23 septembre 2020

Kaléidoscope de la poésie lituanienne à la radio

Pour la troisième année successive, la radio associative multiculturelle de Bruxelles Radio Panik a diffusé une émission de poésie consacrée à la Lituanie. Dans ce 23e épisode de ‘La poésie, et alors ?’ diffusée en direct ce 23 septembre 2020, ont été lus de Daiva Čepauskaitė, Poésie - Poezija (traduction de D. Sakalauskaitė et N. Barrière, in : Coeurs ébouillantés : 17 poètes lituaniennes contemporaines, Ed. l'Harmattan, 2012), de Elena Karnauskaitė, Le mois d'août à Palanga - Rugpjūtis Palangoje (traduction de D. Sakalauskaitė et N. Barrière, in : Coeurs ébouillantés), de Giedrė Kazlauskaitė, "De haut en bas les lettres..." - "Į apačią raidės..." (traduction de J.-B. Cabaud et A. Selena, in : Europ’oètes, Lituanie, Editions Bruno Doucey, 2016), de Judita Vaičiūnaitė, Le téléphone sous le ficus - Telefonas po fikusu (traduction d’Ugne Karvelis, in Le croquant, n°22, 1997), de Giedrė Kazlauskaitė, Conversation avec le Gaon de Vilnius - Pokalbis su Vilniaus Gaonu (traduction de Jean-Claude Lefebvre et Liudmila Edel-Matuolis, in : Cahiers lituaniens, n°18, 2019). Merci à Anna Ayanoglou de nous avoir, à nouveau, fait connaître dans cette émission qu’elle co-anime.

https://www.radiopanik.org/emissions/et-la-poesie-alors-/kaleidoscope-poesie-lituanienne/

Libellés : , , , , , , , , ,

28 novembre 2019

Poésie inspirée des confins baltes


Dans un recueil qui vient de paraître chez Gallimard, Anna Ayanoglou nous fait plonger dans un univers poétique qui puise largement aux confins de l’Europe baltique, Lituanie et Estonie où elle a beaucoup séjourné. Lieux sévèrement marqués par les totalitarismes du XXe siècle et qui forment aujourd'hui comme un arrière-pays invisible, l'auteure y mène un voyage composé d'instants, de sensations, de souvenirs déjà échappés au détour de rues sans importance. Elle ne se veut pas prisonnière d'une forme esthétique principale. Elle préfère la voix du poème à celle du roman. Le poème permet l'expression de formes plus fines, plus subtiles, mais aussi plus fortes. Le poème va plus vite, plus loin. « Les rues de Vilnius noyées sous le feuillage » figurent un monde d'Europe mystérieux et intime. Ce sont là comme des miniatures profondes, impressions de journées ordinaires dans la surprise que tout cela « tient ensemble ». Le fil des traversées offre ainsi au lecteur une géographie personnelle, comme un journal aux secrets bien gardés. Avec ce premier recueil, l’auteur fait entendre une musique singulière, d'intimité européenne, étonnant de maturité.
Née en 1985, Anna Ayanoglou a passé plusieurs années dans les pays baltes. Elle vit aujourd’hui à Bruxelles où elle enseigne le français et anime une émission poétique sur les ondes de Radio Panik.
> « Le fil des traversées », Anna Ayanoglou, Librairie Gallimard NRF, 2019, 98 pages, 12,50 €

Libellés : , , ,