12 juillet 2009

Dalia Grybauskaite : respecter la Russie

"La Lituanie et la Russie finiront par trouver une forme optimale de coopération", a espéré la nouvelle présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaitė, qui remplace dans cette fonction Valdas Adamkus et dont l'investiture se déroule ce 12 juillet 2009. "La rhétorique politique de la Lituanie à l'égard de ses voisins, dont la Russie, a été trop dure. Je pense qu'elle ne se répètera plus", a-t-elle expliqué dans un entretien accordé à RIA Novosti. "J'espère que nous saurons trouver une forme de dialogue qui permettra aux deux pays de se respecter et d'aborder enfin une coopération mutuellement avantageuse". Pour Dalia Grybauskaite, l'histoire, que chacun des pays interprète à sa manière, "engendre une multitude de controverses douloureuses. Il est parfaitement évident pour moi qu'il y a des événements historiques qu'on ne saurait oublier ou rejeter avec légèreté, tant en Russie qu'en Lituanie. Mais l'histoire est toujours l'histoire. Il faut vivre le jour présent et penser à l'avenir, non pas au passé". L'essentiel, pour elle, est de se mettre d'accord sur ce point. "Nous autres Lituaniens devons aussi respecter votre histoire et il faut que le thème du passé soit moins exploité", a-t-elle souligné.
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01 juillet 2009

440e anniversaire de l’Union de Lublin en Pologne

Ce 1er juillet 2009 à Lublin (Pologne), les présidents polonais, lituanien et ukrainien, Lech Kazcynski, Valdas Adamkus et Victor Iouchtchenko, ont participé ensemble à la célébration du 440e anniversaire de l'Union de Lublin, dite aussi Union polono-lituanienne (1569). L'Union du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie (qui comprenait à l’époque toute la Ruthénie – dont l’Ukraine), conclue le 1er juillet 1569, avait abouti à la création de la République des Deux Nations, sous la conduite du roi de Pologne et avec une diète commune. Lors de leur visite, les présidents ont visité le trésor de la Cathédrale de Lublin, déposé des fleurs au monument dédié au pape Jean Paul II et au cardinal Stefan Wyszyński et ont dévoilé une plaque commémorative intitulé :"De l'Union de Lublin jusqu'à l'Union européenne". A l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin, le titre de docteur honoris causa a été attribué au président Valdas Adamkus.
http://www.president.lt/

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07 août 2008

Soljenitsyne et la Lituanie

Dès l’annonce du décès du grand écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, intervenu le 3 août 2008, le président Valdas Adamkus a présenté ses condoléances à la famille de l'écrivain et au peuple de Russie, en son nom et en celui de tous les Lituaniens. "La personnalité d’Alexandre Soljenitsyne a laissé une empreinte profonde dans l’histoire de la Russie et de l’Europe toute entière et est devenue le symbole de la lutte pour la liberté et l’humanité", a affirmé le président de Lituanie. Auteur d’une œuvre immense, Prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne est surtout connu comme dissident d’un régime totalitaire dont a également souffert la Lituanie. Dans sa Lettre aux dirigeants soviétiques de 1974, Soljenitsyne adjura la clique brejnévienne au pouvoir à renoncer à toute politique impériale ("retirer les troupes d'Europe orientale, ne maintenir par la force, à l'intérieur de nos frontières, aucune des nations limitrophes"). Il s'efforça aussi de contrer un certain discours russophobe en Occident qui laissait croire que communiste et Russie étaient étroitement liés. A côté de grand monuments comme L’Archipel du Goulag ou La Roue rouge consacrés à la dictature communiste, l’écrivain s’est aussi attaché, dans Deux Siècles ensemble (1795-1972), à l’histoire commune des Russes et des Juifs en Russie où ses derniers émigrèrent de Pologne et de Lituanie, après l’annexion de ces deux pays par la Russie en 1795.
http://www.president.lt/
http://www.fayard.fr/

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18 juillet 2008

Double nationalité pour les Lituaniens ?

Alors que la double nationalité n’est pas reconnue en Lituanie, le président lituanien, Valdas Adamkus, a renvoyé à de nouvelles négociations à la Diète du pays une proposition de loi devant permettre aux enfants nés à l'étranger de parents lituaniens de posséder deux passeports. Le quotidien Lietuvos Rytas, cité par Courrier International, remet en cause le sens d'une telle loi : "Les enfants des émigrés vont-ils sauver la Lituanie ? Un passeport lituanien n'est en définitive qu'un document délivré par des autorités. Peut-il rapprocher de la Lituanie une personne aux racines lituaniennes ? Il est temps de comprendre que citoyenneté et nationalité ne sont pas la même chose. La Lituanie ne sera pas bâtie par les émigrés, quelle que soit la somme d'argent que ceux-ci pourront envoyer chez eux, mais par les personnes qui vivent en Lituanie. Et parmi celles-ci, on trouve des Russes, des Polonais et à l'avenir peut-être des Chinois et des Turcs. Il n'y a plus de raisons d'être opposé à la double nationalité au XXIe siècle. Et l'on ne doit pas se faire d'illusions quant à sa capacité supposée des enfants d'émigrés à sauver la nation."
http://www.lrytas.lt/
http://www.courrierinternational.com/

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21 décembre 2007

Espace Schengen : la frontière lituano-lettone redisparait

Dans la nuit du 20 au 21 décembre, l’espace Schengen est passé de 15 à 24 pays. Parmi les nouveaux pays européens figurent la Lituanie et deux de ses voisins, la Lettonie et la Pologne. Ainsi, le 21 au matin, le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus s’est rendu au poste douanier de Kalvarija, où, de concert avec le Président polonais Lech Kaczynski, ils ont soulevé les barrières frontalières séparant les deux Etats. Puis, le président lituanien s’est rendu au poste frontière de Germaniškis où il a participé à la cérémonie d’ouverture avec le Président letton Valdis Zalters. Sur le pont de la rivière Nemunėlis reliant la Lituanie et la Lettonie, les deux dirigeants ont coupé un ruban symbolisant la frontière entre les deux anciennes républiques soviétiques. "L’idée née il y a cinquante ans d’unir des hommes libres est devenue réalité. L’unité des Etats baltes, toujours présente dans nos coeurs, a aujourd’hui aboli ces frontières. Maintenant nous pouvons construire ensemble notre avenir. Et nous ne le pouvons que parce qu'existe la possibilité de voyager et de communiquer librement", a déclaré le président Adamkus. Le paradoxe de la cérémonie est que cette frontière n’existait pas à l’époque soviétique et qu'elle n’avait été instituée qu’en 1991, au moment de l’effondrement de l’URSS et du rétablissement de l'indépendance des Etats baltes. C’est ce qu’a souligné le dirigeant letton : "C‘est un moment agréable et important pour les Lituaniens et les Lettons. Autrefois nous avons dû créer des frontières pour prouver que nous sommes des nations et des Etats. Dix-sept ans après, nous pouvons témoigner de notre force sur ce pont, force qui nous permet d’abolir ces frontières".
http://www.president.lt/

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30 novembre 2007

Le Président lituanien élu Européen de l’année

Le 27 novembre, le Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus a été élu "Européen de l'année" lors du gala annuel EV50 au Palais d’Egmont à Bruxelles. Lors de cette cérémonie ont été remis, comme chaque année depuis 2001, des prix à cinquante Européens méritant vis à vis de l'Union européenne (prix EV50). Les gagnants sont choisis par les lecteurs du magazine European Voice, un hebdomadaire du groupe The Economist, et sélectionnés par un panel présidé par Peter Sutherland, ancien Commissaire européen, Président de BP et de Goldman Sachs International. Le président Adamkus a été choisi pour son importante contribution comme négociateur, en tant que dirigeant d’un petit pays d’Europe centrale et orientale, à l’accord historique sur le Traité européen de juin 2007. Lors des discussions à Bruxelles, il avait en effet contribué à rapprocher les points de vue de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Nicolas Sarkozy avec ceux des dirigeants polonais.
http://www.ev50.com/noflash/

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04 octobre 2007

Povilas Gylys : pour une politique plus réaliste à l'égard de la Russie

Dans une interview accordée le 1er octobre 2007 au journal "Lietuvos žinios", l'ancien ministre lituanien des Affaires étrangères (1992-1996), Povilas Gylys, actuellement professeur à l'université de Vilnius, a critiqué la politique pratiquée par les dirigeants actuels de son pays à l'égard de la Russie. Selon lui, la diplomatie lituanienne n'arrive pas à établir les bonnes priorités et attache trop d'attention à des Etats qui n'ont pas d'importance stratégique pour la Lituanie. "J'ai parfois l'impression que nos élites politiques sont persuadées que la Lituanie est une superpuissance capable de modifier la situation géopolitique, sans même consulter les autres pays ni coopérer avec eux", écrit le journal, citant l'ancien ministre des Affaires étrangères. Il dénonce particulièrement le ton adopté par la Lituanie dans ses relations avec la Russie. "Il me semble parfois que notre culture politique manque de civilité. Ainsi, afin d'accréditer une image négative de la Russie au sein de notre population, nous réagissons de manière tout à fait honteuse aux attentats terroristes perpétrés dans ce pays", a-t-il affirmé. D'après M. Gylys, concernant le passé, il faut éviter d'accentuer les discordes historiques et tourner son regard vers l'avenir. D'autant que les relations lituano-polonaises offrent un excellent exemple de cette approche. Caractérisant le rôle de Valdas Adamkus dans la définition de la politique extérieure du pays, M. Gylys a critiqué "les tendances proaméricaines" du président lituanien. "Certes, les Etats-Unis sont un de nos plus importants partenaires, mais il ne faut pas oublier que le pouvoir n'y restera pas toujours le même. Des élections vont bientôt s'y dérouler, et avec l'arrivée des Démocrates au pouvoir, la politique extérieure du pays deviendra beaucoup plus souple. Je pense que les Etats-Unis chercheront à renforcer leur dialogue avec l'UE", a déclaré M. Gylys, avant d'ajouter que ce n'était pas l'Amérique qui soutenait financièrement la Lituanie, mais bien la vieille Europe. Il a également soutenu l'opinion de la commissaire européenne Dalia Grybauskaitė selon laquelle, c'est en Europe de l'Ouest qu'il faut chercher des alliés, et non pas en Géorgie ou en Moldavie.
http://www.lzinios.lt/

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17 avril 2007

Le président Adamkus sermonne la classe politique

Lors de son discours annuel à la nation prononcé ce 19 avril devant le parlement lituanien, le président de la République Valdas Adamkus a tenu des propos très sévères à l’attention de la classe politique lituanienne. Il a ainsi déclaré que «l'expérience de dix-sept années d'indépendance pour la Lituanie témoigne que restaurer la liberté d'un État est plus facile que se libérer soi-même ». Pour lui, « l’année 2006 a, une fois de plus, mis notre système démocratique à l’épreuve : nous n’avons pas été capables de mettre en route une seule réforme importante pour la vie économique et sociale de notre pays en raison des ambitions partisanes, de l’absence de professionnalisme, des intrigues, du cynisme, de la corruption ou du populisme ». « En Lituanie malheureusement, la solidarité, la confiance et la tolérance entre les niveaux sociaux et entre les différentes institutions du pouvoir font particulièrement défaut ». Le président Adamkus s’est particulièrement inquiété « des polémiques sans fin autour de l’activité du Département de la Sécurité de l’Etat, quand le service est devenu l’otage de certaines forces politiques et l’objet de luttes partisanes » ces derniers mois. Il a cité aussi les carences du système d’éducation, et notamment concernant les valeurs nationales : « Une société, qui n’ose pas regarder de manière franche son passé, qui n’a pas le courage de transmettre son expérience de génération en génération, ne sera jamais ouverte, ni solidaire. » Concernant les émigrés lituaniens, il a rappelé que ceux-ci « assurent souvent qu'ils ont quitté la Lituanie non seulement pour des raisons économiques, mais aussi à cause du contexte national : disparition des liens sociaux, irrespect général, agression bureaucratique. A cause du désespoir d'en triompher et de garantir leurs droits, leurs intérêts, leur dignité humaine. » Le président Adamkus a ainsi appelé la classe politique à se ressaisir, à regagner la confiance des citoyens, à respecter la volonté des électeurs, à « créer la Lituanie de la confiance ».
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30 mars 2006

Crise de confiance dans les institutions politiques

Lors de son discours annuel à la nation prononcé le 28 mars dernier, le président de la République Valdas Adamkus n’a pas ménagé le gouvernement et les partis politiques, éclaboussés par plusieurs affaires de corruption. Evoquant des « hommes politiques et hauts fonctionnaires qui agissent sans la moindre décence », il a suggéré que les Lituaniens de se méfier d’eux-mêmes bien davantage que de leurs voisins : « Nous sommes une menace pour l’Etat bien plus que nos ennemis extérieurs ». Le chef de l’Etat est considéré comme l’homme politique le plus populaire du pays, avec le soutien de 67% de la population. Les institutions jouissant de la confiance des Lituaniens sont d’abord l’Eglise catholique (70%), la Sécurité sociale (66%) et l’Education nationale (60%), alors que le gouvernement (16%) et le Parlement (7%) se situent en fin de liste.
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27 novembre 2005

La nation lituanienne en voie de disparition ?

La nation lituanienne pourrait être sur le point de disparaître ! C'est ce qu'a notamment déclaré le Président de la Lituanie, Valdas Adamkus, en intervenant, en avril dernier, devant les députés à la Diète (Parlement) avec son rapport annuel sur la situation dans le pays. Dans ce message au peuple, le Président Adamkus l'a exhorté à édifier une authentique société civile dans le pays, à y renforcer la justice sociale et à empêcher la disparition de la nation lituanienne, en tant que telle. Le chef de l'Etat lituanien a signalé le désintéressement politique quasi-total des citoyens, le défaut de leur maturité politique et civile, ainsi que le manque manifeste de justice sociale et de solidarité des Lituaniens face à l'essor économique vertigineux et des processus démographiques et de migration échappant souvent à tout contrôle, ce qui peut finalement se solder par la disparition de la nation lituanienne, en tant que telle. Cela dit, Valdas Adamkus a fait remarquer que pas mal de gens en Lituanie se mettaient aujourd'hui à douter bel et bien de leur propre avenir dans leur propre pays. Comme résultat, de telles personnes ne lient plus leur propre vie ni, d'ailleurs, celle de leurs enfants avec la Lituanie. Et d'ajouter que de plus en plus de jeunes quittent à jamais la Lituanie, ce qui fait perdre au pays sa population active et une part importante de ses jeunes diplômés. Selon les données du Département des statistiques de la Lituanie, dans les trois premiers mois de 2005, la population du pays a diminué de quelque 20 000 personnes (par rapport au quatrième trimestre de 2004), de sorte qu'au 1er avril 2005, on ne comptait en Lituanie plus que 3 425 500 habitants. Qui plus est, divers sondages d'opinion montrent que jusqu'à 60% des habitants adultes de la Lituanie déclarent ouvertement leur envie de vivre et de travailler à l'étranger. Valdas Adamkus a cité, à titre de principales tâches stratégiques se posant aujourd'hui à la Lituanie, l'édification d'une société civile autonome et d'une vraie nation politique ; l'élimination du sous-développement socio-économique et technologique du pays et de toutes ses régions et ce, parallèlement à la création des bases d'une meilleure justice sociale ; le rétablissement de la confiance des citoyens en eux-mêmes, dans leur peuple et dans leur Etat.
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