Le metteur en scène Eimuntas Nekrošius n’est plus !
Libellés : Korsunovas, Nekrosius, théâtre
Le blog des Cahiers Lituaniens
Libellés : Korsunovas, Nekrosius, théâtre
Pour sa 19e édition, le festival Les Boréales organisé par le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie se tiendra du 11 au 27 novembre 2010 à Caen et ce sont les États baltes qui ouvriront le bal, la première semaine du festival leur étant consacrée. Côté théâtre, les festivaliers pourront découvrir une relecture étonnante de Roméo et Juliette par Oskaras Korsunovas (Lituanie). Pour le cinéma, deux documentaires et un film lituaniens seront présentés : "Avant de revenir à la terre" (52 mn, 2005) de Arunas Matelis, "Grandpa & grandma" (28 mn, 2007, photo) de Giedre Beinoriute, et "Chuchotement du péché" (1h38, 2007) de Algimantas Puipa, basé sur le roman "La Sorcière et la pluie" de Jurga Ivanauskaite. Quelques grands noms y seront représentés, tel que Jonas Mekas, qui sera présent à Caen.Libellés : cinéma, en_France_2010, Ivanauskaite, Korsunovas, Matelis, Mekas, Puipa
Les Dernières Nouvelles d’Alsace publient ce jour la critique de Veneranda Paladino sur l’étape strasbourgeoise au théâtre du Maillon - les 17 et 18 décembre - de la tournée française d'Hamlet conçu par Oskaras Koršunovas (Photo D. Matvejev). "Quand Thomas Ostermeier choisit d'asseoir les représentants du pouvoir sur un sol de boue, et sur le cadavre du roi défunt - son cercueil à l'avant-scène transportant symboliquement la voix du passé, Koršunovas, lui, met au devant de la scène l'illusion théâtrale et son décor de loge, de table de maquillage où chacun des personnages vient grimer son être, travestir son âme et jouer sa comédie. Les néons des coiffeuses soulignent le noir des habits, tandis que les miroirs exercent un effet de dédoublement, de démultiplication, et visuellement s'opère la diffraction de la réalité dans laquelle Hamlet va perdre sa raison. Un travail sur le son renforce la solitude du jeune prince qui ici a des allures d'ange blond enragé. Koršunovas, qui a fréquemment fréquenté le dramaturge anglais, - il adapta Le Songe d'une nuit d'été en 2002, et Roméo et Juliette en 2004, tous deux présentés au Maillon - sait qu'en son théâtre on devient qui on est. De cette étoffe dont sont revêtus roi, reine, prince, tyran et amante, Shakespeare en dévide les fils jusqu'à la nudité de l'être. Le drame élisabéthain trouve ici les limites d'une transposition qui, si elle rend la dimension de fureur et de sang qui est la sienne, s'essouffle dans ce huis clos de la représentativité manquant souvent de fluidité et d'efficacité scénique. Entre les simples pouvoirs du théâtre, assumés comme tel - l'illusion fondamentale née du miroir, les volées de mouchoirs rouges pour faire le sang - et les effets sonores, le spectacle sert, sans grande surprise, l'adage shakespearien : "le monde est un théâtre". L'Hamlet de Koršunovas est seul, sacrifié sur l'autel de sa vérité, vidé de tout romantisme il s'est perdu dans les abysses de la haine des autres. Est-ce le simple revers de sa haine de soi, de la nôtre aussi ? La traversée du miroir hamlétien qui telle une souricière se referme sur notre réalité, ne laisse d'autre échappatoire que celle de demeurer le plus fidèle et honnête à soi même. Devenir ce que nous sommes."Libellés : en_Alsace_2009, Korsunovas
Oskaras Koršunovas, figure majeure du théâtre contemporain lituanien, revient à Strasbourg avec Shakespeare dont le Théâtre du Maillon a accueilli Le Songe d’une nuit d’été en 2001 et Roméo et Juliette en 2004. Sa troupe, renommée en Europe pour la qualité de ses acteurs, est une vraie troupe, capable de porter haut le héraut tragique, de lui redonner jeunesse, sens et corps. La pièce commence devant le miroir de la loge. Hamlet dit aux acteurs : jouez comme si vous vous trouviez face à un miroir. Face au miroir, on se rend compte combien notre existence dépend du simple regard des autres. En définitive, celui qui nous regarde est un être plus réel que nous. Le miroir, c’est l’être et le paraître du théâtre, plus fondamentalement encore dans cette tragédie. Hamlet s’apprête, se prépare, interroge son être, dont il ne voit que le reflet. Son univers est simulacre (sa folie), apparition (son père), ou dissimulation (le crime de sa mère). Son acte ultime le soustrait à nouveau du réel dans la mort. Hamlet commence et finit dans les loges, où tout est rassemblé. Oskaras Koršunovas a toujours eu, dans ses mises en scène, des partis pris radicaux qui n’ont jamais fait du théâtre une pâle copie de la réalité, mais un lieu puissant d’investissement de l’imaginaire du spectateur. La question "qui êtes-vous ?" donne ici le ton du voyage, emplit l’espace, guide le jeu. En ce sens, Oskaras Koršunovas "aide" le spectateur à imaginer ce qui ne peut pas être joué. En même temps, il met notre imaginaire dans une "souricière" : le théâtre devient le château d’Elseneur et l’acteur, son personnage. Les 17 et 18 décembre à 20h30 au Maillon Wacken.Libellés : en_Alsace_2009, Korsunovas, théâtre
Fin janvier, un des plus grands metteurs en scène contemporains de Lituanie, Oskaras Koršunovas, a été fait Chevalier des Arts et lettres par M. François Laumônier, Ambassadeur de France en Lituanie, à l’occasion d’une réception dans la résidence de celui-ci, à Vilnius. Cette remise de décoration a été effectuée à l’occasion du passage à Vilnius de la Comédie Française, avec laquelle Koršunovas a récemment collaboré. Il a notamment monté à Paris en 2008 "La mégère apprivoisée", donnant, d’après certains critiques, un souffle nouveau à la pièce. Oskaras Koršunovas aime à dire qu’il s’efforce de mettre en scène la dramaturgie contemporaine comme la classique, et la classique comme s’il s’agissait de dramaturgie contemporaine. Notons que, lors de sa tournée dans la capitale lituanienne, la Comédie Française présenta au Théâtre dramatique national de Vilnius deux pièces : "La Festa" de Spiro Scimone et "Les Précieuses ridicules" de Molière.Libellés : ambassadeur, en_Lituanie2, France-Lituanie, Korsunovas, théâtre
Après avoir monté en 1999 avec l’Oskaro Koršunovo Teatras (O.K.T.) Le Songe d’une nuit d’été et en 2003 Roméo et Juliette qui furent présentés en France, puis en tournée au Théâtre de la Commune, Oskaras Koršunovas poursuit son exploration de l’univers shakespearien en présentant La Mégère apprivoisée à la Comédie Française. Le jeune metteur en scène lituanien, remarqué au festival d’Avignon en 2000 pour son adaptation du Maître et Marguerite de Boulgakov, privilégie deux directions dans son travail : monter de manière universelle des textes contemporains, et monter de manière contemporaine des textes classiques. Ainsi avait-il, pour Roméo et Juliette, inscrit la Vérone de Shakespeare dans le champ de bataille d’une pizzeria cisaillée en deux clans. La Mégère apprivoisée est l’occasion pour lui de donner une modernité au personnage de Catharina souvent décrié par les féministes. Œuvre de jeunesse, écrite vraisemblablement vers 1594, alors que Shakespeare n’a que trente ans, La Mégère apprivoisée est l’une des première comédies du dramaturge, avant Le Songe d’une nuit d’été ou La Tempête. A Paris, Oskaras Koršunovas s’est fait accompagné de Gintaras Sodeika pour la musique et de Juratė Paulekaitė pour la scénographie. Jusqu’en juillet 2008 à la salle Richelieu de la Comédie Française.Libellés : en_France_2008/1, Korsunovas, théâtre
Figure emblématique du théâtre lituanien, Oskaras Koršunovas s'est imposé sur la scène européenne avec une oeuvre engagée. Invité plusieurs fois en France avec des spectacles irrésistibles comme "Roméo et Juliette" ou "Le Maître et Marguerite", il revient avec une comédie déjantée des frères Presniakov, "Dans le rôle de la victime" au Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers du 9 au 14 novembre. La pièce est un pamphlet au ton shakespearien sur les pays de l'Est et leur jeunesse désoeuvrée, un Hamlet contemporain sur fond de musique pop-rock. Jouer la victime, c'est ce que fait Valya, jeune homme d'aujourd'hui, employé par la police pour prendre la place du mort lors de reconstitutions criminelles. Un métier comme un autre qui devient le prétexte de scènes totalement cocasses. De défenestration au courant d'air absent en noyade à sec, ces enquêtes à l'emporte-pièce et aux conclusions tirées d'avance par un policier véreux tournent en dérision tout un système. Dans sa famille, Valya fait face à la même absurdité. Il reçoit une nuit la visite de son père décédé qui accuse sa mère de l'avoir empoisonné, pour vite le remplacer par son oncle, lui-même figure emblématique d'une certaine Russie, toute en puissance jusque dans ses travers. Avec une scénographie de Jurate Paulekaite, des costumes de Agne Kuzmickaite et une musique de Gintaras Sodeika, le spectacle est joué en lituanien (surtitré en français) avec Darius Gumauskas, Dainius Gavenonis, Dalia Brenciute, Remigijus Vilkaitis, Ruta Butkute, Vaidotas Martinaitis, Dalia Micheleviciute, Rytis Saladzius, Audrius Nakas, Julius Zalakevicius, Ramunas Rudokas, Egle Mikulionyte.Libellés : en_France_2007, Korsunovas, théâtre
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