21 avril 2021

Mémoires Frank, suite italienne

À l’initiative du médecin et historien Giovanni Galli vient de paraître en traduction italienne le volume III des mémoires Frank, après la parution des volumes I (en 2006), IV (2007) et II (2010). C’est dans la première moitié du XIXe siècle que le médecin et professeur de l’Université de Vilnius Joseph Frank rédige ses Mémoires et les réunit à ceux de son père, Jean Pierre Frank, également médecin et universitaire, célèbre à l’époque en Europe comme pionnier de la santé publique. Totalisant près de 3 500 pages, ce volumineux manuscrit constitue un remarquable témoignage historique sur les pratiques médicales et la vie sociale et culturelle en Europe pendant près d’un siècle, entre 1745 et 1842, à travers les observations et anecdotes de ces deux médecins qui allient carrière professorale et vie errante. Joseph Frank et son épouse cantatrice, Christine Gerhardy, furent également célèbres à Vilnius pour avoir animer la vie culturelle de la ville durant les deux décennies de leur présence. Écrits en français et conservés à la section des manuscrits de la Bibliothèque de l’Université de Vilnius, les Mémoires n’ont jamais été publiés dans leur version originale, alors que plusieurs chapitres ont été traduits, édités, voire réédités en plusieurs langues dont le lituanien et l’italien.
Si les premiers volumes italiens ont été publiés par les éditions universitaires Cisalpino de Milan dans une collection historique de l’Université de Pavie, le volume III a paru aux éditions Lariologo de Côme. Les traductions, commentaires et annotations ont toutes de Giovanni Galli.

Contact : Giovanni Galli gio.bia.galli@gmail.com

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13 novembre 2019

Alma Mater Vilnensis


Les Éditions de l’Université de Vilnius viennent de publier un petit livre qui présente succinctement l’histoire de l’université de la capitale lituanienne, de sa fondation en 1579 à nos jours, en soulignant les étapes clés de son développement, ses réalisations et ses personnalités marquantes. L’objectif est de montrer la continuité de son histoire malgré des circonstances historiques complexes et parfois défavorables afin de révéler son importance dans la vie de l’État et de la société lituanienne. Un abondant matériel iconographique rappelle et complète les faits connus ou moins connus qu’a vécu l’université.
On notera que, parmi les personnalités étrangères qui ont contribué à l’âge de l’université de Vilnius au début du XIXe siècle, sont notamment présentés quatre professeurs d’origine alsacienne, tous rattachés à la faculté de médecine : Mikolas Renjė (Nicolas Regnier, 1746-1800), Johanas Petris Frankas (Jean-Pierre Frank, 1745-1821), Jozefas Frankas (Joseph Frank, 1771-1842) et Liudvigas Heinrichas Bojanus (Louis-Henri Bojanus, 1776-1827).
Alma Mater Vilnensis: trumpa Universiteto istorija. Coauteurs : Alfredas Bumblauskas, Birutė Butkevičienė, Ryšard Gaidis, Sigitas Jegelevičius, Nijolė Klingaitė-Dasevičienė, Inga Leonavičiūtė, Eligijus Raila, Loreta Skurvydaitė, Arūnas Streikus, Tomas Vaiseta, Dalia Vitkauskaitė. – Vilnius: Vilniaus universiteto leidykla, 2019, 204 pages.

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22 avril 2019

Jonas Jagėla nous a quittés !


À l’âge de 74 ans, le sculpteur lituanien Jonas Jagėla vient de décéder ce 17 avril à Vilnius. Né en 1945 à Čivai près de Kupiškis, Jonas Jagėla avait fréquenté l’école primaire de Čivonys, puis le secondaire à Skapiškis. De 1961 à 1966, il suivit les cours de l’Ecole d’art appliqué de Telšiai dans la spécialité métaux, puis, de 1966 à 1975, il étudia la sculpture à l'Académie des beaux-arts de Vilnius. Il devint membre de l'Union des artistes de Lituanie en 1983. Entre 1976 et 1979, sous la direction de Vladas Drėma, il réalisa les bustes de plusieurs célèbres professeurs de l’âge d’or de l'université de Vilnius (L.H. Bojanus, J. Frank, S.B. Jundzilas, A. Nemčiauskas, M. Poczobutt, J. Rustem, L. Stuoka-Gucevičius, P. Smuglevičius) pour la Galerie des quatorze bustes de la salle des Colonnes de l’université. Entre 1984 et 2004, il réalisa également les portraits d’autres professeurs et étudiants célèbres de l'université de Vilnius (Ž. Liauksminas, I. Onacevičius, I. Domeyko, E. Eichwald, J. P. Frank, J. Jablonskis), aujourd’hui exposés dans les couloirs du bâtiment central de l’université. À partir de 1992, il fut sollicité pour réaliser les pierres tombales de plusieurs dissidents et prisonniers politiques, écrivains et artistes, aux cimetières Antakalnis et Rasų à Vilnius, mais aussi à Kaunas, Elektrenai, Perloja. Ces dernières années, Jonas Jagėla travaillait comme sculpteur à la Division des arts du Centre de recherche sur le génocide et la résistance de Lituanie (LGGRTC). Il créa de nombreux monuments commémoratifs en hommage aux victimes de la période stalinienne en Lituanie (1944-1953), aux Lituaniens emprisonnés et torturés dans les bâtiments des structures répressives soviétiques (NKVD-MVD-MGB) ou déportés au Goulag (Carélie, Sibérie), ainsi qu’en l’honneur des enseignants, élèves et étudiants assassinés par le régime soviétique durant la période d'annexion russe (1941-1990).
Certains d’entre-nous se souviennent de lui pour l’avoir rencontré lorsqu’il était venu en France en 2016, invité par Alsace-Lituanie à prendre part au dévoilement du buste de L.H. Bojanus (un double qu’il avait réalisé à Vilnius en 1977) dans la salle du Conseil de l’hôtel de ville de Bouxwiller d’où le savant lituanien était originaire.
https://lt.wikipedia.org/wiki/Jonas_Jag%C4%97la

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