02 août 2016

Bison et Lituanie à l’Exposition Universelle de 1900


L’hebdomadaire La Nature, fondé en 1873 par Gaston Tissandier (1843-1899), était probablement le plus important périodique français de vulgarisation scientifique de la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. A l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900 cette revue publia une série des articles dont un, intitulé « Les Pays du Nord » de L. Laloy. Quelques lignes de cet article sont consacrées à la Lituanie. Il est intéressant de les rappeler comme un témoignage de la connaissance de ce pays en France.

Dans le pavillon, dit des « apanages impériaux », il faut remarquer le magnifique bison d’Europe empaillé qui se trouve auprès de l’entrée. On remarquera qu’il est plus haut sur pattes et plus élancé que son congénère d’Amérique. Comme lui, cet animal, autrefois répandu sur de vastes étendu, a dû céder devant l’intrusion de la civilisation. Il n’est plus conservé que d’une façon tout artificielle, pour les chasses de l’empereur, dans une forêt de la Lithuanie.

Ceci nous amène à parler de l’exposition de ce dernier pays, situé dans le palais du Trocadéro, à l’entrée du Musée d’Ethnographie. C’est une exposition faite sur souscription privée ; elle n’en est que plus digne d’intérêt. On sait, en effet, que Lithuanie, tantôt indépendante, tantôt unie à la Pologne, a fini par être définitivement incorporée à l’empire russe. Mais ce qu’on ignore généralement, c’est que les Lithuaniens forment une race tout à fait originale, ayant ses mœurs propres et sa langue. Celle-ci présente même cette particularité d’être, de tous les idiomes indo-européens, celui qui se rapproche le plus de la langue mère.

L’exposition lithuanienne comprend une scène de fiançailles dans une chambre de paysan, avec des mannequins de grandeur naturelle, portant les vêtements du pays ; on remarquera, au fond, le berceau suspendu au plafond. Il y a, en avant, des vitrines renfermant des broderies faites à la main, des bijoux de forme curieuse ; des vêtements, des couvertures, des tapis sont pendus aux murs. Les Lithuaniens sont persécutés par le gouvernement russe qui leur interdit même l’usage des caractères latins pour les livres qu’ils publient, et qui a forcé un grand nombre d’entre eux à émigrer. Toute notre sympathie doit aller à ce peuple malheureux.

Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’histoire naturelle

piotrdas@mnhn.fr

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08 février 2016

Traditionnel Mardi gras lituanien à Strasbourg !




"Kepė, kepė, kepė, kepė močia blynus !" ("Elle faisait, faisait, faisait, faisait des crêpes, la petite mère !"). La traditionnelle comptine carnavalesque sera chantée lors du Mardi gras lituanien qui déroulera à Strasbourg à la Ballastière le samedi 13 février à partir de 13h. Il y aura des crêpes de pommes de terre et de farine, et plein de petites spécialités savoureuses, avec danses, jeux, compétitions entre les "gros" et les "maigres", etc. La journée se termina avec la mise à feu du personnage de paille Morė.

Pour en savoir plus et s’annoncer :
https://www.facebook.com/groups/553778001404014/

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30 juin 2014

La Saint-Jean lituanienne fêtée en Alsace


La fête d’été la plus joyeuse et la plus populaire en Lituanie est la Saint-Jean : Joninės. Elle marque le solstice d'été et doit son nom à Saint Jean-Baptiste, un saint chrétien très aimé en Lituanie, d’où la popularité du prénom Jonas dans le pays. Cette année, pour la première fois depuis des décennies, la communauté lituanienne de Strasbourg (regroupée au sein de l’Union des Lituaniens de Strasbourg) s’est retrouvée à la campagne de La Wantzenau pour entretenir cette tradition d’origine païenne. Après avoir confectionné des couronnes de fleurs dont elles se sont ceintes la tête, les Lituaniennes d’Alsace ont chanté et dansé des farandoles près d’un plan d’eau, à côté du Rhin, dans lequel elles se sont ensuite baignées. Selon la tradition lituanienne, l’eau de Joninės a des capacités miraculeuses et il suffit de se baigner cette nuit-là dans un des nombreux lacs du pays ou de se rouler nu dans la rosée du petit matin pour que votre peau reste blanche, saine et toujours jeune.
http://lituanie-culture.blogspot.fr/search/label/SLS

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12 mars 2014

Une collection ethnographique de Lituanie au Musée de l’Homme à Paris

Alors que le Musée de l’Homme à Paris est en cours de rénovation avec une réouverture prévue en 2015, il est intéressant de rappeler que cette composante du Muséum National de l’Histoire Naturelle (MNHN), inaugurée en 1938, conserve d’importantes collections anthropologiques et ethnographiques, y comprises baltes. En effet, dès sa fondation, le Musée de l’Homme participait à des échanges scientifiques avec la Lituanie. Une lettre datée du 28 avril 1939, signée par Jacques Soustelle (1912-1990), à l’époque sous-directeur de Musée de l’Homme, et adressée à Paulius Galauné (1890-1988), directeur du Musée Vytautas-le-Grand à Kaunas, témoigne de cette coopération franco-lituanienne. Il y écrivit : « A la demande de Jurgis Baltrušaitis (1903-1988), j’ai l’honneur de vous envoyer ci-joint la liste des objets lituaniens que notre Musée doit à votre grande amabilité ». La lettre est accompagnée de la «liste des objets lituaniens donnés au Musée de l’Homme par le Musée de Kaunas (1934) ». Elle mentionne les éléments suivants : ceinture tissé à la main, fil et laine (n°1) ; tablier tissé à la main, lin bordé de laine multicolore (n° 2 à 7) ; gants de laine tricotés à la main (n° 8 à 12) ; échantillons de dentelle (n° 13) ; tablier tissé à la main, lin, ornements de laine multicolore (n°14 à 21) ; tenture en lin, tissage à rayures et ornements de couleurs (n°22) ; torchon de lin (n° 23) ; sifflet en terre vernissée (n°24 à 31) ; céramique (n° 34 à 38). La date de 1934 ainsi que le nom de Baltrušaitis laissent supposer que ces objets ont été présentés lors de l’exposition d'Art Populaire Baltique, tenue en 1935 au Trocadéro à Paris et dont Baltrušaitis était le commissaire, pour être ensuite conservés au MNHN.
Pour en savoir plus, prière de contacter Piotr Daszkiewicz :
piotrdas@mnhn.fr

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11 novembre 2010

La céramique de Violeta Ganusauskiene désormais à Paris

Les Français, qui ont découvert par le passé dans la petite rue Skapo à Vilnius la très belle céramique rouge de Violeta Ganusauskienė, peuvent désormais compléter leur collection sur la Butte Montmartre, rue des Saules, où l’artiste lituanienne a ouvert une boutique bien sympathique. Devenue aussi verte, jaune ou bleue, la céramique d'inspiration traditionnelle y côtoie aussi des idées de cadeaux et accessoires d’intérieur, y compris en verre. C’est la quatrième boutique ouverte, après une deuxième à Vilnius, et deux autres à Kaunas et Riga. Comme déclare la jeune céramiste dans un magazine de Lituanie : "Il ne suffit pas de rêver, il faut aussi réaliser ses rêves".
http://www.interios.eu/

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05 juin 2008

Exposition sur les croix lituaniennes à l’Unesco

Du 9 au 13 juin 2008, la Maison de l'Unesco à Paris propose une exposition intitulée "Arbre de vie - la création et le symbolisme des croix lituaniennes". Rappelons que c’est en 2001 que l’agence de l’ONU avait inscrit la création et le symbolisme des croix de Lituanie au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La création des croix est en effet une tradition très répandue en Lituanie. Elle évoque non seulement la fabrication de croix et d’autels, mais également leur consécration et les rituels qui leur sont associés. Sculptées en bois de chêne, elles sont liées aux cérémonies catholiques et aux fêtes de la moisson. Dès leur consécration par un prêtre, elles acquièrent une signification sacrée inaliénable. Elles sont devenues un symbole d’identité nationale et religieuse lors de son intégration dans l’Empire russe orthodoxe au dix-neuvième siècle. Ce rôle symbolique a été renforcé sous le régime soviétique, bien qu’elles aient été officiellement interdites. Les croix mesurent entre un et cinq mètres de haut et sont souvent ornées d’un petit toit, de motifs décoratifs floraux ou géométriques, et occasionnellement de petites statues. Les personnes dans la détresse se tournent fréquemment vers des statues de la Vierge Marie ou de divers saints pour implorer leur aide. Les croix sont placées au bord des routes, à l’entrée des villages, près des monuments ou dans les cimetières. Diverses offrandes leur sont faites, notamment de la nourriture, des chapelets, de l’argent, des écharpes de couleur (par exemple pour un mariage) ou des tabliers symbole de fécondité. Les croix sont également un lieu de rencontre important dans les villages et le symbole de l’unité de la communauté. Aujourd’hui, comme dans le passé, la création des croix n’est enseignée dans aucune école mais est transmise de manière non formelle. La menace la plus sérieuse est l’exode rural et l’uniformisation induite par les medias. Bien que l’entretien des croix soit assuré par les paroisses, un soutien renforcé s’avère est indispensable.
http://www.unesco.org/

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03 mai 2008

3 mai : la Journée de la musique de rue à Vilnius

Initiée par le chanteur et acteur Andrius Mamontovas, la Journée de la musique de rue (Gatvės muzikos diena) de Vilnius est un festival lors duquel des centaines de musiciens professionnels et amateurs investissent rues, cours et places de la ville. Armés des instruments de musique les plus divers, ils jouent de la musique classique, du jazz, du rock, des airs folkloriques ou des rythmes africains. Ce jour-là, qui en est à sa deuxième édition annuelle, Vilnius célèbre la créativité de ses artistes et tisse des liens entre public et musiciens, qui furent, en 2007, près de 600 regroupés au sein de plus de 250 groupes.
http://www.gatvesmuzika.lt/

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30 avril 2008

Carnaval lituanien : le livre bilingue

Dans le cadre de l’exposition sur les traditions carnavalesques en Lituanie organisé en début d’année au Musée d’archéologie et d’art du Périgord à Périgueux, un livre bilingue français-lituanien a été édité. Intitulé "Mardi Gras. Traditions et masques en Lituanie et en France", il s’agit d’un recueil de plusieurs textes réunis par Aida Kiškytė-Degeix et rédigés par Janina Dauneckienė, Christine Escarmant, Ina Kniurienė, Vida Kanapkienė, Dominique Pauvert, ainsi que Florence et Jean-Pierre Levet sur le thème des traditions, anciennes et vivantes, et des masques, utilisées en Lituanie et en France pendant la fête du Mardi Gras. Malgré les 2.500 kilomètres qui séparent la France de la Lituanie, les fondements de la fête traditionnelle de Mardi Gras restent les mêmes. Seule ne change que la forme de la célébration. En France, le Carnaval est devenu une fête urbaine avec ses défilés de chars, alors qu’en Lituanie, encore aujourd’hui dans de nombreux villages, des groupes spontanés de personnes déguisées s’organisent et rendent visite aux voisins avec leurs chants et des jeux improvisés sur place. L’ouvrage de 48 pages, richement illustré, est actuellement en vente au prix de 8 euros, frais d’envoi compris, auprès d’Aida Kiškytė-Degeix. Pour en savoir plus :
aidakis@free.fr

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13 janvier 2008

Carnaval lituanien à Périgueux

Du 16 janvier au 24 février se tient au Musée d’archéologie et d’art du Périgord à Périgueux une exposition sur les traditions carnavalesques en Lituanie. Y seront exposés des masques traditionnels du carnaval lituanien et masques contemporains lituaniens, prêtés par le musée de Kretinga. Des documents audio-visuels – films, photos, livres, affiches – aideront les visiteurs à mieux comprendre le rituel du Mardi gras en Lituanie, ses danses, chants et jeux, ainsi que les deux personnages emblématiques du carnaval lituanien, Kanapkinis (du mot "kanapė", chanvre) et Lašininis (du mot "lašiniai", lard). Le jour de l’inauguration, l’artiste lituanien Raimundas Puškorius procédera à une démonstration de la fabrication des masques carnavalesques. Y sera également présenté par ses auteurs un ouvrage intitulé Mardi Gras. Masques et traditions en Lituanie et en France. L’initiative de l’exposition repose sur une collaboration qui s’est nouée entre le Comité du Carnaval de Périgueux, l’association franco-lituanienne "Lietuva" du Périgord, le Centre de recherches interdisciplinaires sur les carnavals (CRIC) et les deux musées de Périgueux et de Kretinga. Elle a bénéficié du soutien de l’Ambassade de Lituanie à Paris, de la Municipalité de Kretinga, de l’Institut Lituanien, ainsi que de l’Office de tourisme de Lituanie en France. Cette collaboration se poursuivra lors de l’animation du Carnaval de Périgueux, le 6 avril prochain, par la participation de personnages carnavalesques lituaniens au traditionnel défilé dans les rues de Périgueux, qui fêtera ainsi ses 25 ans sous des couleurs très européennes.
http://musee-perigord.museum.com/welcome.htm

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24 décembre 2007

Kuciukai, les petits fours de Noël

Le 24 décembre, veille de Noël, est une fête familiale importante dans la tradition lituanienne. Appelée Kūčios, elle précéde Kalėdos, le jour de Noël. Ce jour-là, toute la maison est nettoyée et rangée, les draps des lits sont changés, les gens prennent un bain et mettent des habits propres. La préparation des plats de la veillée dure toute la journée, qui est par ailleurs jeûnée, même si l’Eglise catholique ne l’exige pas. D’ailleurs, la viande est proscrite ce jour-là. Le soir, ce sont 12 plats, autant que les apôtres du Christ, qui sont mis sur la table. D’abord, les fameux kūčiukai, qui sont de petits fours ronds à la farine et à la levure mais sans beurre. Et aussi du hareng et divers autres poissons, de la soupe aux pavots, des kiselis (boissons épaisses aux canneberges), de la salade, des champignons, des pommes de terre cuites, de la choucroute sans viande, du pain. Sur la table est aussi posée une assiette contenant autant d’hosties que de membres de la famille présents. Ces hosties sont appelées Dievo pyragai ou gâteaux de Dieu. Dans certaines régions de Lituanie, on met aussi des pommes, symboles du premier péché d’Adam et d’Eve.
http://www.cahiers-lituaniens.org/

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27 août 2007

Le christianisme lituanien, enrichi du panthéisme ancien

Les Lituaniens, dès les temps les plus reculés, révélaient des tendances panthéistes : ils n’adoraient pas des idoles mais le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les arbres, les rivières, les collines, les vallées, le tonnerre, la tempête, les plantes et les êtres vivants. En toutes choses, le Lituanien trouvait une manifestation de la divinité et du feu éternel. Dernier peuple européen à avoir adopté le christianisme, à la fin du XIVe siècle, les Lituaniens n’ont pas abandonné tout à fait ce paganisme antique, qui demeure visible dans bien des coutumes et des croyances, dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique et les chants, et dans la mentalité des gens. Comme l’histoire, il imprègne la pensée, et jusqu’à certains détails de la pratique même du christianisme ou de la piété populaire. Il est remarquable de constater que, même quand les statuettes religieuses sont exécutées selon les règles de l’art chrétien, elles révèlent des traits nationaux symboliques. C’est ainsi que les statuettes de Notre-Dame de la Douleur (Pietà) ou, plus encore, du Christ Soucieux ("Rupintojėlis", voir illustration), sont demeurés les symboles particuliers de l’antique religion populaire. La mythologie ancienne, dont il n’existe aucune description organisée, se laisse reconstituer par des éléments de légendes, les coutumes traditionnelles, les particularismes divers de la vie sociale ou de la pratique religieuse avec laquelle elle se mêle. Pour en savoir plus, lire "L’art des croix en Lituanie" par Alė Počiulpaitė (Cahiers Lituaniens, n°5, 2004)
http://www.cahiers-lituaniens.org/sommaire.htm

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07 juillet 2007

Le plus grand festival de chant de l’été

Les Baltes sont souvent surnommés les « peuples chantants » car ils vouent une passion au chant et la plupart appartiennent à une chorale. En Lituanie et Lettonie sont notamment très populaires les daïnos, ces chansons traditionnelles courtes dont l’origine remonte à la nuit des temps. En Lituanie, il existe un chant à voix multiples qui lui est propre : le surtatinès. Les paroles de ces mélopées sont exécutées par des groupes de femmes, dont chacune attend son tour pour entonner quelques notes. La somme des sons isolés produit la mélodie. Des fêtes du chant sont régulièrement organisées dans les trois pays, et notamment en Lituanie. La plus importante de ces fêtes se tient tous les cinq ans à Vilnius. Appelé Lietuvos Dainų Šventė et réunissant près de 35.000 participants, ce festival se tient cette année du 5 au 8 juillet et s’achève par un concert au parc Vingis avec près de 5.000 chanteurs.
http://www.dainusvente.lt/
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23 juin 2007

Jonines, la nuit de la Saint-Jean en Lituanie

Joninės est la fête d’été la plus joyeuse et la plus populaire en Lituanie. Elle marque le solstice d'été et doit son nom à Saint Jean-Baptiste, un saint chrétien très aimé en Lituanie, d’où la popularité du prénom Jonas dans le pays. Comme dans les autres pays baltes, les citadins se retrouvent à la campagne pour entretenir jusqu'à l'aurore de grands brasiers dans lequel se consument symboliquement leurs soucis passés. Réunissant jeunes et vieux en costumes traditionnels, des couronnes de fleurs de fougère sur la tête, les Lituaniens chantent et dansent autour du feu. Fête du feu depuis l’époque païenne, Joninės est une nuit magique qui permet aussi aux hommes et aux femmes de voir l’avenir, quand ils sautent ensemble au dessus du brasier, surtout si la fumée n’atteint pas leurs yeux, ni ne brûlent leurs chaussures. C’est aussi la nuit des jeunes qui restent éveillés jusqu’à l’aube pour ne pas rater le lever du jour, au moment où le soleil qui s’élève change de couleurs, signe de bonheur et succès pour toute l’année. Quant à l’eau de Joninės, elle a des capacités miraculeuses. Il suffit de se baigner cette nuit-là dans un des nombreux lacs de Lituanie ou de se rouler nu dans la rosée du petit matin, et votre peau restera blanche, seine et toujours jeune.
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02 février 2007

La Colline des Croix, lieu sacré en reconstruction

Située dans le nord-est de la Lituanie, près de la ville de Šiauliai, la Colline des Croix est l’un des sites religieux et nationaux les plus représentatifs du pays. La colline est entièrement couverte de croix de bois et de fer de toutes les tailles. On pense que les premières croix furent installées au sommet de la colline pour honorer ceux qui se révoltèrent contre le régime tsariste dans les années 1830, et que l’on en ajouta d’autres après la révolte des années 1860. Dans les années 1950, les Lituaniens érigèrent des croix en mémoire des déportés, morts en Sibérie sous le régime soviétique. En 1961, le pouvoir soviétique ordonna d’écraser les croix à coups de bulldozer et près de 5 000 furent brûlées, mais les habitants continuèrent à dresser de nouvelles croix. Depuis l’indépendance, des Lituaniens du monde entier en ont ajouté des milliers, au point que, selon l’Eglise de Lituanie, on comptait près de 200 000 croix. Malheureusement, un incendie a gravement endommagée le site le 28 décembre 2006. Quatre brigades de pompiers avaient dû intervenir pour éteindre les flammes qui ont ravagé 50 m² de la colline. Selon Mgr Eugenijus Bartulis, évêque de Šiauliai, « les croix qui avaient le plus de valeur ont été heureusement épargnées. Le dommage est davantage moral que matériel. » Depuis l’incendie, les habitants des environs ont déjà commencé à placer de nouvelles croix dans la zone ravagée par l’incendie et l’endroit ne restera ni vide, ni désolé pour longtemps.
http://www.tourism.lt/
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24 décembre 2006

Noël en lituanien se dit Kaledos

Le soir du 24 décembre, toute la famille se réunit pour la veillée de Noël, qui commence par des prières et le partage d'une hostie bénie. Sur la table, douze plats attendent les convives : harengs aux champignons, poissons, soupe aux biscuits secs (Kūčiukai) au lait de pavot, galettes d’avoine, gâteaux aux fruits rouges, etc. Autrefois, dans les campagnes, on aimait prédire l’avenir ce soir-là. Les jeunes filles entassaient le plus de bûches possible dans leurs bras. Si leur nombre était pair, on disait qu’elles se marieraient bientôt ; sinon, il leur faudra attendre l’année suivante. Le lendemain, le père Noël, Kalėdų Senelis en lituanien, vêtu d’un manteau de fourrure et portant une longue barbe, passe de maison en maison et distribue des cadeaux aux enfants. A noter que, depuis quelques années, la ville de Vilnius transforme sa tour de télévision, haute de 326 mètres, en un gigantesque sapin de Noël qui illumine le paysage, la nuit tombée, à des kilomètres à la ronde.
http://lt.wikipedia.org/wiki/Kalėdų_Senelis
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22 décembre 2006

Kiselis : les canneberges de Noël

Les canneberges (spanguolės en lituanien) sont de petits fruits rouges de la même famille que les airelles et les myrtilles. Ce sont les fruits d’un arbrisseau qui croît dans les tourbières résiduelles des régions froides, en Lituanie, en Lettonie et en Biélorussie, ainsi qu’au Canada. Ces petits fruits de couleur rouge au goût acidulé sont très appréciés sous forme de jus, de fruits séchés, de confiture ou de sauce. Les baies sont très utilisées pour les desserts. A Noël, les Lituaniens en font un dessert traditionnel sous la forme de bouillie de fruit épaisse, qu’ils appellent Kiselis.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Canneberge
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26 août 2006

Septembre à Vilnius : les Journées de la Capitale

Les Journées de la Capitale, Sostinės Dienos, qui se dérouleront cette année du 31 août au 9 septembre, sont probablement l’évènement le plus hétéroclite et multiforme de la saison à Vilnius. On pourra y entendre et voir des spectacles de musique classique ou moderne (dont Elton John), des groupes de danse, des représentations théâtrales et de cirque de troupes locales ou étrangères (dont la Compagnie Jérôme Thomas) ; le tout agrémenté de tournois sportifs, d’expositions d’art et d’un festival du cinéma. L'abondance d’événements est si grande que chaque habitant de la ville ou touriste trouvera de quoi le satisfaire. Plus de 250.000 personnes prirent part aux Journées en 2005, animées par environ 500 professionnels et 3.000 amateurs. Afin de bien célébrer le changement de saison de l’été à l’automne et d’éloigner les « mauvais esprits », l’avenue Gedimino sera transformée pendant deux jours en « Perspective tumultueuse » et un feu d’artifice dans le parc Kalnų clôturera les Journées.
http://www.vilnius-tourism.lt/index.php/en/47757/
http://www.vilniusfestivals.lt/
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19 août 2006

La Lituanie, pays du lin

S’il y a un tissu emblématique en Lituanie, c’est bien le lin. Il y est produit depuis le XIIIème siècle et le pays en est un des tout premiers producteurs mondiaux. Le lin et les produits fabriqués à base de lin représentent en effet près de 9% des exportations de la Lituanie. Il est vrai que la culture de cette herbe textile nécessite des étés assez humides et relativement frais, ce qui explique son extension au bord de la mer Baltique. C’est par ailleurs une culture très écologique : le lin requiert cinq fois moins d’intrants (pesticides, engrais) que le coton, en particulier parce que sa culture est rotative et donc n’épuise pas les sols. Une fois récoltée, la paille de lin est égrenée, étirée, broyée et enfin peignée pour être filée. Les Lituaniens utilisent traditionnellement le lin, dont les fibres textiles sont très résistantes, pour la fabrication des vêtements et du linge de maison. Aujourd’hui, la mode lituanienne continue à l’utiliser, en s’autorisant toutes les libertés avec une grande variété de couleurs et d’imprimés, notamment pour des tenues légères ou décontractées. Seule condition : utiliser du lin lituanien 100% naturel.
http://www.evatric.com/shop/
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11 juin 2006

La Lituanie, un joyau sur la Baltique

Le Conservatoire Audiovisuel sur les Peuples (CAP-Monde), sis au Havre, propose des films présentés par leurs réalisateurs, lors de conférences-débats. Pour la saison 2006/2007, CAP-Monde présente un reportage de 1h25mn intitulé La Lituanie, un joyau sur la Baltique, réalisé par Marie-Dominique Massol en 2004. Au sommaire : L’histoire prestigieuse du Grand-duché de la Baltique à la Mer Noire ; l’Union avec la Pologne ; l’annexion douloureuse par la Russie tsariste, puis soviétique ; la Renaissance de la Lituanie ; Šiauliai, symbole de foi et de résistance ; une société pluriculturelle avec la survivance des Tatares et des Karaïtes ; rituels de la bière, intimité du sauna ; une nature préservée : cigognes, élans, bisons ; aventure au « Sahara Lituanien » ; lagune de Courlande, delta du Niémen ; l'ambre, « l'or lituanien » ; Vilnius, ville du baroque ; réminiscences païennes ; vie rurale traditionnelle et jeunesse branchée tournée vers l'ouest.
http://www.cap-monde.com/lst_films.php
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11 mai 2006

Musée : les diables de Kaunas

Depuis 1982, on peut visiter à Kaunas une musée unique au monde : le Musée du Diable (Velnių muziejus). Il s’agit d’une collection originale de représentations du diable, terrifiantes ou humoristiques, réalisées en bois, verre, métal, cuir et divers autres matériaux, rassemblées par le peintre lituanien Antanas Žmuidzinavičius (1876-1966). La collection continue à s’enrichir depuis la mort de l’artiste par les cadeaux de visiteurs lituaniens et étrangers du musée : figurines ou images de diables, sorcières, personnages des différents mythes et contes venant de tous les pays. Elle compte actuellement près de 2000 pièces et est installée dans une aile du Musée mémorial Antanas Zmuidzinavicius qui constitue lui-même une annexe séparée du Musée national des Beaux-Arts M. K. Ciurlionis.
http://www.muziejai.lt/Kaunas/Velniu_muz.FR.htm
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