17 mai 2019

Jésus Miséricordieux de Vilnius


A récemment paru en France un étonnant petit livre. Il est entièrement consacré à l’histoire du seul tableau de Jésus Miséricordieux qui a été peint en présence et selon les indications de Sainte Faustine. On l’appelle le tableau de Jésus Miséricordieux de Vilnius car il a été peint à Vilnius, en 1934 par Eugène Kazimirowski.
De son vrai nom Hélène Kowalska, Sœur Marie-Faustine (1905-1938) était une religieuse de la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde et une mystique polonaise, surnommée « l'apôtre de la miséricorde divine ». L’Église catholique lui reconnaît une vie mystique exceptionnelle et l’a béatifiée en 1993, puis canonisée en 2000. Elle est fêtée le 5 octobre. Le tableau, lui, est aujourd'hui exposé à Vilnius dans un sanctuaire qui lui consacré, celui de la Miséricorde Divine, dans la vieille ville, Dominikonų gatvė 12.
Pourquoi ce tableau ? Quelle est son origine ? Quelle est son histoire ? Pourquoi n’a-t-il commencé à être connu que dans les années 2000. Ce livre tente d’apporter des réponses à toutes ces questions. Il a été écrit par une diplômée en lettres d’origine polonaise, présidente de l’association Pour La Miséricorde Divine, qu’elle a fondée à Paris en 2006 et qui est l’éditeur de l’ouvrage.
« Le tableau de Jésus Miséricordieux » par Violetta Wawer, Association Pour La Miséricorde Divine, Paris, 2017, 160 pages, 9 €
http://www.pourlamisericordedivine.org/livres-images-misericorde
http://www.pourlamisericordedivine.org/lhistoire-du-tableau-jesus-misericordieux/

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09 mai 2019

Le Martyr moderne de Bartholdi


En 1864, le sculpteur Auguste Bartholdi (1834-1904), le père de la célèbre statue de la Liberté à New York, réalisa un monument dédié aux victimes de l’insurrection polono-lituanienne de 1861-1863. Ce soulèvement populaire et nobiliaire contre le régime tsariste s’étendit dans tous les territoires de l’ancienne République des Deux Nations – Pologne, Lituanie, Ruthénie, Volhynie – tombés sous la domination russe à la fin du XVIIIe siècle. Il fut suivi d’une longue guérilla contre l’armée impériale russe qui réagit brutalement, faisant près de 200.000 victimes parmi les insurgés et la population civile. Le pouvoir russe eut un comportement particulièrement sanglant en Lituanie, dirigée alors par le gouverneur-général Mikhaïl Nikolaïevitch Mouraviov-Vilensky, dit « le pendeur ». Dans la seule Lituanie, plus de 700 personnes furent exécutées par pendaison ou passées par les armes et près de 40.000 furent déportées en Sibérie. Ces évènements eurent un grand retentissement en France.
La sculpture de Bartholdi est une allégorie de l'héroïsme et de la souffrance des Polonais et de leurs voisins lituaniens, biélorusses et ukrainiens. Elle représente Prométhée à demi allongé et enchaîné, assailli par l’aigle bicéphale russe. Bartholdi retranscrit ainsi les sentiments que l’échec de la lutte pour la liberté et la souveraineté de ces peuples lui inspire.
Le modèle original en plâtre de la sculpture, présenté au Salon de Paris en 1864, est aujourd'hui conservé au musée Bartholdi, à Colmar, la ville natale du statuaire. Un second exemplaire (photo) a été fondu en bronze en 2005 d'après le modèle en plâtre. Après avoir été initialement exposé dans la cour du Palais royal de Varsovie, il se trouve depuis 2010 dans le parc du Centre polonais de sculpture de Orońsko. Situé à 120 km au sud de Varsovie, ce centre réunit 621 sculptures, installations et autres monuments d’art de divers artistes dans l'ancien domaine du peintre Józef Brandt. 
https://www.rzezba-oronsko.pl/EN/
https://www.musee-bartholdi.fr/

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01 mai 2019

Portrait d’une mère migrante qui travaille


Marina Cavazza et Eglė Kačkutė viennent de faire paraître un livre de témoignages et de photographies qui illustre deux bouleversements de la vie rarement étudiés ensemble : l’expatriation et la maternité. Quels sont les changements d’identité résultant de la transformation ou de la perte d’identité professionnelle et les difficultés de transmission de sa propre culture ? L’ouvrage transmet l’expérience d’un groupe de mères expatriées hautement qualifiées qui travaillent à Genève, où elles résident et s’occupent de leurs enfants. Dans cet hommage à la créativité et à la complexité de la maternité contemporaine, vingt-sept portraits à la première personne de mères expatriées et d’un père travaillant à temps plein sont dressés. Chacun est illustré d’une photographie, et permet d’apercevoir la manière dont ces femmes négocient les quatre facettes de leur identité : professionnelle, maternelle, personnelle et migrante. Les textes sont publiés en français et en anglais.
Préfacé par Sandrine Salerno, Conseillère administrative de la Ville de Genève, et Dalia Leinarte, présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (UN CEDAW), l’ouvrage est coédité par l’universitaire lituanienne Eglė Kačkutė, maître de conférences en littérature à l’Université de Vilnius et Irish Research Council Postdoctoral Fellow, l'autre coéditrice, Marina Cavazza, s'étant chargée de la photographie.
« Portrait d’une mère (qui travaille) », Marina Cavazza et Eglė Kačkutė (dir.), Georg Editeur (Genève), 2019, 148 pages, 20 CHF

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