20 décembre 2013

Cahiers Lituaniens : Moncys et Milosz à l'honneur

Le 12e numéro des Cahiers Lituaniens vient de paraître. Publiée avec le concours de la Fondation Robert Schuman et de l’Union Internationale des Alsaciens, la revue vise à mieux faire connaître les liens historiques et culturels entre la Lituanie et la France – et plus particulièrement l’Alsace – en publiant des textes inédits en français d’auteurs lituaniens et français, mais aussi polonais, biélorusses, allemands, belges ou italiens. Le thème du voyage et de l’émigration en France est dominant dans ce numéro. Voyage au XIXe siècle, notamment en Lorraine et en Alsace, à travers les notes de prélats tels que Franciszek Bohusz, Ludwig Rhesa ou Kajetonas Nezabitauskis, ainsi que du naturaliste Ignacy Domeyko ou du comte Konstanty Tyszkiewicz. Emigration choisie pour le poète Oscar Milosz ou émigration forcée pour les comtes Szymon et Michał Zabiełło, Antoni Tyzenhauz, Michał Jan Pac. Exil enfin au XXe siècle pour le sculpteur et peintre Antanas Mončys à Paris – dont plusieurs œuvres illustrent ce cahier – et pour l’écrivain et poète vilnois Czesław Miłosz, prix Nobel de littérature, qui consacra au petit village alsacien de Mittelbergheim un poème éponyme. Parmi les curiosités de ce numéro, le lecteur trouvera un article sur le testament de Louis-Henri Bojanus (1776-1827), savant naturaliste originaire de Bouxwiller et professeur à l’université de Vilnius pendant près de deux décennies au début du XIXe siècle. Conservé aux Archives d’Etat de Hesse à Darmstadt, ce texte se révèle une précieuse contribution à l’histoire des sciences naturelles. Le cahier s’achève avec plusieurs poèmes en lituanien, avec leur traduction française, d’un poète de la nouvelle génération, Marius Burokas, lauréat du Prix des „Porteurs de livres“, ainsi qu’une correspondance entre Romain Rolland et Nikolai Worobiow – entre Genève et Kaunas – relative à Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, l’artiste si emblématique pour la Lituanie. http://www.cahiers-lituaniens.org

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29 septembre 2012

Alsace-Lituanie ou le destin fabuleux du comte Louis Michel Pac !

Réunie en assemblée générale annuelle, ce 29 septembre 2012 à Strasbourg, la vingtaine de membres présents du Cercle d'histoire Alsace-Lituanie a été captivée par le récit de la vie mouvementée du comte lituanien Louis Michel Pac (Liudvikas Mykolas Pacas, 1780-1834), palatin polonais, général de Napoléon, né à Strasbourg et mort à Smyrne. Ce destin étonnant fut présenté par Gilles Dutertre, lieutenant-colonel à la retraite féru d’histoire, membre du comité-directeur de la Coordination France-Lituanie. Après l’assemblée, plusieurs membres sont allés à la place Broglie découvrir la plaque commémorative dédiée aux "Généraux Strasbourgeois" où figure le nom de Pac (photo). A noter que l’assemblée fut honorée par la présence de Algimantas Misevičius, conseiller à l’Ambassade de Lituanie à Paris, et de Ugnė Matulevičienė, conseillère à la Représentation permanente de la Lituanie auprès du Conseil de l’Europe. http://www.cahiers-lituaniens.org

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25 juin 2008

Louis Michel Pac, comte polono-lituanien né à Strasbourg, général de Bonaparte

Sur la façade du Cercle militaire de Strasbourg, une plaque commémorative recense les "Généraux strasbourgeois" ayant servi dans les armées napoléoniennes. Y figure, lapidairement, la mention "Pac – 1780". C’est en en effet cette année-là, le 19 mai, que naquit à Strasbourg Louis Michel Pac (Liudvikas Mykolas Pacas en lituanien, Ludwik Michał Pac en polonais), fils du comte Michał Józef Pac et de la comtesse Ludwika Tyzenhaus, qui s’étaient réfugiés en France après les deux premiers partages de l’Union polono-lituanienne. La tradition fait remonter les origines familiales aux illustres Pazzi, originaires de Florence d’où ils furent chassés suite à la non moins célèbre "conjuration des Pazzi" fomentée contre les Médicis en 1478 à Florence. Des sources historiques privilégient l’origine mobilière ruthénienne de cette famille qui donna d’illustres personnages à la Lituanie, dont notamment Christophe Pac (Kristupas Zigmantas Pacas, 1621-1684), chancelier du grand-duché et fondateur du monastère de Pažaislis (Mons Pacis) près de Kaunas, et son frère Michel Casimir Pac (Mykolas Kazimieras Pacas, 1624-1682), fondateur de l'église St Pierre et St Paul à Vilnius. Elevé en Pologne, le comte Louis Michel Pac entra au service du grand-duché de Varsovie et fit la campagne d’Espagne en 1808 dans les armées françaises, où il fut blessé, décoré et promu au grade de chef d’escadron. En 1809, durant la campagne d’Autriche, il se fit remarquer aux batailles d’Esling et de Wagram. En 1810, il repassa au service de la Pologne en qualité de colonel. En 1812, Napoléon étant à Vilnius l’attacha à sa maison militaire avec le grade de général de brigade. Il participa ainsi à la campagne de Russie de la Grande armée. C’est avec le grade de général de division qu’il retourna en Pologne lors de la restauration du royaume et se mit au service de l’empereur Alexandre Ier. Et c’est en 1816 qu’intervint entre lui et le prince Adam Czartoryski, ministre des affaires étrangères du tsar et curateur de l’université de Vilnius, un duel qui fit beaucoup de bruit. Il eut pour cause la princesse Sapiega qui épousa finalement le prince, blessé à cette rencontre. Le comte Pac fut élu sénateur en 1825 et promu à la dignité de palatin par la diète de Varsovie. Il participa activement au soulèvement de 1831 après l’échec duquel il se réfugia en France. Il mourut à Smyrne en 1834, lors d’un voyage en Grèce.
http://en.wikipedia.org/wiki/Pac_(family)

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