, la présidente de l’Union des Lituaniens de Strasbourg (SLS).
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/ 

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24 mars 2015

L’histoire naturelle à l’Université de Vilnius et la France d’après les procès-verbaux des assemblées de professeurs

Au XIXe siècle à Vilnius, les professeurs de l’université avaient pour l’habitude de se réunir pour présenter leurs travaux respectifs, s’informer sur les événements marquants de la vie universitaire et prendre des décisions concernant la recherche et l’enseignement. Les procès verbaux de ces assemblées, qui se déroulaient parfois autour d’une bouteille du vin, sont aujourd’hui de précieux documents de l’histoire des sciences. En analysant les informations sur l’histoire naturelle, nous remarquons l’importance de la France pour le développement de cette science en Lituanie. Le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) de Paris joua un grand rôle pour les naturalistes de l’Université de Vilnius, tant comme destination de voyages scientifiques que modèle à suivre pour les échanges de collections et d’idées. L’importance de cette institution fut reconnue très rapidement. Ainsi, deux grandes personnalités du Muséum français, Antoine Portal (1742-1832) et Georges Cuvier (1769-1832), furent élus membres honoraires de l’Université de Vilnius, respectivement en 1805 et 1806.  
L’importance de ces échanges est bien démontrée par les informations lues aux professeurs, comme lors de l’assemblée du 15 janvier 1805 sur la réception de graines de 320 espèces de plantes, envoyées de Paris par André Thouin (1747-1824) du MNHN, avec le Tableau de l’école de botanique de Muséum d’histoire naturelle de René Desfontaines (1750-1833).
Les échanges avec d’autres institutions naturalistes françaises sont moins connus des historiens. L’assemblée du 15 septembre 1805 accuse ainsi réception de graines de 682 espèces des plantes, envoyée par Pierre Broussonnet (1761-1807) de Montpellier.  En mars 1818, l’assemblée prend connaissance de la lettre du baron André d'Audebert de Férussac (1786-1836) qui informe les savants de Vilnius sur son projet d’éditer l’Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles et demande leur aide afin d’obtenir des spécimens originaires de Lituanie. Grâce à ces informations, nous savons que les liens de naturalistes de Vilnius avec les institutions françaises ne se limitaient à Paris, même si le MNHN restait sans doute longtemps leur plus important partenaire scientifique.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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17 mars 2015

Vilnius Poker

Vytautas Vargalys est coincé dans un emploi absurde, contraint à créer un catalogue numérique pour l'une des bibliothèques de Vilnius contrôlé par les Russes, à laquelle personne n’a accès. Survivant des camps de travail — une expérience qui l’a perturbé aussi bien physiquement que mentalement —, Vargalys est obsédé par « ce qui se passe » réellement sous la surface de Vilnius. Alors qu’il commence à perdre ses derniers repères, il découvre qu’Ils ont repris le contrôle. Ils sont des démons ayant pris forme humaine. Ils sont déterminés à voler toutes les âmes et à « foutre la merde » dans le monde. Vargalys commence à trouver des preuves de leur existence partout où il regarde : dans les livres, dans la mort de son meilleur ami et dans les très jolies femmes envoyées pour travailler avec lui à la bibliothèque. L’une d’elles, Lolita, est une sorte de femme fatale au passé mystérieux et porte un amour grandissant pour Vargalys. Vilnius Poker conte cette tragique relation entre Vargalys et Lolita – et entre Vilnius et ceux qui y vivent – de quatre points de vue différents, et saisit l’horreur surréaliste de la vie sous le joug soviétique.
Parfois lyrique, philosophique et profondément dérangeant, Vilnius Poker est souvent considéré comme un tournant de la littérature lituanienne, et a permis à son auteur d’acquérir sa réputation de plus grand romancier lituanien. Ecrivain et dramaturge, Ricardas Gavelis a publié son premier livre – un recueil de six nouvelles en 1976, puis a écrit six romans, trois recueils de nouvelles et plusieurs pièces de théâtre, avant de disparaître en 2002.
Ricardas Gavelis, Vilnius poker, traduit du lituanien par Margarita Le Borgne, paru le 6 mars 2015 chez Monsieur Toussaint Louverture, Toulouse, 576 pages, 24,00 euros.
http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/

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11 mars 2015

Un chêne lituanien pour Strasbourg

Pour le 25e anniversaire du rétablissement de l’indépendance de la Lituanie, un chêne a été planté dans le parc de l’Orangerie de Strasbourg, près du célèbre restaurant Buerehiesel. L’initiative en revient à Petras Auštrevičius, député au Parlement européen, qui a fait acheminer l’arbre directement de Lituanie. La cérémonie s’est déroulée en présence de Ugnė Matulevičienė, pour la Représentation lituanienne auprès du Conseil de l’Europe, et de Michèle Seiler, adjointe-au-maire de Strasbourg, ainsi que d’une délégation de députés lituaniens. Elle fut suivie d’un lâcher de ballons jaunes, verts et rouges auquel participèrent de nombreux membres d’Alsace-Lituanie et de l’Union des Lituaniens de Strasbourg qui avaient été également conviés à cet évènement. La cérémonie s’est poursuivie dans les locaux du Conseil de l’Europe avec un intermède musical de Jan Maksimovič (saxo) et Dmitrij Golovanov (piano).
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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08 mars 2015

Conférences Bojanus à Vilnius et à Kaunas


Une trentaine de personnes ont assisté le 3 mars à Vilnius – et autant le 5 mars à Kaunas – à une présentation de la vie et de l’œuvre de Louis Henri Bojanus (1776-1827), ce Français méconnu originaire d’Alsace, savant naturaliste et professeur à l’université de Vilnius pendant deux décennies. Les deux conférences furent données par Philippe Edel, président du Cercle d’histoire Alsace-Lituanie et membre de la Loge d’histoire de la médecine de Vilnius, respectivement dans le cadre du Café Stendhal à l’Institut Français de Vilnius et dans celui du Mois de la Francophonie à l’Université technologique de Kaunas.
http://www.alsacemonde.org/bojanus

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08 février 2015

La France et les cartes hydrographiques de Pologne-Lituanie

La fin du XVIIe siècle et la première moitié du XIXe siècle furent l’époque du développement de la cartographie hydrographique. Les cartes des cours d’eau jouèrent un important rôle non seulement pour le développement des sciences mais elles eurent aussi une haute importance militaire. L’histoire de ces cartes des territoires de l’ancienne République des Deux Nations fut fortement liée à la France car l’administration napoléonienne fut très intéressée par la cartographie. Le général Michał Sokolnicki (1760-1816), dans son Essai sur quelques moyens de délivrer l’Europe de l’influence de la Russie, et par contrecoup de celle de l’Angleterre présenta un programme du développement des routes fluviatiles et de constructions des canaux dans les buts militaires et économiques. Il y précise : "Un vaste plan de navigation intérieure, uni à un système de défense du pays et de communication routière, avait déjà été adopté par le défunt Roi de Pologne, ainsi que par les Commissions militaire et du trésor, auxquelles je le présentai au retour d’un voyage, et dont je en charge en 1791 en qualité d’ingénieur hydrographe. Ce plan devait immédiatement être soumis à la sanction de la Diète mais il fut enlevé par les Russes, avec les archives de l’Etat où il était déposé. Je l’ai réclamé par toutes les voies ministérielles, comme ma propriété intellectuelle, et n’ai pu l’obtenir jusqu’ici, malgré les soins que s’est donné à cet effet S. Ex. le comte Einsidel (…)".
En 1809, le général Jan Komarzewski (1744-1810), ancien commandant en chef de la chancellerie militaire du roi Stanislas-Auguste Poniatowski et officier de l’insurrection de 1794, édita à Paris la Carte hydrographique de Pologne : présentée au feu Roi Stanislas Auguste par Mr. le colonel de Perthées, géographe de sa Majesté, gravée sur cuivre par E. Collin. Sa légende précise : "Cette carte a été réduite d'après la grande Carte topographique inédite de Pologne, assujettie aux observations du Père Rostan, astronome distingué, et rédigée par Mr. de Perthées, sur les Plans détaillés des cantons levés dans le cours de 21 ans sous les ordres et par les soins du feu Roi". La carte fut donc préparée par Karol Herman de Perthées (1740-1815), un cartographe et naturaliste réputé en République des Deux Nations. Formé dans les écoles militaires en Prusse, il dirigea un vaste programme cartographique. Marié successivement avec les deux filles du célèbre peintre Canaletto, il déménagea à la mort de Stanislas Auguste Poniatowski, de Varsovie à Vilnius, toujours en s’occupant de cartographie et d’entomologie.
Cette histoire de la cartographie hydrographique ne serait pas complète sans la mention de la  Carte hydrographique de la Pologne, publiée en 1838 à Paris par Ignacy Domeyko (1802-1889), une des premières cartes préparées par le célèbre géologue.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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28 janvier 2015

"Goodbye Poutine" avec l'aide des Lituaniens

Docteur en études slaves de l’Institut des langues et cultures orientales (Inalco), Hélène Blanc est chercheur au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur la Russie contemporaine. Elle vient de diriger l’édition d’un ouvrage collectif intitulé "Goodbye Poutine" et essentiellement consacré à faire découvrir les enjeux des évènements actuels en Ukraine et à tordre le cou à une désinformation savamment distillée par le Kremlin et ses relais en France. Le livre comprend de nombreuses contributions lituaniennes, notamment de Vytautas Landsbergis, père de l’indépendance de la Lituanie (chapitre 1), de Dalia Grybauskaité, présidente de la République (ch. 4), de Richard Backis, ancien ambassadeur de Lituanie (ch. 7) et des Cahiers Lituaniens (ch. 19). "Goodbye Poutine", Paris, Ginkgo Editeur, 2015, 394 pages, 19 euros.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/search/label/Ukraine

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19 janvier 2015

La correspondance Jundziłł-Thouin, un témoignage d’échange scientifique franco-lituanien au XIXe s.

La Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris conserve le riche fond de la correspondance d’André Thouin (1747-1824), jardinier en chef du Jardin des Plantes, professeur administrateur du MNHN, botaniste et spécialiste de la culture des plantes. Thouin enrichit la collection du Jardin des Plantes de plus de 6000 espèces. Les échanges avec les jardins botaniques de l’Europe entière furent une importante source de nouvelles plantes. La correspondance des botanistes constitua ainsi une partie importante de la « République des savants ». Rappelons que Thouin collabora à l’Encyclopédie et qu’il reçut en visite Rousseau et Malherbes.
Le nom de Stanisław Bonifacy Jundziłł (Stanislovas Bonifacas Jundzilas, 1761-1847) figure sur la liste des quelque 700 correspondants de Thouin, à l’époque où ce père piariste fut professeur de la chaire de l’Histoire naturelle de l’Université de Vilnius (à partir de 1802) et en même temps directeur de son Jardin botanique (1798-1825). Les échanges entre les deux savants ont duré 20 ans (1803-1823). Les lettres adressées par Thouin à Vilnius restent inconnues à nos jours pour les historiens, malgré des preuves de leur existence au XIXe siècle. Les listes des espèces, recherchées par Jundziłł à Paris, sont particulièrement intéressantes pour l’histoire des sciences. Le nombre d’espèces et leur grande variété, tant du point de vue de la systématique ainsi que de la provenance géographique, montrent bien l’importance du Jardin botanique de Vilnius. Pour certaines espèces, il s’agissait aussi de premières tentatives de l’acclimatation dans cette partie d’Europe ; on peut citer le kaki, le dragonnier, l’igname, le lin de Nouvelle-Zélande, le cèdre. Les nombreux scientifiques en passage à Paris, dont Znosko, Stubielewicz, Drzewiński, se chargeaient d’apporter les grains à Vilnius. Les copies de cette correspondance, un document exceptionnel pour l’histoire de la botanique en Lituanie, fut récemment transmise de MNHN au Jardin Botanique de Vilnius.
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piotrdas@mnhn.fr

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Vilmantas expose à Strasbourg

Vilmantas Marcinkevičius est aujourd’hui un des plus peintres expressionnistes des plus connus de Lituanie. Né en 1969 à Kaunas, il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Vilnius. Il a bénéficié de plusieurs résidences d’artiste dans les pays scandinaves et notamment au Danemark où il a fréquemment exposé et où il est bien connu. En février 2015, il expose à la Galerie des Arts du Conseil de l’Europe à Strasbourg, à l’invitation du Club des Arts de cette institution et de l’Union des Lituaniens de Strasbourg. Pour participer au vernissage de l’exposition, le 3 février à 17h30, prière de s’annoncer impérativement avant le 23 janvier auprès de Jurgita Petkevičiunė : jurgita.petkeviciune@echr.coe.int
Pour en savoir plus sur l’artiste :
http://en.wikipedia.org/wiki/Vilmantas_Marcinkevi%C4%8Dius
http://www.vilmantas.com/en/

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09 janvier 2015

L’insurrection de 1794 à Vilnius vue par le général Michał Sokolnicki (1760-1816)

Le Service historique de la Défense à Vincennes conserve de nombreux documents de l’époque napoléonienne, dont ceux des campagnes en Pologne et en Lituanie ainsi qu’une partie de la documentation des Légions en Italie – unités constituées par les réfugiés de l’ancienne République des Deux Nations désirant libérer leur patrie. Parmi ces documents se trouvent les écrits et les rapports du général Sokolnicki qui, après avoir commandé l’école des officiers de génie à Vilnius, dirigea un régiment d’insurgés en 1794. Emprisonné par les Russes, puis libéré, Sokolnicki rejoignit la France pour continuer son combat. Il devint aide de camp de Napoléon et l’un des plus importants officiers de la Grande Armée. Dans divers rapports et écrits, il tenta de prévenir les autorités françaises du danger de la Russie. En 1811, avant l’offensive française de 1812, il prépara un important rapport sur les forces et faiblesses de l’empire du tsar. Afin d’illustrer le comportement de la population de Lituanie et de Pologne, Sokolnicki cita plusieurs épisodes de l’insurrection de 1794. Un épisode du début de ce soulèvement à Vilnius illustrait l’unité des Lituaniens de diverses classes sociales face à l’ennemi commun : A Vilna, l’insurrection avait été concertée, ménagée et calculée plus d’un mois avant son explosion, au milieu de plus de trois cent individus de toutes les classes ; de ce nombre étoient des professeurs et des étudiants de l’université, des chanoines de la Cathédrale, des curés, des moines, des négociants, des Juifs, des fabricants, des militaires, ainsi que les premiers Magnats du Pays, et jusqu’à des femmes. Les Russes redoublaient la surveillance. Cependant le secret fut religieusement gardé et, en un instant, toute la garnison avec son état-major général fut faite prisonnière; ceux qui cherchèrent à s’évader, furent poursuivis et massacrés par des paysans des environs. Et un seul exemple de punition opéré sur le champ contre un traitre à la patrie suffit pour rétablir l’ordre que partout ailleurs on n’eut pu obtenir peut-être d’une émeute populaire.
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01 janvier 2015

2015 : la Lituanie s'arrime à l'Euro

Dernier des pays Baltes à adopter la monnaie unique européenne, la Lituanie fait enfin son entrée dans le club fermé de la zone Euro, le noyau central de l’Union européenne. Elle avait déjà lié, dès 2002, le sort de sa monnaie nationale, le Litas, à l’Euro. Grâce à de gros efforts et sacrifices, le taux de change est resté inchangé durant ces 12 ans et est celui de la conversion au 01.01.2015 : 1 Euro = 3,4528 Litas. Sur les nouvelles pièces qui circulent depuis aujourd'hui, d'abord en Lituanie, puis dans le reste de la zone Euro au gré des échanges, la face "nationale" représente un Vytis et est signée du nom du pays en lituanien : Lietuva (photo). Alors que certains pays européens s’interrogent sur les contraintes de l’Euro et surtout sur leur propre capacité à maintenir la compétitivité de leur économie, la Lituanie semble bien prête et s’investit dans un meilleur ancrage à l’Europe, dans un contexte de menaces géopolitiques.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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27 décembre 2014

Jean-Emmanuel Gilibert, un documentaire de la télévision lituanienne

A l’occasion du bicentenaire de la mort du naturaliste français Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), la chaine de télévision nationale de Lituanie LRT a récemment diffusé un documentaire retraçant sa vie en Lituanie. Rappelons que si Gilibert ne passa que huit années - de 1775 à 1783 - dans l’ancien grand-duché, il y marqua fortement les sciences par ses nombreux travaux et découvertes (cf. Cahiers Lituaniens n°10, 2009). Son nom fut ainsi donné à une rue de Kaunas, ainsi qu’à l’actuel programme franco-lituanien d’échanges scientifiques, dans le cadre des Partenariats Hubert Curien.

Pour visionner le documentaire, en langue lituanienne :
https://www.youtube.com/watch?v=nFT_StXUDGk

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23 décembre 2014

Cahiers Lituaniens : Miksys et Venclova à l'affiche

Le 13e numéro des Cahiers Lituaniens vient de paraître. Ce numéro a l’immense privilège d’accueillir les bonnes feuilles de l’ouvrage « Vilnius » du grand écrivain et poète lituanien Tomas Venclova que la maison Circé, l’éditeur strasbourgeois de l’édition française, a aimablement autorisé Alsace-Lituanie à révéler avant sa parution en 2015. Ces feuilles côtoient un texte très érudit de Marie-France de Palacio, coauteur du remarquable Eden lituanien et Babylone française (Classiques Garnier), sur le personnage romantique d’Emilie Plater, considérée comme héroïne nationale tant en Lituanie qu’en Pologne et comparée par Adam Mickiewicz à Jeanne d'Arc. La partie biographique de cette livraison comprend par ailleurs un texte sur l’artiste lituanien Žibuntas Mikšys, décédé en 2013 à Paris, où il vécut pendant près de cinquante ans, et dont plusieurs de ses œuvres illustrent cette édition – y compris la couverture. Cette partie est complétée par une contribution sur le médecin missionnaire Ferdinandas Bendoraitis, formé à Paris et à Strasbourg, et dont la passion des ex-libris a permis également d’embellir ce cahier. La mémoire du grand-duché de Lituanie en Biélorussie fait l’objet d’une synthèse des travaux qu’a menés sur le sujet Anna Zadora, une chercheure associée aux universités de Strasbourg et de Genève. Ce numéro comprend également deux textes relatifs aux liens avec la Lituanie de Jean-Emmanuel Gilibert et Anton de Bary. Enfin, comme de tradition, il s’achève avec une petite sélection de poèmes – cette fois de Donaldas Kajokas – présentée en lituanien et dans une traduction de Jean-Claude Lefebvre et Liudmila Edel-Matuolis, et précédée d’une introduction à la vie et l’œuvre du poète par Eglė Kačkutė.
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/commande.htm

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22 décembre 2014

Stanislas Gilibert (1780-1870), filleul du dernier roi de Pologne et grand-duc de Lituanie

En signe de reconnaissance et d’amitié, Stanislas Auguste Poniatowski accepta être le parrain du fils – né en Lituanie – du grand naturaliste français Jean-Emmanuel Gilibert. En honneur de son prestigieux parrain, l’enfant reçut les prénoms de Stanislas Auguste. Les trois premières années de sa vie, il les passa dans le grand-duché où, comme remarque A. Lacour, auteur de sa notice nécrologique, "il reçut une éducation aussi libéral que complète dont il conserva l’empreinte toute la vie". Suivant la tradition familiale, Stanislas termina ses études de médecine à Montpellier. Il suivit également l’enseignement de Jean-Baptiste Lamarck au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Son père s’opposa cependant à son projet de partir – en qualité d’aspirant de marine – en expédition à Saint-Domingue. Il rejoignit donc le service des ambulances de l’armée d’Italie ou il tomba malade du typhus.
Passionné de sciences naturelles, il fut conservateur du cabinet d’Histoire naturelle de Lyon durant quelques années et y enseigna la géologie. En 1816, deux ans après la mort de son père, il offrit ses manuscrits dont Sur les forêts de Lithuanie à l’Académie de Lyon. Médecin réputé, il fut l’auteur de plusieurs publications scientifiques dont une Monographie du pemphigus et un Traité de la maladie vésiculaire. Stanislas Gilibert était aussi un grand connaisseur et collectionneur de peinture. Le Catalogue des tableaux anciens des divers écoles composant le cabinet de feu le Dr. Stanislas Gilibert montre qu’il possédait de nombreux tableaux d’une valeur inestimable, dont des œuvres de Rembrandt, Rubens, Dürer, Vernet et Poussin.
Il s’intéressa à la politique et participa à la révolution de 1830, en refusant néanmoins de devenir maire de Lyon. Il accepta cependant le poste du directeur des hospices de la ville. Lacour rappelle que "Gilibert était toujours passionné pour la nation qui lui avait donné le jour. Après la chute de Varsovie et le refus formel du gouvernement français de secourir les Polonais aux abois, il conçut un tel chagrin qu’il prit la résolution de renoncer définitivement à la vie publique et de se dévouer entièrement à la médecine". Un petit livret, La Pologne en 1831 : chant héroique dédié à M. Stanislas Gilibert, témoigne de son engagement en faveur de la Lituanie et de la Pologne. Il légua sa fortune à l’école de la Martinière à Lyon. Après sa mort, ses herbiers, manuscrits et lettres ont été vendus et leur trace est aujourd’hui perdue.
Pendant l’entre-deux-guerres, deux chercheurs lyonnais, M. Lannois et J. Guiart, cherchèrent la célèbre médaille éditée par Stanislas Auguste Poniatowski en honneur de Onufry Orlowski qui sauva Gilibert de la tentative d’empoisonnement. Parmi les affaires de Stanislas Gilibert à l’Ecole de la Martinière, ils trouvèrent une boite en bois de thuya ornée d’une miniature en ivoire avec une médaille portant la mention Stanislas-Auguste par la grâce de Dieu Roi de Pologne Grand-Duc de Lituanie et entourée de deux petits génies dont l’un veut cacher ce que l’autre découvre ; au-dessus, l’inscription semi-circulaire : Modestia tegit - detegit Amicitia (Ce que la modestie cache, l’amitié le découvre) et en exergue : Monumentum pro vita servata J. Giliberti.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz
piotrdas@mnhn.fr

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19 décembre 2014

Les Lituaniens de Strasbourg fêtent Noël

Comme chaque année, une sympathique fête de Noël a été organisée le 12 décembre dans les locaux de la Représentation permanente de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe à l’attention des Lituaniens et de leurs conjoints et enfants vivant en Alsace (la "Kalėdinė šventė atstovybėje"). Cette fois, ce fut le nouvel ambassadeur, Vytautas Leškevičius (à gauche sur la photo), qui accueillit le père Noël dans une ambiance chaleureuse et familiale, lors de laquelle les convives purent goûter tant des spécialités lituaniennes – šakotis ou bière de Klaipėda – qu’alsaciennes – charcuterie et vins d’Alsace. Rappelons que la diaspora est bien représentée en Alsace grâce à l’Union des Lituaniens de Strasbourg.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/

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11 décembre 2014

Les équipes Gilibert française et lituanienne se rencontrent en Alsace

Début décembre, les six chercheurs en sciences sociales participant au programme scientifique franco-lituanien Gilibert se sont rencontrés en Alsace. Les membres de la délégation lituanienne, composée de Genovaitė Dručkutė (Université de Vilnius), de Nijole Kašelionienė et de Dainius Vaitiekūnas (Université éducologique de Lituanie), ont ainsi visité les installations venant d’être entièrement rénovées de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg - première bibliothèque de l’enseignement supérieur en France - sous la conduite de Julien Gueslin (BNU).


Ils ont également visité le Palais universitaire de Strasbourg - un des sites emblématiques de la "Neustadt", futur périmètre protégé du patrimoine mondial de l’Unesco - ainsi que le quartier européen de Strasbourg – Conseil de l’Europe, Parlement européen, Cour européenne des droits de l’homme, Pharmacopée européenne - sous la conduite de Philippe Edel (Cercle d’histoire Alsace-Lituanie), avant d’assister à la soutenance de thèse de Thierry Laurent (Cours de civilisation française de la Sorbonne) à Mulhouse [cf. notice ci-dessous].

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10 décembre 2014

Les échanges littéraires franco-lituaniens au cœur d’une thèse universitaire soutenue à Mulhouse

Le 5 décembre dernier, Thierry Laurent, enseignant de littérature aux Cours de civilisation française de la Sorbonne, établissement privé dépendant de la Fondation Robert de Sorbon à Paris, a soutenu sa thèse d’habilitation à diriger des recherches en littérature française à la Faculté des lettres de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse. La thèse portait d’une part sur la littérature française depuis 1918 au croisement de l’engagement et du désengagement, et notamment sur les attitudes ambiguës et ambivalentes de quelques romanciers dont Jean Mauclère ; et d’autre part sur les échanges littéraires franco-lituaniens depuis le XIXe siècle. Le jury était présidé par Pierre Brunel, professeur émérite à l’Université Paris IV et directeur des Cours de civilisation française, et composé des professeurs Luc Fraisse (Institut universitaire de France), Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace), Pierre Masson (Université de Nantes) et du maître de conférence Yves-Michel Ergal (Université de Strasbourg). Trois universitaires de Lituanie avaient été invités et étaient présents : les professeurs Genovaite Druckute (université de Vilnius) et Nijole Kaselioniene (Université éducologique de Lituanie - LEU) et le maitre de conférences Dainius Vaitiekunas (LEN). Assista également à la soutenance Philippe Edel, du Cercle d’histoire d’Alsace-Lituanie.

Sur la photo, de gauche à droite : Philippe Edel, Thierry Laurent, Yves-Michel Ergal, Dainius Vaitiekunas, Genovaite Druckute, Pierre Brunel, Nijole Kaselioniene.

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