Étés lituaniens. Récit
www.amazon.fr/%C3%89t%C3%A9s-lituaniens-Marija-Elena-Baceviciute/dp/2491176025
Libellés : en_France_2019, publications/3, récit
Le blog des Cahiers Lituaniens
Libellés : en_France_2019, publications/3, récit
Libellés : en_France_2009/2, récit
Libellés : en_Alsace_2009, Letton, récit
Libellés : récit
Au coeur de la vieille ville de Bruges, une boutique désuète au nom étrange : L'Arcamonde. C'est le domaine de Frans Bogaert, gentleman distingué et cultivé qui se livre avec autant de flegme que de passion à ses activités d'antiquaire et de brocanteur. Quand Margaret Van Ostade pousse la porte de L'Arcamonde un soir de neige, Bogaert ignore que l'objet qu'elle tient en main va le plonger dans une enquête qui le mènera sur la piste des dieux de la Lituanie médiévale et de leurs rites les plus ténébreux... Une fiction de l’écrivain français Hervé Picart publiée aux éditions Castor astral, Bègles (Gironde), 160 pages, 12 euros.Libellés : récit
En 2004, le jeune Aleksi Cavaillez - né en 1981à Paris - découvre les Pays baltes. Fasciné, il décide d'y revenir avec un ami photographe tchèque. Leur sensibilité propre et leur difficulté à communiquer entre eux - Aleksi est sourd - et avec les gens qu'ils rencontrent renforcent leur rapport avec cet univers déroutant pour eux. S’imprégnant de la culture et de l’histoire des lieux et des paysages, ils se laissent porter par les rencontres et vagabondent de lieu en lieu en un itinéraire spontané. De très beaux dessins, souvent croqués sur le vif, et de remarquables photographies noir et blanc accompagnent le texte et confèrent une originalité bien sympathique à ce carnet de voyage à travers la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie. Il en ressort un ouvrage singulier et très attachant.
Au même titre que la "2ème D.B.", le "Normandie-Niemen" est devenu une légende en France, après la Libération en 1945 par les Alliés. C’était aussi une légende en Lituanie soviétique, notamment à Alytus où était basée l’escadrille, car il était devenu le symbole de l'amitié franco-soviétique et de la lutte commune contre l’Allemagne hitlérienne. C’est justement l’intérêt de la récente parution des mémoires d'un des derniers membres de cette escadrille mythique. Roland de La Poype, jeune aviateur de vingt ans, avait choisi en 1940 de rejoindre le général De Gaulle à Londres. Il appartenait à la première unité des Forces aériennes françaises libres (FAFL) lorsqu'on lui proposa, en septembre 1942, d'intégrer le groupe de chasse mis sur pied par De Gaulle et Staline pour combattre sur le front de l'Est. Commence alors une aventure sans précédent pour les 96 pilotes volontaires, dont 42 ne reviendront pas : pays inconnu, avions différents, techniques de vol, températures extrêmes. C’est quand l’escadrille sera basée pendant plusieurs mois en Lituanie qu’elle prit le nom de « Normandie-Niémen » et c’est à Alytus que les Français apprendront la libération de Paris.
Dans « Vous ne périrez pas » de Marie-Madeleine Ehrmann-Stankiewicz, l'auteure replonge dans les souvenirs de son passé et surtout dans celui de ses parents et de leur destin, marqué par l'Histoire. Celui de sa mère, Janina Poplawska, dernière héritière d'une lignée de la vieille noblesse polonaise implantée en Lituanie, était scellé par des ancêtres qui n'avaient pas prévu l'avènement des bolcheviks. Quant à son père, Alfred Ehrmann, né en 1883, fils de la bonne bourgeoisie alsacienne, la Première guerre mondiale l'a mené jusqu'en Lituanie où sa vie a basculé. Un homme dont le destin le fit changer six fois d’identité : successivement allemand, français, polonais, lituanien, soviétique, à nouveau allemand et enfin redevenu français. Opposés par leurs origines, poussés par le vent de l'Histoire, les parents de l’auteure ont-ils fait les choix qui s'imposaient ? Leur fille, qui vit aujourd’hui à Colmar, croyait connaître la réponse à cette question. Mais dans de vieux cahiers retrouvés, écrits de la main de ses parents et qui ont laissé leurs mémoires intacts, elle découvre une autre réalité. Celle d'un couple, celle des deux contrées d'Europe éprouvées, revisitant ainsi son propre destin dans le chaos des dictatures communiste et hitlérienne. Une véritable saga familiale, de 1883 à nos jours, publiée sous le titre : « Vous ne périrez pas » de Marie-M. Ehrmann-Stankiewicz, Jérôme Do Bentzinger Editeur, Colmar, 396 pages, 29 euros.Libellés : en_Alsace_2007, récit
Sous le titre anodin de «L'odyssée d'un voleur de pommes» est paru récemment le témoignage d'un Juif de Lituanie né en 1922, Moïshé Rozenbaumas. Il y parle de sa vie de jeune homme à Telšiai (qu’il nomme Telz, en yiddish), capitale de la Samogitie, et de celle la communauté juive de la ville, aujourd'hui disparue. Il y raconte l’horreur de l’extermination de sa famille et de ses amis, lors de l’occupation hitlérienne, son errance jusqu’aux confins de la Chine dans l’URSS de la débâcle de l'été 1941, et son engagement pendant quatre ans dans la 16e Division lituanienne de l'Armée rouge. C’est aussi le témoignage, après la guerre, d’un membre du Parti communiste, diplômé de l’Université marxiste-léniniste, «stalinien, bien formé dans la ligne du Parti, parfaitement endoctriné, aguerri aux méthodes bureaucratiques et très combatif» comme l’auteur se présente lui-même, tout en profitant du confort des nomenklaturistes (grand appartement, voiture, domestique, etc.). En 1957, au moment du Dégel khrouchtchévien, il émigra en France, via la Pologne. Témoignage donc forcément partial. Durant la période décrite, sont en effet totalement occultés : la brutalité de l’annexion de la Lituanie par l’URSS en juin-juillet 1940, les exécutions systématiques d’opposants qu’elle entraîna, les déportations massives de familles «bourgeoises» par les Soviétiques au printemps 1941, ainsi que l’extermination des derniers habitants allemands de la région de Klaïpeda et de Prusse orientale par l’Armée rouge, dans laquelle il combattit. Pas une allusion non plus à la guerre des partisans lituaniens contre l’occupant soviétique qui fit près de 30 000 morts à la fin des années 40, ni à l'expulsion en 1945 des 200 000 Polonais de Vilnius, ville où il s'était installé après la guerre.
Ce récit retrace la vie d'un de ces Lituaniens qui choisirent la voie révolutionnaire au moment du rétablissement de l’indépendance de leur pays, à l’issue de la Première Guerre mondiale. Né à Kamajai en Haute-Lituanie dans une famille paysanne, Jurgis Smalstys (1881-1919) aurait dû devenir prêtre pour répondre au souhait de son père. Mais, dans le contexte historique lituanien, troublé et tragique de ce début du XXe siècle, il milita dans les mouvements clandestins et participa aux actions radicales des communistes et sociaux-démocrates de gauche. En 1918, il se porta à la présidence du Soviet de Rokiškis et prit part à la direction du Revkom (comité révolutionnaire) de la région. Avec l'échec des "Rouges", il fut jugé par un tribunal militaire du nouvel Etat indépendant et assassiné lors de son transfert. Sa biographie est due à sa fille, née après sa mort en Belgique où se réfugia sa veuve. «Jurgis Smalstys : un destin lituanien» de Georgette Smolski, éditions L'Harmattan, Paris, 253 pages, 21,35 euros.Libellés : récit
A la veille du référendum en France sur la constitution européenne, parut en 2005 un petit livre écrit par une Lituanienne vivant à Paris : « Vilnius, mon amour » par Dalia Balciunaitytė. L’histoire est celle de Jurga qui décide à dix-huit ans de quitter sa Lituanie natale, de partir de Vilnius pour s’installer à Paris. Pas fuir, juste déménager. Elle raconte alors les difficultés auxquelles elle fait face : perte des repères, adaptation difficile, être constamment traitée comme « la Lituanienne» de service. Tout cela en même temps qu’elle confesse son amour pour Vilnius, sa mère, et pour Paris, sa maîtresse. Une intéressante réflexion sur l’altérité et les difficultés de l’intégration où l’auteure dénonce ce qu’elle décrit comme « le chauvinisme et l’intolérance des Français ». En vente aux éditions Publibook, 136 pages, 15,50 euros.Libellés : récit