25 novembre 2019

Réédition de 'Mes prisons en Lituanie' de Georges Matoré


Paru initialement en 1992 – du vivant encore son auteur – aux Éditions du Griot, le livre Mes prisons en Lituanie de Georges Matoré vient d’être réédité par la maison Ginkgo. Il s’agit du témoignage authentique d’un jeune lecteur de français qui arrive en octobre 1938 à Klaipėda où il vient d’être nommé par le Quai d’Orsay comme professeur de français. Il n’y reste que quelques mois car le 21 mars 1939, la ville est rattachée au Reich allemand. Il a quelques heures pour plier bagages et se replier sur Šiaulai. Durant l’été 1940, ce sont les Soviétiques qui annexent les pays baltes. Le stalinisme s’abat sur la Lituanie. Commence alors pour Georges Matoré l’aventure la plus dramatique de sa vie. Accusé par le NKVD d’espionnage, il est incarcéré à Šiaulai et condamné aux travaux forcés. Il restera deux mois au secret, puis sera transféré à la Sûreté de Kaunas. À la fin du mois de juin 1941, l’Armée rouge quitte précipitamment le pays, fuyant devant la Wehrmacht. La prison de Kaunas, abandonnée par ses geôliers, se soulève. Matoré intègre l’université de Vilnius et épouse Aldona durant l’été 1941. Mais le nazisme s’est abattu sur le pays…
L’ouvrage est un témoignage rare sur la Lituanie prise en étau dans plusieurs occupations dont aucune n'offre de mansuétude particulière. Un document important sur un passé mal connu d’un pays trop longtemps oublié de l’Occident.
« Mes prisons en Lituanie », Georges Matoré, Editions Ginkgo, 2017, 394 pages, 20 €
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02 février 2007

La Colline des Croix, lieu sacré en reconstruction

Située dans le nord-est de la Lituanie, près de la ville de Šiauliai, la Colline des Croix est l’un des sites religieux et nationaux les plus représentatifs du pays. La colline est entièrement couverte de croix de bois et de fer de toutes les tailles. On pense que les premières croix furent installées au sommet de la colline pour honorer ceux qui se révoltèrent contre le régime tsariste dans les années 1830, et que l’on en ajouta d’autres après la révolte des années 1860. Dans les années 1950, les Lituaniens érigèrent des croix en mémoire des déportés, morts en Sibérie sous le régime soviétique. En 1961, le pouvoir soviétique ordonna d’écraser les croix à coups de bulldozer et près de 5 000 furent brûlées, mais les habitants continuèrent à dresser de nouvelles croix. Depuis l’indépendance, des Lituaniens du monde entier en ont ajouté des milliers, au point que, selon l’Eglise de Lituanie, on comptait près de 200 000 croix. Malheureusement, un incendie a gravement endommagée le site le 28 décembre 2006. Quatre brigades de pompiers avaient dû intervenir pour éteindre les flammes qui ont ravagé 50 m² de la colline. Selon Mgr Eugenijus Bartulis, évêque de Šiauliai, « les croix qui avaient le plus de valeur ont été heureusement épargnées. Le dommage est davantage moral que matériel. » Depuis l’incendie, les habitants des environs ont déjà commencé à placer de nouvelles croix dans la zone ravagée par l’incendie et l’endroit ne restera ni vide, ni désolé pour longtemps.
http://www.tourism.lt/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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