09 juillet 2020

Semyon Mirsky, une voix de Radio Liberty


L’éditeur et journaliste Semyon Mirsky est mort le 30 juin 2020 à l’âge de 81 ans d’une défaillance cardiaque, dans sa maison de Meaucé en Eure-et-Loir. Né en 1939 à Stolbtsy (à l’époque en Pologne, aujourd’hui en Biélorussie) dans une famille juive de langue et culture russes, il vécut son enfance et sa jeunesse à Vilnius (Lituanie) où ses parents s’étaient installés en 1946. A 18 ans, en 1957, il fut autorisé par les autorités soviétiques à émigrer en Israël. Selon Le Monde « après un séjour dans un kibboutz et près de trois années de service militaire, il opta pour les sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem, tout en étudiant la philosophie et l’histoire de l’art. C’est en Israël qu’il commença également une carrière de journaliste radiophonique pour le service russe de la radio israélienne publique, Kol Israel. » Cette profession le conduisit en 1964 à postuler à Munich pour un poste au service russe de Radio Svoboda (Radio Liberty), la station américaine émettant vers l’Union soviétique. De 1977 à 1992, il fut rédacteur en chef du bureau de RFE/RL (Radio Free Europe / Radio Liberty) à Paris. Depuis 1990, il était conseiller éditorial de la collection « Du monde entier » chez Gallimard, en charge des littératures russe et israélienne et contribua à faire connaître en France des auteurs tels Amos Oz ou Lioudmila Oulitskaïa.

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26 février 2019

Vilnius, Paris, Londres


Sous ce titre énigmatique vient de paraître la traduction française du dernier roman d’Andreï Kourkov, le plus célèbre écrivain ukrainien d’expression russe. Suite à l’intégration de leur pays dans l’espace Schengen en 2007, trois couples de jeunes Lituaniens se lancent dans la grande aventure de l’émigration à l’Ouest du continent européen. Ingrida et Klaudijus tenteront leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme à Anykšciai, eux aussi espèrent voir souffler jusqu’à l’Est le vent du changement. Mais l’Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d’union ? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l’eldorado s’éloigner de jour en jour. Kukutis, un vieux sage qui traverse l’Europe à pied, le sait bien, lui: «Peu importe la ville où l’on veut atterrir, c’est le voyage lui-même qui est la vie.»
« Vilnius, Paris, Londres », Andreï Kourkov, Editions Liana Levi, 2018, 638 pages, 24 €
http://www.lianalevi.fr/

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05 mai 2014

Retour en Lituanie : les jeunes expatriés invités à rentrer au pays

Début mai s’est tenue à Londres la quatrième session de la conférence „Retour en Lituanie" (Backto.lt) à l’attention des jeunes diplômés et cadres lituaniens expatriés en Europe occidentale. Organisée par l’ambassade de Lituanie sous le patronage de la présidente de la République Dalia Grybauskaitė, cette manifestation est la quatrième de ce type, après Copenhague, Stockholm et Oslo. Avec près de 20% de la population qui s’est expatriée depuis le rétablissement de l’indépendance du pays en 1990, il est vital aujourd’hui pour les autorités lituaniennes d’inciter ces forces vives, qui ont étudié et commencé à travailler à l’étranger, à retourner au pays pour lui faire profiter de leurs nouvelles connaissances et leurs expériences professionnelles. Ces manifestations sont l’occasion de présenter à ces jeunes les nouvelles opportunités qui s'ouvrent en Lituanie et de faire connaitre les histoires de réussite de ceux qui sont déjà revenus.
http://www.backto.lt/

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30 novembre 2013

Nouveau départ pour l’Union des Lituaniens de Strasbourg

Le 14 novembre 2013, l’Union des Lituaniens de Strasbourg (Strasbūro Lietuvių Sąjunga) a procédé au renouvellement de son Bureau. Ont été élues à l’unanimité Birutė Abeciūnaitė, présidente (photo) ; Aistė Cottart, vice-présidente ; Jolita Jaciunskaitė, trésorière ; et Liudmila Edel-Matuolis, secrétaire. Dans trois ans, l’union – créée en 1946 – pourra fêter ses 70 ans d’existence. Son premier président était le prélat Jonas Krivickas (1914-1995), aumônier de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Strasbourg. Il quitta l’Alsace au milieu des années 1950 pour les Etats-Unis, puis pour le Canada. Quant à son premier secrétaire, Balys Paramskas (1907-1974), c’était l’ancien directeur de l’imprimerie Varpas à Kaunas, qui s’était réfugié à Strasbourg où il travailla à partir de 1945 à la fabrique de papier de la Robertsau. Il fut secrétaire de l’Union pendant six ans et, à partir de 1948, il représenta aussi les organisations lituaniennes de l’exil auprès du Conseil de l’Europe. Il quitta la France en 1955 pour s'installer aux États-Unis, à Washington, où il y travailla pendant quelques années dans une papeterie, puis à la Bibliothèque du Congrès vers 1959 comme spécialiste de l'Europe de l'Est, en particulier des pays Baltes. Il y présida l’Union des Lituaniens de Washington, de 1959 à 1970. C’est en 1948 qu’arriva à Strasbourg Jonas Petrošius (1921-2009), où il fut accueilli au Collège universitaire des clercs étrangers. Il était hébergé à la Maison du Collège qui était sise au n°9 de l’allée Richard-Wagner, dans le quartier de l’Orangerie. Jonas Petrošius fut ordonné prêtre le 16 mai 1951 en la cathédrale de Strasbourg et nommé aumônier des Lituaniens en Alsace par l’évêque de Strasbourg, Mgr Jean-Julien Weber. Il avait également la responsabilité pastorale de l’orphelinat Saint-Joseph de Thann. En 1955, il fut nommé responsable de la Mission catholique lituanienne en France et en Belgique et fut rattaché à l’archevêché de Paris. Quant à Ugnė Karvelis (1935-2002), elle arriva à Strasbourg en 1949. Elle avait suivi ses parents qui avaient émigré en Allemagne dès 1945. Elle fut en pensionnat à Strasbourg de 1949 à 1951, avant de partir à Paris où elle fit une carrière dans l’édition, puis fut ambassadrice de la Lituanie auprès de l’UNESCO. Sa mère, Veronika Bakštytė, est inhumée à Strasbourg et son père, Petras Karvelis, ancien ministre des Finances de Lituanie, à 60 km de là, à Baden-Baden. Parmi les autres personnalités présentes à l’époque à Strasbourg, de passage ou en séjours permanents, citons Stasys Bačkis (1906-1999), diplomate, qui vint à Strasbourg dans le cadre des réunions du Conseil de l’Europe (il était le père du cardinal Audrys Bačkis, archevêque de Vilnius, de 1991 à 2013, et de Ričardas Bačkis, ambassadeur de Lituanie à Paris, de 1994 à 1998) ; et aussi Dr. J. Grinius, Dr. Z. Brinkis, Br. Diktanas. L’Union permit aux Lituaniens exilés à Strasbourg de se retrouver entre-eux. Elle organisait des soirées folkloriques et servit de fonds de bienfaisance pour les Lituaniens nécessiteux. Dans les dernières décennies du XXe siècle, elle tomba en léthargie. En 2006, avec le soutien de l’Association Alsace-Lituanie (créée en 1991 et qui regroupe surtout des Français amis de la Lituanie), les Lituaniens de Strasbourg participèrent au Grand Pique-nique Européen du 21 mai au Jardin des Deux Rives. Ils firent venir à Strasbourg le groupe folklorique des jeunes du Lycée lituanien de Hüttenfeld (Allemagne) pour un spectacle de danses et chants traditionnels qui eut beaucoup de succès. Cette année-là, ils ont créé le groupe de diffusion sur Internet des Lituaniens de Strasbourg : lt@zaib.as. En 2008, de nouveaux statuts de l’Union furent déposés auprès du Tribunal d’instance de Strasbourg, avec un nouveau comité composé de Rita Stukaitė, Aistė Bondauskaitė, Liudmila Edel-Matuolis et Linas Mažutis.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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17 mai 2011

La population de la Lituanie a diminué de plus de 10 % en dix ans

Selon le quotidien français Les Echos, la population de la Lituanie a diminué de plus de 10 % en dix ans, à la suite d'une émigration massive vers l'Europe occidentale, selon les résultats préliminaires d'un recensement national publié hier. Le nombre d'habitants de ce pays balte, membre de l'Union européenne depuis 2004, s'élève actuellement à 3,05 millions, contre 3,48 millions décomptés lors du recensement précédent, en 2001.
http://www.cahiers-lituaniens.org

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14 décembre 2009

La plus forte vague d’émigration depuis l’indépendance

Selon les données du Département statistique du gouvernement, la Lituanie a enregistré cette année, durant la période de janvier à octobre, la plus forte vague d’émigration déclarée depuis le rétablissement de l’indépendance en 1990. Durant ces 10 mois, 18.255 personnes ont déclaré avoir émigré, ce qui est plus qu’aucune année entière depuis 1990. En 2008, sur un chiffre total estimé de 23.700 personnes ayant quitté le pays, le Département avait enregistré près de 17.000 émigrants déclarés. Les destinations restent l’Irlande, la Grande Bretagne, l’Espagne et les Etats-Unis. Toujours selon les données officielles, ce serait plus d’un demi-million de Lituaniens qui auraient émigré depuis 1990.
http://www.bns.lt/

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24 octobre 2009

Mgr Marcinkus, l'ancien financier du Vatican

Né à Cicero dans l’Illinois en 1922, Paul Casimir Marcinkus était le fils de parents lituaniens ayant immigré aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle. Ce colosse de deux mètres fut d’abord laveur de carreaux avant de faire des études de théologie. Ordonné prêtre à Chicago en 1947, diplômé en droit canonique à l'Université grégorienne de Rome, il servit en Bolivie et au Canada au secrétariat des nonciatures apostoliques. Fait archevêque de Horta en 1969 et nommé secrétaire de la curie romaine, il fit la plus grande partie de sa carrière durant le pontificat de Paul VI qui le nomma à la tête de l’IOR, l’Institut pour les œuvres de religion, la "banque du Vatican" chargée de la gestion des comptes des ordres religieux et des associations catholiques. Sous sa houlette et avec la bénédiction de Paul VI, soucieux de doter le Vatican de moyens financiers à la hauteur de ses ambitions, Marcinkus transforma l’IOR en une structure de gestion d’actifs et d’interventions financières capable de soutenir la politique de diplomatie planétaire que ce pape fut le premier pape à mener. Il sera ainsi amené à financer les actions du syndicat polonais Solidarnosc dans les années 1980 qui conduiront à l’effondrement du premier régime communiste, en Pologne en 1989. Marcinkus tombera cependant en disgrâce dès 1984, pour ses accointances avec des personnages douteux tels que Robert Calvi, le président de la banque Ambrosiano qui se suicida avec la faillite frauduleuse de son établissement, ou Licio Gelli, le patron de la loge maçonnique P2, qui fut à l’origine d’une tentative de coup d’Etat en Italie. Paul Casimir Marcinkus mourra en 2006 à Sun City, en Arizona.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Marcinkus

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15 juillet 2009

Où et qui seront les Lituaniens de demain ?

Selon plusieurs sources, entre 250.000 et 350.000 Lituaniens ont profité de la liberté de circulation et d’établissement offerte par les pays de l’Union européenne ou de l'Espace économique européen. Soit une proportion proche ou supérieure à 10% de la population nationale, qui compte aujourd’hui un peu plus de 3 millions d’habitants. La crise économique et financière que traverse la Lituanie conduit à une recrudescence des départs et à un arrêt des retours qui avaient augmenté ces dernières années. Les Lituaniens tentent donc leur chance ailleurs, principalement au Royaume-Uni, en Irlande et en Norvège, où ils seraient respectivement près de 110.000, de 75.000 et de 50.000. Une fuite des jeunes actifs et des cerveaux de plus en plus handicapante pour la Lituanie. D’autant plus que ces émigrants ne sont qu’une partie de la diaspora lituanienne, estimée à plus d’un million d’individus éparpillés dans le monde. Les origines de cette large communauté sont avant tout à rechercher dans l’histoire tourmentée du pays, longtemps oppressé par les régimes tsariste et soviétique. Et selon la conception lituanienne de la nation, basée sur des critères principalement ethniques et culturels, la diaspora est partie prenante de la communauté nationale. La question s’est donc posée, depuis l’indépendance, des moyens de conserver l’unité de la nation malgré la distance. Pour les émigrants fraîchement partis en laissant leurs familles au pays, cela se fait plus ou moins naturellement. En 2007, la Lituanie a ainsi reçu 870 millions d’euros en termes de transferts de fonds venus des émigrés, soit environ 2 % de son PIB. Mais s’il semble naturel de garder contact avec ses proches, garder le lien avec la société civile et la vie politique nationale apparaît plus difficile. L’exemple des récentes élections est parlant. En Irlande, seulement 1.500 émigrés lituaniens (sur 75.000) se sont inscrire sur les listes électorales de l’ambassade en 2008. Ce manque d’intérêt des Lituaniens de l’étranger pour ce qui se passe dans leur pays d’origine est une raison cruciale du faible taux de participation en Lituanie et c’est donc la vie politique en elle-même qui est dévitalisée par cette situation. Si les pouvoirs publics veulent croire en un retour, à terme, d’une grande partie des émigrés, certains, moins optimistes, se posent la question de la pérennité de la situation démographique, sachant que la population ne cesse de diminuer depuis 1991. Les débats se concentrent maintenant sur une réforme de l’article 12 de la loi sur la citoyenneté, qui interdit toute double citoyenneté aux émigrés postindépendance, à quelques exceptions près. En conséquence, de nombreux citoyens émigrés ont "disparu" des registres nationaux en adoptant la citoyenneté de leur pays d’accueil. Mais le projet ne fait pas l’unanimité : la question est de savoir sur quelle base sélectionner les émigrés éligibles à la double citoyenneté. Utiliser la double citoyenneté comme palliatif au déclin démographique pourrait s’avérer risqué pour certains, au vu de la composition multiethnique du pays. Il n’est en effet pas question pour certains Lituaniens d’offrir cette possibilité aux communautés polonaises ou russophones du pays, qui comptent pour plus de 15 % de la population totale. L’alternative de la double citoyenneté est aujourd’hui, soit de la réserver aux seuls individus d’ascendance lituanienne au risque de se mettre au ban des Etats démocratiques européens pour discrimination nationale, soit d’en accepter le principe pour tous les citoyens et d’ouvrir ainsi le pays à un certain multiculturalisme.
http://www.cafebabel.com/

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08 novembre 2008

Les émigrés lituaniens ne sont pas pressés de revenir au pays

Dans le Monde daté du 5 novembre, le journaliste Olivier Truc relate le retour au pays de Giedre Varanaviciene, 24 ans. Cette jeune Lituanienne est revenue passer deux semaines de vacances en octobre à Stungiai, un petit village situé à quelques kilomètres de la frontière lettone. Elle est de retour et elle n'a qu'une envie : repartir au plus vite en Irlande du Nord. "Je n'ai plus rien à faire ici", dit-elle en regardant l'immeuble vieillot où elle a passé sa jeunesse. La crise aidant, certains émigrés rentrent, mais ils sont peu nombreux. Et la crise demeure moins grave en Irlande ou au Royaume-Uni que dans les pays baltes. Environ 10 % de la population lituanienne a ainsi émigré, surtout depuis l'adhésion à l'Union européenne en 2004. C'est beaucoup pour ce pays de 3,4 millions d'habitants dont la natalité est faible. "La démographie est un gros problème", disait au Monde, avant les élections législatives d'octobre, le nouveau premier ministre, Andrius Kubilius (photo). "Nous sommes une nation mourante. Le manque de main-d'oeuvre est le principal problème de notre économie depuis 2005. L'une de ses conséquences est l'augmentation très rapide des salaires (15 % sur les neufs premiers mois de 2008), ce qui contribue à maintenir une inflation importante" - aujourd'hui à 11 %. Cette augmentation des salaires pourrait freiner les départs. Mais elle n'arrêtera pas le mouvement. "Nous ne sommes encore qu'à 60 % de la moyenne européenne du PNB par habitant", note Rimantas Vaitkus, vice-recteur de l'université de Vilnius. "Nous n'étions qu'à 28 % en 1992."
http://www.lemonde.fr/

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18 juillet 2008

Double nationalité pour les Lituaniens ?

Alors que la double nationalité n’est pas reconnue en Lituanie, le président lituanien, Valdas Adamkus, a renvoyé à de nouvelles négociations à la Diète du pays une proposition de loi devant permettre aux enfants nés à l'étranger de parents lituaniens de posséder deux passeports. Le quotidien Lietuvos Rytas, cité par Courrier International, remet en cause le sens d'une telle loi : "Les enfants des émigrés vont-ils sauver la Lituanie ? Un passeport lituanien n'est en définitive qu'un document délivré par des autorités. Peut-il rapprocher de la Lituanie une personne aux racines lituaniennes ? Il est temps de comprendre que citoyenneté et nationalité ne sont pas la même chose. La Lituanie ne sera pas bâtie par les émigrés, quelle que soit la somme d'argent que ceux-ci pourront envoyer chez eux, mais par les personnes qui vivent en Lituanie. Et parmi celles-ci, on trouve des Russes, des Polonais et à l'avenir peut-être des Chinois et des Turcs. Il n'y a plus de raisons d'être opposé à la double nationalité au XXIe siècle. Et l'on ne doit pas se faire d'illusions quant à sa capacité supposée des enfants d'émigrés à sauver la nation."
http://www.lrytas.lt/
http://www.courrierinternational.com/

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07 novembre 2007

La croissance ne freine pas la fuite des jeunes Lituaniens vers l’Europe de l’Ouest

Dans son numéro daté de l’automne 2007, le magazine Europe’s World estime que, si l’on regarde les résultats du dernier sondage Gallup, les décideurs politiques baltes feraient bien de se poser la question suivante : "La croissance, oui, mais à quel prix ?". Un grand nombre de jeunes des trois Pays baltes déclarent vouloir émigrer vers un autre pays aussitôt qu’ils pourront se le permettre, malgré la croissance économique bien supérieure à la moyenne européenne. En effet, le produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de l’Union européenne s’est accru de 2,9% en 2006 alors que son accroissement fut de 9,2% en Lituanie, de 11,1% en Lettonie et de 11,8% en Estonie. Pourtant, malgré ces bonnes performances économiques, deux jeunes Lituaniens sur trois (66%) de 15 à 24 ans déclarent vouloir quitter leur pays définitivement. Il en va de même pour 44% des jeunes Estoniens et 36% des jeunes Lettons. Leur destination de choix ne serait pas les Etats-Unis ou les pays à forte croissance de l’Asie : parmi ceux qui veulent déménager, plus de six sur dix veulent s’installer dans un autre pays de l’Union européenne. Pour les autres, ils sont près de trois sur dix à vouloir partir ailleurs dans le monde, les autres voulant vivre dans les pays de l’ancienne Union soviétique.
http://www.europesworld.org/

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17 juillet 2007

Darius et Girenas, héros mythiques de la Lituanie de l’entre-deux-guerres

C’est un 17 juillet que s’écrasa l’avion de Steponas Darius et Stasys Girėnas, devenus héros nationaux en Lituanie. Steponas Darius avait émigré aux Etats-Unis avant la Première Guerre mondiale. En 1917, il s’était engagé dans l’armée et a combattu en France où il fut blessé et décoré. Retournant en Lituanie en 1920, il introduisit le basket dans son pays natal, sport où il s’était révélé particulièrement doué lors de ses études en Amérique. De retour aux Etats-Unis en 1927, il y fonda un club aéronautique lituanien, Vytis. Ensemble avec son mécanicien Stasys Girėnas, ils décidèrent de faire connaître leur pays natal fraîchement indépendant en tentant un exploit : effectuer un vol sans escale de New York à Kaunas, alors capitale provisoire de la Lituanie. Ils achetèrent un petit bimoteur baptisé Lituanica. L’avion décolla de New York le 15 juillet 1933 et traversa l’Atlantique en 37 heures. Pour une raison inconnue, l’avion s’écrasa à Soldin, en Allemagne. Les deux pays étaient alors en froid à cause des revendications territoriales allemandes sur Klaipeda, et l’éventualité que l'avion ait été abattu n’arrangea rien. Les corps des deux aviateurs furent rapatriés à Kaunas où 60.000 personnes assistèrent à leurs funérailles. Pour beaucoup, leur vol fit connaître la Lituanie bien au-delà des frontières du petit pays. Leurs portraits figurent encore aujourd’hui sur les billets de 10 Litas et sur plusieurs pièces de monnaie et timbres, tandis que près de 300 rues, 18 ponts et 8 écoles portent leurs noms.
http://en.wikipedia.org/wiki/Darius_and_Girenas

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05 avril 2007

L’émigration, ennemi d’Etat n°1

Depuis le rétablissement de l’indépendance de la Lituanie en 1990, plus de 500 000 Lituaniens ont officiellement quitté leur pays, pour une population totale aujourd’hui de 3,4 millions d’habitants. En raison des émigrations illégales ou de la non-radiation du domicile officiel en Lituanie, les chiffres ne sont pas fiables et, selon certaines sources, l’émigration concernerait même 600 à 700 000 personnes, soit entre 15 et 20% de la population. A elle seule, l’Irlande accueillerait plus de 100 000 immigrés lituaniens (photo). Parmi les autres destinations prisées des candidats au départ se trouvent la Grande-Bretagne, les pays scandinaves, l’Espagne et le Portugal. Le webmagazine Café Babel vient de consacrer tout un article sur le sujet. Son correspondant à Vilnius, Sven Becker, rappelle ainsi que les Lituaniens ont déjà dans le passé émigré en plusieurs vagues : à l’époque tsariste à la fin du XIXe siècle pour échapper aux années du service militaire russe (à l’époque plutôt vers l’Amérique), puis pendant l'indépendance de l'entre-deux-guerres pour fuir la misère, dans les années 40 après l’annexion soviétique. C'est le retour à l’indépendance au début des années 90 qui a donné le coup d’envoi à la quatrième grande vague d’émigration. A l’époque, la Lituanie se débattait dans une crise économique sans précédent et son taux de chômage dépassait les 20%. De fait, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées au chômage. Beaucoup ne voyant d’avenir qu’à l’étranger ont décidé de quitter la Lituanie. Les effets de l’émigration sur l’économie locale ont longtemps été positifs : aujourd’hui encore, les expatriés envoient des centaines de millions d’euros au pays, contribuant à relancer l’économie. Cependant, certaines voix en Lituanie expliquent aussi l'importance de l'émigration par le gonflement d'une bureaucratie d'Etat arrogante et tatillonne et par l'esprit clanique des dirigeants politiques et économiques qui ont fait fuir à l'étranger les citoyens les plus entreprenants. Depuis l’adhésion de la Lituanie à l’Union européenne en 2004, la vague d’émigration a cependant encore gonflé, au point de susciter les inquiétudes des hommes politiques du pays. Il ne se passe pas un mois sans qu’ils ne fassent de nouvelles propositions pour mettre un terme à cette fuite des bras et des cerveaux. Nombreux sont aussi les Lituaniens qui redoutent la disparition de l’identité nationale à cause de l’émigration. Ils craignent que la langue et les coutumes finissent par tomber aux oubliettes si toujours plus d’habitants continuent de partir. C’est pourquoi les Lituaniens tiennent beaucoup à préserver leur culture même s’ils vivent à l’étranger.
http://www.cafebabel.com/fr/
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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