27 février 2021

Alsace-Lituanie a 30 ans !

Le 27 février 1991 fut formellement fondée à Strasbourg l’association Alsace-Lituanie par dix Européens – six Français, deux Lituaniens, un Allemand, une Suédoise : Jean Bouttier, Bernard Grandjean, Philippe Edel, Jean-Jacques Fritz, Eric Milesi, Bernard Vogler, Vytautas Benetas, Jūratė Terleckaitė, Uwe Hecht, Anna-Kristina Asplund. Cet acte formel d'enregistrement sur le registre des associations, en vertu du droit local, fit suite à des initiatives prises dès le lendemain du coup de force soviétique du 13 janvier contre la tour de télévision de Vilnius, dont l’édition de l’autocollant ci-contre. Créée dans le but d’aider les Lituaniens à rompre leur isolement après un demi-siècle d’annexion russe et de régime totalitaire, l’association s’est engagée pendant deux décennies dans des échanges à caractère éducatif, linguistique, culturel, médical et économique entre la Lituanie et l'Alsace, avec le soutien des ambassades des deux pays et de l’Union européenne. Alsace-Lituanie fut aussi cofondatrice, en mars 1994 à Paris, de la Coordination des Associations France-Lituanie. Devenue Cercle d’histoire en 2010, Alsace-Lituanie se concentre depuis à favoriser la connaissance des relations historiques et culturelles entre la Lituanie et la France par le biais de publications et de conférences. Dans ce cadre et avec le soutien de la Fondation Robert Schuman et de l’Union Internationale des Alsaciens, elle publie les Cahiers Lituaniens, revue spécialisée sur l'histoire, l’art, la langue et la littérature de la Lituanie et les relations entre la France et la Lituanie.

Pour en savoir plus, voir la brochure des 25 ans (2016) et le site de la revue :
http://www.cahiers-lituaniens.org/alsace_lituanie/25ans.pdf
http://www.cahiers-lituaniens.org

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10 janvier 2021

1991-2021, 30 ans de liberté

Toute la Lituanie commémore en ce mois de janvier le 30e anniversaire des dramatiques évènements qui se sont déroulés en 1991 à Vilnius. Ce 13 janvier, un coup de force des troupes soviétiques à Vilnius entraîna en effet la mort de quatorze civils lituaniens et fit près de 600 blessés. Deux jours auparavant, sur ordre de Moscou, les autorités militaires s’étaient déjà emparées de plusieurs bâtiments gouvernementaux de la RSS de Lituanie. Le 12, des incidents avaient éclaté entre l'armée soviétique et les forces de police locales lituaniennes, notamment autour de l'académie de police de Vilnius. Le 13, des soldats soviétiques, appuyés par des chars T-80 et des véhicules d'infanterie BMP-3, partirent à l'assaut de la tour de télévision de Vilnius protégée par une foule sans armes, au prix donc de nombreuses victimes. La Lituanie était alors en état de siège. Cette brutalité du régime soviétique exercée contre une population qui avait pourtant fait le choix délibéré de la non-violence à l’égard de l’occupant russe avait indigné l’opinion publique à l'Ouest, notamment en Alsace, sensible au sort de leurs voisins est-européens mais également choquée par la tiédeur des réactions officielles des gouvernements occidentaux. Dès le surlendemain 15 janvier, un rassemblement fut organisé place Kléber, au centre-ville de Strasbourg, sous la bannière « Liberté pour la Lituanie ». Plusieurs personnalités politiques locales avaient tenu à marquer leur solidarité par leur présence, notamment le président de la Région Alsace Marcel Rudloff et le président honoraire du Parlement européen Pierre Pflimlin, tous deux anciens maires de Strasbourg, ainsi que les députés Adrien Zeller et Jean-Marie Caro (photo DNA Christian Lutz-Sorg). La manifestation, la seule de ce type en France à cette occasion, fut couverte par plusieurs médias français. Alsace-Lituanie est née de cet élan de solidarité un mois plus tard.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nements_de_janvier

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