11 juillet 2010

Les Boréales de Caen : une semaine consacrée aux Etats baltes

Pour sa 19e édition, le festival Les Boréales organisé par le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie se tiendra du 11 au 27 novembre 2010 à Caen et ce sont les États baltes qui ouvriront le bal, la première semaine du festival leur étant consacrée. Côté théâtre, les festivaliers pourront découvrir une relecture étonnante de Roméo et Juliette par Oskaras Korsunovas (Lituanie). Pour le cinéma, deux documentaires et un film lituaniens seront présentés : "Avant de revenir à la terre" (52 mn, 2005) de Arunas Matelis, "Grandpa & grandma" (28 mn, 2007, photo) de Giedre Beinoriute, et "Chuchotement du péché" (1h38, 2007) de Algimantas Puipa, basé sur le roman "La Sorcière et la pluie" de Jurga Ivanauskaite. Quelques grands noms y seront représentés, tel que Jonas Mekas, qui sera présent à Caen.
http://www.crlbn.fr/les-boreales/

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19 mars 2008

Festival du Cinéma Nordique de Rouen : la Lituanie primée

Parmi les 11 films et les 6 prix attribués de la sélection officielle du 21e Festival du Cinéma Nordique, qui s’est déroulé à Rouen du 6 au 16 mars 2008, deux sont revenus à la Lituanie. Dix ans après son premier prix, le cinéaste lituanien Algimantas Puipa fut ainsi à nouveau à l'honneur, avec le Prix du 2e Souffle pour son film "La conjuration du péché" ("Nuodemes Uzkalbejimas") tiré du roman de Jurga Ivanauskaitė. Le Prix de la Meilleure Actrice Féminine a été attribué à Rasa Samuolytė, qui est une des comédiennes préférées de Oskaras Koršunovas et qui a joué notamment dans Visage de Feu, le Maître et Marguerite, et Roméo et Juliette. Les deux lauréats lituaniens étaient présents lors du festival et ont reçu leurs trophées lors de la réception donnée à la Halle aux Toiles de Rouen, le samedi 15 mars 2008. Rappelons que c'est la troisième fois que la Lituanie est récompensée lors de ce festival : en 1993 avec le Prix de la Presse pour "La Bête qui sortait de la mer" de Vytautas Zalakevičius ; en 1998 avec le Grand Prix du Jury pour "Un collier de dents de loup" de Algimantas Puipa.
http://www.festival-cinema-nordique.asso.fr/

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04 mars 2007

Ugne Karvelis, cinq ans déjà !

C’est le 4 mars 2002 que disparaît à Paris Ugnė Karvelis, éditrice, critique littéraire, traductrice et romancière, qui a consacré une partie de sa vie à la diffusion de la culture lituanienne en France. Née le 13 juin 1935 à Noreikiškės, près de Kaunas, elle est issue d’une famille de l’élite lituanienne de l’entre-deux-guerres : son père, Petras Karvelis, docteur en droit, homme d’affaires et banquier, fut ministre des Finances et chef de parti, tandis que sa mère, Veronika Bakštytė, docteur en philosophie, se distingua comme dirigeante de l’Union des femmes catholiques de Lituanie. Avec l’annexion de la Lituanie à l’URSS en 1940, la famille Karvelis émigra en Allemagne, où la petite Ugnė fut inscrite au pensionnat du Sacré Cœur à Berlin. De 1942 à 1944, elle est élève au Gymnase Aušra de Kaunas, et, de 1945 à 1950, à l’Ecole française de Tübingen, puis en pensionnat à Strasbourg. De 1951 à 1952, elle s'inscrit à la Sorbonne et, de 1952 à 1956, à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, en section de relations internationales. De 1957 à 1958, elle suit des cours d’histoire et d’économie à l’université Columbia à New York. Dès 1955, elle travaille au service international de L’Express et, de 1959 à 1983, aux éditions Gallimard, où elle dirige la collection Amérique latine. Elle contribue ainsi à faire publier en France des écrivains comme Alejo Carpentier, Julio Cortazar (dont elle fut l’épouse durant les années 70), Carlos Fuentes, Pablo Neruda, Octavio Paz et Mario Vargas Losa mais aussi Milan Kundera et Vassilis Vassilikos. Son premier retour au pays natal remonte à 1988, en pleine perestroïka et Renaissance nationale en Lituanie. En novembre 1991, elle fait partie de la délégation officielle de la Lituanie qui est accueillie comme nouveau membre de l’Unesco. Elle est nommée cette année-là par le ministère français de la Culture comme Commissaire générale de la Saison Balte, vaste programme de manifestations culturelles à travers toute la France consacrées aux trois Pays baltes. En 1993, Ugnė Karvelis devient la déléguée permanente de la Lituanie auprès de l’Unesco à Paris, où elle déploie une activité débordante en faveur de son pays. Sous son impulsion, le centre historique de Vilnius et l’Isthme de Courlande sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l’Unesco. Elle agit auprès du gouvernement français pour que le statut d’observateur soit accordé à la Lituanie au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Par ailleurs, pendant la décennie 1990, elle traduit en français et fait publier des textes de plus de vingt écrivains et poètes lituaniens parmi les plus importants : des classiques comme Kristijonas Donelaitis et Maironis et des auteurs du XXe siècle tels Jonas Aistis, Juozas Aputis, Juozas Erlickas, Ričardas Gavelis, Sigitas Geda, Almis Grybauskas, Jurga Ivanauskaitė, Marius Ivaškevičius, Antanas Jonynas, Saulius Tomas Kondrotas, Justinas Marcinkevičius, Marcelijus Martinaitis, Eduardas Mieželaitis, Nijolė Miliauskaitė, Salomėja Nėris, Valdas Papievis, Gintaras Patackas, Judita Vaičiūnaitė, Markas Zingeris. Enfin, elle est également à l’origine de la première exposition française entièrement consacrée au plus grand peintre lituanien, M.K. Čiurlionis, au Musée d’Orsay à Paris, en 2000-2001. Depuis juin 2005, l'école secondaire de la petite ville d'Akademija, près de Kaunas et de son village natal, porte son nom.
http://www.cahiers-lituaniens.org/litterature.htm
http://www.cahiers-lituaniens.org/ecrivains.pdf

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20 février 2007

Jurga Ivanauskaite : une grande romancière disparaît !

La femme de lettres contemporaine la plus connue en Lituanie, Jurga Ivanauskaitė, vient de s’éteindre à l’âge de 45 ans, le 17 février, des suites d‘un sarcome osseux. Diplômée de l'Académie des beaux-arts de Vilnius, Jurga Ivanauskaite se fit connaître en 1985 par son recueil de nouvelles L'année des muguets, et surtout par La sorcière et la pluie, le roman qui avait provoqué une intense indignation auprès de ses compatriotes au moment de sa parution en 1993. Par son exploration de la passion sexuelle féminine, Jurga Ivanauskaitė était devenue la voix des jeunes gens rebelles et déçus. Au coeur de la controverse se trouve la scène dépeinte par l‘écrivaine d'un prêtre catholique en train de faire l'amour. Elle fut vécue en Lituanie comme une offense aux sensibilités morales et religieuses d'un pays à la forte tradition catholique, juste après la chute du régime totalitaire athéiste. La sorcière et la pluie a un point de départ contemporain mais fait également un bond en arrière de plusieurs centaines d‘années, car l'histoire est également racontée par une sorcière médiévale et par Marie-Madeleine. Les divers aspects et les zones d’ombre de la passion amoureuse et sexuelle sauvage, ensorceleuse et désastreuse d’une femme trouvent une intensité de persuasion exprimée dans un texte littéraire accompli et recouverte par la tournure dramatique des événements. Cette intensité, habilement enveloppée dans une forme littéraire impressionnante, permet de considérer La sorcière et la pluie comme son meilleur roman. Il a été traduit en plusieurs langues, mais malheureusement pas en français. Le 28 février devrait sortir en Lituanie son adaptation cinématographique par le metteur en scène Algimantas Puipa. Travaillant sans relâche, Jurga Ivanauskaite a publié de nombreux romans, réalisant elle-même les couvertures de ses livres. Elle était aussi très connue pour son soutien à la cause du Tibet où elle avait fait de nombreux et longs voyages à but spirituel. C‘est grâce à elle que le Dalaï Lama s‘est rendu deux fois en Lituanie. Frappée par la maladie depuis un an et demi, il lui a été donné de vivre un retour à la foi chrétienne. Elle a été enterrée ce jour au cimetière d’Antakalnis à Vilnius, sur la colline des écrivains.
http://www.cahiers-lituaniens.org/ecrivains.pdf

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11 novembre 2006

Plus de 70 poètes et écrivains lituaniens traduits à ce jour en français

Après l’allemand, l’anglais, le russe, le polonais et le letton, c’est vers le français que les œuvres littéraires lituaniennes sont le plus fréquemment traduites. A ce jour, ce sont ainsi plus de 70 poètes et écrivains lituaniens dont les œuvres ont été traduites dans la langue de Molière, comme le recense la revue Cahiers Lituaniens sur son site web (cf. le lien ci-dessous). La plus grande partie concerne la poésie, presque toujours publiée dans des revues spécialisées (Poésie, Europe, etc.). Puis viennent les nouvelles, le plus souvent éditées dans des anthologies à l’occasion d’évènements littéraires (Les Boréales de Caen, par exemple). Viennent enfin quelques rares romans, la plupart datant de l’époque soviétique. L’auteur lituanien le plus traduit est Marcelijus Martinaitis, suivi "d’anciens" tels que Maironis et Salomėja Nėris, de "modernes" comme Justinas Marcinkevičius et Judita Vaičiūnaitė, de "contemporains" tels que Marius Ivaškevičius, Jurga Ivanauskaitė et Vladas Braziūnas, ou d’"émigrés" tels que Jonas Mekas et Icchokas Meras. Les deux tiers des traductions ont été publiées durant les quinze dernières années, notamment avec le soutien de l’agence Lietuviškos knygos et popularisées par la revue anglophone Vilnius Review. A noter le cas particulier d'Oscar Milosz, poète originaire de la Lituanie historique mais ayant écrit en français.
http://www.cahiers-lituaniens.org/ecrivains.pdf
http://www.booksfromlithuania.lt/
http://test.svs.lt/?Vilnius

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28 novembre 2005

Des âmes dans le brouillard : anthologie de nouvelles lituaniennes contemporaines

Publiée à l'occasion du festival Les Boréales 2003, cette anthologie regroupe vingt et une nouvelles d'auteurs différents permettent de découvrir les spécificités de la littérature lituanienne contemporaine, une littérature émancipée du bloc soviétique depuis 1991, à la fois tournée vers l'avenir et nostalgique et qui aborde des thèmes tels que la nature et la filiation. Les textes choisis et présentés par Loreta Macianskaitė sont de Juozas Aputis, Romualdas Granauskas, Bronius Radzevičius, Saulius Šaltenis, Icchoras Meras, Antanas Škėma, Algirdas Landsbergis, Marius Katiliškis, Juozas Grušas, Jurga Ivanauskaitė, Saulius Tomas Kondrotas, Markas Zingeris, Sigitas Parulskis, Giedra Radvilavičiutė, Renata Šerelytė, Marius Ivaškevičius, Jurgis Kunčinas, Jurgis Savickis, Bitė Vilimaitė, Ričardas Gavelis et Vanda Juknaitė. Ils ont été traduits du lituanien par Muriel Puig, Caroline Paliulis, Margarita Barakauskaitė, Giedrė et Loïc Salfati, Isabelle Chandavoine-Urbaitis, Akvilė Melkūnaitė et Laurent Muhleisen, Marielle Vitureau, Vytas Kraujelis et Lily Denis, Liudmila Edel-Matuolis et revus par Dominique Bussillet. > "Des âmes dans le brouillard" Anthologie de nouvelles lituaniennes contemporaines. Presses Universitaires de Caen, 2003, 328 pages, 15 euros.
http://www.unicaen.fr/services/puc/

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