18 mars 2019

Louis Jung et la Lituanie


Le sénateur Louis Jung (1917-2015) fut une grande figure de la démocratie chrétienne alsacienne, un  artisan de la réconciliation franco-allemande et un Européen convaincu. Successivement maire, conseiller général, conseiller régional, sénateur, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, premier président de la Fondation Robert-Schuman, ce fut un homme politique français discret mais efficace qui fut profondément marqué par les deux grands conflits mondiaux. Son destin croisa à plusieurs reprises celui de la Lituanie, notamment quand il contribua en 1993 à la création du Centre culturel Robert-Schuman à Kaunas, en présence de la présidente de l'association Lituanie-France, Birutė Strakšienė, et de l'ambassadeur de France en Lituanie, Philippe de Suremain (photo Edmundas Katinas).

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29 juin 2017

Un cours de Georg Forster à Vilnius retrouvé à Paris



L’original du cours inaugural Limitis Historiae naturalis,  prononcé par Georg Forster (1754-1794) le 2 février 1785 à l’École Centrale à Vilnius, vient d’être retrouvé à la Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) à Paris. 

Georg Forster est le grand voyageur-naturaliste et compagnon du capitaine James Cook (1728-1779). Il fut engagé, en 1784, en qualité de professeur d’histoire naturelle à Vilnius afin de remplacer Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814). Le 2 février 1785, ce savant professa le cours inaugural qui est bien connu, car publié dès le XIXe siècle. Le professeur Zygmunt Fedorowicz fit une analyse de ce cours en soulignant le fait qu’il s’agissait d’un important texte pour l’évolutionnisme pré-darwinien et un exposé de la philosophie des sciences naturelles. Cependant, Fedorowicz et les autres historiens contemporains connaissaient ce texte que par son édition du XIXe siècle. Forster père et G. Forster, en grave conflit avec l’amirauté britannique, vendirent leurs herbiers et les résultats de leurs recherches ainsi qu’une partie de leurs manuscrits au Cabinet du Roi de France. Georg Forster prit part ensuite à la Révolution française et défendit notamment l’annexion de Mayence par la France. Il mourût pauvre et isolé à Paris et évita probablement ainsi la terreur jacobine. 

La Bibliothèque Centrale du MNHN sauvegarde un important fond de documents de Georg Forster. Les cours de minéralogie et de zoologie de Vilnius se trouvent parmi ces documents. C’est un monument unique de l’histoire des sciences naturelles en Lituanie. Le manuscrit du cours inaugural Limitis Historiae naturalis est également conservé au MNHN. Ce patrimoine est relativement peu connu aux historiens des sciences, tant en France qu’en Lituanie.   


Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz : piotrdas@mnhn.fr

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11 décembre 2014

Les équipes Gilibert française et lituanienne se rencontrent en Alsace

Début décembre, les six chercheurs en sciences sociales participant au programme scientifique franco-lituanien Gilibert se sont rencontrés en Alsace. Les membres de la délégation lituanienne, composée de Genovaitė Dručkutė (Université de Vilnius), de Nijole Kašelionienė et de Dainius Vaitiekūnas (Université éducologique de Lituanie), ont ainsi visité les installations venant d’être entièrement rénovées de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg - première bibliothèque de l’enseignement supérieur en France - sous la conduite de Julien Gueslin (BNU).


Ils ont également visité le Palais universitaire de Strasbourg - un des sites emblématiques de la "Neustadt", futur périmètre protégé du patrimoine mondial de l’Unesco - ainsi que le quartier européen de Strasbourg – Conseil de l’Europe, Parlement européen, Cour européenne des droits de l’homme, Pharmacopée européenne - sous la conduite de Philippe Edel (Cercle d’histoire Alsace-Lituanie), avant d’assister à la soutenance de thèse de Thierry Laurent (Cours de civilisation française de la Sorbonne) à Mulhouse [cf. notice ci-dessous].

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24 février 2014

Correspondances d'érudits entre France, Pologne et Lituanie

Vient de paraitre aux Presses universitaires de Rennes un passionnant ouvrage sur les correspondances d’érudits aux XVIIIe et XIXe siècles entre France, Pologne et Lituanie. Grands voyageurs, aristocrates éclairés, hommes de science ont été les témoins des changements géopolitiques de ce qui fut la République des Deux Nations. Leurs lettres échangées, éparpillées dans des archives publiques ou privées à travers l’Europe, apportent de précieux témoignages sur les découvertes scientifiques, les échanges culturels, ou encore le milieu académique des grandes universités telle celle de Vilnius. C’est tout le mérite des auteurs de ce travail collectif, dirigé par Marie-France de Palacio, professeur de littérature comparée à l’Université de Bretagne Occidentale, d’avoir retrouvé et dépouillé ces lettres et ces journaux intimes inédits. Des chercheurs de Lituanie, de Pologne, de France, mais aussi de Biélorussie et de Russie, se sont attelés à cette tâche et ce recueil témoigne des orientations fécondes de leurs travaux. « Correspondances d’érudits aux XVIIIe et XIXe siècles. France, Pologne, Lituanie », PUR, Rennes, 2014, 254 pages, 18 €.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3416

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17 février 2014

20e forum des amis de la Lituanie en France

Le 16 février 2014, le jour de la Fête nationale lituanienne, les représentants d’une quinzaine d’associations lituanophiles unies au sein de la Coordination France-Lituanie se sont retrouvés en forum annuel pour la vingtième fois. La réunion s’est tenue en l’église basse de Saint-Augustin à Paris, sous la présidence d’Anne-Marie Goussard et avec la participation de l’ambassadeur Jolanta Balčiūnienė, du consul Algimantas Misevičius, et de la responsable de l’agence touristique Baltic Wawe, Inga Lanchas. Elle fut précédée la veille d’une réunion du conseil d’administration de la Coordination.

http://www.france-lituanie.org/

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12 décembre 2013

Joachim Lelewel à Abbeville, un intéressant témoignage de Boucher de Perthes

Il y a tout juste 180 ans, les autorités françaises avaient pris une décision jugée comme honteuse par une grande partie de l’opinion publique à l’époque, celle d’expulser Joachim Lelewel (1786-1861). Ce grand savant polono-lituanien, historien, numismate, professeur de l’Université de Vilnius avait été obligé quitté son pays en 1824, suite aux répressions policières qui visaient le milieu académique (et surtout les Philomates et Philarètes) et avait trouvé refuge en France. C’était un homme politique démocrate qui joua un rôle important dans l’opposition anti-tsariste, puis dans l’insurrection de 1830-31. Afin d’éviter la peine de mort après l’écrasement de l’insurrection par l’armée russe, Lelewel fut accueilli en France en 1831. A titre anecdotique, on remarquera que, comme de nombreux insurgés, il traversa la frontière prussienne en passant par la ville de Brodnica, qui portait à l’époque le nom de Strasbourg. Très actifs au sein de la Grande Emigration, il attira la colère de l’ambassade de Russie à Paris. Il fut ainsi forcé de quitter la capitale française après que le Comité National Polonais adressa un appel au peuple russe. Il se refugia à Lagrange, au domicile du général Lafayette. En août 1833, il fut même arrêté et reçut l’ordre de quitter la France. Sur la route d’exil vers la Belgique, il s’arrêta à Abbeville afin d’étudier une collection numismatique. Il y fit la connaissance de Jacques Boucher de Perthes (1788-1868). Les deux savants sympathisèrent rapidement et correspondirent durant les longues années de la carrière scientifique de Lelewel, comme professeur à l’Université de Bruxelles. Cependant, ces échanges n’étaient pas strictement scientifiques. Dans une lettre datée 29 octobre 1845 et conservée par la Bibliothèque municipale d’Abbeville, Lelewel demande à Boucher de Perthes de faire un don de ses ouvrages dans le cadre d’une collecte des livres pour les futures bibliothèques de la Pologne et de la Lituanie indépendantes. Boucher de Perthes se souvint de la visite de Lelewel dans une lettre à M.*** de 18 septembre, publiée dans ses souvenirs intitulés Sous dix rois (Paris, 1863). Il donna une description du personnage « accablé de tristesse » de Lelewel, « un savant d’une haute portée parlant trois ou quatre langues avec une admirable facilité ». Citons quelques lignes de cette lettre : « Il a employé tout le temps qu’il a passé à Abbeville à dessiner des médailles du cabinet de mon père. En huit jours, il en a copié deux cent vingt avec une merveilleuse exactitude. J’avais une petite collection à moi ; il voulut aussi en esquisser une trentaine. Je lui dis : ne prenez pas cette peine, emporter les médailles, je vous les offre de bon cœur. Il n’en voulut pas ; j’insistai. Enfin, après deux jours de pourparlers, il me dit qu’il les acceptait pour le musée de Varsovie. Je lui proposais de faire des démarches pour qu’il pût rester chez moi à Abbeville, en me portant sa caution. Il n’y voulut pas consentir, disant que mes démarches seraient inutiles, que les ministres lui étaient personnellement hostiles. Je lui dis que j’en parlerais au roi lui-même. Il ne le voulut pas d’avantage. Je le conduisis, un soir, à une séance de la Société d’Emulation. L’un des membres, M. de Poilly, y lut un travail sur les langues. Quand il fut sorti, M. Lelewel reprit le même sujet, et, d’abondance, il le traita d’une manière vraiment supérieure. (…). Sa position de fortune parait des moins heureuses, et pourtant il n’accepte aucun secours. Il quitta Abbeville fort mécontent, parce que le maître de l’hôtel où il était descendu, et qu’on avait payé d’avance, ne voulut rien recevoir de lui. Il prétendait que c’était un affront qu’on lui faisait ; qu’il n’était pas aussi misérable qu’on le croyait. Le fait est qu’il meurt de faim, et cela par fierté, par délicatesse, et qu’on ne peut l’inviter même à diner, qu’avec bien de précautions et comme par surprise. » Pour en savoir plus : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’Histoire naturelle à Paris :
piotrdas@mnhn.fr

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17 juin 2013

Journée d’étude franco-lituanienne le 21 juin à Paris

A l’initiative du ministère français des Affaires étrangères et du ministère lituanien de l’Education et de la Science, l’ambassade de Lituanie en France organise ce 21 juin à Paris un Journée d’études sur les relations franco-lituaniennes aux XXe et XXIe siècle. Ce colloque, qui bénéficie du soutien du Conseil national de la Recherche de Lituanie et du Partenariat Hubert Curien, réunira une dizaine d’intervenants de France et de Lituanie, selon le programme suivant : 10h : Ouverture de la journée par Madame Jolanta Balciūnienė, ambassadeur de Lituanie en France. 10h15 : Thierry Laurent (université Paris IV-Sorbonne), Présentation du programme de recherches Gilibert. 10h30 : Professeur Nijolė Kašelionienė (université éducologique de Vilnius), L’image de la Lituanie dans la littérature française jusqu’au XXe siècle : histoire d’une barbarie. 11h : Dainius Vaitiekūnas (université éducologique de Vilnius), Paris dans la littérature lituanienne : au-delà des stéréotypes. 11h30 : Genovaitė Dručkutė (université de Vilnius), L’image de la Lituanie dans les récits de voyages de Jean Mauclère. 12h : Aida Kiškytė-Degeix (université de Limoges), Les œuvres littéraires de Geneviève Carion-Machwitz. 14h : Philippe Edel (directeur des Cahiers lituaniens), L’université de Strasbourg et la Lituanie durant l’entre-deux-guerres. 14h30 : Julien Gueslin (agrégé d’histoire), L’évolution de l’image de la Lituanie dans la presse française au cours des années trente. 15h : Una Bergmane (Institut d’études politiques de Paris), L’or lituanien et letton à la Banque de France de 1940 à 1991. 15h45 : Thierry Laurent (université Paris IV-Sorbonne), L’indépendance de la Lituanie en 1991 vue de France. 16h15 : Pr. Jean-Pierre Levet (université de Limoges), De Vilnius à Limoges : histoire d’un diplôme d’initiation aux études lituaniennes à l’université de Limoges. 16h45 : Jolanta Balčiūnienė, Les relations franco-lituaniennes en 2013. Renseignement et inscription : t-j.laurent@laposte.net

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01 juin 2013

Antoine Gouan (1733-1821) et les sciences naturelles en Lituanie


Antoine Gouan fut un de plus importants naturalistes d’Europe au tournant du XVIIIe et du XIXe siècles. Médecin formé à Montpellier, il resta toute sa vie liée à cette ville. Il marqua l’histoire des sciences naturelles par ses travaux en botanique dont Hortus regius monspeliensis et Flora Monspeliac, mais aussi en ichtyologie dont Historia Piscicum. Correspondant de Carl Linné (1707-1778), il a eu le grand mérite d’introduire en France le système de la nomenclature fondé par ce savant suédois, système qu’on utilise encore aujourd’hui. Bien qu’il ne se soit jamais rendu dans la République des Deux Nations, il a pourtant joué un rôle prépondérant pour les sciences naturelles en Lituanie. Nous ne savons pas exactement quand ont commencé ni de quelle nature étaient ses relations avec le roi et grand-duc Stanislas Auguste Poniatowski et avec son entourage. On peut supposer que c’est Albrecht von Haller (1708-1777), grand naturaliste et médecin suisse, très estimé par le souverain, et en même temps correspondant de Gouan, qui est à l’origine de l’estime dont le naturaliste de Montpellier jouissait dans l’Union polono-lituanienne. D’autres hypothèses ne sont pas à exclure, car Gouan correspondait notamment avec Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), l’auteur des Considérations sur le gouvernement de Pologne. Stanislas Poniatowski le voyait comme un candidat idéal pour enseigner les sciences naturelles et la médecine, ainsi que pour organiser un jardin botanique en Lituanie. Cependant, Gouan ne voulut pas quitter Montpellier et désigna son ancien élève et ami Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814). Rappelons que c’est ce dernier qui organisa les jardins botaniques à Grodno et à Vilna, en prenant Montpellier pour modèle. Le rôle de Gouan pour les sciences en République des Deux Nations est donc plus important que les simples conseils donnés à Poniatowski. Le souverain acheta l’herbier de ce naturaliste afin d’organiser un cabinet d’Histoire naturelle et donner un outil pour les études de la botanique en Lituanie. La Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris conserve la correspondance de Gouan avec Isidore Picot de Lapeyrouse (1744-1818) au sujet d’envoi de cet herbier à Grodno. Les célèbres plaques de cuivre de Pierre Richer de Belleval (1555-1632) furent également achetées et envoyées en Lituanie. Ces cuivres, longtemps considérés comme perdus, ont représenté environs quatre cents espèces végétales. Les rares tirages furent considérés comme une prouesse par les plus grands naturalistes du XVIIIe siècle. Gilibert -probablement grâce à Gouan- les retrouva à Montpellier et les acheta sur le compte de Poniatowski. Le roi les admira durant sa visite à Grodno. Gilibert avait le projet de les utiliser pour un grand ouvrage de botanique. Cependant, c’est Gouan qui détermina les plantes et fit un énorme travail en établissant une nomenclature récente et la synonymie avec les noms des autres auteurs. Ce travail lui prit 14 ans. Généreusement, il l’offrit à Gilibert. Ce dernier réussit à publier en République des Deux Nations une partie des cuivres (environs 60) des espèces dont il confirma la présence en Lituanie. Nous pouvons donc supposer qu’Antoine Gouan a contribué de manière significative à la réalisation de la première Flore de Lituanie Exercita phytologica, seu Flora Lithuanica. Pour en savoir plus, contacter Piotr Daszkiewicz, historien des sciences, Muséum national d’histoire naturelle à Paris :
piotrdas@mnhn.fr



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30 mai 2013

"Lituanie, j’écris ton nom"


Août 1989, une chaîne humaine de 600 km entre Vilnius et Tallinn unissait plus d’un million de Baltes revendiquant leur liberté. Des centaines de Français se solidarisèrent avec ce mouvement visant à briser la chape de plomb soviétique. Vingt-cinq ans plus tard, la passion n'est pas éteinte entre la France et la Lituanie. A la veille de la présidence par la Lituanie du Conseil de l’Union européenne, les éditions L’Harmattan publie un patchwork de souvenirs de cette passion partagée, intitulé "Lituanie, j’écris ton nom". Proximité culturelle, tradition religieuse, liens familiaux, chacun des auteurs-témoins de cet ouvrage apporte son histoire, mais toutes ont un point commun : l'amour qu'elles portent à la Lituanie et à ce peuple. "Lituanie, j’écris ton nom, Histoire d'une passion partagée", Editions L’Harmattan, collection Mare Balticum, juin 2013, 186 pages, 18 euros.
http://www.editions-harmattan.fr
http://www.alsacemonde.org/wp-content/uploads/EDEL-Chronique-d%E2%80%99une-premi%C3%A8re-visite-en-terre-balte-Lituanie-j%C3%A9cris-ton-nom-LHarmattan-2013-1.pdf


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01 mars 2013

Le Mois de la Francophonie 2013 à Kaunas


A l’occasion de son 20e anniversaire, le Centre Robert Schuman de Kaunas organise cette année à nouveau, tout au long du mois de mars 2013, le "Mois de la Francophonie" avec un programme bien chargé et de nombreux intervenants. Présidé par Birute Straksiene, le centre, qui est le relais local de l’Association Lituanie-France, bénéficie du soutien de la Faculté des Sciences Humaines de l'Université Technologique de Kaunas et de l’Ambassade de France en Lituanie. Interviendront notamment : Maryse Berniau et Peter Lescouhier, respectivement ambassadeurs de France et de Belgique en Lituanie, Anele Butkuviene et Viktorija Skrupskelyte, professeurs de littérature, Caroline Paliulis et Inesa Paliulyte, comédiennes, Maïssa Bey, écrivaine algérienne, Tomas Sodeika, professeur de philosophie à l'Université de Vilnius, Philippe Perchoc, chercheur à l'Université de Louvain, Gilles Ribardière, ancien directeur de la culture de la ville de Rennes, Gilles Dutertre, spécialiste de la Lituanie et de la Lettonie. Voir le programme détaillé : http://www.robertschuman.ktu.lt/

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18 février 2013

Forum France-Lituanie 2013 à Paris

Le 17 février s’est tenue dans une salle de l’église Saint-Augustin à Paris le forum annuel de la Coordination des associations France-Lituanie, présidée par Anne-Marie Goussard, avec la participation de Jolanta Balciuniene, ambassadeur de Lituanie en France, et de Linas Maknavicius, président de la Communauté lituanienne en France. La Coordination réunit une trentaine d’associations à travers la France qui elles-mêmes fédèrent plus de 500 membres amis de la Lituanie en France. http://www.france-lituanie.org

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28 janvier 2013

Le Ogar Polski, un héritage du grand-duché de Lituanie

Au XVIe et XVIIe siècles, l’art de la chasse était une des activités préférées de la noblesse polono-lituanienne. Les chiens tenaient une place très importante dans cette culture. Nous avons connaissance de ces pratiques grâce aux traités anciens et surtout grâce aux livres de Jan Ostroróg (1565-1622), homme d’Etat, palatin de Poznań qui, après ses études à Bologne et à Strasbourg (il fut l’élève de Jean Sturm), est devenu conseiller et percepteur du roi et grand-duc Sigismond III Vasa. Passionné d’art de la chasse, il publia O psiech gończych i myślistwie z nimi (1608) [Sur les chiens de chasse et la vénerie avec eux] qui fait partie d’un ouvrage plus important : Myślistwio z ogary (1618) [La chasse avec les limiers]. Les célèbres limiers de Pologne (ogar polski), comme on appelait cette race, avaient pour origine les chiens de Saint-Hubert. On suppose qu’ils ont été croisés avec des limiers originaires d’Italie, puis avec la race des foxhounds d’Angleterre. La disparition de la République des Deux Nations et l’histoire tourmentée de la Lituanie et la Pologne furent la cause de la disparition de cette race, jadis si populaire. Ce n’est qu’en 1959 qu’un cynologue, Piotr Kartawik (1918-1969), a réussi à retrouver en Lituanie quelques chiens correspondants aux anciennes descriptions. L’élevage fut une réussite et, en 1966, cette race fut officiellement enregistrée par la Fédération Cynologique Internationale. Rappelons également une autre tradition cynégétique, liée par contre, elle, à l’histoire du braconnage. L’hybridation de chiens avec des loups était très répandue dans le grand-duché de Lituanie. Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814) a décrit ces hybrides au XVIIIe siècle. Les naturalistes français étaient particulièrement intéressés par cette question car, comme Georges Buffon (1707-1788), l’intendant du Jardin du Roi à Paris, ils n’avaient pas réussi eux-mêmes à réaliser de telles hybridations, malgré de multiples tentatives, alors que les braconniers lituaniens y arrivaient aisément à l’époque. Contact : Piotr Daszkiewicz, Muséum national d’histoire naturelle à Paris : piotrdas@mnhn.fr

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