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Selon le quotidien français Les Echos, la population de la Lituanie a diminué de plus de 10 % en dix ans, à la suite d'une émigration massive vers l'Europe occidentale, selon les résultats préliminaires d'un recensement national publié hier. Le nombre d'habitants de ce pays balte, membre de l'Union européenne depuis 2004, s'élève actuellement à 3,05 millions, contre 3,48 millions décomptés lors du recensement précédent, en 2001. Libellés : émigration
Selon les données du Département statistique du gouvernement, la Lituanie a enregistré cette année, durant la période de janvier à octobre, la plus forte vague d’émigration déclarée depuis le rétablissement de l’indépendance en 1990. Durant ces 10 mois, 18.255 personnes ont déclaré avoir émigré, ce qui est plus qu’aucune année entière depuis 1990. En 2008, sur un chiffre total estimé de 23.700 personnes ayant quitté le pays, le Département avait enregistré près de 17.000 émigrants déclarés. Les destinations restent l’Irlande, la Grande Bretagne, l’Espagne et les Etats-Unis. Toujours selon les données officielles, ce serait plus d’un demi-million de Lituaniens qui auraient émigré depuis 1990.Libellés : émigration
Né à Cicero dans l’Illinois en 1922, Paul Casimir Marcinkus était le fils de parents lituaniens ayant immigré aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle. Ce colosse de deux mètres fut d’abord laveur de carreaux avant de faire des études de théologie. Ordonné prêtre à Chicago en 1947, diplômé en droit canonique à l'Université grégorienne de Rome, il servit en Bolivie et au Canada au secrétariat des nonciatures apostoliques. Fait archevêque de Horta en 1969 et nommé secrétaire de la curie romaine, il fit la plus grande partie de sa carrière durant le pontificat de Paul VI qui le nomma à la tête de l’IOR, l’Institut pour les œuvres de religion, la "banque du Vatican" chargée de la gestion des comptes des ordres religieux et des associations catholiques. Sous sa houlette et avec la bénédiction de Paul VI, soucieux de doter le Vatican de moyens financiers à la hauteur de ses ambitions, Marcinkus transforma l’IOR en une structure de gestion d’actifs et d’interventions financières capable de soutenir la politique de diplomatie planétaire que ce pape fut le premier pape à mener. Il sera ainsi amené à financer les actions du syndicat polonais Solidarnosc dans les années 1980 qui conduiront à l’effondrement du premier régime communiste, en Pologne en 1989. Marcinkus tombera cependant en disgrâce dès 1984, pour ses accointances avec des personnages douteux tels que Robert Calvi, le président de la banque Ambrosiano qui se suicida avec la faillite frauduleuse de son établissement, ou Licio Gelli, le patron de la loge maçonnique P2, qui fut à l’origine d’une tentative de coup d’Etat en Italie. Paul Casimir Marcinkus mourra en 2006 à Sun City, en Arizona.Libellés : christianisme, émigration
Selon plusieurs sources, entre 250.000 et 350.000 Lituaniens ont profité de la liberté de circulation et d’établissement offerte par les pays de l’Union européenne ou de l'Espace économique européen. Soit une proportion proche ou supérieure à 10% de la population nationale, qui compte aujourd’hui un peu plus de 3 millions d’habitants. La crise économique et financière que traverse la Lituanie conduit à une recrudescence des départs et à un arrêt des retours qui avaient augmenté ces dernières années. Les Lituaniens tentent donc leur chance ailleurs, principalement au Royaume-Uni, en Irlande et en Norvège, où ils seraient respectivement près de 110.000, de 75.000 et de 50.000. Une fuite des jeunes actifs et des cerveaux de plus en plus handicapante pour la Lituanie. D’autant plus que ces émigrants ne sont qu’une partie de la diaspora lituanienne, estimée à plus d’un million d’individus éparpillés dans le monde. Les origines de cette large communauté sont avant tout à rechercher dans l’histoire tourmentée du pays, longtemps oppressé par les régimes tsariste et soviétique. Et selon la conception lituanienne de la nation, basée sur des critères principalement ethniques et culturels, la diaspora est partie prenante de la communauté nationale. La question s’est donc posée, depuis l’indépendance, des moyens de conserver l’unité de la nation malgré la distance. Pour les émigrants fraîchement partis en laissant leurs familles au pays, cela se fait plus ou moins naturellement. En 2007, la Lituanie a ainsi reçu 870 millions d’euros en termes de transferts de fonds venus des émigrés, soit environ 2 % de son PIB. Mais s’il semble naturel de garder contact avec ses proches, garder le lien avec la société civile et la vie politique nationale apparaît plus difficile. L’exemple des récentes élections est parlant. En Irlande, seulement 1.500 émigrés lituaniens (sur 75.000) se sont inscrire sur les listes électorales de l’ambassade en 2008. Ce manque d’intérêt des Lituaniens de l’étranger pour ce qui se passe dans leur pays d’origine est une raison cruciale du faible taux de participation en Lituanie et c’est donc la vie politique en elle-même qui est dévitalisée par cette situation. Si les pouvoirs publics veulent croire en un retour, à terme, d’une grande partie des émigrés, certains, moins optimistes, se posent la question de la pérennité de la situation démographique, sachant que la population ne cesse de diminuer depuis 1991. Les débats se concentrent maintenant sur une réforme de l’article 12 de la loi sur la citoyenneté, qui interdit toute double citoyenneté aux émigrés postindépendance, à quelques exceptions près. En conséquence, de nombreux citoyens émigrés ont "disparu" des registres nationaux en adoptant la citoyenneté de leur pays d’accueil. Mais le projet ne fait pas l’unanimité : la question est de savoir sur quelle base sélectionner les émigrés éligibles à la double citoyenneté. Utiliser la double citoyenneté comme palliatif au déclin démographique pourrait s’avérer risqué pour certains, au vu de la composition multiethnique du pays. Il n’est en effet pas question pour certains Lituaniens d’offrir cette possibilité aux communautés polonaises ou russophones du pays, qui comptent pour plus de 15 % de la population totale. L’alternative de la double citoyenneté est aujourd’hui, soit de la réserver aux seuls individus d’ascendance lituanienne au risque de se mettre au ban des Etats démocratiques européens pour discrimination nationale, soit d’en accepter le principe pour tous les citoyens et d’ouvrir ainsi le pays à un certain multiculturalisme.Libellés : émigration, exil
Libellés : émigration
Alors que la double nationalité n’est pas reconnue en Lituanie, le président lituanien, Valdas Adamkus, a renvoyé à de nouvelles négociations à la Diète du pays une proposition de loi devant permettre aux enfants nés à l'étranger de parents lituaniens de posséder deux passeports. Le quotidien Lietuvos Rytas, cité par Courrier International, remet en cause le sens d'une telle loi : "Les enfants des émigrés vont-ils sauver la Lituanie ? Un passeport lituanien n'est en définitive qu'un document délivré par des autorités. Peut-il rapprocher de la Lituanie une personne aux racines lituaniennes ? Il est temps de comprendre que citoyenneté et nationalité ne sont pas la même chose. La Lituanie ne sera pas bâtie par les émigrés, quelle que soit la somme d'argent que ceux-ci pourront envoyer chez eux, mais par les personnes qui vivent en Lituanie. Et parmi celles-ci, on trouve des Russes, des Polonais et à l'avenir peut-être des Chinois et des Turcs. Il n'y a plus de raisons d'être opposé à la double nationalité au XXIe siècle. Et l'on ne doit pas se faire d'illusions quant à sa capacité supposée des enfants d'émigrés à sauver la nation." Libellés : Adamkus, émigration
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C’est un 17 juillet que s’écrasa l’avion de Steponas Darius et Stasys Girėnas, devenus héros nationaux en Lituanie. Steponas Darius avait émigré aux Etats-Unis avant la Première Guerre mondiale. En 1917, il s’était engagé dans l’armée et a combattu en France où il fut blessé et décoré. Retournant en Lituanie en 1920, il introduisit le basket dans son pays natal, sport où il s’était révélé particulièrement doué lors de ses études en Amérique. De retour aux Etats-Unis en 1927, il y fonda un club aéronautique lituanien, Vytis. Ensemble avec son mécanicien Stasys Girėnas, ils décidèrent de faire connaître leur pays natal fraîchement indépendant en tentant un exploit : effectuer un vol sans escale de New York à Kaunas, alors capitale provisoire de la Lituanie. Ils achetèrent un petit bimoteur baptisé Lituanica. L’avion décolla de New York le 15 juillet 1933 et traversa l’Atlantique en 37 heures. Pour une raison inconnue, l’avion s’écrasa à Soldin, en Allemagne. Les deux pays étaient alors en froid à cause des revendications territoriales allemandes sur Klaipeda, et l’éventualité que l'avion ait été abattu n’arrangea rien. Les corps des deux aviateurs furent rapatriés à Kaunas où 60.000 personnes assistèrent à leurs funérailles. Pour beaucoup, leur vol fit connaître la Lituanie bien au-delà des frontières du petit pays. Leurs portraits figurent encore aujourd’hui sur les billets de 10 Litas et sur plusieurs pièces de monnaie et timbres, tandis que près de 300 rues, 18 ponts et 8 écoles portent leurs noms.Libellés : aviation, basket, Darius_et_Girenas, émigration, personnalités
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