“Petit Renne a peur de tout” : à découvrir actuellement à Strasbourg !
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Le blog des Cahiers Lituaniens
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En Lituanie, le prénom Philippe (Pilypas) fait souvent sourire. En effet, quand une personne divague en public ou s’emballe lors d’une conversation, il y est courant de dire qu’il est "kaip Pilypas iš kanapių" (littéralement : "comme un Philippe de chanvre [ou de canabis]"). Si la plupart des Lituaniens ne connaissent pas précisément l’origine de l’expression, c’est peut-être parce qu’il faut en chercher l’origine bien loin dans l’histoire commune du pays avec la Pologne, à l’époque de la Rzeczpospolita (XVIe-XVIIIe siècles). D’ailleurs, l’expression est aussi utilisée par les Polonais ("Filip z Konopi"), comme le montre le dessin humoristique polonais ci-contre. Le grand poète lituanien d’expression polonaise Adam Mickiewicz (1798-1855) en donne l’explication dans son œuvre magistrale "Pan Tadeusz" ("Messire Thadée", 1834), en marge de la ligne 396 du chant V : Un jour, à la Diète, Filip, nonce du village héréditaire de Konopie, ayant pris la parole, s'écarta tellement du sujet qu'il suscita un rire général à la Chambre. C'est de là que vient le proverbe : "Il s'emballe comme Filip de Konopie". Cependant, d'autres auteurs polonais, tels que Joszef Tomasz Rostafinski, estiment que le proverbe est plus ancien et viendrait des populations rurales de Ruthénie (Biélorussie aujourd'hui). Pour les paysans ruthènes, le prénom Philippe n'était pas celui d'un gentilhomme mais celui du lièvre qui se cache souvent dans les champs de chanvre où, effrayé par quelque chose, il bondit soudain et zigzague à travers ces champs. Le chanvre était à l'époque largement cultivé dans tout le grand-duché. L'expression désignait donc le fait de faire sortir, de faire chasser quelqu'un comme "Filip z konopi". Libellés : Biélorusse, humour, Mickiewicz, Polonais/2
Récemment, l’Estonie avait besoin d’un char de combat pour un de ses exercices. Le problème est que le pays n’a pas de char de combat. Alors, plutôt que de construire une force blindée à un char, elle a demandé à la Lettonie de lui prêter le sien. L’anecdote a été révélée par le blog francophone "Gilles en Lituanie" qui précise que la Lettonie ne dispose en effet que d’un char, un T-55, de conception soviétique de la fin des années 50, qu’elle a acheté à la République Tchèque, afin d’entraîner psychologiquement les soldats à la lutte anti-char. Pour l’anecdote dans l’anecdote, la Pologne avait proposé, il y a une dizaine d’années, de vendre à l’Estonie cinq chars du même modèle. L’Estonie avait décliné l’offre, argumentant que ça risquait d’entraver son accession à l’OTAN, dans la mesure où l’engin ne satisfaisait pas aux normes de l’OTAN ! Finalement, pourquoi pas : vous n’avez jamais emprunté à votre voisin sa tondeuse à gazon ? (Légende parue dans le Baltic Times de Riga : "Ça vous dérange si je vous emprunte votre char pour quelques heures ?")Libellés : humour
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A la fin des années 1980, lors de la perestroïka et alors que le pays était toujours annexé à l’Union soviétique, de nombreuses blagues se racontaient en Lituanie. Exemple : "Pourquoi peut-on dire que la Lituanie est l’un des plus grands pays de la planète ? Parce que l'Armée rouge y est rentrée il y a près de 50 ans et qu’elle n’en a pas encore trouvé la sortie."Libellés : humour
Les questions énergétiques représentent actuellement la première préoccupation des Lituaniens, tant à cause de la fermeture programmée l’an prochain de leur seule centrale nucléaire qu’à cause de leur dépendance croissante du gaz de Russie. Une solution pour acquérir de l’électricité est de relier la Lituanie aux réseaux du reste de l’Europe, alors que le pays n’est reliée actuellement qu’au réseau russe. Des projets de ponts électriques sont en cours avec la Pologne et la Suède. Dans ce dernier cas, la Lituanie et la Lettonie se disputent "l’honneur" d’être le point d’arrivée. Au point qu’un ministre suédois déclarait très récemment qu’on dirait "une dispute de deux gamins sur leur tas de sable !"
Au passage de la délégation lituanienne lors du défilé de la cérémonie d’ouverture des J.O. de Pékin, le commentateur de la chaîne de télévision France 2, Daniel Bilalian, qui retransmettait cette cérémonie a sans doute voulu faire de l’esprit en déclarant que le porte-drapeau lituanien "avait un nom imprononçable qui rapporterait 132 points au scrabble". Ce trait d’humour qui manque singulièrement d’élégance de la part d’un journaliste français, lui-même d’origine arménienne, visait le nom de Šarūnas Jasikevičius, un des meilleurs basketteurs au monde, connu et reconnu non seulement en Lituanie mais aussi en NBA et à Athènes où il joue actuellement au Panathinaïkos.
Un petit cercle se blottit légèrement autour d’un a bien galbé, comme s’il voulait le protéger courtoisement des autres caractères. Aucun doute : Le @ est bien le signe le plus élégant de notre clavier ! Et c’est d’ailleurs aussi celui qui connaît le plus franc succès, depuis son utilisation systématique pour caractériser les adresses électroniques. Martin Schneider, de Café Babel, s’est intéressé à l’origine de ce signe qui est devenu l’emblème d’Internet et qui n’est pourtant plus tout jeune : cela fait maintenant quatre siècles qu’il roule sa bosse ! Au XVIe siècle déjà, les marchands espagnols l’utilisaient pour désigner l’unité de mesure Arroba - qui correspondait à environ dix kilos. Le mot provient de l’arabe Ar-roub, qui signifie "le quart". D’où la dénomination actuelle du @ en Espagne et en France où on l’appelle respectivement Arroba et Arobase. En Lituanie, on le nomme ‘eta, version baltique du britannique at. Quand les marchands anglais voulaient vendre quatre pommes pour 20 cents, ils écrivaient "4 pommes @ 20 cents" sur leurs tablettes. Ici, le @ signifie donc at, ce qui peut se traduire par "pour" ou "à". Les autres langues baptisent tendrement le @ de noms d’animaux. Les Polonais l’appellent malpa, le singe. En Allemagne, il se métamorphose en Klammeraffen (littéralement "singe entre parenthèses"). Aux Pays Bas, il devient une queue de singe (apenstaartje), tout comme en Alsace (Affenschwanz). Et qu’en est-il dans le reste de l’Europe ? Sur leurs claviers, les Finlandais tapent des queues de chats (kissanhäntä), les Suédois des trompes ou des groins (snabel-a), les Italiens des escargots (chiocciola), les Hongrois des vers (kukac), etc. Une vraie ménagerie !Libellés : humour
Lors d'un Sommet européen ce printemps à Strasbourg, un aparté entre le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, alors président du Conseil de l'Union européenne, et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker n’était pas passé inaperçu (cf. photo). En effet, au détour d'un couloir du Palais de l'Europe, leur entretien semblait très inspiré. Si le contenu de ce conciliabule n'a semble-t-il pas été révélé, la source de leur inspiration a pu, quant à elle, être identifiée : il s’agit de la statue Niké réalisée par le sculpteur lituanien Petras Mazūras et que l’on distingue très nettement derrière les deux hommes. Elle avait été offerte en 1999 par le gouvernement de Lituanie au Conseil de l'Europe. Souhaitons-lui d’inspirer encore beaucoup de grands de ce monde, l'intégration européenne restant une tâche ardue mais combien exaltante !
Qui l'eut cru ? Si l'Europe doit réellement se contruire, ce sera bien à travers l'humour. Après les poncifs français sur la rigueur de l'Allemand, l'avarice de l'Ecossais, la naiveté du Belge, voire les capacités en plomberie du Polonais, voilà que le Lituanien commence à apparaitre dans les dessins humoristiques des Français. Un bon signe, non ?Libellés : humour