07 avril 2014

Des roses du Muséum d’histoire naturelle de Paris pour le comte Tyszkiewicz

La famille Tyszkiewicz appartenait à la grande aristocratie de la République des Deux Nations. Elle possédait plusieurs châteaux et palais en Lituanie et en Pologne, notamment à Palanga, Astravas et Varsovie, ainsi que la grande forêt de Swislocz (dans le prolongement de la célèbre forêt de Białowieża) que le tsar confisqua en 1832 par mesure de rétorsion pour leur participation à l’insurrection de 1831. Ses membres occupaient les plus importantes fonctions, comme Ludwik Tyszkiewicz (1748-1808) qui fut hetman et trésorier du grand-duché de Lituanie. Ils ont laissé leur nom également dans l’histoire des sciences ; on citera ainsi les éminents frères archéologues Eustachy Tyszkiewicz (1814-1874) et Konstanty Tyszkiewicz (1806-1868) ou le collectionneur d'antiquités Michal Tyszkiewicz (1828-1897), fondateur d'un musée privé à Rome et donateur du Musée du Louvre. Leur nom est aussi lié à la longue tradition d’horticulture qui prévalait en République des Deux Nations au sein de la grande noblesse. Les propriétaires étaient souvent fiers de leurs jardins et des variétés des plantes cultivées. Nous n’avons malheureusement que très peu de précisions sur cette tradition. La lettre envoyée le 17 février 1854 par le comte Tyszkiewicz à Joseph Decaisne, du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, est donc un intéressant témoignage. Le comte, en passage à Paris, désirait visiter les serres du Muséum et aussi acheter pour ses propriétés diverses variétés des roses. Il les énonce : « Rose noire la plus foncée, Rose laquentinie, pourpre noire, Gloire de France, Madame Lecurveux, Queen Victoria blanche, Fortunés yellow, Rubanée la plus belle, Tigrée, Général Changarnier, Rose thé, Madame Mélanie Willemoz, Soleil d’Austerlitz, Blanche à cœur bleu, Rouge à cœur jaune, Zoé mousseuse partout ». Il souhaitait également rapporter en Lituanie « plusieurs espèces parmi les plus belles » de renoncules, d’anémones et de gladiolés. Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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20 décembre 2013

Cahiers Lituaniens : Moncys et Milosz à l'honneur

Le 12e numéro des Cahiers Lituaniens vient de paraître. Publiée avec le concours de la Fondation Robert Schuman et de l’Union Internationale des Alsaciens, la revue vise à mieux faire connaître les liens historiques et culturels entre la Lituanie et la France – et plus particulièrement l’Alsace – en publiant des textes inédits en français d’auteurs lituaniens et français, mais aussi polonais, biélorusses, allemands, belges ou italiens. Le thème du voyage et de l’émigration en France est dominant dans ce numéro. Voyage au XIXe siècle, notamment en Lorraine et en Alsace, à travers les notes de prélats tels que Franciszek Bohusz, Ludwig Rhesa ou Kajetonas Nezabitauskis, ainsi que du naturaliste Ignacy Domeyko ou du comte Konstanty Tyszkiewicz. Emigration choisie pour le poète Oscar Milosz ou émigration forcée pour les comtes Szymon et Michał Zabiełło, Antoni Tyzenhauz, Michał Jan Pac. Exil enfin au XXe siècle pour le sculpteur et peintre Antanas Mončys à Paris – dont plusieurs œuvres illustrent ce cahier – et pour l’écrivain et poète vilnois Czesław Miłosz, prix Nobel de littérature, qui consacra au petit village alsacien de Mittelbergheim un poème éponyme. Parmi les curiosités de ce numéro, le lecteur trouvera un article sur le testament de Louis-Henri Bojanus (1776-1827), savant naturaliste originaire de Bouxwiller et professeur à l’université de Vilnius pendant près de deux décennies au début du XIXe siècle. Conservé aux Archives d’Etat de Hesse à Darmstadt, ce texte se révèle une précieuse contribution à l’histoire des sciences naturelles. Le cahier s’achève avec plusieurs poèmes en lituanien, avec leur traduction française, d’un poète de la nouvelle génération, Marius Burokas, lauréat du Prix des „Porteurs de livres“, ainsi qu’une correspondance entre Romain Rolland et Nikolai Worobiow – entre Genève et Kaunas – relative à Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, l’artiste si emblématique pour la Lituanie. http://www.cahiers-lituaniens.org

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15 mars 2011

Le parc d’Uzutrakis vient d’être restauré

Au tournant des XIXe et XXe siècles, plus d’une centaine de parcs ont été créés dans toute l’Europe. Parmi les plus célèbres créations, citons le parc de Sefton à Liverpool, les anciens jardins de la citadelle de Luxembourg et de nombreux jardins à Paris. C’est à cette époque également que le comte lituanien Feliks Tyszkiewicz (Feliksas Tiškevičius) fit appel au célèbre paysagiste français Edouard François André (1840-1911), pour réaliser des parcs autour de quatre de ses châteaux en Lituanie : Palanga, Lentvaris, Užutrakis et Traku Voke. A l’occasion du centième anniversaire de la mort d’André qui est fêté cette année, le parc du domaine d’Užutrakis vient d’être restauré et bénéficie de nouveaux aménagements.
http://www.seniejitrakai.lt/news/
http://www.infotourlituanie.fr/

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04 août 2008

Lentvaris, un château entre parc et lac en Lituanie

C’est dans une petite localité de la banlieue de Vilnius en Lituanie que se cache un manoir néogothique construit en briques rouges et flanqué d’une haute tour pointue qui émerge des arbres au-dessus d’un lac : le domaine de Lentvaris (Lentvario dvaras). Construit vers 1850 par le comte Jozef Tyszkiewicz (Juozas Tiškevičius) sur des terres qui appartenaient autrefois à la grande famille princière des Sapiega, le château est niché au milieu d’un parc, jadis magnifique, dessiné à la fin du XIXe siècle par l’architecte paysagiste français Edouard François André. Face aux vicissitudes de l’Histoire, le palais a déjà été reconstruit deux fois. Récemment, il est devenu une propriété privée et attend à nouveau d'être restauré.

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11 mars 2006

Ambre, l'or de la Baltique

Sur la côte lituanienne, on peut trouver ce que les habitants appellent l'or de la Baltique : l'ambre. Lorsqu'il y a plus de 10 millions d'années, la mer recouvrit les forêts qui occupaient le littoral, la résine des conifères s'est polymérisée dans le sol, puis, affectée par des microbes et champignons, s'est transformée sous action de l'eau en fossile solide tel un minéral. Dans certains morceaux d'ambre, on trouve des inclusions, c'est-à-dire des restes de végétaux ou d’insectes, tels que des araignées. Depuis bien longtemps, les flots apportent sur le rivage des morceaux d'ambre dont les Lituaniens font de très beaux bijoux et autres objets d'art. Un des plus fantastiques musées d’ambre se trouve à Palanga, dans l’ancien château du comte Felix Tyszkiewicz (Feliksas Tiškevičius). Il y a environ 4 500 pièces d’ambre, certaines avec des inclusions. Le château est inséparable de son parc botanique, qui couvre environ 100 ha et qui a été dessiné à la fin du XIXème siècle par l’architecte paysagiste français Edouard François André. André a passé trois étés pour ça à Palanga et il est le seul Français qui ait sa rue à Vilnius.
http://www.cahiers-lituaniens.org/
http://www.pgm.lt/index_en.htm

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