10 mars 2012

Napoléon Bonaparte : Kaunas remonte le temps en juin 2012

Pour commémorer le bicentenaire du passage du Niémen par les armées de Napoléon Ier, la municipalité de Kaunas organise le festival "L’Europe, Kaunas et Napoléon – 1812" qui aura lieu dans cette ville de Lituanie du 22 au 24 juin 2012. De nombreux pays ont été entraînés dans cette campagne qui balaya l’Europe et, dans les plans de Napoléon, la ville de Kaunas avait une place toute particulière. Elle devait servir comme lieu de transit, en prenant appui sur le port fluvial, et comme point d’appui logistique dans l’avance vers Moscou, permettant de stocker les vivres, les armes, les poudres, d’effectuer le ravitaillement, de soigner les blessés et de rassembler les prisonniers. Un des plus remarquables exploits de cette campagne fut la traversée du Niémen aux portes de Kaunas. Du 24 au 26 juin 1812, environ 140 000 hommes de la Grande Armée, avec à leur tête Napoléon entouré de ses maréchaux et généraux traversèrent le fleuve. Trois ponts flottants avaient été aménagés en un temps record et permirent le passage non seulement des hommes, mais aussi des chevaux, des chariots, de l’équipement lourd et de toute l’intendance. En juin 2012, Kaunas fêtera cet évènement ouvert aux participants de tous les pays européens concernés, avec des reconstitutions historiques, divers spectacles et concerts, ainsi que la célébration du solstice d’été dans la plus pure tradition lituanienne.
http://kaunas.lt/index.php?2653510904

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14 octobre 2007

Le Nemunas, fleuve de légende

Le plus grand fleuve de Lituanie est le Niémen (Nemunas en lituanien), d’une longueur totale de 972 kilomètres, dont 359 sur le territoire lituanien. Il prend sa source dans les marais de Biélorussie, dans les hauteurs de Minsk, et se dirige vers l'ouest puis le nord vers la Lituanie, avant de se jeter dans la mer Baltique, près de Klaïpeda. Une partie du Niémen sert de frontière entre l'Oblast de Kaliningrad (autrefois Prusse orientale, avec Tilsit) et la Lituanie. Cette voie fluviale qui fut, au point de vue économique, de première importance pour toutes les régions qu’elle arrose, tient en outre, dans l’imaginaire populaire lituanien, la même place que le Rhin pour le peuple allemand. Elle est ainsi le berceau de nombreuses légendes. Ainsi, les conducteurs de radeaux, qui voyageaient autrefois surtout sur la partie haute du fleuve, attribuaient à la malice du diable les récifs les plus dangereux, ceux de Rumšiškés. Bien avant la construction en 1959 du barrage hydroélectrique près de Kaunas créant l’énorme lac artificiel appelé Kauno Marios, l’imagination de ces paisibles navigateurs a même forgé à ce sujet une légende qui ne manque d’un certain charme, relatée par Vincent Lavoix ("Dans la lumière nous vient du nord", Paris, 1938). Le diable avait longtemps courtisé une belle fille de Rumšiškés qui, de guerre lasse, et avec l’espoir de s’en débarrasser par ce moyen, finit par lui accorder sa main, à condition toutefois qu’il construisit de ses mains, entre le coucher du soleil et le premier appel du coq, un pont sur le Niémen. La jeune fille courrait à une perte certaine, quand pour son bonheur un savetier, qui se trouvait par hasard sur les lieux, fut pris de la fantaisie soudaine de frapper de sa main son tablier de cuir en poussant un cocorico retentissant. Le diable, avant de s’enfuir, lança sa dernière pierre contre le pont qui vola en morceaux, s’éparpillant sous forme d’innombrables récifs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ni%C3%A9men

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08 septembre 2007

Mémoires : l'épopée du Normandie-Niémen

Au même titre que la "2ème D.B.", le "Normandie-Niemen" est devenu une légende en France, après la Libération en 1945 par les Alliés. C’était aussi une légende en Lituanie soviétique, notamment à Alytus où était basée l’escadrille, car il était devenu le symbole de l'amitié franco-soviétique et de la lutte commune contre l’Allemagne hitlérienne. C’est justement l’intérêt de la récente parution des mémoires d'un des derniers membres de cette escadrille mythique. Roland de La Poype, jeune aviateur de vingt ans, avait choisi en 1940 de rejoindre le général De Gaulle à Londres. Il appartenait à la première unité des Forces aériennes françaises libres (FAFL) lorsqu'on lui proposa, en septembre 1942, d'intégrer le groupe de chasse mis sur pied par De Gaulle et Staline pour combattre sur le front de l'Est. Commence alors une aventure sans précédent pour les 96 pilotes volontaires, dont 42 ne reviendront pas : pays inconnu, avions différents, techniques de vol, températures extrêmes. C’est quand l’escadrille sera basée pendant plusieurs mois en Lituanie qu’elle prit le nom de « Normandie-Niémen » et c’est à Alytus que les Français apprendront la libération de Paris.
Roland de La Poype, « L'épopée du Normandie-Niémen », Editions Perrin, Paris, 2007, 237 pages, 20 euros.
http://www.editions-perrin.fr/

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