02 août 2016

Bison et Lituanie à l’Exposition Universelle de 1900


L’hebdomadaire La Nature, fondé en 1873 par Gaston Tissandier (1843-1899), était probablement le plus important périodique français de vulgarisation scientifique de la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. A l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900 cette revue publia une série des articles dont un, intitulé « Les Pays du Nord » de L. Laloy. Quelques lignes de cet article sont consacrées à la Lituanie. Il est intéressant de les rappeler comme un témoignage de la connaissance de ce pays en France.

Dans le pavillon, dit des « apanages impériaux », il faut remarquer le magnifique bison d’Europe empaillé qui se trouve auprès de l’entrée. On remarquera qu’il est plus haut sur pattes et plus élancé que son congénère d’Amérique. Comme lui, cet animal, autrefois répandu sur de vastes étendu, a dû céder devant l’intrusion de la civilisation. Il n’est plus conservé que d’une façon tout artificielle, pour les chasses de l’empereur, dans une forêt de la Lithuanie.

Ceci nous amène à parler de l’exposition de ce dernier pays, situé dans le palais du Trocadéro, à l’entrée du Musée d’Ethnographie. C’est une exposition faite sur souscription privée ; elle n’en est que plus digne d’intérêt. On sait, en effet, que Lithuanie, tantôt indépendante, tantôt unie à la Pologne, a fini par être définitivement incorporée à l’empire russe. Mais ce qu’on ignore généralement, c’est que les Lithuaniens forment une race tout à fait originale, ayant ses mœurs propres et sa langue. Celle-ci présente même cette particularité d’être, de tous les idiomes indo-européens, celui qui se rapproche le plus de la langue mère.

L’exposition lithuanienne comprend une scène de fiançailles dans une chambre de paysan, avec des mannequins de grandeur naturelle, portant les vêtements du pays ; on remarquera, au fond, le berceau suspendu au plafond. Il y a, en avant, des vitrines renfermant des broderies faites à la main, des bijoux de forme curieuse ; des vêtements, des couvertures, des tapis sont pendus aux murs. Les Lithuaniens sont persécutés par le gouvernement russe qui leur interdit même l’usage des caractères latins pour les livres qu’ils publient, et qui a forcé un grand nombre d’entre eux à émigrer. Toute notre sympathie doit aller à ce peuple malheureux.

Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’histoire naturelle

piotrdas@mnhn.fr

 

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23 mars 2016

Une lettre de Giovanni Fabbroni (1752-1822), professeur honoraire de l’Université de Vilnius, à Georges Cuvier (1769-1832)


Physicien, chimiste, minéralogiste, botaniste, archéologue et parlementaire toscan, Giovanni Fabbroni joua un rôle important dans la politique française en Italie. En 1809, il fut nommé par Napoléon député d’Arno au Corps législatif. Nommé Chevalier de l’Empire, il remplissait d’importantes fonctions publiques telles que maître de requêtes au Conseil des États ou directeur des Ponts et Chaussées dans les départements au-delà des Alpes. Il eut un grand mérite d’avoir organisé et de développé l’industrie minière en Italie.

 Ce savant italien fut très apprécié à Vilnius. Correspondant d’Adam Czartoryski, il conseilla ce prince sur les questions d’organisation de l’université. Fabbroni avait lié des liens d’amitié avec Hieronim Stroynowski (1752-1815), archevêque de Vilnius, professeur et recteur de l’université, lors du voyage de ce dernier en Italie. Malgré des propositions de ce dernier, il ne souhaita pas quitter l’Italie pour une chaire universitaire en Lituanie. C’est grâce à la recommandation de Fabbroni que Luigi Cappelli (1776-1838) y devint professeur de droit.

 Une lettre de Fabbroni à Cuvier est conservée à l’Institut de France. Il y annonce : Mon ami le général Sokolnicki, Polonois, veut bien me faire le plaisir de se charger de cette lettre pour avoir le plaisir et l’honneur de vous être connu personnellement. Sa valeur, sa science, sa probité à toute épreuve lui mérite bien l’avantage être accueilli par les hommes aussi célèbres, bons et savants, tels que vous l’être. Sokolnicki, ancien officier de la République des Deux Nations, fut commandant de l’Ecole de génie militaire à Vilnius, puis l’un des chefs de l’insurrection de 1794. Emprisonné à Saint-Pétersbourg, libérée en 1796, il regagna Paris pour devenir l’un des commandants des forces polono-lituaniennes formées en Italie sous l’auspice de la France. Passionné de sciences et techniques, il fut rendu célèbre par la construction d’un pont sur le Niémen lors de la guerre russo-polonaise de 1792. Ses inventions, comme le « géodésigraphe », furent présentées à l’Institut de France. En Italie, il noua de nombreuses relations avec des savants et des artistes. Il publia de fréquents articles dans la presse et présenta ses travaux dans plusieurs écoles supérieures du pays. Au début de 1802, Sokolnicki partit en mission à Paris et Fabbroni en profita pour lui confier sa lettre. Comme c’était courant à l’époque, c’est par cet émissaire militaire qu’il fit transmettre “le dessin de la dépouille d’un être inconnu jusqu’à présent et découverte par un de mes amis” au “citoyen La Cépède” (Bernard-Germain de Lacépède, 1756-1825), célèbre zoologiste et professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, alors dirigé par Georges Cuvier. Le dessin colorié représentait un poisson Saint-Pierre, attrapé pour la première fois près de Livourne. La lettre et le dessin sont un intéressant document, tant pour la biographie du général Sokolnicki que pour l’histoire des sciences naturelles du XIXe siècle. C’est Georges Cuvier qui prononça l’éloge de Fabbroni à l’Institut de France, à la mort de celui-ci.


Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz
piotrdas@mnhn.fr

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03 mars 2016

BNU : la Lituanie dans les cartes



À l’occasion de l’Année internationale de la Carte décrétée pour 2016 par l’ONU, la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNU) a choisi de dévoiler au public certaines des plus belles pièces de ses riches collections cartographiques. Choisie au sein d’un ensemble patrimonial qui comprend environ 50 000 cartes imprimées ou manuscrites et plusieurs centaines d’atlas de différentes époques, cette sélection met également en valeur la carte dans son contexte historique.
Dans ce cadre sont exposées plusieurs cartes remarquables relatives à la Lituanie. Le visiteur peut ainsi admirer l’édition publiée à Strasbourg en 1513 par Johann Schott (1477-1548) de la « Geographia » du célèbre astronome et géographe romain Claudius Ptolémée (100 ?-170 ?), où figure pour la première fois le nom de la Lituanie. Il y trouvera également la « Nova mappa geographica regni Polonia magni ducatus Lituaniae » de 1773 réalisée par Georg Friedrich Utz et qui représente le premier partage de la Pologne-Lituanie de 1772 entre la Russie, la Prusse et la Maison d’Autriche.


L’exposition se tient dans les locaux de la BNU, 6 place de la République à Strasbourg jusqu’au 24 mars. Entrée libre et gratuite du lundi au dimanche de 14h à 19h. http://www.bnu.fr/

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08 février 2016

"Un Couloir Sans Fin" à Strasbourg en présence du réalisateur Aleksandras Brokas


Le 16 février prochain à 18h15 sera projeté au cinéma de l’Odyssée à Strasbourg le film documentaire "Un Couloir Sans Fin" (51 minutes) réalisé et produit par le cinéaste lituanien Aleksandras Brokas (photo). La projection du film, intégralement sous-titré en français, sera suivie d’un concert de 28 minutes avec l’interprétation par le quatuor à cordes Pandora et violon solo et clarinette de l’œuvre du compositeur Pierre Thilloy “Khojaly 613”. A l’issue de la projection et du concert, le public sera invité à poser ses questions au producteur et réalisateur Aleksandras Brokas, présent pour l’occasion. Cette soirée de commémoration à la mémoire des victimes de la ville azerbaïdjanaise de Khojaly est organisée par le Cercle Européen d’Azerbaïdjan (TEAS).
Au début des années 1990, une guerre fait rage dans le Caucase, entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, deux pays nouvellement indépendants suite à l’éclatement de l’URSS. Le film raconte les destins parallèles de personnes dont la vie changera à jamais lors d’une nuit glaciale de février 1992, à Khojaly, un village azerbaidjanais situé dans le Haut-Karabagh. 
"Un Couloir Sans Fin" (narrateur : Jeremy Irons) retrace le parcours de deux journalistes, le Lituanien Ričardas Lapaitis et la Russe Viktoria Ivleva, de retour en Azerbaïdjan vingt ans après y avoir couvert l’horrible massacre de Khojaly lors du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh, afin de retrouver les survivants qu’ils avaient rencontrés à l’époque, juste après l’offensive arménienne. Les témoignages des victimes et des auteurs des crimes racontent l’humanité et l’inhumanité des événements survenus dans l’ouest de l’Azerbaïdjan le 26 février 1992.

Après un diplôme en études cinématographiques internationales à l’Université Metropolia des Sciences Appliquées d’Helsinki et un diplôme de l’Académie lituanienne de musique et de théâtre, Aleksandras Brokas oriente son travail artistique sur des thématiques liées aux droits de l’homme. Après de nombreuses co-productions réalisées notamment avec la Fondation Soros ou pour des chaînes télévisées nationales scandinaves ou baltes sur la situation des droits des femmes dans les pays de l’ex-Union soviétique, il se concentre désormais sur la région du Caucase du Sud. Il a travaillé pendant près de cinq ans sur ce documentaire qui l'a mené à collaborer avec des professionnels du cinéma originaires de quinze pays différents afin de porter un regard indépendant sur la situation dans cette région. Pour le producteur et réalisateur, "le chemin menant à la liberté et l'indépendance est véritablement similaire dans l'ensemble des pays issus de l'ancienne Union soviétique : le prix à payer est élevé. L'histoire de la tragédie de Khojaly raconte comment des personnes au comportement cynique et inhumain ont décidé du sort d'autrui."  

Le film a reçu de nombreux prix et récompenses dont le prix du “Best of Show” au prestigieux Accolade Global Film Competition (États-Unis, 2015), et le prix du Meilleur Documentaire et du Meilleur Réalisateur de documentaire au Festival International du Film de Tenerife (Espagne, 2015).  

Entrée libre. Merci de s’annoncer à azevents@orange.fr ou par téléphone au 03 90 22 20 90.

 

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Traditionnel Mardi gras lituanien à Strasbourg !




"Kepė, kepė, kepė, kepė močia blynus !" ("Elle faisait, faisait, faisait, faisait des crêpes, la petite mère !"). La traditionnelle comptine carnavalesque sera chantée lors du Mardi gras lituanien qui déroulera à Strasbourg à la Ballastière le samedi 13 février à partir de 13h. Il y aura des crêpes de pommes de terre et de farine, et plein de petites spécialités savoureuses, avec danses, jeux, compétitions entre les "gros" et les "maigres", etc. La journée se termina avec la mise à feu du personnage de paille Morė.

Pour en savoir plus et s’annoncer :
https://www.facebook.com/groups/553778001404014/

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15 janvier 2016

Lithuanian Heritage : Cahiers Lituaniens et L.H. Bojanus


Dans son numéro de janvier-février 2016, la revue culturelle "Lithuanian Heritage" éditée par la Lithuanian Catholic Press Society de Chicago (Etats-Unis) publie deux textes liés aux relations Alsace-Lituanie : d’abord une interview, par Rimas Černius, de Philippe Edel, le directeur des "Cahiers Lituaniens" édités eux-mêmes à Strasbourg (pages 10-11) ; et une présentation par Philippe Edel du grand savant naturaliste de Vilnius, L.H. Bojanus, né en Alsace en 1776 (pages 12-15).

Texte intégral :
http://www.alsacemonde.org/wp-content/uploads/2014/05/2016-01-15-LITHUANIAN-HERITAGE.pdf

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25 décembre 2015

Cahiers Lituaniens : ambre, cinéma, bison et autres rennes au sommaire


Confirmant la tendance qu’a prise la revue ces dernières années, le 14e numéro des Cahiers Lituaniens qui vient de paraitre est entièrement consacré à des épisodes ou évènements historiques, politiques, culturels ou scientifiques liant la France à la Lituanie. C’est bien de France en effet qu’après la Deuxième Guerre mondiale l’écrivain et éditeur Jerzy Giedroyć joua un rôle prépondérant dans l’amélioration des relations polono-lituaniennes. Il le fit par l’intermédiaire de la revue Kultura qu’il implanta et dirigea à Maisons-Laffitte et qui devint une des plus importantes publications périodiques en exil des « nations opprimées » par l’URSS. Au XVIIIe siècle, c’est de Lunéville que l’ancien roi de Pologne et grand-duc de Lituanie, Stanislas Leszczynski, devenu duc de Lorraine et de Bar, créa une école des cadets-gentilshommes pour accueillir et former de nombreux jeunes nobles de Pologne et de Lituanie qui s’illustrèrent plus tard dans les armées de la République des Deux Nations. Si Paris accueillit dans les années 1920 de nombreux artistes d’Europe centrale et orientale qui enrichirent la création culturelle française, on notera la contribution de Ladislas Starewitch, un réalisateur de films d’animation qui fut, avant la Grande Guerre, le précurseur à Kaunas du cinéma lituanien. C’est à Strasbourg que Jean-Philippe Graffenauer, médecin et ancien officier lors des campagnes napoléoniennes de Prusse et de Pologne, publia en 1821 la première monographie française consacrée à l’ambre jaune. Et c’est pour le musée d’histoire naturelle de cette ville que des démarches diplomatiques avaient été entreprises au milieu du XIXe siècle afin d’obtenir un spécimen de bison de la célèbre forêt grand-ducale de Białowieża. Un projet qui n’aboutit malheureusement pas. Par contre, c’est autour de rennes et d’autres animaux polaires que prit forme, en ce début du XXIe siècle, une étonnante collaboration éditoriale entre deux ethnologues alsaciennes, Émilie Maj et Karen Hoffmann-Schickel, et un illustrateur lituanien, Dainius Šukys, qui réalisa la couverture du numéro. La livraison s’achève avec quatre poèmes d’Artūras Valionis présentés en versions originale et française.
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/commande.htm

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27 octobre 2015

Sutkus à Lyon

Le grand photographe lituanien Antanas Sutkus sera le 5 nombre 2015 à la Galerie Elizabeth Couturier à Lyon, 25 rue Burdeau.

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24 septembre 2015

“Petit Renne a peur de tout” : à découvrir actuellement à Strasbourg !

Petit Renne est effrayé par les lièvres qui courent, le bruit des arbres et même les écureuils. Mais un jour, il doit affronter le loup …  Dans la collection des Petits Polaires des éditions Boréalia a paru récemment un merveilleux petit album pour enfants. Il est le fruit d’une collaboration franco-lituanienne. L’auteure du texte, Karen Hoffmann-Schickel, 32 ans, est Alsacienne, ethnologue diplômée de l’université de Strasbourg et spécialiste de la culture des Lapons de Norvège. Mère de trois enfants, elle passe son temps libre à écrire des histoires. L’illustrateur, Dainius Šukys, 41 ans, est Lituanien, dessine depuis qu’il est petit et travaille comme graphiste dans un journal de Vilnius. Il est l’auteur d’une série de livres humoristiques pour adultes et enfants édités en Lituanie. Les premiers tomes de la collection des Petits Polaires sont issus de cette collaboration.

“Petit Renne a peur de tout” fait actuellement l’objet d’une exposition à la Médiathèque Protestante, 1bis quai Saint-Thomas à Strasbourg, jusqu’au 30 octobre 2015. Entrée libre, du lundi au vendredi de 9h à 17h. Rencontre avec l’éditrice, Emilie Maj, le samedi 10 octobre à 14h30.

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01 septembre 2015

Visite de Julian Ursyn Niemcewicz (1757-1841) au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris

Julian Ursyn Niemcewicz est connu pour ses œuvres littéraires et pour ses activités politiques. Issu de la noblesse du grand-duché de Lituanie, il fut un proche collaborateur du prince Czartoryski et travailla au sein de la Commission d’Education Nationale de l’Etat polono-lituanien. Député à la Diète de 1788 à 1792, il contribua à la rédaction de la Constitution du 3 mai 1791. Aide de camp de Kościuszko, il fut emprisonné par les Russes. Libéré, il se rendit aux Etats-Unis où il devint un proche collaborateur de George Washington et membre de l’American Philosophical Society. Marié à Susan Livingston Kean, fille du premier vice-président des Etats-Unis, il revint en Pologne en 1802. Très actif en politique mais aussi en sciences, il fut président de la Société des amis des sciences de Varsovie. Il quitta à jamais sa patrie après la défaite de l’Insurrection de Novembre et devint un des exilés des plus actifs de la Grande Emigration. Il appartient également aux grands écrivains et historiens originaires de la République des Deux Nations.

L’importance de ses travaux littéraires et historiques, ainsi que de ses actions politiques, explique probablement que l’on oublie souvent sa passion pour l’histoire naturelle. Dans son domaine d’Ursynów (près de Varsovie), il introduisit plusieurs nouvelles variétés de plantes et des nouvelles pratiques horticoles.

Sur la route de son deuxième voyage aux Etats-Unis, Niemcewicz visita le Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. Il nota ses observations et nous laissa ainsi un intéressant témoignage. Il y passa une journée entière, le 6 juin 1804, visitant le jardin, la ménagerie et les galeries zoologiques. Il considéra le Jardin des Plantes comme le « plus formidable » des sites de ce type. Ayant une importante culture naturaliste, il remarqua que les plantes étaient rangées selon la méthode de Jussieu, et non selon celle de Carl Linné (1707-1778). Dans la ménagerie, il remarqua une dizaine de lions « dont certains accompagnés de chiens », des tigres et un ours blanc de Terre Neuve qui souffrait affreusement de la chaleur. Il répéta les naïves opinions sur les éléphants « trop pudiques » pour s’accoupler devant les naturalistes. Niemcewicz avait déjà visité diverses collections naturalistes car il put comparer les éléphants du Jardin des Plantes de Paris à un squelette de mammouth qu’il avait vu aux Etats-Unis.

Niemcewicz assista aux cours de minéralogie de René Just Haüy (1743-1822), à ceux d’histoire naturelle de Jean-André Henri Lucas (1780-1825) et de chimie d’Antoine François Fourcroy (1755-1809). Il fut impressionné par la richesse, la splendeur des collections et par l’enseignement au MNHN. Il écrivit à ce sujet : « Paris est un lieu unique pour apprendre toutes sortes de choses. Une année de cours au Jardin des Plantes donnerait, sinon un savoir complet, du moins toute la connaissance nécessaire à un homme ». Rappelons que durant sa présidence de la Société des amis des sciences de Varsovie,  trois professeurs du Muséum devinrent membres étrangers de la société : Georges Cuvier (1769-1832), Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836) et Louis-Nicolas Vauquelin (1763-1829).

Pour en savoir plus auprès de Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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26 août 2015

Louis Henri Bojanus, le savant de Vilnius

Dans la collection "Portraits célèbres d’Alsace" des éditions Vent d’Est vient de paraître un petit livre de 64 pages consacré au zoologiste Louis-Henri Bojanus (1776-1827). Si la majorité des étudiants en sciences naturelles dans le monde connaissent le nom de ce savant grâce à "l’organe de Bojanus", il est moins connu dans son pays natal. Originaire de Bouxwiller, dans le nord de l’Alsace, Louis-Henri Bojanus compte parmi les plus grands anatomistes de son temps. Ses nombreux travaux de recherche, notamment sur les tortues et sur l’aurochs et le bison, l’ont rendu célèbre bien au-delà de l’université de Vilnius où il professa pendant deux décennies.

Dans un format de poche original et richement illustré de photos, dessins et gravures d’époque, l’ouvrage retrace la vie et l’itinéraire de cette figure alsacienne qui a marqué l’histoire. Il est le premier livre en français consacré à ce savant, le précédant ayant été édité en 1958 en polonais, à Varsovie.

"Louis Henri Bojanus, le savant de Vilnius", par Philippe Edel et Piotr Daszkiewicz, Editions Vent d’Est, collection "Portraits célèbres d’Alsace" n°019, septembre 2015, 64 pages, 10 €.
http://www.alsacemonde.org/wp-content/uploads/2015/07/Bojanus-dépliant.pdf

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15 juillet 2015

Domeyko à la recherche de minerais de fer en Alsace

Issu de la petite noblesse de l’ancien grand-duché de Lituanie, Ignacy Domeyko (1802-1889) fut un des plus grands géologues du XIXe siècle et est considéré comme le fondateur de l'enseignement universitaire au Chili. Réfugié en France après la défaite de l’insurrection polono-lituanienne de 1831, il se distingua par ses recherches au Chili où il passa la majeure partie de sa vie. Durant son exil en France, cet ancien étudiant de l’université de Vilnius (et membre de la société secrète des Philomathes), grand ami d’Adam Mickiewicz, compléta ses études au Muséum national d’Histoire naturelle et à l’Ecole des Mines de Paris.
A deux reprises, le destin l’amena en Alsace. D’abord, en 1832, quand, sur sa route d’exil vers Paris, il passa par Strasbourg ; il laissa à cet égard quelques pages d’un témoignage intéressant. Ensuite, en 1832, quand il acheva ses études à l’Ecole des Mines.
Grâce à la recommandation de ses professeurs, il trouva en effet en juillet de cette année-là un emploi dans l’entreprise de la famille Koechlin, « de riches Alsaciens, banquiers et propriétaires d’usines ». Domeyko expliqua dans ses mémoires que la famille Koechlin venait d’acheter le domaine de Bonnefontaine en Basse-Alsace « qui valait trois ou quatre millions ». Les propriétaires cherchaient un géologue et un ingénieur afin de faire une prospection de minerais de fer, ainsi que de créer une fonderie : Je fus choisi pour ce poste d’ingénieur. Je n’avais pas une grande opinion de ma personne et c’est la première fois que je devais gagner ma vie, je n’osais pas marchander. J’acceptais donc avec joie un salaire annuel de 1200 francs. Un formidable château se dressait à Bonne Fontaine, une vie de banquiers, une excellente table et une haute société. Messieurs Köchlin m’ont accueilli très bien. Mme Köchlin, l’épouse du plus jeune, et ses enfants avaient pour moi plus de respect que pour n’importe quel autre fonctionnaire. Je commençais mon travail avec un grand enthousiasme. Dès le matin, je parcourais les forêts avec les ouvriers à la recherche de minerais et j’ai trouvé, dans divers lieux, des gisements relativement riches. Messieurs Köchlin me furent reconnaissants. Ils préparaient le plan d’établissement d’une fonderie dont je devais être un des actionnaires.
J’étais content, presque heureux, quand je travaillais dans la forêt et que je m’occupais des minerais. Cependant, je dois avouer qu’il me manquait quelque chose, au château, à table et dans les salons. Je m’ennuyais, ma nature de noble se réveilla. Toute cette politesse, la commodité, l’ordre, le bon ton, tous liés à un esprit d’économie et de comptabilité, tout cela fut pour moi le signe d’une noblesse récente. J’acceptais plus que j’aimais ce comportement. Parfois, durant les conversations à la riche table, en buvant du champagne et en goûtant de délicieux desserts, il me semblait apercevoir derrière la porte ma mère, triste comme si elle me rapprochait quelque chose. En plus, Messieurs Köchlin étaient protestants. Ils aimaient taquiner les prêtres et la vieille noblesse française malgré que Madame et son frère fussent de fervents catholiques. Les dimanches, il me fallait marcher deux lieues [environ 9 km] pour aller à la messe.
Quand l’automne est arrivé, Mme Köchlin est partie avec les enfants à Paris et les Messieurs - les deux frères - à Mulhouse pour s’occuper de leurs grandes usines. Je suis resté afin de terminer mes recherches de minerai de fer. Le froid et l’humidité dans les forêts m’ont rendu malade et mon moral se dégradait de jour en jour. Un matin, je reçus une lettre de Duvernoy [Georges Louis Duvernoy (1777-1875), professeur à la Faculté des sciences de Strasbourg, puis au Collège de France et au Muséum ; doyen de la Faculté des sciences de Strasbourg de 1832 à 1837], mon professeur de minéralogie. Il me proposa d’aller à Coquimbo au Chili et de prendre un poste de professeur de chimie et de minéralogie, avec un salaire de 1200 piastres (6000 francs) et le remboursement des frais de voyage. 
Domeyko accepta la proposition. Ces quelques phrases sont le seul témoignage connu sur le deuxième séjour de ce grand naturaliste en Alsace.
Pour en savoir plus auprès de Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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14 juillet 2015

Les Lituaniens dans l’Allemagne occupée

Un très intéressant ouvrage collectif, intitulé « Personnes déplacées et guerre froide en Allemagne occupée », vient de paraitre ce printemps aux éditions Peter Lang sous la direction notamment de Corine Defrance (membre d’honneur d’Alsace-Lituanie). La couverture de l’ouvrage reproduit la photographie d’une jeune Lituanienne. Soigneusement mise en scène, la jeune femme, souriante et rêveuse, habillée pour l’occasion d’un impeccable costume traditionnelle, y est assise dans les décombres d’une ville allemande non identifiée. La légende publiée sous la photo, lors de sa parution en 1946, précisait : « Cette jeune Lituanienne n’est pas uns star d’Hollywood ; elle joue son rôle de ‘personne déplacée’ (DP) dans le film de la réalité. » Les auteurs de l’ouvrage précisent que, comme la ruine, le DP faisait partie du paysage de l’Allemagne de l’immédiat après-guerre. Sur le cliché, la jeune DP est photographiée seule, sans Allemands, comme indifférente à son environnement. Cela reflète les tensions qui ont pu se développer dans cette société fragmentée et délabrée qu’était l’Allemagne de ces années-là et qu’analysent les auteurs dans l’ouvrage.
http://www.peterlang.com/

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04 juin 2015

Georges Cuvier, membre d’honneur de l’Université de Vilnius

En juin 1806, l’Université de Vilnius honora le grand paléontologue français Georges Cuvier (1769-1832) d’un titre de membre honoraire. Le diplôme est aujourd’hui conservé dans la section des archives du savant que détient l’Institut de France. Suivant l’habitude de l’époque, il est écrit en latin. Il porte plusieurs signatures : celles de Hieronymus Stroynowski (1752-1815), recteur de l’université et aussi dignitaire de l’église « Electus Episcopus Coadjutor Luceoriensis et Żytomiriensis Praelatus Scholasticus Cathedralis Vilnensis Eques Ordinis Seti. Stanislai Theologiae et Junis Utriusque Doctor », de Simon Malewski (1759-1832), professeur de droit et physiocrate, et de Josephus Mickiewicz (1744-1817) professeur de physique, prêtre « Canonicus Cathedralis Samogitiensis », mais également oncle paternel et, plus tard, mentor du jeune Adam Mickiewicz à Vilnius. L’inscription sur le diplôme rappelle la célébrité de Cuvier et ses fonctions de professeur d’anatomie, de secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences de France, ainsi que de membre de la « Societatis Scientiarum Regiae Londinensis » et de « plurium academiarum ». L’aigle bicéphale des Romanov sur le sceau universitaire témoigne la triste période de l’annexion de la Lituanie à la Russie. Ce précieux document témoigne la notoriété de Cuvier en Lituanie et des liens de l’Université de Vilnius avec les institutions scientifiques françaises au début du XIXe siècle.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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26 mai 2015

Gunther Stub, un restaurant alsacien à Vilnius

Une winstub ouvre ce mois-ci dans le centre historique de la capitale de la Lituanie, au 9 rue Savičiaus. Si les vins d’Alsace et certaines spécialités alsaciennes étaient déjà servis depuis quelques années au restaurant Balzac et au Café Montmartre, deux autres établissements vilnois appartenant à Thomas Teiten, il s’agit cette fois d’une enseigne entièrement consacrée à la cuisine typique de notre région. Pour cela, Thomas Teiten s’est associé à Christian Mathis, un chef originaire de Phalsbourg, ancien de l’école hôtelière de Strasbourg et ayant une solide expérience internationale de la cuisine. Rappelons que Thomas Teiten est le délégué de l’Union Internationale des Alsaciens (UIA) en Lituanie et ancien membre du comité d'Alsace-Lituanie.
Contact :
thomas@balzac.lt

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18 mai 2015

Bonne journée ! Un opéra lituanien à Mulhouse

 
Dix caissières anonymes sont, le temps d’un opéra, des héroïnes qui, ensemble, relèvent la tête et font front. Elles sont lituaniennes mais elles ressemblent à leurs consœurs du monde entier. Au-dessus d’elles, les scintillements et bourdonnements des tubes néon rappellent les ambiances d’un supermarché, celui-là même où vont les spectateurs assis dans la salle. Le bruissement des douchettes scannant les produits constitue la première note de cet étonnant opéra conçu et réalisé par une jeune équipe essentiellement féminine : Vaiva Grainytė (librettiste), Lina Lapelytė (compositrice) et Rugilė Barzdžiukaitė (mise en scène et scénographie). En créant Operomanija, elles entendent changer la donne de l’opéra contemporain, sur des bases plus populaires. Depuis sa création à Vilnius en 2013, l’opéra Geros Dienos / Bonne Journée ! a été vu à Shanghai comme à New York. Le voici à Mulhouse, les mercredi 27 mai à 20h et jeudi 28 mai à 19h, à la Filature, 20 allée Nathan Katz. Spectacle en lituanien surtitré en français. Durée 1 h. Tarif plein 12 euros. Info et réservation : 03 89 36 28 28.

Pour se faire une idée du spectacle, cliquez sur ce lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Ip--mNHA8Ik&feature=related

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30 mars 2015

Alsace-Lituanie, 25e assemblée générale

Réunie en assemblée générale annuelle au restaurant de l’Ancienne Douane à Strasbourg, ce 28 mars 2015, la quinzaine de membres présents du Cercle d'histoire Alsace-Lituanie a fait le bilan d’une année 2014 très riche en évènements. Elle a aussi adopté un plan de 15 actions "Bojanus", le personnage emblématique d’Alsace-Lituanie, en vue de la préparation du bicentenaire en 2019 de l’édition originale de Anatome testudinis europaeae, l’ouvrage majeur du savant alsacien de Vilnius. Fut notamment présentée la nouvelle page web d’actualité évènementielle et bibliographique qui lui est consacrée : www.alsacemonde.org/bojanus. La traditionnelle conférence organisée dans le cadre de l’assemblée porta cette année sur le thème de l’Alsace et la naissance des Etats baltes dans l’entre-deux-guerres. C’est Julien Gueslin, membre du Comité et conservateur à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, historien spécialiste des Pays baltes, qui fit l’intervention en s’appuyant sur de nombreux documents d’archives. Le débat qui suivit montra que le sujet est vaste et doit pouvoir encore faire l’objet de nombreuses recherches. A noter que l’assemblée fut honorée par la présence de l’ambassadeur Rolands Lappuke, Représentant permanent de la Lettonie auprès du Conseil de l’Europe, et de Birutė Abeciūnaitė, la présidente de l’Union des Lituaniens de Strasbourg (SLS).
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/ 

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24 mars 2015

L’histoire naturelle à l’Université de Vilnius et la France d’après les procès-verbaux des assemblées de professeurs

Au XIXe siècle à Vilnius, les professeurs de l’université avaient pour l’habitude de se réunir pour présenter leurs travaux respectifs, s’informer sur les événements marquants de la vie universitaire et prendre des décisions concernant la recherche et l’enseignement. Les procès verbaux de ces assemblées, qui se déroulaient parfois autour d’une bouteille du vin, sont aujourd’hui de précieux documents de l’histoire des sciences. En analysant les informations sur l’histoire naturelle, nous remarquons l’importance de la France pour le développement de cette science en Lituanie. Le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) de Paris joua un grand rôle pour les naturalistes de l’Université de Vilnius, tant comme destination de voyages scientifiques que modèle à suivre pour les échanges de collections et d’idées. L’importance de cette institution fut reconnue très rapidement. Ainsi, deux grandes personnalités du Muséum français, Antoine Portal (1742-1832) et Georges Cuvier (1769-1832), furent élus membres honoraires de l’Université de Vilnius, respectivement en 1805 et 1806.  
L’importance de ces échanges est bien démontrée par les informations lues aux professeurs, comme lors de l’assemblée du 15 janvier 1805 sur la réception de graines de 320 espèces de plantes, envoyées de Paris par André Thouin (1747-1824) du MNHN, avec le Tableau de l’école de botanique de Muséum d’histoire naturelle de René Desfontaines (1750-1833).
Les échanges avec d’autres institutions naturalistes françaises sont moins connus des historiens. L’assemblée du 15 septembre 1805 accuse ainsi réception de graines de 682 espèces des plantes, envoyée par Pierre Broussonnet (1761-1807) de Montpellier.  En mars 1818, l’assemblée prend connaissance de la lettre du baron André d'Audebert de Férussac (1786-1836) qui informe les savants de Vilnius sur son projet d’éditer l’Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles et demande leur aide afin d’obtenir des spécimens originaires de Lituanie. Grâce à ces informations, nous savons que les liens de naturalistes de Vilnius avec les institutions françaises ne se limitaient à Paris, même si le MNHN restait sans doute longtemps leur plus important partenaire scientifique.
Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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17 mars 2015

Vilnius Poker

Vytautas Vargalys est coincé dans un emploi absurde, contraint à créer un catalogue numérique pour l'une des bibliothèques de Vilnius contrôlé par les Russes, à laquelle personne n’a accès. Survivant des camps de travail — une expérience qui l’a perturbé aussi bien physiquement que mentalement —, Vargalys est obsédé par « ce qui se passe » réellement sous la surface de Vilnius. Alors qu’il commence à perdre ses derniers repères, il découvre qu’Ils ont repris le contrôle. Ils sont des démons ayant pris forme humaine. Ils sont déterminés à voler toutes les âmes et à « foutre la merde » dans le monde. Vargalys commence à trouver des preuves de leur existence partout où il regarde : dans les livres, dans la mort de son meilleur ami et dans les très jolies femmes envoyées pour travailler avec lui à la bibliothèque. L’une d’elles, Lolita, est une sorte de femme fatale au passé mystérieux et porte un amour grandissant pour Vargalys. Vilnius Poker conte cette tragique relation entre Vargalys et Lolita – et entre Vilnius et ceux qui y vivent – de quatre points de vue différents, et saisit l’horreur surréaliste de la vie sous le joug soviétique.
Parfois lyrique, philosophique et profondément dérangeant, Vilnius Poker est souvent considéré comme un tournant de la littérature lituanienne, et a permis à son auteur d’acquérir sa réputation de plus grand romancier lituanien. Ecrivain et dramaturge, Ricardas Gavelis a publié son premier livre – un recueil de six nouvelles en 1976, puis a écrit six romans, trois recueils de nouvelles et plusieurs pièces de théâtre, avant de disparaître en 2002.
Ricardas Gavelis, Vilnius poker, traduit du lituanien par Margarita Le Borgne, paru le 6 mars 2015 chez Monsieur Toussaint Louverture, Toulouse, 576 pages, 24,00 euros.
http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/

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11 mars 2015

Un chêne lituanien pour Strasbourg

Pour le 25e anniversaire du rétablissement de l’indépendance de la Lituanie, un chêne a été planté dans le parc de l’Orangerie de Strasbourg, près du célèbre restaurant Buerehiesel. L’initiative en revient à Petras Auštrevičius, député au Parlement européen, qui a fait acheminer l’arbre directement de Lituanie. La cérémonie s’est déroulée en présence de Ugnė Matulevičienė, pour la Représentation lituanienne auprès du Conseil de l’Europe, et de Michèle Seiler, adjointe-au-maire de Strasbourg, ainsi que d’une délégation de députés lituaniens. Elle fut suivie d’un lâcher de ballons jaunes, verts et rouges auquel participèrent de nombreux membres d’Alsace-Lituanie et de l’Union des Lituaniens de Strasbourg qui avaient été également conviés à cet évènement. La cérémonie s’est poursuivie dans les locaux du Conseil de l’Europe avec un intermède musical de Jan Maksimovič (saxo) et Dmitrij Golovanov (piano).
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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