09 mars 2020

Le Service diplomatique lituanien, une voix libre entre 1940 et 1991


Lors de la Seconde guerre mondiale, la Lituanie a été annexée par l’Union soviétique. Alors que son nom fut effacé de la carte politique mondiale et que le pays se retrouva derrière le Rideau de fer sous un joug russe jusqu'en 1991, une entité institutionnelle poursuivit la lutte pour assurer la pérennité de l’État balte : le Service diplomatique lituanien (Lietuvos diplomatinė tarnyba, ou LDT). Durant toute la période soviétique, les diplomates lituaniens continuèrent à exercer leurs activités sous la direction de l’ancien ministre des Affaires étrangères Stasys Lozoraitis (1898-1983), désigné Chef du LDT (LDŠ), puis, après sa mort, par Stasys Antanas Bačkis (1906-1999), qui ne suspendit son mandat que le 6 septembre 1991.
Sous le titre Le Service diplomatique lituanien entre 1940 et 1991, l'espoir chevillé au corps, cette extraordinaire aventure est décrite par Asta Petraitytė-Briedienė, historienne enseignant à l’université Vytautas-le-Grand à Kaunas, dans le dernier numéro de la revue Cahiers Lituaniens :

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05 juin 2019

Décès de Petras Klimas fils


Petras Klimas, diplomate et membre actif de la Communauté lituanienne en France pendant de nombreuses années, est décédé à Paris le 22 mai 2019 à l’âge de 89 ans, des suites d’une grave maladie. Né le 15 avril 1930 à Paris, il était le fils de Petras Klimas (1891-1969), qui fut signataire de l’Acte d’indépendance de la Lituanie du 16 février 1918 et le premier ambassadeur de Lituanie en France pendant l’entre-deux-guerres (après l’intérim assuré par Oscar Milosz), avant d’avoir été déporté en Sibérie par le pouvoir soviétique. Son fils, également prénommé Petras, était resté en France et fit, après-guerre, des études de mathématiques et de physique à l’université de Strasbourg, où il suivit également les cours du Collège de l’Europe Libre au château de Pourtalès à la Robertsau, puis à la Sorbonne à Paris, de 1951 à 1956. Il occupa un temps les fonctions de secrétaire général de l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT), fondée en 1951 par la Société des amis de l'université et placée sous l'autorité du professeur Georges Matoré avant d’être rattachée directement à l’université de Paris. Après le rétablissement de l’État lituanien (1990) et sa reconnaissance par la France (1991), il travailla à l’ambassade de Lituanie en France comme deuxième, puis premier secrétaire entre 1992 et 1995, en charge notamment des affaires consulaires. Petras Klimas vécut à Paris jusqu’à sa mort avec son épouse Žibutė (Žiba). Il est enterré au cimetière de Pantin.

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17 novembre 2009

Une sculpture de Moncys sur la tombe de Galvanauskas en France

Au cimetière d’Aix-les-Bains (Savoie), le visiteur peut découvrir une gracieuse sculpture sur une tombe, celle d’Ernestas Galvanauskas. Né en 1882 à Zizonys près de Biržai, Ernestas Galvanauskas fut un des fondateurs du parti agrarien lituanien et remplit à ce titre à plusieurs reprises les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de Premier ministre de Lituanie dans l’entre-deux-guerres. Son monument funéraire a été réalisé en granit gris par le sculpteur lituanien Antanas Mončys, exilé en France après 1945. Il fut inauguré et béni en novembre 1968 en présence [de gauche à droite sur la photo] d’Antanas Mončys, du père Jonas Petrošius, responsable de la Mission catholique lituanienne en France, de Petras Klimas, fils du dernier ambassadeur de Lituanie en France avant 1940, et du colonel Juoazas Lanskoronskis, dirigeant de l’association catholique lituanienne des Ateitininkai. A l’époque, la presse locale se fit l’écho de cette cérémonie et de l’hommage rendu à l’homme d’Etat lituanien qu’était Ernestas Galvanauskas, réfugié en France après l’annexion de son pays par l’URSS.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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