14 avril 2014

”Jamais nous ne serons frères, ni par la patrie, ni par la mère”

”Nikogda my ne budem bratiami” ("Никогда мы не будем братьями") sont les premières paroles d’un poème écrit en russe lors des évènements de Crimée et d’Ukraine orientale par une jeune Ukrainienne (23 ans) de Kiev, Anastassia Dmitrouk. Ecrit en réponse à l’agression russe contre les Ukrainiens - un peuple souvent désigné comme ”frère” par les Russes -, ce poème a été mis en musique et arrangé par deux Lituaniens, Virgis Pupšys et Gintautas Litinskas, et chanté par eux et par Jeronimas Milius et Kęstutis Nevulis. Il a un énorme écho sur les réseaux sociaux ukrainiens et lituaniens, via YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=yfetozC7F7Y
http://v-n-zb.livejournal.com/6932933.html

En voici les paroles librement traduites en français, suivies des paroles originales :

Jamais nous ne serons frères,
Ni par la patrie, ni par la mère,
Il n’y a pas en vous l’aspiration à être libres,
Nous ne serons même pas demi-frères.

Vous vous êtes vous-même baptisés « nos aînés »,
Les cadets, c’est nous, mais pas de vous,
Vous êtes si nombreux, hélas une masse,
Vous êtes énormes, nous sommes grands.

Vous continuez à nous mettre sous pression,
L’envie vous étouffe,
La liberté, un mot inconnu de vous,
Depuis l’enfance, vous êtes enchaînés.

Chez vous, « le silence est d’or »,
Chez nous, les cocktails Molotov s’enflamment,
Oui, nous avons un cœur à sang chaud,
Et vous, « nos parents », pourquoi êtes-vous aveugles ?

Nous, nous n’avons pas froid aux yeux,
Même sans armes, nous sommes dangereux,
Nous avons grandi et sommes devenus courageux,
Nous sommes tous dans la mire de vos snipers.

Les tortionnaires nous ont mis à genoux,
Nous nous sommes relevés pour nous rétablir,
Les rats peuvent se cacher et prier,
Dans le sang, ils vont se noyer.

Chez vous, on vous donne de nouveaux ordres,
Et chez nous, le feu de nouvelles insurrections,
Chez vous règne le Tsar, chez nous la Démocratie
Jamais nous ne serons frères.


Никогда мы не будем братьями
ни по родине, ни по матери.
Духа нет у вас быть свободными –
нам не стать с вами даже сводными.
Вы себя окрестили «старшими» -
нам бы младшими, да не вашими.
Вас так много, а, жаль, безликие.
Вы огромные, мы – великие.

А вы жмете… вы всё маетесь,
своей завистью вы подавитесь.
Воля - слово вам незнакомое,
вы все с детства в цепи закованы.

У вас дома «молчанье – золото»,
а у нас жгут коктейли Молотова,
да, у нас в сердце кровь горячая,
что ж вы нам за «родня» незрячая?

А у нас всех глаза бесстрашные,
без оружия мы опасные.
Повзрослели и стали смелыми
все у снайперов под прицелами.

Нас каты на колени ставили –
мы восстали и всё исправили.
И зря прячутся крысы, молятся –
они кровью своей умоются.

Вам шлют новые указания –
а у нас тут огни восстания.
У вас Царь, у нас - Демократия.
Никогда мы не будем братьями.

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07 avril 2014

Des roses du Muséum d’histoire naturelle de Paris pour le comte Tyszkiewicz

La famille Tyszkiewicz appartenait à la grande aristocratie de la République des Deux Nations. Elle possédait plusieurs châteaux et palais en Lituanie et en Pologne, notamment à Palanga, Astravas et Varsovie, ainsi que la grande forêt de Swislocz (dans le prolongement de la célèbre forêt de Białowieża) que le tsar confisqua en 1832 par mesure de rétorsion pour leur participation à l’insurrection de 1831. Ses membres occupaient les plus importantes fonctions, comme Ludwik Tyszkiewicz (1748-1808) qui fut hetman et trésorier du grand-duché de Lituanie. Ils ont laissé leur nom également dans l’histoire des sciences ; on citera ainsi les éminents frères archéologues Eustachy Tyszkiewicz (1814-1874) et Konstanty Tyszkiewicz (1806-1868) ou le collectionneur d'antiquités Michal Tyszkiewicz (1828-1897), fondateur d'un musée privé à Rome et donateur du Musée du Louvre. Leur nom est aussi lié à la longue tradition d’horticulture qui prévalait en République des Deux Nations au sein de la grande noblesse. Les propriétaires étaient souvent fiers de leurs jardins et des variétés des plantes cultivées. Nous n’avons malheureusement que très peu de précisions sur cette tradition. La lettre envoyée le 17 février 1854 par le comte Tyszkiewicz à Joseph Decaisne, du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, est donc un intéressant témoignage. Le comte, en passage à Paris, désirait visiter les serres du Muséum et aussi acheter pour ses propriétés diverses variétés des roses. Il les énonce : « Rose noire la plus foncée, Rose laquentinie, pourpre noire, Gloire de France, Madame Lecurveux, Queen Victoria blanche, Fortunés yellow, Rubanée la plus belle, Tigrée, Général Changarnier, Rose thé, Madame Mélanie Willemoz, Soleil d’Austerlitz, Blanche à cœur bleu, Rouge à cœur jaune, Zoé mousseuse partout ». Il souhaitait également rapporter en Lituanie « plusieurs espèces parmi les plus belles » de renoncules, d’anémones et de gladiolés. Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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04 avril 2014

90 ans de Festivals des Chants et des Danses à Vilnius

Les chants et les danses traditionnels sont une partie importante de l’héritage culturel lituanien, préservé et cultivé fièrement par les Lituaniens d’aujourd’hui. De nombreux festivals sont organisés tout au long de l’année partout en Lituanie. Un des évènements le plus populaire est le Festival des chants et des danses Dainų šventė , organisé tous les 4 ans à Vilnius et inscrit, en 2008, sur la liste des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’UNESCO. La précédente édition a rassemblé plus de 40 000 choristes et danseurs venus des 4 coins du monde. En 2014, le festival fêtera ses 90 ans : un programme exceptionnel est prévu pour cette occasion. Il réunira du 2 au 6 juillet  les meilleurs chanteurs et danseurs traditionnels lituaniens du monde entier. Pour en savoir plus : http://www.dainusvente.lt/en

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28 mars 2014

Soirée de films documentaires lituaniens à Paris le 31 mars

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14 mars 2014

Oscar Milosz, le Lituanien

Le 53e numéro des Cahiers de l’association des Amis de Milosz, présidée par Janine Kohler, vient de paraitre. Cette livraison est centrée non seulement sur Oscar Milosz, mais aussi sur la Lituanie. Lituanie du diplomate qu'il fut dès 1919, Lituanie rêvée des poèmes, Lituanie d'aujourd'hui. L'historien Julien Gueslin, responsable du pôle sciences humaines de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNU) et membre d’Alsace-Lituanie, analyse des articles de Milosz pratiquement inédits, datant de 1917 et 1918 et montre comment, peu à peu, s'est construite l'identité lituanienne. Sont également publiés trois articles de Milosz lui-même qui analyse la culture de son pays ainsi qu'une lettre inédite portant sur le conflit polono-lituanien. Editions L’Harmattan, collection Mare Balticum, mars 2014, 146 pages, 15 €.
http://www.editions-harmattan.fr

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12 mars 2014

Une collection ethnographique de Lituanie au Musée de l’Homme à Paris

Alors que le Musée de l’Homme à Paris est en cours de rénovation avec une réouverture prévue en 2015, il est intéressant de rappeler que cette composante du Muséum National de l’Histoire Naturelle (MNHN), inaugurée en 1938, conserve d’importantes collections anthropologiques et ethnographiques, y comprises baltes. En effet, dès sa fondation, le Musée de l’Homme participait à des échanges scientifiques avec la Lituanie. Une lettre datée du 28 avril 1939, signée par Jacques Soustelle (1912-1990), à l’époque sous-directeur de Musée de l’Homme, et adressée à Paulius Galauné (1890-1988), directeur du Musée Vytautas-le-Grand à Kaunas, témoigne de cette coopération franco-lituanienne. Il y écrivit : « A la demande de Jurgis Baltrušaitis (1903-1988), j’ai l’honneur de vous envoyer ci-joint la liste des objets lituaniens que notre Musée doit à votre grande amabilité ». La lettre est accompagnée de la «liste des objets lituaniens donnés au Musée de l’Homme par le Musée de Kaunas (1934) ». Elle mentionne les éléments suivants : ceinture tissé à la main, fil et laine (n°1) ; tablier tissé à la main, lin bordé de laine multicolore (n° 2 à 7) ; gants de laine tricotés à la main (n° 8 à 12) ; échantillons de dentelle (n° 13) ; tablier tissé à la main, lin, ornements de laine multicolore (n°14 à 21) ; tenture en lin, tissage à rayures et ornements de couleurs (n°22) ; torchon de lin (n° 23) ; sifflet en terre vernissée (n°24 à 31) ; céramique (n° 34 à 38). La date de 1934 ainsi que le nom de Baltrušaitis laissent supposer que ces objets ont été présentés lors de l’exposition d'Art Populaire Baltique, tenue en 1935 au Trocadéro à Paris et dont Baltrušaitis était le commissaire, pour être ensuite conservés au MNHN.
Pour en savoir plus, prière de contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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07 mars 2014

Poésie : le Chant limitrophe de Tomas Venclova

Préfacé par le prix Nobel de littérature Joseph Brodsky et traduit par Henri Abril, un recueil de poèmes de Tomas Venclova vient de paraitre à Strasbourg. Il s’étend sur un demi-siècle et le choix des textes a été fait par l’auteur. Né en 1937 à Klaïpeda, Tomas Venclova quitta l’Union Soviétique en 1977 et enseigna longtemps la littérature russe aux Etats-Unis. Auteur de nombreux essais et traductions, c’est avant tout un poète lituanien majeur, dont le registre formel étendu lui permis d’aborder les sujets les plus divers, depuis la mythologie jusqu’à la condition métaphysique de l’exilé, nullement réductible au passage d’un monde à un autre. Joseph Brodsky, auquel Venclova fut lié par une longue amitié, le citait comme un des poètes essentiels, formé à la confluence de trois langues et de trois littératures, les polonaise, russe et lituanienne. « Le Chant limitrophe », Editions Circé, 15 rue du Parc, 67100 Strasbourg, 2013, 18.00 €.
http://www.editions-circe.fr

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25 février 2014

Strasbourg : soutien parlementaire au Printemps ukrainien

A l’initiative d’Henri Malosse, président du Comité économique et social européen, professeur invité de l’Université technologique de Kaunas et membre d’honneur d’Alsace-Lituanie, le groupe parlementaire de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) au Parlement européen a invité ce 25 février 2014 à la session parlementaire de Strasbourg Ruslana Lijitchko, la chanteuse gagnante de l’Eurovision 2004. Ruslana est aussi une des figures de proue du mouvement Euromaïdan et elle a été invitée comme représentante de la société civile ukrainienne. Ce sont les députés européens Guy Verhofstadt (ancien Premier ministre belge) et Marielle de Sarnez, respectivement président et vice-présidente du groupe parlementaire ALDE qui ont patronné cette rencontre avec M. Malosse. Tous les trois s’étaient déjà rendus à plusieurs reprises à Kiev ces derniers mois et avaient rencontré plusieurs dirigeants de l’opposition. La rencontre a permis à Ruslana de faire appel au soutien moral et technique de l’Europe durant la difficile période de transition et de préparation des élections du 25 mai prochain. Elle a souligné que les Ukrainiens cherchent avant tout à se rapprocher des standards européens en matière d’Etat de droit et rappelé que son pays est une partie intégrante du continent européen.
http://www.cahiers-lituaniens.org

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24 février 2014

Correspondances d'érudits entre France, Pologne et Lituanie

Vient de paraitre aux Presses universitaires de Rennes un passionnant ouvrage sur les correspondances d’érudits aux XVIIIe et XIXe siècles entre France, Pologne et Lituanie. Grands voyageurs, aristocrates éclairés, hommes de science ont été les témoins des changements géopolitiques de ce qui fut la République des Deux Nations. Leurs lettres échangées, éparpillées dans des archives publiques ou privées à travers l’Europe, apportent de précieux témoignages sur les découvertes scientifiques, les échanges culturels, ou encore le milieu académique des grandes universités telle celle de Vilnius. C’est tout le mérite des auteurs de ce travail collectif, dirigé par Marie-France de Palacio, professeur de littérature comparée à l’Université de Bretagne Occidentale, d’avoir retrouvé et dépouillé ces lettres et ces journaux intimes inédits. Des chercheurs de Lituanie, de Pologne, de France, mais aussi de Biélorussie et de Russie, se sont attelés à cette tâche et ce recueil témoigne des orientations fécondes de leurs travaux. « Correspondances d’érudits aux XVIIIe et XIXe siècles. France, Pologne, Lituanie », PUR, Rennes, 2014, 254 pages, 18 €.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3416

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17 février 2014

20e forum des amis de la Lituanie en France

Le 16 février 2014, le jour de la Fête nationale lituanienne, les représentants d’une quinzaine d’associations lituanophiles unies au sein de la Coordination France-Lituanie se sont retrouvés en forum annuel pour la vingtième fois. La réunion s’est tenue en l’église basse de Saint-Augustin à Paris, sous la présidence d’Anne-Marie Goussard et avec la participation de l’ambassadeur Jolanta Balčiūnienė, du consul Algimantas Misevičius, et de la responsable de l’agence touristique Baltic Wawe, Inga Lanchas. Elle fut précédée la veille d’une réunion du conseil d’administration de la Coordination.

http://www.france-lituanie.org/

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01 février 2014

Pouchkine mise en scène à Bobigny par un Lituanien

Aussi étonnant que cela puisse paraître, "Eugène Onéguine",  le grand roman en vers d’Alexandre Pouchkine dont tous les Russes connaissent au moins plusieurs passages par cœur, n'avait jamais été porté au théâtre. Il a fallu un metteur en scène lituanien, Rimas Tuminas, directeur artistique du Théâtre Vakhtangov de Moscou, pour s'attaquer à ce monument de la culture russe "avec une réussite éclatante" selon Fabienne Darge, du Monde. C'est ce spectacle qui est donné quelques soirées à la MC93 de Bobigny, et que les amateurs de grand théâtre russe ne manqueront pas, parce que "ce théâtre-là apporte quelque chose qui fait souvent cruellement défaut aujourd'hui : un souffle, un lyrisme – sans grandes orgues aucunes", toujours selon Le Monde. "Ce miracle de simplicité, de grâce, d'harmonie, de légèreté, d'humour qu'est la langue de Pouchkine", selon son traducteur, André Markowicz, trouve ici une parfaite traduction scénique. C’est tout le mérite du metteur en scène. Né le 20 janvier 1952 à Kelmė, en Samogitie, Rimas Tuminas a mis en scène plus de 20 pièces dans différents théâtres de Lituanie et à l’étranger. De 1970 à 1974, il a étudié au Conservatoire de Lituanie. En 1978, il a créé sa première mise en scène au Théâtre dramatique de Lituanie et a travaillé, de 1979 à 1990, en tant que metteur en scène à l’Académie nationale de théâtre de Lituanie, dont il devint le directeur artistique en 1994. C’est en 2002, à l’invitation de Michael Ulianov, qu’il commença à travailler au Théâtre Vakhtangov, véritable institution moscovite sur l’Arbat, dont il devient le directeur artistique en 2007. MC93, 9, bd Lénine, Bobigny, du 31 janvier au 5 février 2014.  http://www.mc93.com/

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27 janvier 2014

80e anniversaire de l’édition de "Tentamen florae Lithuaniae"

L’ouvrage "Tentamen florae Lithuaniae" de Bolesław Hryniewiecki (1875-1963) a été publié en 1933. Dédié à l’université de Vilnius, ce livre est paru à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de son fondateur, le roi Etienne Báthory (1533-1586). Il est une des plus importantes contributions à la connaissance de la nature lituanienne au XXe siècle. Tentamen n’est cependant pas uniquement un excellent ouvrage botanique comprenant la description de plus que mille espèces de plantes, l’analyse phytogéographique, phytosociologique et écologique de la flore lituanienne ; c’est également une source de premier ordre pour l’étude de l’histoire des sciences naturelles de cette partie de l’Europe.
Par ailleurs, nous devons à Hryniewiecki la biographie ainsi que l’analyse des notes botaniques et de l’herbier du frère Ambrosius – Jerzy Pabreżos (Pabreż) (1771-1849). Ce religieux de l’ordre des Bernardins, un Samogitien établi à Kretinga et formé à l’université de Vilnius, fut un des pionniers des recherches floristiques en Lituanie, l’auteur de la "Flore de Samogitie" et du dictionnaire des noms lituaniens des plantes, utilisé notamment par Matulionis pour son dictionnaire botanique lituano-russo-polonais (édité à Vilnius en 1904). Le manuel de botanique systématique en lituanien de Pabreżos fut édité plus que 50 ans après la mort de l’auteur aux Etats-Unis. Hryniewiecki renouvelle les écrits du frère Ambrosius sur la nomenclature populaire botanique et les règles de la formation des noms des plantes en Samogitie. Les informations publiées dans Tentamen sont d’autant plus importantes qu’une partie de l’herbier de ce botaniste fut perdue au moment de l’évacuation de Hryniewiecki d’Odessa, juste avant la prise de la ville et les massacres et pillages perpétrés en 1919 par les bolcheviques. Parmi les nombreux apports de ce livre à l’histoire des sciences, mentionnons encore la publication de l’autobiographie de Joseph Jundziłł (1794-1877), un des premiers savants qui ont étudié la flore de la Lituanie ; ce manuscrit fut découvert à Cracovie par Władysław Szafer (1886-1970).
Tentamen est aussi un livre plein d’érudition qui fait souvent référence à l’histoire et à la culture de la Lituanie. Les descriptions de la flore dans les poèmes de Mickiewicz et d’autres écrivains sont souvent citées et analysées. Hryniewiecki présente aussi des arbres historiques et d’autres monuments de la nature, dont les célèbres chênes Baublis, cité par Mickiewicz. Notons que le chêne fut l’objet des cultes païens et est dessiné par Konstanty Tyzenhauz (1806-1868) comme "témoin de la Lituanie préchrétienne", ou encore le pin de Napoléon, l’arbre de rencontre de l’empereur avec le tsar Alexandre Ier. Par ailleurs, Hryniewiecki souligne le rôle inspirateur de la culture pour les recherches naturalistes comme celles menées par Kazimierz Łapczyński (1823-1892) dans les forêts de Lituanie afin de retrouver des "hêtres de Mickiewicz".
Une notice biographique de l’auteur de Tentamen est disponible en ligne :
http://www.ihnpan.waw.pl/redakcje/organon/42/12hryniewiecki%20par%20daszkiewicz.pdf
Pour en savoir plus, prière de contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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07 janvier 2014

300e anniversaire de Donelaitis : concert à Paris

A l’occasion de 300e anniversaire de la naissance de l’écrivain Kristijonas Donelaitis (1714-1780), l’Unesco organise un concert dans ses locaux à Paris, 125 avenue de Suffren, le lundi 13 janvier à 19h. C’est un oratorio profane, intitulé «Les Saisons», d’après le poème de Donelaitis, qui sera proposé sur une musique de Bronius Kutavicius. Il s’appuiera sur la participation de l’orchestre de chambre Saint-Christophe de la ville de Vilnius, dirigé par Donatas Katkus, et du chœur Jauna Muzika, également de Vilnius. La comédienne Birute Mar lira des extraits du poème.
http://www.cahiers-lituaniens.org

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06 janvier 2014

Correspondance du biologiste Edward Janczewski (1846-1918) avec les Français Edouard Bornet et Joseph Decaisne

Edward Janczewski (Edvardas Jančevskis) est né en 1846 à Blinstrubiszki (Blinstrubiškiai), près de Raseiniai en Samogitie. Après avoir terminé le lycée à Vilnius, il continua ses études à Cracovie et à Saint-Pétersbourg. En 1872, il obtint son doctorat à l’université de Halle où il étudia sous la direction d’Anton de Bary (1831-1888), pionnier dans l’étude des algues et futur professeur et recteur de l’université de Strasbourg. Janczewski collabora avec de Bary jusqu’à la mort de ce grand botaniste allemand. Son intérêt pour la biologie des algues est à l’origine d’une longue amitié avec Edouard Bornet (1828-1911), grand algologue français.
Les travaux sur les algues maritimes, leur systématique, leur biologie et leur reproduction, les expériences génétiques sur les anémones - menées avant la redécouverte des travaux de Mendel -, sa ”Monographie des groseilles” et ses travaux sur l’anatomie et la physiologie des racines placent Janczewski au rang des plus importants botanistes de l’Europe centrale de l’époque. Il fut membre de diverses sociétés savantes et recteur de l’université Jagellonne de Cracovie. Marié à Jadwiga Szetkiewicz (1856-1941), Janczewski était le beau-frère de l’écrivain Henryk Sienkiewicz, prix Nobel de littérature en 1905. Il s’intéressait d’ailleurs vivement à la littérature : sa famille entretenait des relations amicales avec Maironis, et gardait aussi précieusement qu’une relique un portrait du grand poète Adam Mickiewicz, peint par Walenty Wańkowicz.
Francophone et francophile, Janczewski avait de nombreux liens avec la France. C’est à Cherbourg et à Antibes qu’il chercha les algues pour ses études. Il travailla sur l’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Il publia une grande partie de ses articles dans les revues scientifiques françaises. Il équipa son laboratoire à Cracovie en appareils achetés à Paris et surtout en microscopes de Nachet.
La bibliothèque botanique du Muséum à Paris et l’Institut de France conservent une riche collection de lettres de Janczewski, principalement adressées à Bornet et à Descaisne. Une grande majorité des lettres traitent de ses recherches, et plus particulièrement sur les algues, la physiologie des racines et l’hérédité des plantes.
Sujet de l’Empire austro-hongrois, Janczewski garda des liens avec la Lituanie. Il passait toutes ses vacances dans les biens de sa famille. Fils d’un philarète et prisonnier politique, il évoquait parfois dans ses lettres des sujets politiques. Le 22 juin 1887, il écrivit de Cracovie à Bornet : ”Vous connaissez peut-être la nouvelle mesure du gouvernement russe qui supprime le droit d’héritier de biens immeubles situés dans les provinces polonaises à tous les sujets étrangers. Cela équivaut presque à la confiscation. Ainsi qu’une foule de mes concitoyens, je suis bien atteint par cette mesure barbare car le bien de ma mère est situé en Lituanie”. Les évènements de 1905 trouvèrent écho dans ses lettres ; il écrivit le 20 avril 1905 : “Vous lisez bien les journaux et vous trouverez au courant des évènements dans l’empire des Tsars qui nous touchent de si près. Peut-être que le joug sous lequel nous avons vécu plus d’un siècle deviendra plus supportable, car dans la société indépendante russe se font déjà entendre des voix que la justice nous doit être faite, bien que cela ne conviendrait nullement aux Prussiens. Quelle tournure prendra la révolution en Russie, accomplie dans les esprits des classes civilisée, c’est aussi difficile de prévoir comme l’été, il y a un an, les résultats de la guerre et leurs conséquences”. Il perdit pourtant rapidement espoir et écrivit le 21 décembre 1905 : ”Vous comprenez bien que nous vivons depuis un an dans un état de surexcitation, entre deux terrorismes, l’un moscovite tsariste, l’autre révolutionnaire socialiste, et attendons toujours l’amélioration de nos destinés, en tremblant tous les jours pour tout et tous qui nous sont chers”.
Cette correspondance met aussi en évidence son grand mérite pour l’horticulture en Lituanie, qui lui doit l’introduction de nombreuses variétés de tulipes, glaïeuls, jacinthes, lys et fraisiers. Dans une lettre adressée à Joseph Decaisne (1807-1882) - à l’époque responsable du service des cultures au Muséum de Paris - et datée du 11 février 1879, Janczewski demanda à ce que lui soit envoyé ”au docteur Switzyn à Kowno” douze variétés de poires, sept de pommes, quatre de prunes et deux de cerises afin de les acclimater dans les biens de sa famille. Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’Histoire naturelle à Paris :
piotrdas@mnhn.fr

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20 décembre 2013

Cahiers Lituaniens : Moncys et Milosz à l'honneur

Le 12e numéro des Cahiers Lituaniens vient de paraître. Publiée avec le concours de la Fondation Robert Schuman et de l’Union Internationale des Alsaciens, la revue vise à mieux faire connaître les liens historiques et culturels entre la Lituanie et la France – et plus particulièrement l’Alsace – en publiant des textes inédits en français d’auteurs lituaniens et français, mais aussi polonais, biélorusses, allemands, belges ou italiens. Le thème du voyage et de l’émigration en France est dominant dans ce numéro. Voyage au XIXe siècle, notamment en Lorraine et en Alsace, à travers les notes de prélats tels que Franciszek Bohusz, Ludwig Rhesa ou Kajetonas Nezabitauskis, ainsi que du naturaliste Ignacy Domeyko ou du comte Konstanty Tyszkiewicz. Emigration choisie pour le poète Oscar Milosz ou émigration forcée pour les comtes Szymon et Michał Zabiełło, Antoni Tyzenhauz, Michał Jan Pac. Exil enfin au XXe siècle pour le sculpteur et peintre Antanas Mončys à Paris – dont plusieurs œuvres illustrent ce cahier – et pour l’écrivain et poète vilnois Czesław Miłosz, prix Nobel de littérature, qui consacra au petit village alsacien de Mittelbergheim un poème éponyme. Parmi les curiosités de ce numéro, le lecteur trouvera un article sur le testament de Louis-Henri Bojanus (1776-1827), savant naturaliste originaire de Bouxwiller et professeur à l’université de Vilnius pendant près de deux décennies au début du XIXe siècle. Conservé aux Archives d’Etat de Hesse à Darmstadt, ce texte se révèle une précieuse contribution à l’histoire des sciences naturelles. Le cahier s’achève avec plusieurs poèmes en lituanien, avec leur traduction française, d’un poète de la nouvelle génération, Marius Burokas, lauréat du Prix des „Porteurs de livres“, ainsi qu’une correspondance entre Romain Rolland et Nikolai Worobiow – entre Genève et Kaunas – relative à Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, l’artiste si emblématique pour la Lituanie. http://www.cahiers-lituaniens.org

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12 décembre 2013

Joachim Lelewel à Abbeville, un intéressant témoignage de Boucher de Perthes

Il y a tout juste 180 ans, les autorités françaises avaient pris une décision jugée comme honteuse par une grande partie de l’opinion publique à l’époque, celle d’expulser Joachim Lelewel (1786-1861). Ce grand savant polono-lituanien, historien, numismate, professeur de l’Université de Vilnius avait été obligé quitté son pays en 1824, suite aux répressions policières qui visaient le milieu académique (et surtout les Philomates et Philarètes) et avait trouvé refuge en France. C’était un homme politique démocrate qui joua un rôle important dans l’opposition anti-tsariste, puis dans l’insurrection de 1830-31. Afin d’éviter la peine de mort après l’écrasement de l’insurrection par l’armée russe, Lelewel fut accueilli en France en 1831. A titre anecdotique, on remarquera que, comme de nombreux insurgés, il traversa la frontière prussienne en passant par la ville de Brodnica, qui portait à l’époque le nom de Strasbourg. Très actifs au sein de la Grande Emigration, il attira la colère de l’ambassade de Russie à Paris. Il fut ainsi forcé de quitter la capitale française après que le Comité National Polonais adressa un appel au peuple russe. Il se refugia à Lagrange, au domicile du général Lafayette. En août 1833, il fut même arrêté et reçut l’ordre de quitter la France. Sur la route d’exil vers la Belgique, il s’arrêta à Abbeville afin d’étudier une collection numismatique. Il y fit la connaissance de Jacques Boucher de Perthes (1788-1868). Les deux savants sympathisèrent rapidement et correspondirent durant les longues années de la carrière scientifique de Lelewel, comme professeur à l’Université de Bruxelles. Cependant, ces échanges n’étaient pas strictement scientifiques. Dans une lettre datée 29 octobre 1845 et conservée par la Bibliothèque municipale d’Abbeville, Lelewel demande à Boucher de Perthes de faire un don de ses ouvrages dans le cadre d’une collecte des livres pour les futures bibliothèques de la Pologne et de la Lituanie indépendantes. Boucher de Perthes se souvint de la visite de Lelewel dans une lettre à M.*** de 18 septembre, publiée dans ses souvenirs intitulés Sous dix rois (Paris, 1863). Il donna une description du personnage « accablé de tristesse » de Lelewel, « un savant d’une haute portée parlant trois ou quatre langues avec une admirable facilité ». Citons quelques lignes de cette lettre : « Il a employé tout le temps qu’il a passé à Abbeville à dessiner des médailles du cabinet de mon père. En huit jours, il en a copié deux cent vingt avec une merveilleuse exactitude. J’avais une petite collection à moi ; il voulut aussi en esquisser une trentaine. Je lui dis : ne prenez pas cette peine, emporter les médailles, je vous les offre de bon cœur. Il n’en voulut pas ; j’insistai. Enfin, après deux jours de pourparlers, il me dit qu’il les acceptait pour le musée de Varsovie. Je lui proposais de faire des démarches pour qu’il pût rester chez moi à Abbeville, en me portant sa caution. Il n’y voulut pas consentir, disant que mes démarches seraient inutiles, que les ministres lui étaient personnellement hostiles. Je lui dis que j’en parlerais au roi lui-même. Il ne le voulut pas d’avantage. Je le conduisis, un soir, à une séance de la Société d’Emulation. L’un des membres, M. de Poilly, y lut un travail sur les langues. Quand il fut sorti, M. Lelewel reprit le même sujet, et, d’abondance, il le traita d’une manière vraiment supérieure. (…). Sa position de fortune parait des moins heureuses, et pourtant il n’accepte aucun secours. Il quitta Abbeville fort mécontent, parce que le maître de l’hôtel où il était descendu, et qu’on avait payé d’avance, ne voulut rien recevoir de lui. Il prétendait que c’était un affront qu’on lui faisait ; qu’il n’était pas aussi misérable qu’on le croyait. Le fait est qu’il meurt de faim, et cela par fierté, par délicatesse, et qu’on ne peut l’inviter même à diner, qu’avec bien de précautions et comme par surprise. » Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’Histoire naturelle à Paris :
piotrdas@mnhn.fr

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04 décembre 2013

En écoutant Milosz !

Le 10 décembre 2013 à 19h, l’ensemble Brevis donne un concert de violes de gambe en l’église protestante de Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg. C’est à l’occasion de la présidence lituanienne du Conseil de l’Union européenne que cet ensemble polono-lituanien, dirigé par Darius Stabinskas, présentera plusieurs œuvres en hommage à Czeslaw Miłosz (1911-2004), écrivain et poète polonais d‘origine lituanienne, prix Nobel de littérature en 1980. Le projet „En écoutant Miłosz“ a été créé conjointement par des créateurs de Lituanie et de Pologne à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance du poète. Les thèmes chers au poète et à l’œuvre de Miłosz sont repris dans une réflexion particulière par des compositeurs lituaniens et polonais contemporains. Leurs compositions inspirées directement de Miłosz sont enrichies par la musique renaissance et baroque des XVIe et XVIIe siècles, puisée dans les sources musicales anciennes de la République des Deux nations. Tant la musique ancienne que la contemporaine sont interprétées avec des violes, instruments de prédilection dans les manoirs de l’Europe des XVIe et XVIIe siècles.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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30 novembre 2013

Nouveau départ pour l’Union des Lituaniens de Strasbourg

Le 14 novembre 2013, l’Union des Lituaniens de Strasbourg (Strasbūro Lietuvių Sąjunga) a procédé au renouvellement de son Bureau. Ont été élues à l’unanimité Birutė Abeciūnaitė, présidente (photo) ; Aistė Cottart, vice-présidente ; Jolita Jaciunskaitė, trésorière ; et Liudmila Edel-Matuolis, secrétaire. Dans trois ans, l’union – créée en 1946 – pourra fêter ses 70 ans d’existence. Son premier président était le prélat Jonas Krivickas (1914-1995), aumônier de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Strasbourg. Il quitta l’Alsace au milieu des années 1950 pour les Etats-Unis, puis pour le Canada. Quant à son premier secrétaire, Balys Paramskas (1907-1974), c’était l’ancien directeur de l’imprimerie Varpas à Kaunas, qui s’était réfugié à Strasbourg où il travailla à partir de 1945 à la fabrique de papier de la Robertsau. Il fut secrétaire de l’Union pendant six ans et, à partir de 1948, il représenta aussi les organisations lituaniennes de l’exil auprès du Conseil de l’Europe. Il quitta la France en 1955 pour s'installer aux États-Unis, à Washington, où il y travailla pendant quelques années dans une papeterie, puis à la Bibliothèque du Congrès vers 1959 comme spécialiste de l'Europe de l'Est, en particulier des pays Baltes. Il y présida l’Union des Lituaniens de Washington, de 1959 à 1970. C’est en 1948 qu’arriva à Strasbourg Jonas Petrošius (1921-2009), où il fut accueilli au Collège universitaire des clercs étrangers. Il était hébergé à la Maison du Collège qui était sise au n°9 de l’allée Richard-Wagner, dans le quartier de l’Orangerie. Jonas Petrošius fut ordonné prêtre le 16 mai 1951 en la cathédrale de Strasbourg et nommé aumônier des Lituaniens en Alsace par l’évêque de Strasbourg, Mgr Jean-Julien Weber. Il avait également la responsabilité pastorale de l’orphelinat Saint-Joseph de Thann. En 1955, il fut nommé responsable de la Mission catholique lituanienne en France et en Belgique et fut rattaché à l’archevêché de Paris. Quant à Ugnė Karvelis (1935-2002), elle arriva à Strasbourg en 1949. Elle avait suivi ses parents qui avaient émigré en Allemagne dès 1945. Elle fut en pensionnat à Strasbourg de 1949 à 1951, avant de partir à Paris où elle fit une carrière dans l’édition, puis fut ambassadrice de la Lituanie auprès de l’UNESCO. Sa mère, Veronika Bakštytė, est inhumée à Strasbourg et son père, Petras Karvelis, ancien ministre des Finances de Lituanie, à 60 km de là, à Baden-Baden. Parmi les autres personnalités présentes à l’époque à Strasbourg, de passage ou en séjours permanents, citons Stasys Bačkis (1906-1999), diplomate, qui vint à Strasbourg dans le cadre des réunions du Conseil de l’Europe (il était le père du cardinal Audrys Bačkis, archevêque de Vilnius, de 1991 à 2013, et de Ričardas Bačkis, ambassadeur de Lituanie à Paris, de 1994 à 1998) ; et aussi Dr. J. Grinius, Dr. Z. Brinkis, Br. Diktanas. L’Union permit aux Lituaniens exilés à Strasbourg de se retrouver entre-eux. Elle organisait des soirées folkloriques et servit de fonds de bienfaisance pour les Lituaniens nécessiteux. Dans les dernières décennies du XXe siècle, elle tomba en léthargie. En 2006, avec le soutien de l’Association Alsace-Lituanie (créée en 1991 et qui regroupe surtout des Français amis de la Lituanie), les Lituaniens de Strasbourg participèrent au Grand Pique-nique Européen du 21 mai au Jardin des Deux Rives. Ils firent venir à Strasbourg le groupe folklorique des jeunes du Lycée lituanien de Hüttenfeld (Allemagne) pour un spectacle de danses et chants traditionnels qui eut beaucoup de succès. Cette année-là, ils ont créé le groupe de diffusion sur Internet des Lituaniens de Strasbourg : lt@zaib.as. En 2008, de nouveaux statuts de l’Union furent déposés auprès du Tribunal d’instance de Strasbourg, avec un nouveau comité composé de Rita Stukaitė, Aistė Bondauskaitė, Liudmila Edel-Matuolis et Linas Mažutis.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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02 novembre 2013

Jonas Mekas à l’Auditorium de Strasbourg


Dans le cadre du Mois du film documentaire, deux films de Jonas Mekas seront présentés le mardi 26 novembre 2013 à 19h à l’Auditorium du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg : Happy Birthday to John (1995, 18') et The Brig (1964, 1h08'). Replacer une icône du cinéma expérimental telle que le Lituanien Jonas Mekas dans le cinéma du réel peut sembler surprenant. The Brig est pourtant bien documentaire : cette captation d’une pièce de Kenneth Brown par le Living Theatre sur les camps disciplinaires des marines est conçue comme une critique du cinéma vérité. Une manière de revoir différemment le cinéma de Mekas dont Happy Birthday to John, en hommage à John Lennon, est révélateur. MAMCS, 1 place Hans-Arp à Strasbourg.
http://www.musees.strasbourg.eu/

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25 octobre 2013

Le verre selon Neringa Vasiliauskaite

C’est dans le cadre de la 6e Biennale internationale du verre organisée à Strasbourg par l’ESGAA que l’on peut admirer pour la première fois en France une œuvre de Neringa Vasiliauskaite. Originaire de Vilnius, cette artiste lituanienne vit et travaille actuellement à Munich. Son œuvre (No Title, 2012) est un travail qui concerne le déplacement des idées, de l’esthétique et de la fiction. Le travail devient différent et change sa forme et le lieu en fonction de la distance et du sens de déplacement. Le spectateur peut créer l’image de l’œuvre par lui-même. A voir au Barrage Vauban à Strasbourg jusqu’au 30 novembre 2013.
http://www.biennaleduverre.eu/

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