01 mai 2019

Portrait d’une mère migrante qui travaille


Marina Cavazza et Eglė Kačkutė viennent de faire paraître un livre de témoignages et de photographies qui illustre deux bouleversements de la vie rarement étudiés ensemble : l’expatriation et la maternité. Quels sont les changements d’identité résultant de la transformation ou de la perte d’identité professionnelle et les difficultés de transmission de sa propre culture ? L’ouvrage transmet l’expérience d’un groupe de mères expatriées hautement qualifiées qui travaillent à Genève, où elles résident et s’occupent de leurs enfants. Dans cet hommage à la créativité et à la complexité de la maternité contemporaine, vingt-sept portraits à la première personne de mères expatriées et d’un père travaillant à temps plein sont dressés. Chacun est illustré d’une photographie, et permet d’apercevoir la manière dont ces femmes négocient les quatre facettes de leur identité : professionnelle, maternelle, personnelle et migrante. Les textes sont publiés en français et en anglais.
Préfacé par Sandrine Salerno, Conseillère administrative de la Ville de Genève, et Dalia Leinarte, présidente du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (UN CEDAW), l’ouvrage est coédité par l’universitaire lituanienne Eglė Kačkutė, maître de conférences en littérature à l’Université de Vilnius et Irish Research Council Postdoctoral Fellow, l'autre coéditrice, Marina Cavazza, s'étant chargée de la photographie.
« Portrait d’une mère (qui travaille) », Marina Cavazza et Eglė Kačkutė (dir.), Georg Editeur (Genève), 2019, 148 pages, 20 CHF

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26 mars 2019

Haïkus de Sibérie


Lituanie, 1941. Algis est encore un enfant quand il est déporté dans un camp sibérien. Il raconte son quotidien où l’on croise le fantôme de son jars domestique, une chorale, des Russes impitoyables, et même des soldats japonais !
Jurga Vilė, auteure du texte de cette bande dessinée, raconte l'histoire de son père, qui, dans son enfance, comme plusieurs dizaines de milliers de Lituaniens, a été déporté au Goulag par le pouvoir soviétique. Elle présente le témoignage inédit de la vie en déportation, en s’exprimant à la première personne, avec beaucoup de détails authentiques marqués aussi par les fantaisies d’un enfant. Le résultat en est un roman graphique mêlant narration, collages et haïkus.
Née à Vilnius, Jurga Vilé a treize ans en 1990 quand la Lituanie proclame son indépendance et se libère du totalitarisme communiste. C’est avec sa chorale qu’elle découvre la France. Diplômée de la philologie française à l’Université de Vilnius, elle part étudier le cinéma et l’audiovisuel à la Sorbonne, part ensuite en 2000 à New York où elle fait de nombreux petits boulots, puis vit pendant 10 ans en Andalousie, où elle travaille comme traductrice. C’est en Espagne qu’elle écrit Haïkus de Sibérie. Depuis l’été 2018, elle est revenue habiter à Vilnius avec ses deux enfants, où elle y travaille à mi-temps comme caissière au Musée de l’art moderne, et le reste du temps, traduit des films pour le cinéma et écrit.
« Haïkus de Sibérie », de Jurga Vilė (texte) et Lina Itagaki (illustrations), Editions Sarbacane, 2019, 240 pages, 22 €
http://editions-sarbacane.com/

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14 janvier 2019

La jungle selon Elena Selena



Vient de paraître chez Gallimard un album de 12 pages réunissant cinq pop-up spectaculaires invitant à une promenade poétique dans une jungle mystérieuse et foisonnante. Il a été réalisé par une jeune artiste lituanienne, Elena Selena, qui est née à Vilnius en 1993. Après une première formation à l'Académie des Beaux-Arts de Vilnius, elle intègre l'École Estienne (ESAIG) à Paris où elle découvre le livre animé. Depuis quatre ans, équipée de ses ciseaux, elle crée des univers en papier. Jungle est son deuxième livre pop-up, paru après le succès du Jardin bleu.
Jungle, Elena Selena, Gallimard Jeunesse, Paris 2018, 12 pages, 25 € (public : à partir de 4 ans).

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