16 janvier 2021

Algimantas Kunčius, récemment redécouvert en France

Algimantas Kunčius est l’un des principaux fondateurs de la nouvelle école de photographie lituanienne. Né à Pakruojis, dans le nord de la Lituanie, Algimantas Kunčius a grandi à Kaunas mais a passé la plus grande partie de sa vie à Vilnius. Il est des membres fondateurs de l’Union des photographes d'art lituaniens. Dans son cycle de photographies baptisées Réminiscences, il poursuit au moins deux directions de recherche, d'une part, sur la réduction de l'opposition entre le sujet observant et l'objet observé, et, d'autre part, pour la lecture de significations communes dans les choses de tous les jours où chaque photographie devient une étape dans le processus de découverte et d'appropriation de l'identité nationale. Grâce à l’historienne de l’art et commissaire d’exposition Yolita René, Algimantas Kunčius fut récemment invité en France, à Arles, et un fonds de 53 tirages argentiques du photographe lituanien se trouve désormais en dépôt à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Yolita René lui a consacré un article dans un récent numéro de la revue française en ligne de photographie OpenEye dirigée par Pierre Evrard :
https://openeyelemagazine.fr/algimantas-kuncius-redecouvert-a-arles/

 

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08 septembre 2020

Lituanien, j’écris ton nom !

Les éditions L’Harmattan viennent de publier une suite à l’ouvrage collectif Lituanie, j’écris ton nom, paru en juin 2013. Alors que le premier rassemblait des témoignages de Français sur leur premier voyage en Lituanie, celui qui vient de paraître (Lituanien, j'écris ton nom) dresse une galerie de portraits de Lituaniens engagés - directement ou indirectement - dans les relations franco-lituaniennes dans les domaines politique, diplomatique, culturel, éducatif, scientifique ou économique. Ils ont été rassemblés par Anne-Marie Goussard, présidente de la Coordination France-Lituanie qui fédère une cinquantaine d'associations françaises engagées avec la Lituanie. Par leurs contributions, les auteurs des portraits (Jean Bigot, Marie-Thérèse Bressieux, Gilles Dutertre, Philippe Edel, Véronika Hidekel, Aida Kiskyte-Degeix, Jean-François Jougnot, Florence et Jean-Pierre Levet, Karine Leverger, Pierre Minonzio, Yves Plasseraud, Suzanne Pourchier, Robin Sébille et Laurent Wallut) ont souhaité présenter une image sensible de la Lituanie par le biais de personnalités remarquables.

> Lituanien, j’écris ton nom, Anne-Marie Goussard (dir.), L’Harmattan, 2020, 164 pages, 18 €.

https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=66579

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31 août 2020

"La Jeune fille à l'écho" en salle en France


Avec le soutien de l’Institut Culturel Lituanien (LKI) et l’Ambassade de Lituanie en France, le film lituanien La Jeune fille à l'écho du metteur en scène Arūnas Žebriūnas (1930-2013), qui a été réalisé à l’époque soviétique (1964), sera diffusée pour la première fois dans une quinzaine de villes en France (dont le Star à Strasbourg) durant la première semaine de septembre par ED Distribution dans une version restaurée en 2019. Son titre lituanien - Paskutinė atostogų diena - signifie Le dernier jour de vacances. Il s’agit de l'adaptation de la nouvelle L'Echo (Ekho), récit pour la jeunesse de l’écrivain russe Youri Naguibine qui signa aussi le scénario du film. Sous l'ère soviétique, toute création se devait de correspondre aux règles de l'idéologie imposée par le régime communiste. Afin de contourner la censure et d'éviter les sujets établis par la propagande de l'époque, les réalisateurs choisissaient des thématiques « innocentes » tels que les films d'enfants. Tout en prétextant s'adresser aux plus jeunes, ils traitèrent et analysèrent les sujets du monde adulte. L'histoire raconte le drame d'une amitié brisée entre deux jeunes adolescents. Vika, une jeune fille de 12 ans se lie d'amitié avec Romas, un garçon qui lui semble plus intelligent et libre que ses camarades. Une amitié commence. La fille lui confie un secret : un rocher avec un écho. Mais lors d'une attaque par des voyous, elle est déçue car il la trahit en ne l'aidant pas, cherchant à obtenir la reconnaissance du groupe. Il ne l'obtient cependant pas davantage et reste exclu et à l'écart. Retournant vers la fille, celle-ci finit par lui pardonner, mais le lien d'amitié entre les deux enfants en garde les cicatrices et ils ne redeviendront plus jamais complice comme auparavant. Le rôle du père de la jeune fille est joué par un comédien lituanien connu à l'époque et qui faisait partie de la célèbre troupe du théâtre de Juozas Miltinis à Panevezys : Bronius Babkauskas. Tourné en noir et blanc en Crimée, le film fut interdit un temps par les autorités soviétiques pour une scène dans laquelle la jeune fille, jouée par Lina Branytė, se baigne nue. Le film remporta en 1965, à l'Ouest, le Voile d'argent au festival de Locarno et le prix de la Jeunesse au festival de Cannes. Aujourd'hui, La Jeune fille à l'écho est l'une des œuvres les plus importantes du cinéma lituanien, fédérant plus d'une génération de spectateurs.

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